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La langue de demain

Michel David   27 mai 2008  Politique
S'il avait réussi à mettre la main sur les chapitres du rapport Bouchard-Taylor obtenus par The Gazette cinq jours avant sa publication, il y a fort à parier que Le Devoir en aurait fait un compte rendu analogue.
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  • Antoine Beaulé
    Abonné
    mardi 27 mai 2008 09h10
    forme dassimilation
    « cette analyse me demontre lassimilation lente et tranquille de montreal,car le rapport etait plutot montrealiste...bonne journee. »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    mardi 27 mai 2008 09h37
    Déja vu!
    « Il y a un livre (même deux)très intéressant écrit par un universitaire de Laval-LE RÊVE BRISÉ-que devrait lire toutes nos grosses têtes mal faites pour comprendre qu'une langue est un phénomène social vivant qui peut se modifier jusuq'à disparaître sous des pressions politiques et/ou économiques etaussi psychologiques.Et le Québec est en plein dedans.
    C'est l'histoire d'un million et demi des nôtres qui ont franchi la frontière sud pour un meilleur sort entre
    1840 et 1920.Malgré l'effort colossal déployé par leurs élites durant plus de 125 ans,vers la fin de la deuxième guerre mondiale,entre 1945 et 1960,la jeune génération a décroché de la langue francaise pour n'y plus revenir.Dans les foyers,le bilinguisme était si florissant que les enfants s'adressaient en anglais à leur parents qui rageaient en leur répondant en francais.Le Québec s'approche à grands pas de cette situation irréversible et nos ``zélites``et nos `zintellectuels``continuent de faire la promotion de la langue du vainqueur...Ainsi font,font,font,les petites marionnettes...ainsi font,font font,trois petits tours et ûis s'en vont.
    QUI POTEST CAPERE CAPIAT.c.pELCHAT »

  • André Racicot
    Abonné
    mardi 27 mai 2008 10h41
    Le prix à payer...
    « Lors des deux référendums, les partisans du Non ont sans cesse agité des épouvantails sur les conséquences qu'il y aurait à voter Oui. Mais on a peu parlé de ce qui arriverait si on votait Non. Le prix à payer est très lourd. Notre État provincial peine à défendre le français, parce qu'il ne dispose pas de tous les pouvoirs politiques et économiques pour le faire. Et ce sera ainsi tant que le bon peuple québécois ne se décidera pas à sortir de la fédération canadienne. »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    mardi 27 mai 2008 10h56
    Les jeunes québécois rejettent la langue de bois
    « La meilleure façon d'assurer le rayonnement de la langue française est de commencer par bien l'apprendre pour bien la parler, pour ensuite bien l'enseigner à nos enfants, à la maison d'abord et à l'école ensuite. Appliquons-nous à bien la parler et à bien l'écrire, avec fierté et en en vantant la beauté, tout en étant ouvert à l'enrichissement des autres cultures qui sont autant de portes ouvertes sur le monde. Ce qui ne veut pas dire pour autant de renier la nôtre, bien au contraire!

    Vous soulignez avec raison "que les jeunes québécois ne considèrent plus l'anglais comme la langue de l'envahisseur et qu'il est indéniable que l'apprentissage d'une ou de plusieurs autres langues constitue une source d'enrichissement personnel." Bien dit!

    Le Conseil supérieur de la langue française constate aussi que pour les jeunes québécois "l'usage de l'anglais est un incontournable dans le milieu du travail. C'est la langue du commerce des affaires, la langue internationale, celle qui ouvre toutes les portes." Ils sont d'ailleurs opposés à tout renforcement de la loi 101 et rejoignent beaucoup les conclusions de Bouchard-Taylor.

