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Bouchard a coûté plus du double de Taylor

Antoine Robitaille   5 août 2008  Politique
Gérard Bouchard a réclamé près de 400 000 $ en honoraires, contre moins de 200 000 $
pour son coprésident à la commission sur les accommodements raisonnables.
Photo : Jacques Nadeau
Gérard Bouchard a réclamé près de 400 000 $ en honoraires, contre moins de 200 000 $ pour son coprésident à la commission sur les accommodements raisonnables.
Québec — Gérard Bouchard a réclamé des honoraires deux fois plus importants que Charles Taylor pour coprésider la commission sur les accommodements raisonnables.

Selon les documents obtenus par Le Devoir en vertu de la Loi d'accès à l'information, le montant total versé à l'historien et sociologue de l'Université du Québec à Chicoutimi s'élève à 398 162,25 $. Charles Taylor, lui, a touché une somme de 182 187,50 $.

La Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles (CCPARDC), selon son titre officiel, a été mise sur pied le 8 février 2007, et la rédaction du rapport a été terminée le 30 mars 2008, pour une durée de travail totale d'un peu plus de 13 mois. Le rapport intitulé Le Temps de la conciliation a été déposé le 22 mai 2008 et a depuis suscité d'intenses débats. Le gouvernement en a rejeté une recommandation symbolique (retirer le crucifix au Salon bleu) et a fait adopter une motion le jour du dépôt. Mais il tarde à faire connaître sa réaction définitive au rapport.

Les prévisions budgétaires initiales faisaient état d'une somme maximale de 672 410 $ d'honoraires professionnels destinée aux coprésidents Bouchard et Taylor. Ce maximum n'a pas été atteint. Lorsqu'ils ont déposé le rapport, MM. Bouchard et Taylor s'étaient montrés heureux d'annoncer que la CCPARDC avait dépensé un montant de 3,7 millions de dollars sur le budget accordé de 5,1 millions.

Joint hier par Le Devoir, M. Bouchard a expliqué que la disparité entre les montants réellement réclamés par M. Taylor et lui s'explique aisément. Ce dernier s'est mis au travail plus tard que le sociologue parce qu'il devait terminer un contrat d'enseignement à Chicago. Par la suite, le philosophe s'est fracturé le bras, ce qui a considérablement ralenti l'homme de 76 ans, le contraignant même à rater le début des audiences publiques. Notons que M. Taylor a remporté, au printemps 2007, le prix Templeton assorti d'une bourse de 1,5 million de dollars. Fin juin 2008, on lui remettait le prix Kyoto pour sa contribution au domaine de l'éthique et de la pensée: une autre bourse de 450 000 $.

Payés à l'heure

M. Bouchard a aussi précisé que les deux coprésidents avaient été payés à l'heure, et non à la journée de travail, «comme on l'a cru». Autrement dit, toutes les heures étaient payées, même lorsque la journée de travail excédait les huit heures. En effet, dans le décret créant la commission, on précise que les coprésidents «reçoivent des honoraires de 1100 $ par jour établis sur la base d'une journée de huit heures de travail». Le tarif horaire était donc de 137,50 $. «Pour ce qui est du taux horaire qu'on touchait, Charles et moi, on n'a rien réclamé. C'est le premier ministre qui nous a annoncé combien nous gagnerions. Et nous avons fonctionné sur cette base-là.» Par ailleurs, M. Bouchard a réclamé 45 000 $ de frais de voyage, indiquent les documents transmis au Devoir par le Conseil exécutif.

Les audiences de la CCPARDC, qui a siégé dans 15 régions à l'automne 2007, pour un total de 31 jours d'audiences, ont été très suivies. En tout, 22 forums ont été tenus qui ont attiré 3423 personnes, et 900 mémoires ont été déposés: «Tous ces textes ont été lus, et nous avons pu discuter avec leurs auteurs au cours de 328 audiences, durant lesquelles nous avons entendu 241 témoignages», peut-on lire dans le rapport de 307 pages.

