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Quelle mouche aurait piqué Nicolas Sarkozy?

1 avril 2008  Politique
Jean-Pierre Raffarin nous annonce que le président Nicolas Sarkozy profiterait de son passage à Québec en octobre prochain pour mettre à mal la politique de la France par rapport au Québec. Cette politique, dont un des principaux éléments, énoncé en 1977 par le ministre de la Justice de l'époque et grand ami du Québec, Alain Peyrefitte, s'énonce comme suit: «Non-ingérence et non-indifférence.»

Je ne suis pas étonnée que M. Sarkozy songe à la remplacer. Je l'ai rencontré à quelques reprises, dont une fois à la résidence du délégué général du Québec à Paris — du temps de Clément Duhaime — et une autre fois en compagnie de Bernard Landry, alors chef de l'opposition officielle. Il ne nous a pas caché, à chacune de ces occasions, son amitié pour la famille Desmarais et le fait qu'il partageait leur vision de l'histoire et de l'avenir du Québec.

J'ai bien senti qu'il serait difficile sinon impossible de le convaincre de la pertinence de toute autre version, notamment celle des souverainistes québécois. Il m'a tout de même semblé étonnant, au cours de ces conversations, que le futur président de la République ne se pose pas de questions et adopte sans discussion, en bloc, une thèse plutôt que l'autre.

Tous ses prédécesseurs, plus ou moins sympathiques à l'indépendance du Québec, avaient au moins la curiosité de s'informer, de débattre avec leurs interlocuteurs québécois. Ainsi, il est bien connu — et je le sais pour en avoir souvent discuté avec lui — que François Mitterrand n'était pas spontanément favorable à la souveraineté, mais, en revanche, il s'intéressait beaucoup à la culture québécoise en plus d'avoir assuré à Jacques Parizeau qu'il accompagnerait le Québec dans la voie qu'il choisirait.

La vraie surprise vient plutôt du messager de cette nouvelle, Jean-Pierre Raffarin, qui lui, au contraire, nous avait, à Bernard Landry et moi-même, tenu un discours différent, très différent dans la lignée de celui des Raymond Barre, Michel Rocard, Philippe Séguin et Jean-Pierre Chevènement, notamment. On a l'impression, en lisant la dépêche de La Presse canadienne de vendredi dernier, que l'ancien premier ministre et actuel commissaire français des fêtes du 400e accepte sans état d'âme cet éventuel changement, alors que l'on aurait pu penser qu'il défendrait auprès du président Sarkozy les raisons et les bénéfices pour la France et le Québec de l'actuelle politique.

Venons-en au fond de la question.

Cette politique non partisane, faut-il le souligner, a été acceptée et reprise comme telle autant par les libéraux du Québec, de Robert Bourassa à Jean Charest, que par la gauche en France, de François Mitterrand à Ségolène Royal. Jamais l'actuel premier ministre du Québec, qui se rend souvent en France et qui accueillera en 2008 son homologue François Fillon ainsi que Nicolas Sarkozy, n'a-t-il publiquement, et j'imagine privément, exigé quelque changement que ce soit à cette politique bien établie. Pas plus que le chef de l'ADQ Mario Dumont, reçu in extremis récemment par le premier ministre français.

Si tous les partis politiques au Québec et en France s'en accommodent, c'est qu'elle a des vertus et que, derrière les mots, il y a une réalité. Toutes les avancées du Québec sur la scène internationale sont dues à l'appui de la France. À commencer par notre présence en Francophonie. Si Georges Pompidou, dans un premier temps, et François Mitterrand, dans un second temps, n'avaient pas appuyé les demandes du Québec pour devenir gouvernement participant de l'Agence de coopération des pays francophones et ensuite membre de plein droit du Sommet de la Francophonie, jamais nous ne nous serions retrouvés dans cette enceinte où siègent avec nous 54 autres pays et territoires.

