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Politisation croissante de l'Agence de protection environnementale des États-Unis

Comme à l'époque de Ronald Reagan, la fin de règne de l'administration Bush sera marquée par une perte de crédibilité majeure de l'Agence de protection environnementale (Environmental Protection Agency ou EPA), cette perle des institutions politiques des États-Unis, autour de laquelle se multiplient depuis quelque temps les scandales.

Le dernier en date est survenu la semaine dernière, alors que la responsable en chef du bureau régional du Midwest, situé à Chicago, Mary Gade, a démissionné de son poste pour avoir trop insisté pour que la Dow Chemical nettoie trois sites contaminés à la dioxine par ses installations après des années de tergiversations.

Selon les déclarations de Mary Gade à The Tribune, un quotidien de Saginaw, au Michigan, deux adjoints de l'administrateur de l'agence fédérale lui ont clairement indiqué que c'était sa démission ou un renvoi pur et simple le 1er juin. La Tribune de Saginaw a obtenu toute une série de documents de l'EPA par la loi d'accès à l'information fédérale qui démontrent que Dow Chemical a fait d'importantes pressions sur l'administration Bush et l'administrateur de l'EPA, Stephen Johnson, en raison de l'insistance de l'ancienne procureure de grandes sociétés multinationales, comme Dow. Contre toute attente, Mme Gade a tenu à faire décontaminer une rivière polluée à la dioxine entre l'usine de Dow à Midland, au Michigan, et la baie de Saginaw, au lac Huron.

Mary Gade avait invoqué l'été dernier ses pouvoirs spéciaux pour forcer Dow Chemical à nettoyer au moins trois secteurs contaminés, dont un affichait des concentrations de 1,6 million de parties par billion, soit la plus forte concentration de dioxines jamais mesurée aux États-Unis, en incluant Love Canal et Times Beach, une ville contaminée qui a dû être évacuée et rasée dans les années 80. Dow, selon le Tribune, aurait essayé de s'en tirer avec un nettoyage moins coûteux, mais Mary Gade a rompu les pourparlers en janvier en l'accusant de compromettre la sécurité publique et les équilibres écologiques. C'est alors que Dow a décidé d'intercéder auprès de Washington pour se plaindre de la trouble-fête.

La dioxine fait partie des 12 toxiques dont l'élimination totale fait l'objet d'un traité international. Cette molécule est réputée cancérigène et capable d'altérer le code génétique. L'EPA le reconnaît aujourd'hui après deux décennies de déni alors que faisait rage la bataille des vétérans du Vietnam contaminés à l'Agent Orange, un mélange de deux pesticides contenant des dioxines, que l'armée américaine a épandu par avion sur le Nord-Vietnam. Dow Chemical savait depuis les années 60 que la dioxine constituait un des pires poisons jamais inventés par les humains, mais, comme d'autres multinationales, elle a minimisé, voire nié les preuves qui s'accumulaient.

Encore tout récemment dans sa bataille contre Mary Gade, elle prétendait, notait The Tribune, que les poêles à bois et les feux de forêt plutôt que ses installations avaient contaminé le cours d'eau, que les gens n'étaient pas vraiment menacés par les dioxines sauf s'ils mangeaient la terre contaminée et que, de toute façon, ils s'en tireraient tout au plus avec une dermatite de type chlore-acné.

L'administratrice démissionnaire du bureau de l'EPA dans le Midwest a déclaré aux journaux locaux qu'en tant que responsable de l'application de la loi, elle avait la responsabilité de défendre l'intégrité et la sécurité de la population et de l'environnement. «Le problème, a-t-elle ajouté, est là depuis plus de 30 ans, et il est inadmissible que rien n'ait encore été fait».

«Nous savons de notre côté que Dow est responsable. La question maintenant est de savoir quand quelque chose commencera à changer sur le terrain», a confirmé de son côté Ralph Dollhopf, directeur associé du bureau régional du Superfund des États-Unis. Le Superfund est alimenté par des versements des entreprises polluantes pour permettre de nettoyer les sites orphelins les plus contaminés.

Une enquête troublante

D'autre part, une enquête menée auprès de milliers de chercheurs et scientifiques de l'EPA l'automne dernier a révélé, il y a un peu plus d'une semaine, que des centaines d'entre eux affirment avoir été l'objet de pressions politiques pour modifier les conclusions de leurs analyses ou pour tripoter les données de leurs recherches.