Éviter les montants «extravagants»

M. Bouchard a souligné que la différence entre les heures facturées de M. Taylor et lui est en réalité «encore plus considérable», puisque le sociologue a, à un moment donné, décidé de cesser de toucher ses honoraires. «Au mois d'août 2007, j'ai fait des calculs sur des honoraires que j'avais reçus et j'ai calculé ceux que je recevrais si ça continuait au même rythme. Je me suis alors aperçu que j'arriverais à des montants vraiment extravagants», a-t-il raconté hier. À ce moment, il a par conséquent annoncé au gouvernement qu'à partir de la mi-novembre, il travaillerait sans toucher d'honoraires, et ce, jusqu'à la fin de son mandat le 31 mars : «Pendant quatre mois et demi, j'ai donc travaillé sans être payé. Il s'est trouvé que ça a été la période la plus intense. J'estime que j'ai laissé près d'un quart de million d'honoraires à l'État.»

En guise de comparaison, l'ancien ministre Claude Castonguay a reçu des émoluments d'un peu plus de 140 000 $ pour un peu moins d'un an de travail comme président du Groupe de travail sur le financement du système de santé (dont le coût global a été de 500 000 $). Président de la Commission d'enquête sur l'effondrement du viaduc de la Concorde créée en octobre 2006, l'ancien premier ministre et avocat chez Heenan Blaikie, Pierre Marc Johnson, lui, touchait un salaire horaire de 245 $. Huit mois après la création de la commission, le 30 juin, M. Johnson, de même que ses adjoints Roger Nicolet (150 $ l'heure) et Armand Couture (146 $ l'heure) avaient touché des honoraires totalisant 293 067 $. La commission Johnson, qui a remis son rapport le 15 octobre 2007, a finalement coûté 6,4 millions de dollars.






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  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 5 août 2008 05h57
    Comme d'habitude...
    « Comme d'habitude, M. Robitaille ne s'éloigne pas beaucoup du mauvais journalisme. Pourquoi lance-t-il son texte avec l'affirmation:"Gérard Bouchard a réclamé des honoraires deux fois plus importants que Charles Taylor pour coprésider la commission sur les accommodements raisonnables." alors qu'en réalité, les renseignements qu'il a obtenus indiquent exactement le contraire. Si on compte toutes les heures de travail, y compris le bénévolat, on arriverait à produire un texte tout à fait différent.
    Je sais que pour être lu, il faut attirer l'attention; mais pas au dépens de la vérité,

    Georges Paquet »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 5 août 2008 08h20
    Affligeant.
    « Pour saluer Alexandre Soljenitsyne voici fort à propos pour cet article un court extrait de son discours de 1978, « Le déclin du courage » : « Étant donné que l'on a besoin d'une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d'avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s'installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d'opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d'État touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l'intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c'est un slogan faux, fruit d'une époque fausse ; d'une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n'a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d'information. (...) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l'Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d'idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d'esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d'intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d'une compétition mais d'une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant. »
    De toutes façons, le journal de demain est déjà périmé. Affligeant. »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    mardi 5 août 2008 08h24
    Encore de notre argent qui s'envole dans les commissions
    « On aurait pu connaître les mêmes conclusions par une commission parlementaire ou par les fonctionnaires qui travaillent pour l'état. Mais non, il faut jeter de la poudre aux yeux et M. Charest ne connaît pas la valeur de l'argent. Il a beau baissé les impôts??? mais on se fait attraper par une autre dépense ou une augmentation de taxes déguisées. Nos deux bons vieux Bouchard-Taylor se sont enrichis et le compte de banque minote... C'est un bon accommodement "déraisonnable" »

  • Lise Chayer
    Inscrite
    mardi 5 août 2008 09h00
    Titre indigne du Devoir!
    « Pourquoi ce titre? Jaunisme! Pas digne du Devoir! Quel est l'intérêt de dénigrer toujours les Québécois francophones? Je remarque que c'est la tendance actuelle tant dans les journaux qu'à la télé et à la radio. J'en suis réduite à devoir écouter les nouvelles sur TV-5 ou sur la BBC pour avoir de vrais nouvelles et non du "commérage" de bas étage. Même le Devoir s'y met. Notre société s'appauvrit sans cesse et nos "supposés" élus (journalistes et diffuseurs de toutes sortes) ne font rien pour améliorer la situation au contraite, ils l'enveniment! Tout à fait d'accord avec M. Paquet, précédent "réagisseur".
    Lise Chayer »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 09h05
    45k pour 31 jours....
    « ca fait une moyenne de 1451$ par jour pour l'hotel, la bouffe et le transport!

