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Rapport climat et santé - La manière Harper indigne les chercheurs

Fabien Deglise   5 août 2008  Politique
Indignation chez les auteurs du rapport de Santé Canada sur l'impact sanitaire des changements climatiques au pays. Au lendemain d'un dévoilement plutôt discret, orchestré au coeur de l'été par l'administration Harper, de cette volumineuse analyse sur les conséquences du réchauffement de la planète sur la santé des Canadiens, plusieurs signataires de ce document ont dénoncé hier avec force la tactique politicienne qui vise, selon eux, à «éviter que l'attention ne se porte sur un enjeu important».

Pis, tout en confirmant que l'étude était bel et bien prête pour publication depuis le début du printemps, ils invitent Ottawa à revenir à la raison. Comment? En donnant dans les prochaines semaines à ce rapport l'envergure sociale qu'il mérite et en permettant, pour commencer, au plus grand nombre de citoyens possible d'en prendre connaissance, ce qui ne semble pas être l'objectif de Santé Canada actuellement, estiment-ils.

«J'ai travaillé récemment pour l'Organisation mondiale de la santé [OMS] sur un rapport d'épidémiologie environnementale en Azerbaïdjan pour lequel nous avons rencontré un problème similaire», a indiqué hier au Devoir Colin Soskolne de l'École de santé publique de la University of Alberta, l'un des auteurs du rapport de Santé Canada. «La sortie de ce document de l'OMS a été plusieurs fois retardée par le gouvernement de cette ancienne république soviétique parce qu'il porte sur un sujet délicat pour lui. J'y vois malheureusement des similarités avec le niveau d'intervention politique qui a accompagné le dévoilement du rapport de Santé Canada. Ça donne à réfléchir sur le style de gouvernance fédéral actuel qui s'apparente à celui que l'on retrouve aujourd'hui dans l'ex-URSS.»

Publicaiton discrète

Retour en arrière: jeudi dernier, sans le battage médiatique qui accompagne d'ordinaire le dévoilement de la majorité des grandes études gouvernementales, Santé Canada a rendu public son rapport intitulé La Santé humaine dans un climat changeant: une évaluation canadienne de la vulnérabilité et des capacités d'adaptation par l'entremise d'un communiqué de presse laconique. C'était un 31 juillet, à 16h30.

Pourtant, sur 500 pages, le document, signé par une vingtaine de spécialistes canadiens en environnement et en santé publique, fait état de l'amplification à venir des vagues de chaleur, des phénomènes climatiques extrêmes ou de l'altération de la qualité de l'air. Il évoque également en détail les effets possibles de tous ces changements climatiques sur la santé de la population: prévalence accrue des troubles respiratoires et cardiovasculaires, exacerbation des allergies, augmentation des épidémies, apparition de nouvelles maladies...

Accusé de toutes parts depuis quelques jours de vouloir minimiser l'importance des effets secondaires de la pollution et du réchauffement climatique sur la population, le gouvernement Harper a nié la semaine dernière avoir planifié une sortie estivale en douce de ce rapport. Par la voix de sa porte-parole, Laryssa Waler, le ministre de la Santé, Tony Clément, a même assuré qu'il n'aurait pas pu le dévoiler plus rapidement puisqu'il n'en a eu une copie qu'au début de l'été.

Or, selon les informations obtenues par Le Devoir, la version définitive de cette analyse climatique et sanitaire a été achevée en janvier 2008 pour une publication initiale prévue au printemps 2008. Le lancement de ce document d'envergure à l'heure de la lutte contre les gaz à effet de serre devait également être accompagné d'une campagne médiatique d'un océan à l'autre en juin cette année. Objectif: sensibiliser les acteurs de la santé aux défis qu'ils risquent d'avoir à affronter dans les prochaines années. «Mais tout ça été annulé à la dernière minute, sans raison», a indiqué Gordon McBean de l'Institut de prévention des sinistres catastrophiques de la University of Western Ontario qui devait animer mi-juin à Halifax une conférence autour de ce rapport qu'il signe d'ailleurs.

«C'est désolant, estime sa collègue Diane Bélanger, du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ). Ce dossier [de la santé publique au temps des changements climatiques] mérite toute notre attention. Le fait de le dévoiler comme ça, alors que tout le monde est en vacances, donne une bonne idée de la perception que certaines personnes au gouvernement ont des enjeux environnementaux. On fait subir à ce rapport un traitement politique alors que ce n'est pas de ça qu'il a besoin.»

En choeur, les auteurs de ce document ont dénoncé d'ailleurs le manque de transparence du ministère fédéral qui semble vouloir compliquer l'accès au rapport pour les simples citoyens: l'étude est disponible en effet uniquement sur demande par courrier ou par courriel. Il est impossible de la télécharger directement lors d'une visite sur le site Web de Santé Canada, comme cela est proposé pourtant pour un ensemble d'autres documents portant sur une multitude de sujets, sans doute moins polémiques.

«Le gouvernement a fait la même chose avec les évaluations globales des changements climatiques parce que ces évaluations vont à l'encontre de son discours public, a indiqué le coauteur du rapport, Pierre Gosselin de l'Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ). Bien sûr, il serait normal de rendre disponible en ligne cette analyse sur la santé et les changements climatiques.»

Au cabinet de Tony Clement, ce traitement particulier dans la diffusion en ligne du rapport a été justifié hier par la taille de la version numérique du document qui dépasse 8 Mo. «Nous concevons que devoir demander une copie du rapport n'est pas idéal, a dit Laryssa Waler, mais c'est la manière la plus efficace d'y donner accès.» Notons que plusieurs ministères fédéraux offrent depuis des années l'accès à des documents tout aussi volumineux par l'entremise de leurs vitrines Internet. Pour faciliter les téléchargements, les fichiers informatiques sont généralement scindés en deux, trois ou quatre parties.

Pour Gordon McBean, cette «mauvaise volonté» est tout simplement inacceptable. «Lorsque l'argent public est investi dans des analyses scientifiques, ces analyses doivent se faire dans la plus grande transparence. Ce rapport n'est pas la propriété privée du gouvernement en place, mais de tous les Canadiens qui ont payé pour ça et qui méritent d'être bien informés sur tous les enjeux que ce document met en relief.»

Selon lui, cette «autre tentative» de l'administration Harper de vouloir masquer une réalité ne peut finalement qu'apporter de l'eau au moulin des défenseurs d'une véritable Académie canadienne des sciences. Comme en France, aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, dit-il, cette académie aurait «les ressources, la crédibilité et surtout l'indépendance qu'il faut pour produire des rapports qui répondent aux besoins des Canadiens». Et surtout les diffuser, même lorsque ces rapports marient sur 500 pages santé et réchauffement climatique.






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Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Claude Boucher
    Abonné
    mardi 5 août 2008 02h17
    Comment obtenir le rapport
    « Il semble que le gouvernement essaie de compliquer la vie des personnes qui veulent lire le rapport. Il n'est pas disponible directement sur le site de Santé Canada.

    Pour en obtenir une copie, il faut écrire un courriel à l'adresse ccadaptation@hc-sc.gc.ca et demander une copie du document en format PDF. J'invite les lecteurs du Devoir à envoyer un courriel à cette adresse afin d'obtenir le document et en précisant aux fonctionnaires votre appréciation de ce manque de transparence du gouvernement Harper. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 5 août 2008 02h33
    Et vive l'alarmisme, vous pouvez en mettre une couche de plus?
    « Est-ce qu'on va avoir droit à un épisode de peste noire? Excusez moi, ça eu lieu lors de la petite période glaciaire, non pas lors de période chaude. Un deux ou trois degrés de plus, ça va nous tuer? Et tous les pays qui ont de pareilles conditions, ils vivent l'enfer?

    Depuis 10 ans, il n'y a plus de réchauffement, je sais, ça peut paraitre contradictoire avec la propagande qu'on fait sans cesse, mais c'est des faits.

    http://data.giss.nasa.gov/gistemp/graphs/Fig.C.lrg.gif

    Quand on investit des fonds publiques dans pareilles conneries alarmistes, ça me fache vraiment.