Si Lionel Jospin, en 1998, n'avait pas accepté de signer avec Lucien Bouchard un procès-verbal créant le groupe de travail France-Québec sur la diversité culturelle, le Québec n'aurait jamais, au grand jamais, pu jouer sur la scène internationale le rôle de leader qu'il a réussi à jouer dans un dossier de ce type, une question qui relève carrément de la politique étrangère et non pas de la paradiplomatie réservée aux États fédérés et aux nations sans État.

Enfin — ironie de l'histoire —, cette politique a permis à M. Raffarin d'inviter le Québec, en 2004, malgré les protestations véhémentes de la Gazette, du National Post et du Globe and Mail, à se joindre à la France dans le cadre d'une mission conjointe au Mexique: pour la première fois, la France et le Québec se déplaçaient ensemble, au plus haut niveau, dans un pays tiers.

Que signifierait un changement de cette politique dans le sens procanadien annoncé? Messieurs Raffarin et Charest promettaient, par exemple, en 2004, d'autres missions en pays tiers. François Fillon pourra-t-il, dans une telle perspective, donner suite à cette promesse? Qu'un président de la République veuille imprimer «sa» marque en inventant, à la limite, sa propre petite phrase, soit; mais le premier ministre Charest a le devoir de lui rappeler pendant qu'il est encore temps que, comme le disent les anglophones, «if it ain't broke, don't fix it»! Pour paraphraser Sully Prudhomme, «elle n'est pas brisée, n'y touchez pas».

Pourquoi la France se mettrait-elle à dos une bonne partie de ceux qui, au Québec, de toutes les couleurs politiques, animent cette relation unique au monde, et ce, dans tous les secteurs, alors que personne, ni ici ni en France, ne demande de changement? La rupture pour la rupture? Alors que le Québec fête l'arrivée de Samuel de Champlain et la naissance de la Nouvelle-France, le moment de l'annonce de cette mise à sac serait bien mal choisi.

Louise Beaudoin est membre associée au CERIUM, chargée des questions de Francophonie internationale et professeure invitée au Département des littératures de langue française de l'Université de Montréal.






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Vos réactions

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  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 00h43
    Une relation doit évoluer
    « L'image que me suggère votre plaidoyer madame Beaudoin, c'est celle de cette petite fille handicapée dont ont a arrêté le développement physiologique afin qu'elle reste une enfant toute sa vie, un conte pour enfant entre Peter Pan et Alice au pays des merveilles.

    Une relation doit évoluer, et le Québec est aujourd'hui assez grand pour décider tout seul quoi faire de sa politique et de ses intérêt, sans la béquille d'un fantôme de métropole qui ne correspond plus à aucune réalité: l'avenir du Québec est au Canada, la France, c'est ce qu'on voit dans le rétroviseur.

    Que la France prenne ses distance permettra peut-être à certains intellectuels québécois de sortir d'une adolescence qui se prolonge un peu trop au goût de beaucoup d'entre nous.

    Partager une langue et (quoique, de moins en moins) une culture, c'est déja pas si mal. Inutile d'alourdir la sauce avec les idéologies, d'autant plus qu'à ce châpitre, entre étatisme maniaque et corporatisme indéracinable, autant en France qu'au Québec la classe politique en tient une sacrée couche. »

  • Jacques Rancourt
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 01h37
    A surveiller de près
    « M. Sarkozy, avec l'avantage qu'il a sur beaucoup de sujets d'une profonde ignorance, procède d'autant plus facilement à des tables rases dans tous les domaines. En France, il est en train de démanteler notamment la culture, la santé et la recherche, en s'appuyant sur l'unique loi du marché. Et il vient de faire à Londres de grands appels du pied aux Etats-Unis, tournant presque le dos à l'Europe. Louise Beaudoin a raison de s'inquiéter. Toutes les occasions doivent être prises pour renvoyer M. Sarkozy à une attitude responsable de président de la République, à laquelle il préfère, on ne le sait que trop ici, substituer la marque du petit Nicolas. »

  • Robert Lavigne
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 02h59
    les hautes spheres..oui...mais..
    « Madame,
    Madame