    Je me souviens que dans le temps (il y a une dizaine d'années) le per diem au gouvernement était de 120$ par jour pour l'hotel et les repas »

  • Lise Chayer
    Inscrite
    mardi 5 août 2008 09h11
    Extrêmement déçue du Devoir, ce matin!
    « Je vous écrit il y a quelques minutes mais ayant éprouvé des difficultés avec MSN, je ne sais pas si le message est arrivé. Je suis outrée 1) du titre de l'article qui dit le contraire de l'article, 2) de l'insignifiance et du commérage de bas étage dont Le Devoir, par l'entremise d'Antoine Robitaille, fait preuve. Dénigrer est la nouvelle devise du Québec et dénigrer plus particulièrement les Québécois francophones. Jamais on ne lit une manchette où on fait part aux lecteurs des bons coups des nôtres, ce qui pourrait aider à rehausser le niveau de fierté des québécois et des québécoises. Non, systématiquement, on dénigre. Tout est tellement mieux ailleurs, en France plus particulièrement. Bien sûr puisque notre "élite journalistique" connaît mieux la France que le Québec et ne daigne pas perdre son temps à le connaître en profondeur ce Québec. On se contente de survoler en surface et de participer au "commérage" collectif du "milieu". Je trouve l'attitude de nos "journalistes", le mot est peut-être trop fort pour une grande majorité d'entre eux mais on est à la mode, on nivèle par le bas et le très bas!
    Lise Chayer »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 5 août 2008 09h12
    Ça coûte cher les commissions créées par le gouvernement !
    « C'est vrai qu'on a vu et entendu beaucoup souvent Gérard Bouchard que Charles Taylor durant les travaux tenus par la Commission sur les accommodements raisonnables. D'ailleurs, M. Taylor était absent lors des premières audiences. De plus, quand il était présent, contrairement à son confrère, on l'entendait peu parler. M. Bouchard avait donc de bonnes raisons de réclamer des honoraires plus élevés.

    N'empêche que tout ça laisse songeur. Comme bien d'autres, la Commission Bouchard-Taylor a coûté cher et son rapport s'est retrouvé sur les tablettes. Encore de l'argent des contribuables dépensé pour rien !

    N'empêche que tout »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 5 août 2008 09h30
    Encore l'histoire du petit pain
    « Je suis en général en désaccord avec les conclusions de Gérard Bouchard, mais il n'aurait pas dû sacrifier quatre mois d'honoraires pour éviter des sommes extravagantes. Il a travaillé et devait être payé en conséquence. Quand on pense à tous ces petits et gros contrats bidons que les élus accordent à des «'titsamis»...
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 5 août 2008 09h32
    Titre tendancieux
    « George Paquet a raison, le titre est tendancieux. Qu'ont donc les chroniqueurs politiques québécois contre leurs semblables ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Yves Lajoie R.I.O.P.F.Q.
    Abonné
    mardi 5 août 2008 09h42
    Cheap shot!
    « Très mauvais titre à cet article.
    Quand on le lit, il aurait fallu titrer :
    « Bouchard travaille quatre mois et demi sans honoraires » ou
    « Bouchard laisse un quart de million en honoraire à l'État ».
    M. Robitaille ou M. le chef de pupitre, vous avez vraiment fait une cheap shot!
    Yves Lajoie. »