    Ce "complot" visant empecher la publication de l'étude lui donne une crédibilité qu'elle ne devrait pas avoir. »

  • Jasette
    Abonné
    mardi 5 août 2008 04h43
    Permettez-moi d'inviter l'administration Harper au "Festival Juste pour rire."
    « Je vais simplifier en disant que l'administration Harper manque de classe de façon flagrante. Et simplifier, pour moi dans ce cas, ne veut pas toujours dire que je suis loin de la réalité. La réalité de l'administration Harper est parfois même caricaturale.

    En passant, si vous voulez bien participer au "Festival Juste pour rire", ne préparez pas de scénario, soyez tout simplement naturel. Les gens ont tellement besoin de rire. Néanmoins, ce que l'administration Harper dit et fait parfois n'est pas toujours drôle. C'est même parfois triste à pleurer.

    J'ai bien beau critiqué globalement l'administration Harper, est-ce du simple fait qu'ils sont des humains (dans le sens de non parfait, alors je comprendrais mieux) s'ils sont ainsi ou s'ils cherchent tout simplement à répondre manifestement à des attentes?

    Dans l'antichambre du pouvoir, à quel sorte de lendemains cherchent-ils à nous préparer? J'invoque les gens présents dans la salle, y a-t-il quelqu'un qui pourrait leur passer un autre scénario plus efficient? »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    mardi 5 août 2008 07h18
    Pourquoi M. Harper est-il a couteau tiré avec la fonction public?
    « Voilà la réponse. Lorsqu'on contrôle tous les éléments de tous les ministères, on peut mieux mettre de l'avant de ce qui correspond à nos idéaux et camoufler ce qui est embarrassant. Si la fonction public est « à la botte » du parti politique au pouvoir, comment la population peut-elle avoir accès à des informations pertinentes? »

  • Steve Fortin
    Abonné
    mardi 5 août 2008 07h35
    Quattend-on pour foutre cet honteux gouvernement dehors!
    « Mais non, il s'en trouve encore dans ce Québec pour faire les gorges chaudes contre la présence du Bloc à Ottawa plutôt que de combattre les tactiques staliniennes de ce gouvernement de l'extrême droite. N'ont-ils pas d'enfants ? Quelle farce! Tel les extrémistes qui se font promettre nmbre de vierges au paradis, ces born-again n'en n'ont que faire de la santé publique et des enjeux du réchauffement climatique. Dans leur monde à eux, le ciel leur est promis, dans leur monde à eux, la science est une hérésie et les intellectuels sont des agents de propagande au service du mal... Dire que la gang à Bernier vont reconduire ce régime les yeux fermés! On a le Québec qu'on mérite... »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 07h36
    La théorie du complot!!!
    « S'il y a un milieu où la théorie du complot ne devrait pas avoir de prise, c,est bien chez les scientifiques!
    Ca prouve à quel point ces "scientifiques" sont des farceurs!

    PS: Hier soir, il faisait 12 degrés à Québec. Les gens avaient des menteaux! En pleine canicule... »

  • Pierre Bourassa
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 07h49
    Musique à bouche et caniche à bush
    « Comment pouvions-nous imaginer une seule seconde qu'il en serait autrement?Après avoir rapidement conclu une entente d'approvisionnement des E.U. par l'exploitation des sables bitumineux d'Alberta,connaissant la mauvaise fois crasse du gouvernement américain en matière d'environnement(re:Phillips Cooney)et remarquant depuis le début qu'Harper ne veux rien faire pour diminuer l'émission des gaz à effet de serre,il n'est guerre surprenant de voir ce rapport diffusé silencieusement en période de vacances.
    Son maître à penser du Texas va être fier de lui. »

  • François Lafontaine
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 08h39
    L'espérance de vie à la naissance augmente toujours
    « L'article n'explique pas en quoi le climat menace la santé des Canadiens. Ainsi, je ne comprends pas pourquoi le gouvernement Harper devrait alerter la population pour une "menace" aussi négligeable que celle-ci. D'autres problèmes nous guettent davantage: l'obésité, la criminalité, le féminisme et la société libérale. »

  • Tim Yeatman
    Abonné
    mardi 5 août 2008 08h54
    Un autre rapport pour les tablettes?
    « Je remercie le journaliste Deglise de nous mettre au courant des difficultés à faire connaître cette "analyse climatique et sanitaire" dont l'"Objectif (est de )sensibiliser les acteurs de la santé aux défis qu'ils risquent d'avoir à affronter dans les prochaines années", rapport "signé par une vingtaine de spécialistes canadiens en environnement et en santé publiques".


    Grâce à vous, nous savons que parmi ces spécialistes, se trouvent "Colin Soskolne de l'École de santé publique de la University of Alberta", "Gordon McBean de l'Institut de prévention des sinistres catastrophiques de la University of Western Ontario", "Diane Bélanger, du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ)" et "Pierre Gosselin de l'Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ)".


    Ne pas prendre au sérieux ce rapport qui veut nous préparer aux problèmes environnementaux et de santé que devra faire face notre société nous laisse voir un manque d'empathie pour les plus faibles d'entre nous. Qui a dit qu'une nation peut être jugée par la façon qu'elle traite les plus vulnérables?


    Johanne Dion
    sur le courriel de mon conjoint »

  • Bruno Gagnon
    Abonné
    mardi 5 août 2008 09h01
    Les changements climatiques... attention aux interprétations doûteuses !
    « Il faut faire très attention aux données concernant les changements climatiques.

    On ne peut se baser sur le graphique présenté hors contexte par Dominic Pageau pour dire que les changements climatiques ont "arrêté":

    1- L'évolution du climat est un phénomène très lent et les tendances à la hausse ou à la baisse s'observent sur des périodes plus grandes que 10 ans.

    2- Au cours des 30 dernières années, les températures ont augmenté à un rythme moyen de 0,15 à 0,20C par décennie. Il est donc normal que cette tendance soit difficile à observer sur un graphique ne couvrant qu'une décennie car les variations annuelles tendent à masquer la lente évolution à long terme.

    3- Le graphique de la NASA montre en ordonnée (axe des y) l'anomalie de température, c'est-à-dire la différence entre la température moyenne de chaque année avec la moyenne de la période 1950-1980. Depuis 1965, donc en 40 ans, la température moyenne aurait augmenté de 0,6C environ, ce qui correspond à 0,15C par décennie et est donc cohérent avec les données du GIEC.

    Pour en apprendre plus sur la science des changements climatiques, consultez le site du GIEC, ou consultez le site (en entier) du GIST d'où Dominic Pageau a tiré sa figure:

    http://www.ipcc.ch/ipccreports/ar4-wg1.htm
    http://data.giss.nasa.gov/gistemp/ »

  • Fred Legault
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 09h01
    Franchement Monsieur Pageau
    « Il n'y a pas de propagande environnementaliste, même si parfois certains exagèrent les conséquences, de la même manière que si vous lisez tous les liens de votre document de la NASA (qui doit aussi omettre quelques informations pour ne pas déplaire à la politique anti-Kyoto des USA), vous découvrirez des informations décentes pour contredire la NASA.

    En fait, il y a des zones du Globe terrestre qui se réchauffent, comme d'autres qui se refroidissent ou ne changent pas. Mais comment expliquer le rétrécissement des la callote glaciaire et ses conséquences néfastes sur la faune qui l'habite, sinon par un certain réchauffement de cette zone spécifique? Une pure invention où est-ce si peu important pour vous?

    Le problème, ce n'est pas seulement le réchauffement en tant que tel, mais les changements climatiques provoqués par ces changements de températures. Cela influence autant le climat que les grands courants marins chauds et froids qui le régularisent et l'apport de la nourriture qui peut être influencé (études sur le phytoplancton à l'appui) - Je simplifie évidemment le tout.

    Alors si, pour vous, le climat importe peu, alors peut-être pourrez-vous constater la détérioration dû à la simple pollution atmosphérique (épisodes de SMOG à Montréal depuis quelques années, alors qu'il n'y en avait peu ou pas avant, l'éclaircissement du couvert forestier dû aux pluies acides, etc.)

    Est-ce que se fermer les yeux est mieux que de prévenir en corrigeant le tir? Ce ne sont pas des informations alarmistes, mais réalistes!