Cette enquête a été réalisée par la Union of Concerned Scientists. Ce groupe a fait parvenir des questionnaires en ligne à 5500 scientifiques de l'EPA. Il a reçu 1586 réponses, et la majorité des répondants avaient plus de 10 ans d'expérience dans cette institution qui est l'équivalent de notre ministère fédéral de l'Environnement, à une différence majeure près: l'EPA a été conçue pour échapper à la courte vision électoraliste des politiciens, et ses décisions sont en principe dictées par la loi et fondées sur la meilleure science disponible. Mais depuis 25 ans, la Maison-Blanche a neutralisé cette indépendance par des nominations éminemment politiques.

Selon le sondage, 60 % des répondants — 889 en tout — ont affirmé avoir été l'objet de pressions de la part de leurs supérieurs hiérarchiques pour atténuer leurs conclusions lorsqu'ils analysent des projets ou lorsqu'ils conçoivent des règlements.

Près de 400 chercheurs ont affirmé avoir été témoins d'interprétations partiales de leurs recherches par leurs supérieurs. Et 284 ont affirmé avoir été témoins «d'une utilisation sélective ou incomplète de données de recherche aux fins de justifier une conclusion réglementaire». Enfin, 224 scientifiques ont dit avoir été incités à «exclure de façon inappropriée ou à altérer des informations techniques» dans des documents officiels. Plus de 200 ont aussi affirmé s'être retrouvés dans des situations où eux-mêmes ou des collègues ont dû présenter des objections ou devoir démissionner de différents projets «en raison des pressions exercées pour modifier des constats scientifiques».

La direction de l'EPA a vu dans ce sondage l'expression de la «passion» qui anime ses chercheurs dans leur travail. Au début de l'automne dernier, elle avait diffusé le mot d'ordre de ne pas toucher à ce questionnaire. Mais elle s'est finalement ravisée et a permis aux chercheurs d'y répondre «en dehors de leurs heures de travail».

Climat

Dans les derniers mois, l'EPA a été durement prise à partie par les tribunaux américains et le Congrès, qui lui ont reproché de ne pas avoir accouché d'une réglementation sur les gaz à effet de serre alors que le contrôle du climat est un problème d'environnement qui doit faire l'objet d'une politique fédérale et de règlements, en vertu de la loi sur la qualité de l'atmosphère.

L'administrateur fédéral, Stephen Johnson, s'est par ailleurs fait reprocher de n'avoir pas approuvé le règlement sur les émissions de GES du parc automobile des 13 États qui, à l'instar de la Californie, ont décidé de limiter les émissions des voitures. D'études en délais, ces tergiversations ont permis à l'administration Bush de promulguer une réglementation qui atteindra en partie et avec quatre années de retard celle que les 13 États voulaient adopter et qu'ils veulent toujours faire approuver pour devancer l'échéancier fédéral.

Avec The Tribune et Associated Press

Le Devoir






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  • Dominic Pageau
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    lundi 5 mai 2008 04h01
    Le controle du climat? Baliverne!
    « L'homme, l'apprenti sorcier en a fait des tentatives pour contrôler le climat, certaines plus fructueuses que d'autres, au mieux on influence le climat local(en essayant avec des expériences, pas avec des rejets de GES de provenance humaine) Des projets comme l'ensemencement de nuage à l'iodure d'argent avait une certaine efficacité. Certains, quoi que public, comme le projet HAARP en Alaska sont mystérieux et discret..... C'est le rêve de l'homme de contrôler le climat, le rêve de l'homme qui se prend pour Dieu. Mais bon, il se prend peut-être pour Dieu, mais heureusement, il fait seulement se PRENDRE pour Dieu, c'est qu'il est prétentieux et ambitieux.

    Trêve de psychanalyse bonbon qui ne vaut pas 2 cent chez Wal Mart, il est nullement démontré que les GES émis par l'homme influencent le climat. Dans le passé climatique, il n'y a pas le liens qu'on fait croire qu'il y a entre le taux de CO2 et la température moyenne. D'ailleurs, si liens il y a entre le CO2 et la température moyenne comme voudrait le faire croire Al Gore, c'est l'inverse de ce qu'il prétend : après une hausse de température, il y a une hausse du taux de CO2 dans les échantillons de glace extrait de Vostok Antarctique. Et c'est la même chose lors des refroidissements, la température précède le CO2. Certains disent que ça serait dû aux Océans. Plus ils sont chaud plus ils relâchent du CO2, certains diront qu'ils en absorbent moins via le plancton, mais bon, c'est ça. Et que nous disent les données récentes ? Car les données tirées de la glace sont fort contestées car beaucoup de scientifiques affirment que les bulles d'air coincée à l'intérieur ne sont pas figée à perpétuité, il y a des réactions chimiques et des échanges gazeux entre les différentes couches ce qui créeraient un espèce de lissage des données. C'est à dire un retour vers la moyenne des pics supérieur et inférieur. Un peu comme les vases communicants quoi. Ce qui donne une fausse idée de stabilité du taux de CO2.