    Lors de votre precedente chronique, je reagissais en vous disant que le Quebec et la Francophonie ne faisaient rien sur le terrain pour promouvoir leur culture.Ceux qui faisaient quelque chose c'etaient les Francais faisant la promotion de leurs interets et de leur culture nationale. Je croyais que vous alliez dire un mot sur la presence de la
    Francophonie sur le terrain..comme celui par exemple des jeunes chinois dans leurs milieux d'education ( ou autres jeunes non-francophones dans le monde) ...et peut-etre que vous auriez pu vous inquieter a ce que le Quebec y soit presque totalement absent.....ne serais-ce que pour eclaircir vos lecteurs sur ce sujet...non vous ne l'avez pas fait ...de meme je croyais que vous alliez au moins vous prononcer sur la magouille au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie..non vous ne l'avez pas fait pourtant on en a fait mention dans un article du Le Devoir du 29 mars intitule Remous dans la Francophonie..peut-etre n'avez-vous pas le temps de lire ce journal.....et votre chronique de cette semaine a pour mots-cles: Sarkozy,Raffarin, Francophonie, Quebec, France....je suis bien d'accord a ce vos frequentations dans les hautes spheres du pouvoir politique puissent etre interessantes...mais...au sujet des activites de la Francophonie sur le terrain qu"en est-il ...pourquoi ne s'y interesse-t-on pas....est-ce que parce que nous sommes qu'un petit peuple...ne peut-etre que pour un petit pain....je regarde aller les Hollandais, les Finnois dans les milieux universitaires de Wuhan (Chine) et je constate qu'ils prennent solidement leur place dans ces milieux ...en fait pour moi mon message se veut un avertissement pour les jeunes Quebecois qui prendront la releve politique ou journalistique...car pour ma part je quitterai definitivement l'enseignement en Chine dans quelques mois.Mais comme citoyen quebecois je souhaite rester aux aguets, rappelant a ceux qui croient defendre nos interets ce que sont veritablement nos interets et comment ils pourraient faire mieux.

    robert lavigne
    wuhan chine

    p.s(excusez l'absence des accents...meme mon clavier n'est pas de la Francophonie »

  • Jocelyn Roy
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 06h04
    L'argent et le pouvoir parlent plus fort
    « Il me semble évident que la confrèrerie néolibérale internationale est maintenant convaincue que leur rôle est plus important que celui joué par les hommes et femmes d'état. Rappelez-vous que c'est M. Desmarais qui a facilité une rencontre entre Jean Charest et de hauts dignitaires chinois. Les dirigeants de Power Corporation et d'autres puissantes multinationales commencent à avoir beaucoup plus de poids sur la scène internationale que les chefs de gouvernements. C'est sous les habits d'un messager du monde industriel que Sarkozy viendra nous lancer un "vive le Canada libre" l'été prochain. Il faudra alors le huer haut et fort, en tant que fiers québécois et opposants au néolibéralisme. »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 07h58
    Sarko ''bling bling'' n'a pas l'étoffe d'un président
    « C'est un être imbu de lui-même, sans éducation, pour qui seules comptent ses relations avec les possédants de cette terre. Il admire les''Bush'', ''Démarais'' et autres multimilliardaires. Il ne veut que son bien personnel et a le comportement d'un nouveau riche.Cela démontre très bien que la solidarité passe avant les cultures. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 08h00
    Après cinquante ans.
    « Le président de la France a enfin compris que les Québecois ont décidé de demeurer dans le Canada et ne fait que refléter ce choix dans ses relations avec le Canada. Quant à la fancophonie, parmi les cinquante quatre pays qui en font partie, suls une demi-douzaine de ces pays peuvent être considérés comme francophones, et seule la France peut peut se targuer de posséder le françis comme seule langue officielle.C'est seulement en raison de son passé colonialiste que le français est encore parlé par une infime partie de sa population dans les pays qui ont été colonisés par la France, et ce ne sont que les élites de ces pays qui ont gardé cette mentalité de colonisés qui utilisent le français dans leurs activités quotidiennes. Nos souverainistes québecois qui passent leur temps à dire que les fédéralistes québecois ont une mentalité de colonisés, devraient regarder ce qui se passent dans une très grande majorité des pays membres de la francophone qui ressemble de plus en plus à de la francofolie.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 08h03
    La francophonie
    « J'ai oublié d'ajouter que ce sont nos souverainistes qui agissent comme des colonisés dans leurs rapports avec la France.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 08h10
    Et Carla?
    « Voilà un texte typiquement péquiste, marqué par la peur du changement.Vive le statu quo! Étrange! Mais Sarkozy est Sarkozy et il fera bien ce qu'il veut et je m'en balance. Mais une,"la" grande question demeure: Carla l'accompagnere-t-elle à Québec? »