    Continuez alors à faire la sourde oreille, à nier le tout et à ne pas agir, c'est très proactif comme manière d'améliorer le monde... »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 5 août 2008 09h47
    Une droite religieuse
    « Pour la droite religieuse qui, comme aux États-Unis, dirige actuellement le Canada, la vérité est dans la foi ; la science n'est que divagation de l'esprit et le rapport, divagation coordonnée de vingt esprits scientifiques. Je comprends pourquoi nombre de Québécois ont voté conservateur ou sont tentés de le faire.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • René Pelletier
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 10h02
    Devoir moral
    « Il faut le dire et le répéter: lors de la prochaine élection fédérale, dans chaque circonscription, nous avons le devoir moral de voter pour le candidat le plus susceptible de battre le candidat conservateur.

    Dans le domaine de l'environnemnt, comme en plusieurs autres, ce Gouvernement Harper en est un d'irresponsables et d'ignorants ayant une mentalité tout à fait dépassée. Pensons, seulement, au subtil Stockwell Day qui, il y a quelques années, enseignait à des étudiants «qu'il y a 6000 ans, les dinosaures et les humains vivaient en harmonie» ? »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 5 août 2008 10h45
    Le climat à toutes les sauces
    « La mode médiatique est de ramener au climat tous les dossiers d'actualité. S'il faut avoir des cerceuils écologiques c,est pour améliorer le climat. S'il faut cultiver biologique c'est pour améliorer le climat même si la terre produit 40% moins. Les précipitatuions de pluie et de neige, c'est le réchauffement, oups pardon les changements climatiques. Oui, le discours où l'on identifie le climat comme d<cause de tous les maux est devenu assomant à force de crier aux loups à tout moment...

    Ca doit être à cause du réchauffement qu'on a un été pluvieux, c'est sûrement les banquises de l'arctique qui nous tombent dessus en pluie ert en neige. Foutaise...

    Quand à remplacer le gouvernement Harper, je me demande par qui ?

    Par Dion et sa gang de rouges pleins de commanduites et qui ont parlotté pendant 16 ans sans rien faire pour l'environnement. Maintenant ils ont toutes les solutions en nous taxant davantage!!!

    Par Duceppe et sa gang de bloqueux qui agissent en gérant d'estrade en tablant sur tous les sujets politiquement rentables décelés par leur nombreux sondages Léger-Léger... Ils ne peuvent même pas aspirer prendre le pouvoir, le bloc c'est un parti de chiâleux et après 17 ans, il est temps d'agir et d'arrêter de chiâler...

    Seul le gouvernement Harper a agi dans l'environnement comme ailleurs. Mais pour les alarmistes qui veulent déstabiliser le système économique qui leur paye leur subvention qui les fait vivre, tous les moyens sont bons du moment qu'on se recouvre de verdure pour nous apporter la décroissance...

    Oui, le climat a le dos large et on l'applique à toutes les sauces... »

  • Claude Boucher
    Abonné
    mardi 5 août 2008 11h02
    URL pour consulter le rapport
    « J'ai obtenu une copie du rapport et je l'ai placé dans le site Scribd à cette adresse : http://tinyurl.com/57f5qx »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 11h09
    Nier l'évidence!
    « Les Conservateurs sont passé maîtres dans la distorsion de la réalité à des fins politiques, tout comme leurs cousins de l'administration Bush. En réalité, il ne fait aucun doute qu'il y a des changements climatiques. On n'a qu'à regarder ce qui se passe en Arctique et en Antarctique, qui sont une sorte de baromètres de la planète et où les changements sont plus aigus. Or ces changements sont certainement, au moins en partie, causés par des changements naturels de la planète Terre. Il y a eu des périodes de glaciation puis des périodes de réchauffement à plusieurs reprises dans les quatre milliards d'années de notre planète. Plus récemment, le Groenland autour de l'an mille, a connu une période de réchauffement alors que les Vikings s'y sont établis (d'où le nom Grønland en Danois qui veut dire «Terre verte»). Vers l'an 1300 il y a eu un refroidissement marqué qui a provoqué (en tout ou en partie, on ne le sait pas) la disparition de la communauté viking du Groenland.

    Donc, il y a réellement des changements climatiques et ça personne ne peut le nier. Là où on peut avoir des discussions c'est sur la contribution de l'activité humaine (GES) à ces changements. Si on fait des efforts pour limiter les GES, cela va-t-il avoir un impact positif sur les changements climatiques? C'est ça la vraie question et cela n'a pas grand chose à voir, semble-t-il, avec le rapport de Santé Canada car, en réalité, ce rapport se penche sur les conséquences sur la santé de la population. En d'autres termes, que les changements climatiques soient le résultat de l'activité humaine (en tout on en partie) ou d'un cycle naturel, les conséquences sur la santé humaine devraient être sensiblement les mêmes, n'est-ce pas?

    Dans ce contexte, la petite politique des Conservateurs est risible car en voulant étouffer l'affaire ils attirent l'attention de tout le monde sur les causes de ces changements et sur leur manque de vision et d'honnêteté en la matière! Ils réussissent à complètement manquer le vrai débat que le rapport soulève à savoir l'impact de ces changements sur la santé et comment, en tant que société et en tant que responsables des services de santé, on peut se préparer à y faire face. Qui trop embrasse mal étreint! »

  • William Fortin
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 11h19
    Et vive la position de l'autruche de Pageau et ses émules, vous pouvez essayer de déformer la réalité comme bon vous semble!
    « Et vive la position de l'autruche de Dominic Pageau et ses émules, vous pouvez essayer de déformer la réalité comme bon vous semble! La réalité vous rattrapera bien un jour ou l'autre...

    Savez-vous ce qu'est la définition d'une tendance à long terme?

    http://data.giss.nasa.gov/gistemp/2007/

    http://data.giss.nasa.gov/gistemp/graphs/Ts_vs.year+month.lrg.gif

    http://data.giss.nasa.gov/gistemp/updates/200806.html

    http://wattsupwiththat.wordpress.com/
    2008/03/05/twelve-months-of-cooling-
    doesn%e2%80%99t-make-a-climate-trend/ »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 5 août 2008 11h50
    Ce rapport c'est du réchauffé
    « Quand on fabule , on attribue au climat des défauts qu'il n,'a pas.

    Ainsi, on parle d'épidémie. Or, je viens de retracer dans ma documentation un article de Paul Reiter du Center for Disease Control and Prevention, San Juan, Puerto Rico.

    La malaria s'est répandue en épidémie en Angletrre pendant une période de refroidissement. Je publie un extrait de cette déclaration du docteur Reiter. Malheureusement elle est en anglais.

    Present global temperatures are in a warming phase that began 200 to 300 years ago. Some climate models suggest that human activities may have exacerbated this phase by raising the atmospheric concentration of carbon dioxide and other greenhouse gases. Discussions of the potential effects of the weather include predictions that malaria will emerge from the tropics and become established in Europe and North America. The complex ecology and transmission dynamics of the disease, as well as accounts of its early history, refute such predictions. Until the second half of the 20th century, malaria was endemic and widespread in many temperate regions, with major epidemics as far north as the Arctic Circle. From 1564 to the 1730s-the coldest period of the Little Ice Age-malaria was an important cause of illness and death in several parts of England. Transmission began to decline only in the 19th century, when the present warming trend was well under way. The history of the disease in England underscores the role of factors other than temperature in malaria transmission.

    Les alarmistes pourront réfuter ces faits vérifiables pour nous imposer leur hystérie collective... »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 12h06
    L'affairisme éternel au pouvoir qu'il soit libéral ou conservateur
    « Le gouvernement Harper pratique la même politique que pratique le gouvernement de Charest, celle de la dissimulation d'infos compromettantes. Harper c'est l'info sur le climat qu'il refoule, Charest c'est l'info sur la langue française à Montréal qu'il essai de camoufler autant que ce peut.