    Alors, que nous disent les données récentes ? Plate constat, pas grand chose. Same old song, au début des 1900, la terre s'est réchauffement, à un rythme semblable à celui d'aujourd'hui(au plutôt d'hier ?) alors qu'il y a pas eu de hausse significative des émissions humaines de CO2 et que les émissions humaines était très minime, des usines, des trains, quelques voitures, sans plus. C'était le charbon qui était le principal coupable, mais c'était très limité. Ces émissions n'étaient pas nouvelles et il n'y avait pas de changement récent. Donc, pas de liens entre la température et les émissions de GES entre 1900 et 1945. D'ailleurs, lors de cette période l'Arctique à dégeler de façon similaire aux années passées(pas cette année, il a regelé(chut)). Puis après la deuxième guerre mondiale, après un boum économique et démographique, ce qui a bien sur fait augmenter les émissions humaines de GES. Notre terre s'est mis à se refroidir. Malheur, elle est déréglée, elle échappe au contrôle de l'homme, maman ! Ça faisait bouillir James Hansen de la NASA qui ne pouvait imposer sa théorie des GES. Ironiquement, alors qu'il commençait à se former un consensus sur un retour vers une ère glaciaire, comme publié dans le newsweek du 28 avril 1975 dans un article intitulé the cooling world. C'est pas mal à ce moment que le mercure s'est mis à monté, rapidement. L'Arctique, qui avait regelé en bonne partie, a recommencé à dégeler. Les cloches ont sonnés de partout, sans raison, mais quand on parle de la fin du monde, la raison prend le bord. Depuis 1998, on a atteint un plateau, certaines années chaudes, d'autres moins, il y a plus de tendance à la hausse, ce qui est contradictoire avec l'hypothèse des GES. Est-ce qu'une corrélation entre les émissions humaines et la température moyenne de 1975 à 1998 est une preuve de l'influence des émissions humaines sur la température ? Tous les phénomènes climatiques actuels peuvent être attribués à des causes naturelles et peuvent difficilement attribué à l'homme. C'est l'évidence même pour qui sort du sentier tracer par nos médias.

    Par contre, il est vrai que l'EPA des USA nous monte des beaux bateaux. C'est d'ailleurs pourquoi un poêle certifié EPA, ça vaut pas grand chose à mes yeux. L'EPA a été et est encore, certes au service des DUPONT, des MONSANTO , des ALCOAS et autres méga corporations qui détruisent carrément l'environnement et tuent les gens qui vivent aux alentours et à l'intérieur de leur machine de mort. Mais c'est pas une raison pour faire table rase de tout ça et ne parler que de sa position sur la réglementation des automobiles. La raison est d'ailleurs simple pourquoi elle refuse d'agir à ce propos. Elle est à la solde des corporations, dont le lobby automobile et veut veut pas, le marché du carbone et l'EPA ne s'y opposera pas, au contraire. Et tout le monde va la félicité d'être rentré sur le droit chemin. C'est une vraie mascarade.

    Nous, au lieu d'investir dans la recherche de pelleteux de nuage d'enfouisseur de CO 2 pis d'autres gréements verts, pourquoi on produit pas des autos, des autobus, des camions avec le moteur roue d'Hydro-Québec qui est efficace à 96% comparé à 30% pour le moteur à explosion. Et ce, sans compter l'énergie perdu dans une courroie d'entraînement, dans une transmission et dans un essieu et ce, avant d'être fournie à la roue. Le moteur roue, lui applique cette énergie directement à la roue et lors du freinage, il récupère 95% de l'énergie. Ça ben ça dort sur des tablettes, certains constructeurs s'y ont intéressés, peut-être certains vont sortir des usines de gros constructeurs, mais c'est pas évident. Volvo a fait un concept car équipé de moteur roue, GM, Mitsubishi aussi, mais de là à être commercialisé...... Cette technologie n'est pas récente, ça « date » d'au moins 15 ans. Si investissement dans la recherche il devrait avoir, c'est dans les batteries, certes, certaines sont maintenant fort efficaces et peu polluantes, mais c'est encore limiter et souvent, l'espace qu'elles prennent est abusif, tout comme leur coût.