  • Réal Ouellet
    Abonné
    mardi 5 août 2008 09h51
    Le titrage
    « Bel exemple de titre assassin! »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 5 août 2008 10h02
    C'est pas beaucoup !
    « Monsieur Bouchard présidait et intervenait autrement plus que monsieur Taylor et ce n'est pas le double mais bien 3 ou 4 fois plus qu'il méritait même si je ne suis pas d'accord avec le rapport produit.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 5 août 2008 10h18
    Trois "tablettes" pour $11 millions...
    « Pauvre "curé de province" qui a "travaillé" en "pure perte" pendant près de trois mois et demi "sans être payé"(?!?) après avoir "bénéficié" d'émoluments de 400 000$ (sans compter des frais de voyage de 45 000$) pour un rapport qui rejoint celui de Johnson et Castonguay sur des tablettes déja "surchargées"!
    Après tout, n'est-ce pas une aubaine, rendus où nous en sommes avec tous ces rapports qui s'entassent, on en est plus à $11 millions près, pas vrai?
    Tout de même bizarre que Castonguay qui a, paraît-il, "oeuvré" pendant aussi longtemps qu'eux, sinon plus,
    n'ait réclamé que 140 000$ sur un "pauvre budget" d'un demi-million pourtant "alloué" à une commission sur le financement d'un système de santé autrement plus important que celle d'une "balloune d'accomodements raisonnables" soufflée principalement par des médias en mal d'audience et de copies!
    Comme dit la publicité: "Y doit sûrement y avoir une erreur quelque part!" De toute façon, les "cons-tribuables" sont toujours là, prêts à tout gober ce qu'on leur lance, peu importe les allégeances, ils n'ont qu'à voter et payer par la suite... »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    mardi 5 août 2008 11h31
    Et puis?
    « Où est le problème? »

  • Zoé Gagnon Paquin
    Inscrite
    mardi 5 août 2008 11h41
    Oh non! Pas ça, pas ici!
    « Cet article d'Antoine Robitaille fait tache, surtout en raison de son titre innapproprié.

    Quand on sait que M. Robitaille contribue régulièrement au Devoir, on ne peut pas l'excuser en mettant sa gaffe sur le compte de la maladresse du journaliste d'occasion. Et qu'en est-il de l'équipe de rédaction? Quelle mouche les a piqué? N'y a-t-il donc plus lieu de respecter le Devoir?

    Nous sommes sans doute plusieurs à compter sur le Devoir pour faire paraître de temps à autres des pièces exceptionnelles, et pour nous approvisionner le reste du temps de morceaux intéressants et de bon goût, qui relèvent de dossiers pertinents. Va-t-on croire que tout ce qui se rapporte à la Commission Bouchard-Taylor est pertinent pour Le Devoir simplement parce qu'on peut y coller le nom de ce dossier?

    Au-delà de la tournure affligeante du dramatique ''Bouchard a coûté plus du double de Taylor'', le sujet même de l'article - les honoraires et frais divers d'une commission parlementaire - est d'un assez faible intérêt et malhabilement dramatisé. Une analyse comparative sérieuse constituerait à mes yeux un minimum pour asseoir un sujet de ce genre. Laissons les détails épars présentés ici aux commères assoiffées de pseudo-scandales.

    Étais-je censée m'indigner de ce que rapportait l'article de M. Robitaille? Bah! Souhaitons-nous meilleure chance la prochaine fois! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 11h50
    Prolifération des royalistes sangsues libérales.
    « Dans les marais et bourbiers de l'inaction de l'actuelle minoritaire marionnette qui s'agite au bout des ficelles de ses spectaculaires sparages qui n'aboutissent nulle part et ne font que tout envaser et que tout embrouiller, voilà que prolifèrent et grenouillent les royalistes sangsues suçoteuses qui viennent se gonfler aux pompes de «Monsieur Rabaska», le gazeux maître incontesté de la domination et de l'exploitation, par voies de commissions que président d'intéressés pantins dont les rapports sont marqués des sceaux de la stérilité et jetés aux classeurs verts, sous l'étiquette libérale: «je me souviens qu'il m'est vital d'oublier mes promesses, mes engagements, mes responsabilités, mes ..., mes ... ,».

    Compte tenu de la nullité des résultats du mandat scandaleusement commandité par les voyeuristes et exhibitionnistes rédacteurs et photographes des médias qui sont à la solde du PLQ, les émoluments de Gérard Bouchard et de Charles Taylor et toutes les autres dépenses de cette populiste extravaganza des plus désespérément folichonne, irréparablement coûteuse et idiotement loufoque, ne font qu'entretenir la nausée que ce genre d'incurie cause, à coup sûr. Aucun des prédécesseurs de l'actuel PM n'a eu le culot de faire faire son job par une fratrie politique faite de d'intérêts, de collusions et de copineries. Personne, avant 2003, n'a eu le culot de réclamer forte rémunération et faramineux comptes de dépenses ou, pire encore, double rémunération pour le NON-FAIRE et le FAIRE-FAIRE le plus intriguant de l'histoire moderne du Québec...