    Des centaines de milliers d'électeurs ne veulent plus des péquistes et des bloquistes mais attention nous n'allons nulle part et nous n'irons certainement nulle part davantage avec des gouvernements majoritaires libéraux et conservateurs. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 5 août 2008 13h08
    Complot, dites-vous?
    « Je sais, je sais, ça peut paraître compliqué pour les petites têtes, mais le réchauffement, dans un premier temps, fait fondre la calotte glacière, qui elle, est à l'origine de courants froids qui peuvent refroidir certaines régions ou en réchauffer d'autres mais surtout causer des catastrophes climatiques (tornades, inondations etc.) qui elles menacent la qualité de l'eau, entre autres. Les émissions de CO2 quand à elles menacent la qualité de l'air d'où l'augmentation des allergies et de l'asthme ainsi que de certains cancers. Et tout çelà augmente de façon exponentielle.
    Dans mon prochain cours, je vous parlerez des effets néfastes de l'agriculture industrielle sur l'alimentation. »

  • Pierre Vaillancourt
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 13h08
    Point de vue de la NASA sur le réchauffement climatique
    « M. Pageau revient régulièrement sur cette tribune avec un graphique de la NASA sur lequel il s'appuie pour affirmer qu'il n'y a pas de réchauffement climatique depuis 10 ans. Ce fameux graphique vient en fait du site du Goddard Institute for Space Studies (GISS), organisme de la NASA situé à New-York.

    Un des principaux objectifs du Goddard Institute est la prédiction des changements atmosphériques et climatiques qui se produiront au cours du 21e siècle : «A key objective of GISS research is prediction of atmospheric and climate changes in the 21st century.» (http://www.giss.nasa.gov/about/)

    En réponse à M. Pageau, et en espérant qu'il puisse enfin renouveler son discours, j'aimerais référer les lecteurs intéressés à un fort intéressant article du même Goddard Institute, avec graphique, images et liens. L'article est daté du 16 janvier 2008 :

    http://www.giss.nasa.gov/research/news/20080116/

    L'article commence en précisant que les climatologistes du Goddard Institute for Space Studies ont constaté que la Terre a connu en 2007, tout comme en 1998, sa deuxième année la plus chaude depuis les 100 dernières années : «Climatologists at the NASA Goddard Institute for Space Studies (GISS) in New York City have found that 2007 tied with 1998 for Earth's second warmest year in a century.»

    On peut aussi y lire que les huit années les plus chaudes dans les données du GISS ont toutes eu lieu depuis 1998, et que les 14 années les plus chaudes ont toutes eu lieu depuis 1990 : «The eight warmest years in the GISS record have all occurred since 1998, and the 14 warmest years in the record have all occurred since 1990.»

    Toujours dans ce même article du GISS de la NASA, on peut lire ceci, qui devrait peut-être ébranler quelque peu les convictions de M. Pageau :

    «Comme nous l'avions prédit l'année passée, l'année 2007 a été plus chaude que l'année 2006, confirmant ainsi la forte tendance au réchauffement des 30 dernières années qui a été clairement attribuée à l'effet de l'augmentation des gaz à effet de serre causés par l'activité humaine.» Propos de M. James Hansen, directeur du Goddard Institute de la NASA.

    La traduction est de moi, mais voici le texte original en anglais :

    "As we predicted last year, 2007 was warmer than 2006, continuing the strong warming trend of the past 30 years that has been confidently attributed to the effect of increasing human-made greenhouse gases," said James Hansen, director of NASA GISS.»

    Alors voilà. Peut-on maintenant demander à M. Pageau d'arrêter de ridiculiser le GIEC, l'ONU, les auteurs du rapport de santé Canada sur l'impact sanitaire des changements climatiques au pays et tous les écologistes de ce monde. Quoiqu'en fait, en y rependant, c'est peut-être M. Pageau lui-même qui se ridiculise avec son attitude négationniste à la Bush...

    Pierre Vaillancourt
    pvaillancourt@cslaval.qc.ca »

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    mardi 5 août 2008 13h15
    C'est assez !
    « On n'a plus le choix...

    Vive le Québec Libre !

    Jeanne du Lys »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 5 août 2008 14h21
    Ais-je déjà nier que nous sommes sur une tendance à long terme de réchauffement?
    « Jamais dans 100 ans. J'ai toujours affirmé qu'on sort d'une petite période glaciaire, d'ailleurs, ça causé des ravages à la grandeur du monde,. en particulier des épidémies et des famines. Le tout a été précédé de ce qu'on appellé l'optimum médièval.... Ce qui a permis aux Vikings de peuplé le Groenland qu'ils ont appellés Greenland ou terre verte.

    C'est plate, mais je ne peux jamais raccourcir mes messages, quand je le fais, on viens combler les trous avec des demies vérités.

    Il n'y a pas de liens, ni dans les carottes tirées des glaciers antarctique, ni dans les relevés d'émissions humaines des GES récentes entre le CO2 et la température moyenne globale.

    La tendance au réchauffement est là depuis les années 1800. Au moment où l'homme a commencé à utiliser toutes sortes de machine à vapeur qui était alimenté en général par du charbon. Par contre, c'était très localisé et très peu répandu, pourtant, dans la fin des années 1800 et début 1900, il y a eu une hausse de température semblable à celle qui a eu lieu entre 1978 et 1998 et ce avec pratiquement aucune émission d'origine humaine. Au moment de l'explosion des émission anthropiques, après la deuxième guerre, du à un baby boom et à un développement à tout crin, il y a eu refroidissement global. L'Arctique, qui avait fondu de façon semblable à aujourd'hui a regeler..... Pour recommencer à fondre vers la fin des années 1970. On ne peut établir de liens de cause à effet entre les émissions de GES et la température.

    AUCUNEMENT.

    Je vous entend déjà me dire que les modèles l'ont démontré, j'ai le gout de rire.

    Tous les modèles climatiques omettent des facteurs qui influencent le climat et un des facteurs qui influence énormément le climat a toujours été mal intégré, les courants thermohalins ralentissent plus ça se réchauffe dans les modèles, on avait même prédit l'arrêt du Gulf Stream si ça se réchauffe encore plus..... Mais dans les faits, les courants sont de plus en plus fort depuis 30 ans.

    "Analyses of ocean observations and model simulations suggest that there have been considerable changes in the thermohaline circulation (THC) during the last century. These changes are likely to be the result of natural multidecadal climate variability and are driven by low-frequency variations of the North Atlantic Oscillation (NAO) through changes in Labrador Sea convection. Indications of a sustained THC weakening are not seen during the last few decades. Instead, a strengthening since the 1980s is observed. The combined assessment of ocean hydrography data and model results indicates that the expected anthropogenic weakening of the THC will remain within the range of natural variability during the next several decades."
    http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=18155874


    Ce qui anéanti TOUT les modèles climatiques et ça invalide TOUTES leurs prédictions.



    Il faut que je détruise d'autres mythes? L'Antarctique s'est réchauffé, oui, de 0,2 degrés en 150 ans.

    "Selon des chercheurs, l'Antarctique se réchauffe depuis 150 ans

    Des carottes glaciaires ont permis d'estimer que la température moyenne y a augmenté de 0,2 degré Celsius.

    Washington - Malgré de récentes données indiquant un refroidissement important de l'Antarctique pendant les années 1990, de nouveaux travaux de recherche laissent penser que le continent le plus glacial du monde a subi un réchauffement progressif au cours des 150 dernières années.

    Selon le communiqué de presse que l'université de Washington a diffusé le 5 septembre à ce sujet, les enregistrements météorologiques de courte durée n'avaient pas permis de déceler cette tendance au réchauffement car elle était masquée par les fortes variations de température qui ont eu lieu au XXe siècle."

    http://www.america.gov/st/washfile-french/None/None/
    20060908164253lcnirellep0.3954889.html


    Une partie seulement s'est réchauffé et fond : la péninsule antarctique. La glace de l'Antarctique s'épaissit et a presqu'atteint un record, le tout a été reporté l'an passé dans le soleil

    http://img232.imageshack.us/img232/2545/
    antarctiqueglacesoleil2zy1.jpg

    Étrangement, il y a un de ces fameux courants thermohalins qui passent à coté de la péninsule antarctique.