    Je suis plus capable de l'exercice de relation publique qui vise à vendre l'implication de l'homme dans le réchauffement climatique. Tout ça dans le but final d'imposer une bourse de carbone et une hausse du prix de l'énergie.

    Trêve de psychanalyse bonbon qui vaut pas grand 2 cent chez Wal Mart »

  • Bertrand Leger
    Inscrit
    lundi 5 mai 2008 07h35
    Dow = Bhopal...
    « Si je me souviens bien, Dow est la compagnie qui a racheté Union Carbide, le responsable de la pire catastrophe écologique du XXe siècle, à Bhopal, en Inde.
    Ne soyons pas surpris que cette même compagnie se fasse tirer l'oreille par l'EPA et essaie de soudoyer les enquêteurs de l'EPA...
    Cessez de me demander d'arrêter de polluer ; les vrais coupables sont les grosses compagnies, ça fait dix ans que je le crie partout ! »

  • Gérald Tremblay
    Abonné
    lundi 5 mai 2008 07h54
    Encore des pertes
    « Voilà encore la preuve que sous l'administration Bush la démocratie a fortement reculée aux USA: recul de la liberté de la Presse,contrôle des politiciens par les intérêts financiers et maintenant recul de l'indépendance des agences gouvernementales . La démocratie n'est jamais un un acquis permanent et il n'est pas sûr que le peuple américain réalise ce qu'il a perdu avec le gouvernement oligarchique de Bush . »

  • lise jacques
    Abonnée
    lundi 5 mai 2008 08h20
    Inquiétant de savoir que les gens honnêtes se font congédier aux USA comme au Canada
    « Il n'y a pas de mystère quand on connaît les dessous du système américain. C'est la même chose avec les OGM des tours de passe-passe et voilà le tout est réglé et malheur à la personne qui essaiera de dire le contraire ...


    COMMENT SE FAIT-IL QUE MALGRÉ CES CONTROVERSES CETTE TECHNOLOGIE DES OGM AIT ÉTÉ PERMISE ?



    En 1992, à la fin du premier règne de l'administration Bush senior, Dan Quayle, alors vice-président sur la Commission, déclara que ces produits transgéniques ne recevraient pas plus d'attention que les autres aliments non transgéniques, aucune réglementation supplémentaire ne serait nécessaire. Les scientifiques de la FDA furent outragés, ceux-ci affirmaient que ces aliments devaient être absolument testés, qu'ils pouvaient être toxiques, qu'ils pouvaient créer de nouvelles allergies, que c'était une technologie d'invasion cellulaire pouvant diminuer la valeur nutritive des aliments, qu'il y a aussi risque de créer des problèmes de mutation, sans compter les effets indésirables sur l'environnement. Dan Quayle refusa, car il voulait que les États-Unis soit le premier dans le monde à utiliser cette technologie. La FDA continuait de refuser sans broncher et ils nommèrent un commissaire, Michael Taylor, responsable de cette question. Michel Taylor avait travaillé préalablement pour Monsento faisant partie du comité de cadres supérieurs. Il est facile de comprendre qu'il n'exigea pas de réglementations pour ces organismes génétiquement modifiés. Il autorisa donc que cette politique de non réglementation devienne officiellement la politique officielle du gouvernement américain en 1992.



    « Les employés de Monsento et ceux des agences gouvernementales sont les mêmes personnes, selon, Rodney Nelson, fermier au Dakota Nord, témoignant dans le film The Future Of Food et selon Jeffrey Smith dans son livre « The Seeds of Deception » Il y a plusieurs personnes dans cette situation, par exemple, Linda Fisher, a travaillé durant les sept dernières années de sa carrière comme vice-présidente de Monsento avant d'être nommée administratrice de l'EPA (agence de protection de l'environnement) elle fut aussi administratrice avec l'administration Georges Bush senior,et avant cela , elle était avec Monsento, avant cela elle était avec EPA.