    Car les jeunes savent, eux, qu'ils doivent aussi maîtriser l'anglais qui est la langue internationale, s'ils veulent voyager à travers le monde et décrocher les meilleurs emplois. Heureusement qu'ils ont jeté aux orties l'idée fausse et dépassée que l'anglais n'est que la langue de l'envahisseur, ils sont rendus bien plus loin, ils sont plus évolués que ceux et celles qui nous radotent ce mantra depuis 40 ans, pour maintenir bien vivante la peur identitaire à des fins partisanes, ils sont d'abord des citoyens québécois bien fiers de leurs racines, ce qui ne les empêche pas de vouloir devenir aussi des citoyens du monde ouverts aux autres cultures et aux autres langues.

    Sinon, ils devront faire comme Pauline Marois, incapable de répondre aux questions posées en anglais comme tout chef d'état doit pouvoir le faire, sans être obligée de se tasser comme elle le fait pour laisser quelqu'un d'autre répondre à sa place. Les jeunes québécois ne veulent pas se tasser pour laisser les autres répondre à leur place, ils veulent répondre eux-mêmes car ils en sont capables et la langue de bois ne les intéresse pas.

    Ils sont vraiment rendus bien plus loin, leurs yeux se portent à l'échelle planétaire et les chicanes sur la langue ne les intéresse pas car ils recherchent l'harmonie et non la guerre, qu'elle soit linguistique ou autre. Oui, nos enfants sont vraiment rendus ailleurs, au-dessus des chicanes stériles. Et c'est tant mieux pour le Québec d'aujourd'hui et de demain! »

  • martin dubois
    Abonné
    mardi 27 mai 2008 11h09
    La SSJB a le mauvais Président !
    « M. Dorion, à mon avis, est un fort mauvais Président pour la Société St-Jean-Baptiste de Montréal. Même si elle était effectuée à titre personnel, la prise de position de M. Dorion en faveur du port du voile, exprimée très publiquement à la commission Bouchard-Taylor, teinte désormais toutes les actions que M. Dorion prend au nom de la Société St-Jean-Baptiste.
    S'attaquer à The Gazette permet surtout à M. Dorion d'approuver par la bande le rapport de la commission, et cela contre les intérêts des nationalistes et des membres qui ne partagent pas ses opinions. En fait, M. Dorion est Président à la SSJB depuis si longtemps qu'il ne semble plus faire de différence entre son rôle et sa personne.
    Si c'était le cas, il se serait bien sûr abstenu d'exprimer son point de vue personnel en public par respect pour le devoir de réserve que lui imposent ses fonctions. Il serait aussi capable de dénoncer directement plusieurs aspects du rapport Bouchard-Taylor, comme le font plusieurs chroniqueurs politiques, comme le font aussi le Parti Québécois et le Bloc Québécois.
    Malheureusement, Jean Dorion a déjà entrepris de convertir la SSJB à ses vues personnelles sur l'immigration et sur les accommodements. Il s'agit à mon avis d'un manque de jugement évident, et surtout d'une orientation qui ne réflète pas l'opinion de la très grande majorité des membres de la SSJB. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 27 mai 2008 11h16
    Groupe ethnoculturel prépondérant ?
    « Le groupe ethnoculturel prépondérant va subsister tant que l'on pourra lui définir une frontière.

    Le problème, c'est que la frontière rapetisse de plus en plus.

    C'est toujours la même rengaine. Comment peut-on affirmer que le français est prépondérant en Amérique du Nord. Car, c'est bien de cela dont on parle.

    Si les francophones ne veulent pas ou inconsciemment ne préservent pas leur langue, c'est une autre question.

    De plus, pourquoi ouverture sur le monde signifierait nécessairement et uniquement parler Anglais.

    N'oubliez pas que c'est l'argent qui parle. Je parle à mon client dans sa langue. Je parle à mon fournisseur dans ma langue.

    Qu'est ce que d'être ouvert sur le monde, si ce n'est de se respeter et de respecter las autres ? »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mercredi 28 mai 2008 13h02
    Contrôle du Québec
    « Sur le territoire du Québec, il ne fait pas de doute que le français va en rapetissant.

    C'est aux Québécois de démontrer ce dont ils sont capables et d'exiger que ça se passe en français.

    C'est une simple question de dignité, de droit à l'existence »

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