    Vous savez, la propagande verte est truffée de mensonge et d'omission, je pourrais continuer, mais j'ai malheureusement pas des heures pour continuer, c'est d'ailleurs pourquoi j'écris des messages cours.... Sur lesquels des démagogues font du millage. »

  • danielle leblanc
    Inscrite
    mardi 5 août 2008 16h41
    ¨Ca me rend malade...
    « J'ai lu l'article de Monsieur Fabien Deglise et j'ai lu et relu les commentaires qui le suivent...! ? ! Ce qui me rend malade ce n'est pas l'Étude dont Mr. Deglise nous fait part, se sont les commentaires crasses de certains ignorants qui devraient refaire leur classe pour ne pas écrire un tas d'inepsies. Heureusement, cela ne fait du tort qu'à eux. Oui nous devrions avoir l'intégrale de cette étude et ne pas avoir à courrir après...Ces Messieurs qui ne voient pas clair dans le jeu du gouvernement conservateur devraient lire "ALERTES SANTÉ" que des scientifiques ont édité en France chez Fayard. OUI, les menaces pour notre santé sont réelles, mais pas seulement au Canada, mais partout dans le monde...Renseignez-vous Messieurs avant d'être prisonniers de vos assertions. Bravo à ceux qui ont compris les menaces qui planent au-dessus de nos têtes, si nous laissons les conservateurs au pouvoir. Alors, j'espère que tous les autres qui liront cet article, sauront comment il leur faudra voter aux "prochaines élections". Daneva »

  • Maurice Monette
    Abonné
    mardi 5 août 2008 16h46
    Établir les nuances serait nécessaire, plutôt que de...
    « Continuer à tout confondre et accentuer la panique dans la population car, alors qu'un phénomène est irréversible, immuable et surtout naturel, dû au mouvement planétaire à l'intérieur de notre système solaire, les catastrophes induites par les Gaz-à Effets-de-Serre ou G. E. S. sont uniquement dus à l'activité humaine. Donc, "réfrénables" par une maturation de l'avidité de la productivité de celle-ci, maturation qui permettrait de réaliser que l'humanité est son propre ennemi...

    Tant que NOUS investirons pour essayer d'empêcher les changements climatiques, géophysiques et migratoires induits par le basculement naturel de la terre sur son axe de rotation, des sommes d'argents seront gaspillées pour contrer un phénomène planétaire incontrôlable.

    Cet argent par contre aurait tout avantage à être investi dans la diminution de la productivité de G. E. S. industrielle humaine et son frénétique usage de véhicules automobiles dans les zones couvertes par les "transports-en-commun". Cette inconscience crasse d'augmentation de production de ceux-ci est directement responsable de l'amincissement de la couche d'ozone. Cet amincissement entraînant l'augmentation des cancers de peau puisqu'elle ne filtre plus les rayons ulta-violets de notre astre solaire.

    Ces rayons U.-V. induisent beaucoup de mutations génétiques chez les plantes et les espèces animales, dont l'espèce humaine. Celles-ci se multiplient à une vitesse effarante et personne ne semble en prendre compte. Pourtant, c'est un phénomène causé par la cupidité humaine donc, tant qu'une limite à celle-ci(la cupidité) ne sera pas rétablie, comme avant juin 1989, avant que karol wojtyla alias jean-paul II ne remette la gestion de la bourse mondiale aux gouvernements démocratiques de la planète, notre Terre qui était d'Émeraude à cette époque pas si lointaine, n'aura pas de cesse de s'enfoncer dans la géhenne induite par les réchauffements climatiques et tous les cataclysmes provoqués par ceux-ci.

    Sans un "Retour vers le Futur" ou un "Retour aux anciennes normes fiscales d'avant juin 1989, la fin se fera de plus en PLUS irréversible et éminente...

    Merci de votre ATTENTION & y en faudrait pas beaucoup plus !

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Grande Rivière »

  • Lucie Allaire
    Abonnée
    mardi 5 août 2008 20h46
    Il y va de notre santé....
    « Avec la manière crasse de dévoiler ce rapport de la plus haute importance, ce gouvernement continue dans sa voie de la manipulation en nous prenant pour des cons. C'est devenu intolérable et je souhaite que des élections soient déclenchées le plus tôt possible pour mettre enfin un terme à cette façon de faire des plus néfastes.
    Lucie Allaire »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 5 août 2008 21h58
    Cet homme ce prétentieux qui croît qu'il peut tout modifier
    « Voici un extrait de «La Planète des Glaces -- Histoire et environnements de notre ère glaciaire » publié par une vraie scientifique, Brigitte Van Vliet-Lanoé, professeur des sciences de la terre à l'université de Lille.

    «Épilogue : Vers une englaciation et une aridification croissantes à long terme»

    « L'hétérogénéité du réchauffement actuel ne plaide pas en faveur de la dominance de l'effet de serre : l'Antarctique, notre chef d'orchestre, se refroidit malgré un apport énergétique temporairement accru jusqu'en 2000. Dès que l'irradiance solaire reviendra à un niveau normal, il en sera de même pour l'Arctique, dès que le Gulf Stream se ralentira et se refroidira. Le coup de semonce constitué par le refroidissement complexe du Petit Âge glaciaire (1450-1880) a déjà fait basculer les régions arctiques péri-atlantiques en dehors du monde interglaciaire holocène, comme le montrent les enregistrements pédo-sédimentaires identiques à ceux du début de la dernière glaciation. Une situation d'un type voisin a prévalu à la fin du dernier interglaciaire en Europe (vers 110 000 BP), mais cette fois exclusivement pour des raisons climatiques, alors que le Gulf Stream n'avait pas encore disparu. Les résultats des carottes glaciaires du Groenland attestent de la brutalité du refroidissement il y a 110 000 ans.

    Dans le contexte actuel, l'activité solaire vient de signer un réchauffement du même ordre que celui qui s'est produit au Moyen Âge, soit environ 1 °C de plus qu'en 1880. Nous sommes loin de l'Optimum holocène, voire de l'Interglaciaire Éémien (130 ka) ! La «transgression marine» associée sera probablement de même grandeur que celle du Dunkerquien II. Ce qui est beaucoup plus vraisemblable, c'est que l'accroissement actuel du gradient thermique interzonal sur l'Atlantique accroît la fréquence et la violence des tempêtes aux «quarantièmes rugissants» de l'hémisphère Sud. Mais ceci est également valable pour les « cinquantièmes rugissants » de l'hémisphère Nord, via la migration des anticyclones polaires, plus puissants et mobiles lorsque le déficit énergétique se creuse sur l'Arctique. Ce décalage latitudinale est lié à celui de la zone de convergence intertropicale en raison du caractère peu englacé de l'Arctique comparé à l'Antarctique. Le réchauffement récent sera plus ou moins rapidement tamponné par la disparition de la banquise et un ralentissement notoire de la circulation thermohaline, refroidissant par là l'Europe et surtout le nord-est de l'Atlantique. De plus, l'augmentation actuelle de l'effet de serre doit probablement accélérer cette procédure. » ... « Notre planète a des capacités d'autorégulation remarquables, notamment par les échanges convectifs au sein de l'atmosphère, de l'hydrosphère en dialogue permanent avec la biosphère. L'homme, ce grand perturbateur, est un peu présomptueux de croire qu'il va tout modifier, même si son impact sur la biosphère est aussi destructeur pour la biodiversité qu'une chute d'astéroïde. Même si notre interglaciaire joue la prolongation pour un siècle ou un millénaire, comme le suggère certaines modélisations couplées au forçage orbital (MOBIDIC), c'est en fait, à notre humble échelle, l'érosion des sols, devenue chronique, et la réduction de la recharge des aquifères qui restent et resteront, quoi qu'il advienne du climat, le facteur préoccupant pour le devenir de l'humanité. Quant à la réduction des terres cultivables et à la pollution, conséquences des modifications anthropiques du milieu et du climat, elles peuvent, à brève échéance, poser plus de problèmes économiques et politiques que le réchauffement potentiel censé faire fondre les calottes polaires et créer un déluge d'origine anthropique. La guerre de l'eau est un phénomène sociétaire cyclique au cours de l'Holocène. La dernière est commencée depuis plus de cinquante ans et, si le prochain glaciaire s'annonce, elle risque de durer longtemps. L'eau reste malgré tout le premier des gaz à effet de serre !