    La liste continue ...de cette façon à Washington :



    *Clarence Thomas, nommé à la cour suprême était auparavant l'avocat de Monsento pour les affaires réglementaires de la compagnie.

    *Mickey Kantor, secrétaire du Commerce était sur le conseil d'administration de Monsento

    *Lidia Watrud qui fait partie de l'EPA était aux recherches biotechniques pour Monsento

    * William Ruckelshaus, administrateur en chef de l'EPA était membre du Conseil d'Administration pour Monsento.

    *Annie Venemam nommée au poste de secrétaire de l'agriculture était cadre supérieur pour Calgene, compagnie achetée par Monsento.

    *Michael Friedman nommé Commissaire pour la FDA était senior vice-président pour GD Scarle, une division de Monsento.

    *Donald Rumsfeld, secrétaire de la Défense, était président de Scarle, une division de Monsento. »



    « Monsento n'a pas à accréditer la sécurité des biotechnologies alimentaire, notre intérêt est de vendre le plus possible. Assurer la sécurité alimentaire est le travail de la FDA. » Phil Angell, directeur de Monsento, paru dans le New York times du 25 Octobre 1998



    « Les biotechnologies de l'agriculture vont avoir un supporteur dans la Maison Blanche, l'an prochain, et cela, quelque soit le candidat qui gagne l'élection en novembre. » Monsento In House, News Letter, October 6, 2000



    La plus grande contribution monétaire que Monsento a donné pendant la campagne électorale est allée à John Ashcroft, maintenant Secrétaire Général des Etats-Unis.

    Alors il n'y a rien de mystérieux non plus concernant les dioxines, quand une personne veut faire son travail correctement, on la congédie tout simplement pour laisser les grosses compagnies empoisonner les gens et la planète car ça rapporte de gros sous.



    Les dioxines : des substances chimiques qui perdurent très longtemps

    Les dioxines sont considérées comme étant les produits chimiques les plus toxiques jamais fabriqués par l'homme et les furannes ont environ le dixième de leur toxicité. L'Agent Orange, un défoliant qui a été utilisé dans les forêts tropicales pendant la guerre du Vietnam, contenait de la dioxine. Les dioxines et les furannes proviennent principalement de la combustion dans les industries et les incinérateurs municipaux de produits chimiques. Les interventions de «l'Environment protection agency» aux État-Unis ont amené une réduction de 90% des rejets de dioxines et furannes dans l'environnement au cours des trente dernières années (Food and drugs administration, 2004). Cependant, la dispersion de ces produits par l'air et leur dégradation très lente a pour conséquence de les rendre omniprésents dans l'environnement et incidemment dans les aliments.

    Les dioxines ont un effet cumulable, de sorte que lorsque nous ingérons des animaux, nous absorbons par la même occasion toutes les dioxines qu'il a accumulées pendant sa vie. Les scientifiques et l'EPA rapportent que 95% de notre exposition aux dioxines provient de notre consommation de viande rouge, de poissons et de produits laitiers.* John Robbins, The Food Revolution. Ces dioxines ont comme effet de créer un déséquilibre hormonal, elles se mélangent aux cellules et les empêchent de fonctionner normalement. Les problèmes de santé qui leur sont associées sont des risques de cancers, un système immunitaire affaibli, des désordres du système nerveux, des fausses couches. * Illinois Department of Public Health.

    Les études de l'EPA rapportent que ceux qui consomment de petites quantités de dioxines présentes dans le gras des viandes et produits laitiers ont des risques accrus de cancer. Ils peuvent aussi développer d'autres problèmes comme le déficit de l'attention, des difficultés d'apprentissage, une susceptibilité accrue aux infections, et des désordres au niveau du foie. * Eric Pianin, .Farms Dioxins Won't be Monitered » The Washington Post.18 Oct 2003 Selon un rapport paru dans le New York Times, " Les dioxines sont particulièrement un problème angoissant pour les femmes, car en s'accumulant dans leurs corps pendant des années, celles-ci se retrouvent dans le corps de leur nouveau-né «

    Une autre étude faite par des chercheurs du département de Santé Publique de l'université du Texas rapporte « Seulement avec les aliments les Américains ont 22 fois plus de dioxines que l'exposition suggérée par l'Agence de la Protection de l'Environnement. Chez les bébés allaités, le niveau passe de 35 à 65 fois la norme recommandée. Le docteur Arnold Schecter, le scientifique qui dirigea la recherche, a dit aux journalistes, « Les échantillons de sang des végétariens, ceux qui ne consomment aucun produit animal, montrent qu'ils ont moins de toxines dans leurs corps que la population en général ». Mike Tolson, »Dioxinx Levels Still High in US Food. The Houston Cronicle 29 March 2001


    L'ex-commissaire à l'environnement et au développement durable du Canada, Johanne Gélinas, s'est fait l'écho des Canadiens inquiets de la présence de résidus de pesticides dans leur assiette.

