Une fois suffit à Mulroney
Photo : Agence Reuters
Brian Mulroney lors de son témoignage devant le Comité parlementaire sur l’éthique.
Ottawa — Brian Mulroney refuse de revenir témoigner devant le Comité parlementaire sur l'éthique, à Ottawa, au sujet de ses transactions controversées avec le marchand d'armes et lobbyiste Karlheinz Schreiber. Par l'intermédiaire de son avocat, Guy Pratte, l'ex-premier ministre a «respectueusement décliné» l'invitation du comité à le rencontrer une deuxième fois, aujourd'hui.
Dans une lettre au greffier du comité, M. Pratte note que son client a fourni quatre heures de témoignage devant le comité en décembre dernier, ainsi que des copies des documents pertinents. De plus, souligne-t-il, le comité a clos son enquête sur cette affaire en avril et a déjà remis son rapport au Parlement. L'avocat en conclut qu'il ne servirait à rien que M. Mulroney revienne encore une fois devant le comité parlementaire. Quoi qu'il en soit, ajoute-t-il, il faut maintenant laisser l'enquête publique à venir suivre son cours.
Les membres de l'opposition au sein du comité n'ont pas apprécié ce refus, eux qui avaient décidé le mois dernier, à l'encontre des objections de leurs collègues conservateurs, de reprendre leur investigation précisément parce que l'enquête publique promise par le premier ministre Stephen Harper il y a six mois ne s'est toujours pas matérialisée.
Le néo-démocrate Pat Martin a déclaré que la convocation, le 12 juin, n'était «pas optionnelle» mais «obligatoire». Le président du comité, Paul Szabo, a cependant indiqué que le comité avait déjà décidé de ne pas forcer la main de l'ex-premier ministre en lui envoyant une citation à comparaître.
M. Szabo a laissé entendre que le comité pourrait décider de siéger cet été si M. Harper n'a toujours nommé personne pour présider l'enquête publique.
Entre autres, M. Szabo a précisé que le comité pourrait vouloir entendre aussi le sénateur Lowell Murray, un ex-ministre du cabinet de M. Mulroney qui était responsable du développement économique des provinces atlantiques. M. Murray a révélé que M. Mulroney lui avait demandé de faire avancer la proposition d'une société allemande de construire une usine de blindés légers au Cap-Breton. À l'insu de M. Murray, son travail a aidé certains lobbyistes amis de M. Mulroney à toucher de grosses commissions de la part de M. Schreiber, un lobbyiste pour le manufacturier allemand d'armes. L'usine n'a jamais été construite.
M. Mulroney a reconnu avoir touché 225 000 $ comptant de Karlheinz Schreiber pour promouvoir les blindés légers de fabrication allemande à l'étranger. Le marchand d'armes dit avoir remis 300 000 $ à M. Mulroney et que ce dernier devait faire du lobbying auprès du gouvernement canadien, ce qui aurait constitué une violation des règles d'éthique fédérales.
Dans une lettre au greffier du comité, M. Pratte note que son client a fourni quatre heures de témoignage devant le comité en décembre dernier, ainsi que des copies des documents pertinents. De plus, souligne-t-il, le comité a clos son enquête sur cette affaire en avril et a déjà remis son rapport au Parlement. L'avocat en conclut qu'il ne servirait à rien que M. Mulroney revienne encore une fois devant le comité parlementaire. Quoi qu'il en soit, ajoute-t-il, il faut maintenant laisser l'enquête publique à venir suivre son cours.
Les membres de l'opposition au sein du comité n'ont pas apprécié ce refus, eux qui avaient décidé le mois dernier, à l'encontre des objections de leurs collègues conservateurs, de reprendre leur investigation précisément parce que l'enquête publique promise par le premier ministre Stephen Harper il y a six mois ne s'est toujours pas matérialisée.
Le néo-démocrate Pat Martin a déclaré que la convocation, le 12 juin, n'était «pas optionnelle» mais «obligatoire». Le président du comité, Paul Szabo, a cependant indiqué que le comité avait déjà décidé de ne pas forcer la main de l'ex-premier ministre en lui envoyant une citation à comparaître.
M. Szabo a laissé entendre que le comité pourrait décider de siéger cet été si M. Harper n'a toujours nommé personne pour présider l'enquête publique.
Entre autres, M. Szabo a précisé que le comité pourrait vouloir entendre aussi le sénateur Lowell Murray, un ex-ministre du cabinet de M. Mulroney qui était responsable du développement économique des provinces atlantiques. M. Murray a révélé que M. Mulroney lui avait demandé de faire avancer la proposition d'une société allemande de construire une usine de blindés légers au Cap-Breton. À l'insu de M. Murray, son travail a aidé certains lobbyistes amis de M. Mulroney à toucher de grosses commissions de la part de M. Schreiber, un lobbyiste pour le manufacturier allemand d'armes. L'usine n'a jamais été construite.
M. Mulroney a reconnu avoir touché 225 000 $ comptant de Karlheinz Schreiber pour promouvoir les blindés légers de fabrication allemande à l'étranger. Le marchand d'armes dit avoir remis 300 000 $ à M. Mulroney et que ce dernier devait faire du lobbying auprès du gouvernement canadien, ce qui aurait constitué une violation des règles d'éthique fédérales.
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