    Le Global Warming nous a fait prendre conscience de la fragilité des équilibres à la surface de notre planète et, grâce à lui, de nombreuses études ont apporté leur lot d'informations à la fois sur notre passé et sur la géoprospective. Il nous a fait prendre conscience du caractère limité des ressources énergétiques fossiles. Et si ce Global Warming était surtout politique, une peur latente des nations économiquement riches de manquer d'énergie en cas de refroidissement climatique ? Qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid, il est important d'optimiser notre consommation énergétique et de limiter la pollution pour que les générations futures puissent continuer à se développer équitablement. Quant à voir pousser le maïs en Laponie, il existe d'autres facteurs limitant que la température. »

    Pour en savoir plus

    Abbot C.G., 1929. The sun and the welfare of Man. Smithonian Institution Series.
    Beltrando G. & Chémery L., 1995. Dictionnaire du climat. Larousse, 344 p.
    Berger A., 1992. Le Climat de la Terre. Un passé pour quel avenir ? De Boeck Université, 479 p.
    Cotton W.R. & Pielke R.A., 1995 : Human impacts on weather and climate. Cambridge University Press, 288 p.
    Duplessy J.-C. & Morel P., 1990. Gros temps sur la planète. Odile Jacob, 296 p.
    Eddy, J. A.: A new sun. The solar results from skylab. Washington, D. C., NASA, 1979, 12.
    Flohn H., 1968. Le Temps et le climat. Hachette, 253 p.
    GIEC, 1996. Second rapport d'évaluation du GIEC. Changements climatiques. OMM-PNUE.
    Gleick P.H., 1993. Water Crises. A Guide to the World's Freshwater Resources. Oxford University Press, 473 p.
    Houghton J.T., Callander B.A. & Varney S.K. (eds), 1992. Climate Change 1992. The Supplementary Report to the IPCC Scientific Assessment. Cambridge University Press.
    Houghton J.T., Jenkins G.J. & Ephraums J.J. (eds), 1990. Climate Change. The IPCC Scientific Assessment. Cambridge University Press.
    Joussaume S., 1993. Climat d'hier et de demain. CNRS édit., 141 p.
    Le Roy Ladurie E., 1983. Histoire du climat depuis l'an Mil. Flammarion, Paris. Vol. 1 : 287 p. ; vol. 2 : 254 p.
    Lenoir Y., 1992. La Vérité sur l'effet de serre. Le dossier d'une manipulation planétaire. La Découverte, « Sciences et société », 173 p.
    Leroux M.,2000. La Dynamique du temps et du climat. Dunod-Masson Sciences, 366 p.
    Nesmes-Ribes E. & Thuillier G., 2000. Histoire solaire et climatique. Belin-Pour la Science, 238 p.
    Pimentel D. (ed.), 1993. World soil erosion and conservation. Cambridge University Press.
    Sadourny R., 1994. Le Climat de la Terre. Flammarion, « Dominos n°28 », 126 p.
    Sigault F., 1975. L'Agriculture et le feu. Rôle et place du feu dans les techniques de préparation du champ de l'ancienne agriculture européenne. Mouton, Paris, 320 p.
    Sugden D., 1982. Arctic and Antarctic. Blackwell.
    Sundquist E.T. & Broecker W.S. (eds), 1985. The Carbon Cycle and Atmospheric CO2 : Natural Variations Archean to Present. American Geophysical Union, Geophysical Monograph vol. 32.
    Tardy Y. & Roquin C., 1998. Dérive des continents, paléoclimats et altérations tropicales. BRGM, « Connaissances géologiques », 484 p.
    Tardy Y., 1986. Le Cycle de l'eau. Climats, paléoclimats et géochimie globale. Masson, Paris, 338 p.
    Williams P.J. & Smith M.W., 1989. The Frozen Earth. Fundamentals of geocryology. Cambridge University Press, « Studies in Polar Res. ».

    Sites Web

    http://earthobservatory.nasa.gov/Newsroom/
    http://www.giss.nasa.gov/data/update/gistemp/station_data/
    http://www.vgt.vito.be
    http://www.fao.org/
    http://www2.sunysuffolk.edu/mandias/lia/possible_causes.html
    http://www.geo.arizona.edu/palynology/geos462/20climsolar.html

    Oui, certaines gens prennent plaisir à crier au loup trop souvent. Quand le Titanic a coulé en rencontrant un immense iceberg détaché du Groenland, il n'y avait pas d'alarmistes pour créer l'hystérie du réchauffement. L'été pluvieux 2008 a pourtant, de quoi réfreiner leurs ardeurs... »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 5 août 2008 23h40
    Si 1998 a été l'année la plus chaude et que les années qui ont suivies ont été semblables, c'est évident que ces années là sont aussi plus chaude.
    « Mais ça ne change rien au fait que la température moyenne globale n'augmente plus depuis 10 ans.

    Et comme j'ai déjà dit, je ne nie pas la tendace à long terme, puisqu'on sort d'une petite période glaciaire qui a duré 4 siècle, du 15 ième au 19 ième. Pis dans ce temps là, il y a énormément d'épidémie.


    Par contre, on pas la moindre donnée qui pourrait faire croire à l'implication de l'homme dans ces changements. On a par contres des modèles climatiques, qui ne sont pas digne de confiance les facteurs influençants le climat qui sont modèlisés sont parfois carrément érroné, comme dans le cas des courants thermohalins, ou approximatif, comme c'est le cas pour le cycle du carbone ou carrément inexistant, comme les changements de rayonnement solaire et l'angle de rotation de la planète.

    C'est pas mieux que les modèles météos. »

  • Colin-N. Brosseau
    Inscrit
    mercredi 6 août 2008 12h13
    M. Pageau: votre argument fallacieux
    « Note importante: je ne parle pas ici de GES ni de leur influence sur le climat. Je parle du sujet initial de l'article du Devoir à savoir l'influence du climat sur la santé.

    M. Pageau dit:

    "une petite période glaciaire qui a duré 4 siècle, du 15 ième au 19 ième. Pis dans ce temps là, il y a énormément d'épidémie. "

    Ce que vous oubliez de dire, M. Pageau, c'est que la médecine et les conditions de vie de ce temps-là n'étaient pas aussi avancées qu'aujourd'hui. De plus, vous mettez beaucoup de choses dans le même bateau. Par exemple, une épidémie de grippe est très différente, à l'égard du climat, qu'une épidémie de malaria transmise par des moustiques.

    Colin Brosseau »

  • Colin-N. Brosseau
    Inscrit
    mercredi 6 août 2008 12h48
    M. Trudel: vous êtes très sélectif dans vos sources
    « M. Trudel, permettez-moi de souligner le point suivant: vous choisissez toujours soigneusement les sources que vous utilisez pour conforter vos dires. Aujourd'hui encore vous le faites.

    Vous citez Paul Reiter. Cette personne ne partage pas le consensus actuel des scientifiques (voir "Paul Reiter" sur wikipédia anglais). C'est un dissident du groupe du GIEC. Si vous pouvez trouver un auteur qui réfute l'impact supposé du climat sur la malaria, je peux en trouver un autre qui pense le contraire.

    Vous parlez de la malaria en disant"

    "La malaria s'est répandue en épidémie en Angletrre pendant une période de refroidissement. Je publie un extrait de cette déclaration du docteur Reiter."

    J'ai retrouvé cet article. Son adresse sur l'Internet est:

    http://www.cdc.gov/ncidod/eid/vol6no1/reiter.htm

    Je suis parti à rire! L'auteur commence en citant des auteurs de fiction comme Dante, Geoffrey Chaucer et Shakespeare.

    Plus loin, il mentionne que les années chaudes favorisent les cas de malaria (ague).

    "Macdonald (18) showed a strong relationship between high summer temperatures and cases of ague in Kent in the mid-19th century. High was defined as days when the temperature rose above 16°C, as measured at the Royal Greenwich Observatory. Such hot weather, though clearly not tropical, could certainly have increased the probability of transmission by shortening the extrinsic incubation period (the time required for the mosquito to become infective after feeding on an infected person). Nevertheless, agues were not restricted to the warmer years."

    J'en conclue que vous utilisez cet article à votre propre escient.