    Elle s'est d'ailleurs montrée assez critique au sujet de la façon dont l'État gère la situation. « Malgré les importantes améliorations apportées dans certains secteurs au cours des huit dernières années, le gouvernement fédéral ne s'assure pas de façon adéquate que plusieurs pesticides utilisés au Canada respectent les normes actuelles visant à protéger la santé humaine et la qualité de l'environnement », déclarait d'entrée de jeu Johanne Gélinas.

    Elle s'est interrogée sur les tests annuels de dépistage de résidus de pesticides qu'effectue, sur les aliments, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Même si la presque totalité des échantillons de fruits et légumes frais testés par l'ACIA sont conformes aux normes, Johanne Gélinas a soulevé trois éléments à ce sujet :

    * Les méthodes utilisées pour mesurer les résidus de pesticides ne seraient pas à jour. Il y avait, en 2003, 190 pesticides, utilisés au Canada ou dans des pays qui exportent des aliments au Canada, pour lesquels on ne disposait pas de méthode pratique de détection;
    * Le nombre restreint d'échantillons testés;
    * Les limites maximales de résidus reposeraient sur d'anciennes évaluations et ne seraient pas conformes aux normes en vigueur.

    Aussi, l'ex-commissaire s'est dite préoccupée par d'autres points :

    * Les recherches concernant les effets des pesticides sur la santé sont très limitées , Santé Canada n'ayant effectué que peu de recherche en ce sens;
    * La lenteur du gouvernement à réévaluer les pesticides les plus anciens, qui souvent ne respectent pas les normes actuelles;
    * Les trop longs délais pour homologuer de nouveaux produits, possiblement plus sécuritaires;
    * Le manque d'information sur la façon réelle dont on utilise les pesticides sur le terrain.

    Selon l'ex-commissaire, toutes ces lacunes soulèvent des préoccupations au sujet des risques que posent les pesticides pour la santé et l'environnement. Elle fait toutefois remarquer qu'il est difficile d'en évaluer les effets avec précision. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 5 mai 2008 10h09
    Le discours sur le climat est politique depuis le début
    « Le discours sur le climat est politique depuis le début. Le GIEC/IPCC est une officine d'une organisation politique soit l'Organisation des Nations Unies (ONU). Ce sont des politiciens qui dirigent cet organisme et les ténors du climat sont des politiciens: Al Gore et Tony Blair depuis foret longtemps. Faut pas oublier que Gore par son vote au sénat américain en 1994, a tranché pour l'utilisation de l'éthanol aux États-Unis et que 140 usines se sont construit au point où on affame les humains. D'ailleuirs son ami, Charles Branson, s'apprête à investir 400 millions dans la production d'éthanol. Un petit remors de conscience au l;ieu d'en faire à basede maïs américain, il en fera à base de cannes à sucre africaines.

    L'ONU a des velleités de devenir un gouvernement mondial et attacher tous les morceaux n'est pas une sinécure. Les sommets sur le climat et les rencontres du GIEC sont entièrement financées par les gouvernement participants et ce n'est pas rien. On finance mêmes les organismes sans but lucratif comme Greenpeace, Équiterre, Fondation Suzuki, etc, pour les "activités d'éducation et de sensibilisation du public"...

    Voici des liens internet qui parlent d'eux-mêmes car moi je suis un hérétique, donc non-crédible...

    http://unfccc.int/cop7/fr/issues/convkpfunding.html

    http://unfccc.int/cop4/resource/docs/french/sbi/g9563586.pdf

    http://unfccc.int/files/cooperation_and_support/capacity_building/application/pdf/gefsecnapaguidefr.pdf

    http://unfccc.int/files/cooperation_and_support/capacity_building/application/pdf/gefsecncsaguidefr.pdf

    http://unfccc.int/files/cooperation_and_support/capacity_building/application/pdf/gefsecfenabling.pdf

    http://unfccc.int/cop7/fr/issues/convkpfunding.html

    Depuis le début l'ONU et le GIEC se fait financer par les gouvernements et ne peut en être indépendante sous peine de se faire couper les vivres. Il en est de même des organismes écolos qui se font financer poir des actvités d'éducation et de sensibilisation du public. On comprends comment la convergence de ces organismes fonctionne et les médias leur donne la crédibilité et toute la latitude car les gouvernements sont derrière eux. On chuchote qu'un ami de Gore, Ted Turner, a fourni un montant important pour financer les sceintifiques du GIEC. En language diplomatique on appelle cette somme : Fonds pour l'environnement mondial.