    Depuis 2003 et notamment depuis 2007, ça sent le varech libéral à plein nez et à un point tel que les Oppositions sont sous le coup de l'asphyxie quasi totale et de ses effets secondaires les plus pervers.

    Les génériques «POT DE VIN» et «FAVORITISME», «FOURBERIES» ET «ABUS TOUS AZIMUTS», ces «dénominateurs communs» de l'exploitation (restons polis), ont d'ores et déjà des NOMS et des PRÉNOMS. Au chapitre des conséquences, ça ne change absolument rien, puisque ces prénommés et nommés jouissent des couvertures de l'immunité totale et de l'impunité absolue. À plus d'un égard, Chuck Guitté, est une innocente victime. Dans le portrait global de l'actuel calvaire politique québécois, il fait plutôt figure de larron du paradis des «christs», ces intouchables desperados des maffieuses gouvernances politiques du 3e millénaire qui occupent les niches des divinités que tentent de devenir les maléfiques poussahs du népotisme démocratique québécois que prend soin de définir en exclusivité «LE CLIENTELISME DU POUVOIR DES LIBERAUX PROVINCIAUX ET FEDERAUX».

    Au balcon des triomphalistes thuriféraires, (ces admirateurs et fervents adulateurs de l'actuel souverain pope au double revenu et voué aux libéralités sans frontières, dont certaines sont plus scandaleuses que d'autres, si l'on considère les résultats concrets mis en relations avec les coûts ou plutôt avec ce que l'on connaît des coûts qui sortent d'une spirale démentielle), il n'y a pas ténor plus agressant et assourdissant, il n'y a pas acteur plus fanfaron et fendant que Gérard Bouchard. Même si elles lui vont comme un gant, l'arrogance et la suffisance de ce pantin du nord dépassent l'entendement.

    Toutes ces sangsues de l'actuelle ingouvernance libérale achèvent et tueront le trop peu qui restait de l'honorabilité, de l'incorruptibilité, de la respectabilité, de l'autorité et de la crédibilité dont les gouvernants nationaux, régionaux et locaux doivent être immanquablement et indéfectiblement les porteurs de l'exemplarité, au tout premier chef et en tout temps. Toutes les sangsues du vaseux bourbier libéral 2008 achèvent et finiront, trop tôt hélas, par tuer le trop peu qui reste de la moralité et des vertus essentielles des gouvernants, ces qualités minimales que les gouvernés réclament à grands cris, du fond des cales d'une galère devenue infernale, mais que les médias aplaventristes, sondeurs entichés du rouge et commanditaires flagorneurs persistent à qualifier de paradisiaque...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 5 août 2008 12h33
    Mongrain a pris sa retraite
    « M.Robitaille, ne vous sentez surtout pas obligé de le remplacer...
    Pour tous les chroniqueurs à la petite semaine:
    1.- il n'y a pas eu que les 31 jours d'audience. Il a fallu la préparation et ensuite la rédaction d'un document,
    2.- la Commission n'aurait pas été inutile si la gent politique avait mis ses culottes et appliqué ses recommandations (entre autres, retirer le fämeux crucifix de l'Assemblée Nationale)
    3.- on devrait plutôt se réjouir que la Commission ait coûté moins cher que prévu!!! »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mardi 5 août 2008 12h51
    Dire qu'il y en a qui prennent sa défense...quelle pitié
    « Comme quoi, on n'a pas encore touché le fond (du baril). »

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    mardi 5 août 2008 13h10
    Bravo au Devoir et à Antoine Robitaille
    « S'attaquer au rapport de messieurs Bouchard et Taylor et à son coût n'est pas critiquer les francophones ou les québécois c'est les protéger !

    Est-ce que va cessez l'attaque contre la liberté d'expression au Québec ? C'est vrai que c'est au fond le but de la commission comme il est suggéré dans leur rapport, couper la liberté d'expression des journalistes et québécois.

    À chaque fois qu'un journaliste fait part d'une information et que ça ne fait pas l'affaire de certains on attaque personnellement le messager pour l'humilier, l'intimider et leur faire fermer leur gueule !!! Quand on ne décide pas de les poursuivre et leur faire du harcèlement juridique pour les ''tasser'' de la circulation.