    Colin »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 7 août 2008 15h05
    Monsieur Brosseau, de la malaria, il y en avait au début du 20 siècle aux USA et même au Canada
    « On l'a éléminé avec le désormais interdit DDT.

    Phénomène nouveau et menaçant?

    NON »

  • Michel Thibault
    Abonné
    lundi 11 août 2008 11h21
    Le gouvernement fédéral se fout de notre santé
    « À lire cet article on se demande les intérêts de qui l'on protège ? Sûrement pas ceux des canadiens.

    Pourtant le réchauffement du climat fait des catastrophes et des victimes chaque année un peu partout sur la planète. »

  • Lyne Robichaud
    Inscrite
    lundi 18 août 2008 09h27
    Plusieurs jugent que le premier ministre Stephen Harper se comporte en Big Brother.
    « QUEL IMPACT CELA A-T-IL SUR LA PLANIFICATION DE PANDÉMIE AU CANADA?

    Ce n'est pas la première fois que nous entendons dire que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, est perçu comme un Big Brother. Ce n'est pas la première fois que nous nous inquiétons à ce sujet. Toutefois, d'une semaine à l'autre, le phénomène s'amplifie et des répercussions déplorables sont tangibles dans le domaine des préparatifs pandémiques, autant au niveau fédéral que provincial.

    Un article datant du 12 juillet dernier, signé par le journaliste Alec Castonguay du quotidien Le Devoir, intitulé «Stephen Harper, ou l'art de maîtriser le secret», (http://www.ledevoir.com/2008/07/12/197471.html?fe=4361&fp=383816&fr=94547) a rapporté les propos d'un avocat et spécialiste de l'accès à l'information, Michel Drapeau. «Le gouvernement ne veut pas de mauvaises surprises dans les médias, mais il ne veut pas non plus de bonnes surprises. Il veut simplement tout contrôler.» Selon lui, le contrôle de l'information exercé par le gouvernement Harper est devenu «maladif» et «antidémocratique», à un tel point où ce contrôle est «dangereux» pour le grand public. «Ce n'est pas normal et ça défie toutes les notions de transparence», a-t-il dit lors d'une entrevue avec Le Devoir.

    Alec Castonguay a mentionné que «l'arrivée au pouvoir des conservateurs a marqué une rupture dans la façon de communiquer avec le public. Les ministres n'accordent presque plus d'entrevues et ne répondent plus aux questions des journalistes après la période de questions, à Ottawa. Les réunions du conseil des ministres ne sont plus annoncées, ce qui évite aux élus de devoir répondre aux médias à la sortie de la salle du cabinet.»

    Ce n'est pas tout... Alec Castonguay a indiqué que le contrôle maladif va beaucoup plus loin, et touche les dossiers sensibles. Les affaires étrangères, l'environnement et la défense en font partie. Nous pourrions donc être portés à penser que les questions de grippe aviaire et de pandémie d'influenza, qui sont assez délicates et sensibles, et qui ont rapport avec ces trois domaines, pourraient bénéficier du même traitement de faveur du premier ministre. Le Royaume-Uni a publié au début du mois d'août un rapport (http://www.zonegrippeaviaire.com/showthread.php?t=852&page=4#32), qui a révélé qu'une pandémie d'influenza aviaire est la menace numéro 1 de cette nation. Je suppose que ce qui constitue la menace numéro 1 pour le Royaume-Uni, doit être également la même sorte de menace pour le Canada... Comment cela se fait-il alors que nous n'en entendions jamais parler? S'il s'agit de la chose la plus menaçante, cette préoccupation devrait nécessairement se refléter dans les communications. Le journaliste Alec Castonguay indique (http://www.ledevoir.com/2008/07/12/197471.html?fe=4361&fp=383816&fr=94547): «En matière de communication, plusieurs ministères, surtout les plus sensibles comme les Affaires étrangères, l'Environnement et la Défense, sont complètement sous la tutelle du Conseil privé (le ministère du premier ministre) et du bureau politique de Stephen Harper. Recevoir une simple information factuelle exige une longue attente qui peut prendre des semaines. Parfois, elle ne vient jamais.»

    Il y a peu de temps, Santé Canada a publié un rapport sur les conséquences négatives du réchauffement de la planète sur la santé des Canadiens. Le dossier du réchauffement planétaire est, à mon avis, équivalent en importance et impact sur la planète, et sur l'économie, à une pandémie d'influenza. Les questions de pandémie relèvent de la biosécurité et du bioterrorisme, ce qui n'est pas rien. Il y a eu des articles pas tellement rassurants dans les journaux sur l'attitude du premier ministre Harper concernant la publication du rapport, pour n'en nommer que quelques-uns, «Harper est accusé de vouloir cacher les conséquences des changements climatiques» (http://www.ledevoir.com/2008/08/02/200061.html, 2 août 2008), et «La manière Harper indigne les chercheurs» (http://www.ledevoir.com/2008/08/05/200357.html?fe=4561&fp=383816&fr=98231, 5 août 2008). Fabien Deglise a rapporté: «Au lendemain d'un dévoilement plutôt discret, orchestré au coeur de l'été par l'administration Harper, de cette volumineuse analyse sur les conséquences du réchauffement de la planète sur la santé des Canadiens, plusieurs signataires de ce document ont dénoncé hier avec force la tactique politicienne qui vise, selon eux, à «éviter que l'attention ne se porte sur un enjeu important».

    Virginie Roy, de Canoë, a expliqué (http://www2.canoe.com/infos/chroniques/virginieroy/archives/2008/08/20080806-192321.html) que le rapport de Santé Canada était prévu pour publication au printemps dernier, et qu'il n'avait pas été précisé pour quelle raison le gouvernement Harper en avait retardé la publication. «À ce moment, les auteurs du rapport ont d'ailleurs tenu à souligner leurs inquiétudes. Ils avaient peur que leur rapport ne soit jamais publié. Finalement, il a été publié en catimini sur le site de Santé Canada, vendredi dernier. C'est la deuxième fois cette année qu'un rapport d'une importance majeure est publié discrètement.»

    Ces derniers jours, le gouvernement Harper a annoncé l'abolition de programmes du ministère des Affaires étrangères supportant financièrement les artistes qui se produisent à l'extérieur du pays, et d'autres programmes du ministère du Patrimoine, qui ont provoqué un véritable tollé. Les conservateurs ont notamment annoncé la fin du Programme national de formation dans le secteur du film et de la vidéo, ainsi que du Fonds des réseaux de recherche sur les nouveaux médias au terme de la présente année fiscale. Il a été dit que le gouvernement se cache derrière des prétextes d'économie budgétaire pour justifier son couperet dans la culture, alors qu'en réalité, cela aurait plutôt rapport avec la mentalité gouvernementale.

    La députée fédérale de Trois-Rivières Paule Brunelle (Bloc Québécois) a déclaré (http://www.lhebdojournal.com/article-239732-Des-compressions-qui-touchent-des-artistes-de-TroisRivieres.html): «Ces décisions démontrent le peu d'importance accordé par le gouvernement Harper à la culture et à l'identité québécoise.» Martin Lessard, dans «L'INIS et la SAT amputés!» (http://www.socialmediatoday.com/fra/43728) a souligné: «Le gouvernement en place à Ottawa coupe deux autres programmes et pénalise l'industrie montréalaise. Et il applique la règle numéro 1 en relation publique: toujours lâcher une mauvaise nouvelle l'été.»

    Maintenant, c'est au tour du chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, de «juger que le premier ministre Stephen Harper se comporte en Big Brother» (http://www.ledevoir.com/2008/08/16/201768.html):

    "Gilles Duceppe veut donner de Stephen Harper l'image d'un premier ministre aux allures de «Big Brother», qui se positionne chaque jour davantage à la droite de l'échiquier politique.

    À côté de lui, même les républicains de Georges W. Bush, aux États-Unis, paraissent désormais plus à gauche, selon le chef du Bloc québécois.

    «Le vieux fond réformiste est remonté à la surface», a fait valoir M. Duceppe hier, lors d'un point de presse, en marge d'une allocution prononcée à Québec, dans le cadre de la Conférence des peuples de la langue française.