    On comprends pourquoi Steven Guilbault s'est promené avec le Ministre Béchard à Naïrobi. Que David Suzuki se promène avec Al Gore, etc... Tout est politique depuis le début, le jupon ne fait que dépasser à la longue... »

  • Michel Thibault
    Abonné
    lundi 5 mai 2008 11h20
    Pour pouvoir mieux contrôler
    « Cela nous renseigne sur la nature des vrais pouvoirs. Sur les intentions de ceux qui veulent infléchir le cour des choses à leur avantage. »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    lundi 5 mai 2008 13h59
    Interrogations
    « Présentement, je me demande sérieusement si le réchauffement actuel du climat vient des gaz qu'on dit à effet de serre. Il y a quelques mois, je croyais le lien scientifiquement établi. Mais depuis ces derniers mois les interrogations se sont multipliées en moi sur ce sujet. Je lis consciencieusement les deux côtés de la médaille maintenant. Gore semble faire l'unanimité. Mais c'est faux. Et je m'interroge vraiment. Comment des scientifiques dont j'ai toujours apprécié la sincérité, Hubert Reeves par exemple, ont-ils pu nous cacher à ce point des données essentielles ? Ou, aussi grave, ne pas les connaître ? Données pourtant faciles à comprendre : trois choses sont loin d'être prouvées par Gore et compagnie. La première, c'est la direction du lien entre le réchauffement climatique et le taux de CO2. Pour certains scientifiques de l'autre camp, dans le passé les réchauffements auraient toujours précédé les augmentations du taux de CO2, plutôt que de les suivre. Si c'est vrai, Gore et Cie mettent la charrue devant les boeufs. La seconde chose qu'ils n'ont pas établie clairement, c'est le lien entre le taux de CO2 et les activités humaines, cette idée qui circule, voulant que les changements climatiques soient issus principalement de la pollution du dernier siècle. Et la troisième chose que trop de gens confondent : les changements climatiques et les autres formes de pollution. C'et lié, je sais, comme tout est lié dans l'univers. Mais je crois que le pire ennemi des villes importantes du monde demeure la pollution atmosphérique. C'est pire à mon sens que le réchauffement. Contre la pollution, il faut lutter, mais au réchauffement il faudra apprendre à s'adapter. Comme nos prédécesseurs lointains avaient appris à s'adapter aux glaciations.

    J'en suis venu d'avis qu'il faudrait rapidement dépolitiser tout cela en commençant par distinguer les causes à défendre. Les déchets toxiques ? L'extinction rapide de certaines espèces, comme les ours polaires ? La faim dans le monde ? Il faudrait, ce me semble, moins de généralistes et plus de spécialistes. Et de grâce, essayons de creuser le moins possible sous les draps de ceux qui ne partagent pas notre point de vue. Comme une amie me rappelle souvent en citant Malraux : montons d'un cran. La question de fond me semble être présentement celle-ci : comment arrêter cette folie furieuse d'usines à éthanol ? Et, encore plus urgent : comment faire pour que chacun puisse manger à sa faim, en tout cas mettre fin à ces morts trop nombreuses d'enfants à cause de l'écart, grandissant au Canada du moins, entre les trop nantis et les anéantis dans la misère ? »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    lundi 5 mai 2008 23h27
    S'ouvrir les yeux
    « administration Bush, Agence de protection environnementale, Climat, États-Unis (pays)

    Cet article est un vrai travail de bénédictin qui se voit complété par les réaction des lecteurs du Devoir. Félicitations monsieur Francoeur, vous mériteriez le titre de détective scientifique du Devoir pour cet article.

    On y apprend les dessous d'une campagne publicitaire mensongère qui ne vise que les profits mesquins de politiciens et industriels verreux. La pointe de l'iceberg nous cache une catastrophe monumentale qui rique de nous couler tous. »

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