    ''Crisser'' donc la paix aux jounalistes et aux journaux. Le but n'est pas d'avoir tort ou raison le but est d'informer selon un point de vue, certes, mais autant il y a de journalistes au tant il y a de points de vu différents. Les gens sont assez intelligent pour prendre ce qui fait leur affaire et se faire leur propre idée.

    Lorsque j'entends certains dirent qu'il vaut mieux garder les québécois dans l'ignorance droit de ne pas savoir...)Quel être crasseux qui comme Bouchard Taylor prend les québécois pour des imbéciles. Quel ego demesuré de croire que lui a le droit de savoir pour mieux manipuler le peuple, cependant le peuple lui n'aurait pas ce même droit ???

    Vous aussi pouvez argumenter et défendre vos idées au lieu de vous attaquer personnellement aux personnes et journaux attaquez-vous donc aux idées. Le problème est peut-être que malgré le fait de votre supériorité intellectuelle,selon vous, sur le peuple est d'un egocentrisme crasseux puisque vous n'arrivez qu'à critiquer sans avoir l'intelligence de trouver des avantages à ce fameux rapport mal;gré les coûts qu'il a engendré. Remarquez que c'est peut-être qu'il n'y a eu aucun avantage pour les québécois à faire faire ce rapport.

    Voilà ce que pensent et veux le peuple québécois, selon moi.

    http://www.vigile.net/Les-commissaires-possedent-peut

    Ce que veulent les québécois n'est pas tout à fait ce que dit ce fameux rapport, à mon point de vu personnel.

    Ce rapport est tout simple une philosophie pondue par ces intellectuelles égocentriques pour manipuler la conscience du peuple et les retourner sous le joug de la religion pour mieux les exploiter.

    - Prix Templeton obtenu par Charles Taylor...ce prix est décerné à ceux qui font le plus dans le monde pour favoriser le retour du religieux en manipulant les consciences du peuple.

    - Prix Kyoto...nom très bien choisi, faisant inconsciemment référence à la protection de l'environnement qui ne peut qu'attiré la sympatie. C'est de la manipulation simple et pure. Le nom qui conviendrait le mieux à ce prix est plutôt '' Récompense pour promouvoir l'islamination du monde ''

    http://www.canoe.com/infos/international/archives/2008/06/20080626-073905.html

    Voir numéro 37 Charles Taylor, le magazine prospect titre''Les intellectuels musulmans désignés comme les plus influents '' ???

    http://www.prospect-magazine.co.uk/article_details.php?id=10261

    Tant qu'à moi pour ce qui est des commissaires je déposerais une poursuite pour fraude et manipulation intellectuel ainsi que de crime contre la nation québécoise. En exigeant le remboursement des sommes qui leur ont été versé des poches des québécois. De plus à titre exemplaire et en dommages et intérêts une réclamation de $500 milles chacun, plus l'extradition du Québec, pour avoir fait une fausse commission qui ne représente pas du tout la réalité, pour avoir plutôt fait presque qu'un copié collé d'une philosophie de dénationilisation de la notion québécoise.

    Finalement le rapport était déjà écris avant la commission...en plus l'intellectuel crasseux se fait même en plus passer pour un nationaliste !!! Les souverainistes seraient ses frères, sa famille ?? Jusqu'ou peut aller cette manipulation intellectuel diabolique ?

    De surcroît, même si la commission Bouchard Taylor n'a pas réussi à faire approuver les recommendations par l'assemblée nationale avant la fermeture de la dernière session, ils commençent déjà les inscriptions aux cours de manipulation des consciences sociales pour les pousser à la cause religieuse, comment mieux les endoctriner à l'ère du 21ième siècle, à l'université de Sherbrooke. À commencer à former les fameuses organisation qui s'occupera d'accorder et favoriser les accomdements religieux, pour commencer à nous dénationaliser et avec l'argent de nos poches en plus ! Les gourvernements actuels ont de l'argent à leur donné à eux mais pas aux hopitaux...

    Voir : http://www.vigile.net/Bock-Cote-contre-les-fossoyeurs-de

    Quoi qu'il en soit je suis un peu frustré de les voir manipuler crapuleusement les consciences du peuple ainsi.
    C'est mon point qui en vaut un autre, qui doit aussi être mis dans la balance à vous de prendre ou de laisser ce qui vous convient ou pas puisque personne ne détient vraiment la vérité mais peut-être que tous ensemble on pourrait la trouver.