    Selon lui, plus le temps passe et plus le gouvernement fédéral tend à adopter des politiques et des lois fondées sur des valeurs hyper conservatrices, rigides et autoritaires. «Je ne veux pas vivre dans une société où Harper serait le Big Brother», a-t-il ajouté, jugeant le portrait actuel «inquiétant, très inquiétant».

    Selon lui, le genre de politiques mises de l'avant par les conservateurs depuis quelque temps, «on retrouve cela à la droite du Parti républicain, aux États-Unis».

    Comme chef d'un gouvernement minoritaire, M. Harper fait preuve de plus de rigidité que son prédécesseur, Paul Martin, selon lui."

    Nous n'attendons malheureusement pas de publication prochaine d'un volumineux rapport de recherche scientifique sur les préparatifs pandémiques au Canada (ce qui serait accueilli avec joie par notre communauté virtuelle), mais nous savons par intuition et par comparaison avec d'autres nations que le Canada est le moins bien préparé parmi les pays développés à faire face à une pandémie d'influenza. C'est ce qu'a déclaré dernièrement Amir Attaran (http://www.zonegrippeaviaire.com/showthread.php?t=1797), chaire en recherche canadienne en droit, santé des populations et politiques de développement globales, à l'Université d'Ottawa.

    Le manque de projets et d'intérêt pour les préparatifs pandémiques de la part du gouvernement Harper ont-ils quelque chose à voir avec l'attitude de Big Brother du premier ministre Stephen Harper? En tout cas, les «valeurs hyper conservatrices, rigides et autoritaires» ne vont pas de pair, à mon avis, avec l'esprit de planification de pandémie, où des approches novatrices et sortant de l'ordinaire sont de mise pour tenter de trouver des solutions à une éventuelle crise de santé publique. Par ailleurs, le fait que notre système actuel et notre infrastructure de santé publique, et la totalité de notre planète d'ailleurs, n'ont jamais encore traversé de pandémie, ne se conjuguent pas bien avec des «valeurs hyper conservatrices, rigides et autoritaires». Il nous faudrait plutôt de la créativité, de l'intuition, accorder de la confiance et des responsabilités à la population, marcher sur des terrains inconnus, agir en pionniers et franchir de nouvelles frontières.

    L'attitude ultra conservatrice canadienne de préparatifs pandémiques contraste de manière drastique avec celle des États-Unis. Le ministre de la Santé et des Services sociaux des États-Unis, Mike Leavitt, prononçait dernièrement le discours d'ouverture d'une conférence portant sur la blogosphère de la santé et son impact sur les politiques de santé publique (http://www.zonegrippeaviaire.com/showthread.php?t=560&page=2#15). [C'est pas demain la veille que vous serez invités à assister à un pareil événement au Canada, j'en ai l'impression!]

    Le ministre, qui édite lui-même un blogue (http://secretarysblog.hhs.gov/my_weblog/) depuis plus d'un an, et qui semble démontrer un profond respect pour les blogueurs et les communautés virtuelles (médias sociaux) se développant dans son pays, a conclu son discours en disant qu'en observant la capacité des politiques publiques à communiquer et à faire des expériences [dans le domaine de la blogosphère de la santé], il avait identifié trois façons de composer avec le changement: 1) aller avec la vague, suivre le pas des nouveautés; 2) accepter de survivre; et 3) se positionner comme un leader. Il me semble que cela ne cadre pas tellement avec des valeurs ultra conservatrices... Est-il possible d'être à la fois un leader et de raisonner en conservateur? La pédale à freins, plutôt que celle de la vitesse de l'innovation et du développement des préparatifs pandémiques, semble donc être notre lot, au Canada.

    J'imagine mal comment l'administration présente, avec ce qu'on entend dire à son sujet dans les médias, pourrait arriver à composer avec ces valeurs qui devraient s'appliquer au domaine des préparatifs pandémiques, qui me semblent en profonde contradiction avec la mentalité des hauts dirigeants de notre pays. Cela a sans doute une considérable incidence sur le fait que nous manquons de préparatifs.

    J'ai une théorie personnelle, que les valeurs véhiculées par l'administration Harper, exercent une très mauvaise influence sur le palier gouvernemental suivant, c'est-à-dire les administrations provinciales. Vous avez peut-être remarqué la manière dont Marcel Blanchet, directeur général des élections du Québec, a annoncé le 23 juillet dernier qu'il songeait à «s'attaquer aux activités sur le web» (http://www.zonegrippeaviaire.com/showthread.php?t=1929#2). «Le problème, ce sont les tiers, les gens ou les groupes qui ne sont pas autorisés par un agent officiel et qui décident d'utiliser Internet, depuis leur sous-sol, pour diffuser un message», a expliqué le porte-parole du DGE, Denis Dion. Le DGE se méfie donc des internautes créatifs...

    Et il n'est malheureusement pas le seul à faire fi de la créativité des internautes au Québec. La manière spectaculaire dont Yves Pépin, directeur de la coordination de l'information et des mesures d'urgences de Services Québec, a envoyé promener (http://www.zonegrippeaviaire.com/showthread.php?t=1894#9) la sphère du Flublogia et le site Zonegrippeaviaire, lui a mérité une nomination (de notre part) au Prix Supari d'excellence en santé (http://www.zonegrippeaviaire.com/showthread.php?t=1965#2). Nous avons utilisé l'humour pour démontrer notre indignation, en profitant de la création du Prix Supari pour dénoncer la situation, mais ce clin d'oeil créatif n'a pas suffi à faire bouger le récalcitrant M. Pépin.

    Yves Pépin a donc démontré, par son refus de composer avec les communautés virtuelles, qu'il partage sans doute lui aussi des «valeurs hyper conservatrices, rigides et autoritaires». Le document «Les médias sociaux et la communication du risque» (http://www.zonegrippeaviaire.com/showthread.php?t=1894&page=2#17) est un exemple de cette mentalité. Plutôt que de tenter de trouver des façons de collaborer avec les communautés virtuelles, M. Pépin et son équipe ont rejeté toute collaboration probable en étudiant uniquement les possibilités d'intégration d'applications du web 2.0 dans un site gouvernemental existant, et sur la base que le milieu manquerait de «crédibilité» et de «maturité». Le fait qu'il ne reste, en dernier recours, que la possibilité d'utiliser la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics (http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/A_2_1/A2_1.html) pour obtenir de l'information, en dit long sur le contrôle excessif qui s'exerce actuellement.

    Il a été dit par Agoravox (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=35302) que les médias sociaux consisteront en la 3e phase de développement du web, soit de 2008 à 2012. En bon esprit d'ultra conservateur, le gouvernement du Québec va-t-il attendre après 2012 pour reconnaître la sphère du Flublogia et la communauté virtuelle de Zonegrippeaviaire? Agoravox a souligné également que les médias sociaux sont le parfait exemple d'un changement majeur généré par les utilisateurs (de type Bottom-up) et non plus seulement initié par les structures en place (de type Top-down). Gros problème en perspective, car la totalité de la planification de pandémie au Canada et au Québec est basée sur un système de type Top-down. Pas étonnant que nos préoccupations de bottomupniens [je viens d'inventer le mot] n'arrivent pas à être digérées par l'administration gouvernementale! C'est un peu comme si le feu et l'eau se rencontraient. Ces deux éléments ne cohabitent pas tellement ensemble. Nous n'avons pas fini de nous gratter le crâne et de contempler la situation avec perplexité, j'en ai bien l'impression...

    Comment pouvons-nous contourner les valeurs véhiculées par l'administration Harper et leurs répercussions sur l'ensemble des autres administrations gouvernementales du Canada, et arriver à développer un contexte favorable à l'amélioration des préparatifs pandémiques au pays? Oh là là! Voilà une question à cent mille dollars que ma cervelle, à elle seule, se désespère pour trouver des solutions! Mais en collectivité, à force d'en parler et de faire connaître nos préoccupations, peut-être arriverons-nous à faire évoluer le processus de planification de pandémie au Canada??? Cela ne coûte rien de rêver... »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mercredi 20 août 2008 13h03
    Merci monsieur Brosseau et madame Robichaud
    « Vous avez fait du bon travail... »

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