  • Gilles Rioux
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 08h21
    Félicitations
    « De tous les territoires étrangers que la France a voulu peupler, le seul endroit où elle a réussi, c'est le Québec. Le Québec est, en effet, le seul pays (outre la France)dont la population est constitutuée d'une majorité de descendants français.

    Si le président français vient célébrer le 400e anniversaire du seul peuplement français réussi en niant son avenir, il commet une erreur historique, politique et diplomatique.

    Gilles Rioux »

  • Jean-Guy Dagenais
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 08h21
    Sarkosi : syndrome.
    « Et M. Raffarin, qui comprend le Québec sert de marche pied pour le Sarko ou nous sert un avertissement. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 08h24
    Faire l'histoire
    « Louise Beaudoin semble surprise. Elle sait pourtant mieux que bien d'autres que Sarkovy n'est qu'une de ses têtes heureuses qui veut faire l'histoire. J'ai bien écrit faire et non refaire. Nicolas ne peut imaginer sérieusement qu'il y ait eu quelque chose avant lui.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jacques Leduc
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 08h44
    Un autre "champ de bataille"
    « En plus d'avoir a combattre la supposee "fatigue independantiste" chez nous, en plus d'avoir a affronter la machine a niveler de Harper et consorts, voila que nous sommes maintenant contraints a aller sur la place publique francaise et tenter de faire changer ce courant.

    Merci a Madame Beaudoin pour sa perseverance dans la demarche vers le pays du Quebec.

    Jacques Leduc »

  • Marie Veilleux
    Inscrite
    mardi 1 avril 2008 08h51
    En anglais
    « Et les médecins disent : leave good enough alone ! »

  • Denis Biron
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 09h12
    Bravo, madame Beaudoin
    « Je suis entièrement d'accord avec vous. Nicolas Sarkozy est pro-fédéralisme canadien et non favorable à la souvraineté politique du Québec.

    Qu'attendent nos intellectuels indépendantistes pour se rendre en France et pour convaincre la classe politique française de l'importance pour les Québécois de nous doter d'un pays - sinon, c'est l'assimilation à brève échéance.

    Où sont, nos Jacques-Yvan Morin, Denis Monière, Daniel Turp, Bernard Landry, Jacques Parizeau, etc. et pourquoi ne se rendent-ils pas au pays de nos ancêtres pour expliquer notre cause ?

    Si nous ne pouvons pas obtenir l'appui de la France, foyer de la Francophonie ... c'est vraiment ridicule.

    D. Biron »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 09h28
    Tout un plat pour ça!
    « Ce texte de madame Beaudoin sent la nostalgie à plein nez. Comme s'il ne pouvait y avoir de vie sans la France. Et comme si la France n'avait comme unique préoccupation que le Québec.

    En fait, c'est son droit à Sarko de Funès de voir le Canada et le Québec comme bon lui plait. Le Québec est assez grand pour se débrouiller tout seul sans avoir à demander recevoir l'approbation de la France pour chaque geste qu'il pose. Il est grand temps de s'affranchir. »

  • David Lépine
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 09h44
    Dinosaures...
    « Incapables de faire progresser leur option dans l'opinion publique québécoise, incapables de changer leur discours fatigué, Mme Beaudoin, qui a incarné la doctrine péquiste envers nos relations avec la France pendant longtemps, se montre surprise que la France évolue alors que le PQ reste figé dans un autre monde.