    C'est ça la liberté d'expression, la démocratie, la liberté.

    Vive le Québec libre !

    Sylvie R. Tremblay
    Parti Jeanne du Lys (Prochain parti au pouvoir) »

  • Daniel Normandin
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 13h35
    Les émoluments décrétés par le gouvernement Charest sont justifiés et amplement mérités.
    « Monsieur Robitaille,

    Je ne sais pas pourquoi vous avez pondu une telle recherche sur la facture "payée" par le gouvernement Charest à Messieurs Bouchard et Taylor et surtout pourquoi les avoir opposés l'un à l'autre ainsi.
    J'y vois un certain mépris et une certaine mesquinerie dans votre propos. Tout est dans le sous-entendu bien évidemment!
    Pour avoir assister assidûment aux forums et témoignages lors des audiences à Montréal ainsi qu'à deux journées organisées par l'INM à l'UQAM, je peux vous affirmer qu'il n'y a pas eu de dérapage ni de temps mort.
    Malgré la couverture médiatique - pas toujours tempérée à l'occasion - la probité et la rigueur intellectuelle de ces deux grands québécois, ont permis de cerner avec acuité le problème de l'intégration des immigrants, et surtout de démontrer que le Québec est un endroit où la diversité culturelle peut s'émanciper dans le respect et l'acceptation de l'Autre.
    Malheureusement, le discours de nos politiciens sur le sujet sonne faux! Et nous attendons encore à ce qu'ils prennent action suite aux recommandations de la Commission. »

  • Serge Maltais
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 16h00
    Toujours le même ce Robitaille
    « Ce type de papier n'est guère surprenant. Il est celui d'un journaliste abhorrant les partisans d'une remise en cause de la frange conservatrice du nationalisme québécois. Une frange ayant fait l'apologie il y a quelques temps d'une pseudo étude postulant les méfaits de la diversité. Et qui va chercher des arguments dans ce type de registre: votre nouveau philosophe de salon patenté nommé Antoine Robitaille.
    Il me rappelle ces nouveaux philosophes parisiens des années 1960-70: ces partisans d'une conception élitiste et quasi-censitaire de la démocratie.
    Et pourtantje suis loin de partager l'optimisme libéral de Gérard Bouchard. Mais de là à faire dans l'anathème face à mes adversaire !!!
    Je salue l'indignation des mes prédécesseurs.

    Tristes tropiques ! »

  • Serge Maltais
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 16h02
    Toujours le même ce Robitaille
    « Ce type de papier n'est guère surprenant. Il est celui d'un journaliste abhorrant les partisans d'une remise en cause de la frange conservatrice du nationalisme québécois. Une frange ayant fait l'apologie il y a quelques temps d'une pseudo étude postulant les méfaits de la diversité. Et qui va chercher des arguments dans ce type de registre: votre nouveau philosophe de salon patenté nommé Antoine Robitaille.
    Il me rappelle ces nouveaux philosophes parisiens des années 1960-70: ces partisans d'une conception élitiste et quasi-censitaire de la démocratie.
    Et pourtantje suis loin de partager l'optimisme libéral de Gérard Bouchard. Mais de là à faire dans l'anathème face à mes adversaire !!!
    Je salue l'indignation des mes prédécesseurs.

    Tristes tropiques ! »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mardi 5 août 2008 18h09
    La perte de crédibilité se paye!
    « Peut-être que M.Bouchard a perdu deux fois plus de crédibilité(par sa faute) que M.Taylor dans cette épreuve! Cette étude qui a choqué plusieurs québécois ne valait certes pas le prix qu'elle a coûté. Peut-être que M. Bouchard aurait préféré un peu moins de sous pour conserver sa crédibilité. »

  • François M. Taisne
    Inscrit
    mardi 5 août 2008 23h13
    Les sociologues et le cash
    « Après que le sociologue et ex-recteur de l'UQAM a fait sortit le cash de son institution, voici un autre sociologue qui dépense allègrement.
    Loiselle de l'Union Nationale avait raison. Tous des lologues! »

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