    " La France abandonne les péquistes et se rapproche du Canada" crie-t-elle, et oui, la France a des intérêts énormes au Canada et est capable de reconnaître elle-même que le projet péquiste est "passé date" et n'a à peu près aucune chance de se réaliser dans sa forme actuelle. Bienvenu au monde du Realpolitik Mme Beaudoin. Plus de tapis rouge à l'Élysée pour les troisième partis du Québec. Avouez que ce fut glorifiant le temps que cela a duré. »

  • lise jacques
    Abonnée
    mardi 1 avril 2008 09h45
    La réponse se trouve dans cette phrase
    « Il ne nous a pas caché, à chacune de ces occasions, son amitié pour la famille Desmarais et le fait qu'il partageait leur vision de l'histoire et de l'avenir du Québec"

    En mars 2006, lors de la rencontre à Cancun de notre premier ministre Harper et de ses homologues mexicain et étasunien, on se rappelle que M. Desmarais était le québécois qui accompagnait M. Harper. Des liens évidents étaient déjà tissés entre eux pour que celui-ci y soit présent. Es-ce que vous pensez que M. Desmarais penche du coté de la souveraineté du Québec?

    Ce qui est plus choquant encore c'est de savoir qu'en août 2007 au sommet des trois nations à Montebello, alors que cette rencontre s'est tenue derrière des portes closes, bien gardées par une multitude de policiers et autres gardes, aucun des chefs n'a nié que cette réunion était une étape menant au Partenariat pour la Sécurité et la Prospérité appelé North American Union.

    Il est bien évident maintenant que notre démocratie est mise en péril par une minorité d'élites. Nos politiciens sont en collusion avec de puissantes corporations afin de mettre sur pied en catimini sans notre approbation ce partenariat pour la Sécurité et la Prospérité. Notre souveraineté comme pays disparaîtra si nous ne nous informons pas en premier lieu et n'agissons pas. Nous ne devons pas abandonner nos libertés par ignorance.

    M. Harper nous prend pour de jeunes enfants en répondant que cette rencontre était pour harmoniser les règles sur les "jelly beans". »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 09h52
    Une nation dans une nation
    « La France, comme les États-Unis, est un état-nation au sentiment national très développé. Les Français comprennent difficilement que les Québécois veulent être une nation dans un Canada uni. Les Français bienveillants que vous décrivez posant de multes questions étaient probablement conscient qu'ils étaient devant une réalité qui leur était étrangère. M. Sarkozy ne comprend probablement pas ce que signifie être une minorité française dans une mer anglophone. Est-il conscient de l'importance de la Francophonie pour la France et de l'importance de son dynamisme pour l'évolution du français dans le monde? Je pense que sa décision de vouloir suivre les Américains et de réintégrer l'OTAN marque le passage d'une nouvelle génération de dirigeants Français qui sont moins sensibles à la langue (combien d'universités françaises ont leur site Web en anglais?). En rétrospective, cela n'augure rien de bon. Je pense que les Québécois ont encore des alliés en France, mais moins du coté politique. »

  • Marcel Lefebvre
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 10h23
    Vendu une fois, pourquoi pas deux?
    « Nous avons connu l'abandon de notre pays d'origine;
    pourrions-nous être surpris d'être abandonné pour une deuxième fois?

    L'argent et ... mène.

    Michèle Poitras »

  • Hélène Pisier
    Inscrite
    mardi 1 avril 2008 10h32
    Merci Louise...
    « Texte à lire par ailleurs en concomitance avec celui-là : http://lequebecetlafrancite.blogs.nouvelobs.com/
    archive/2008/03/09/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-francaise.html

    Québécois réveillons-nous, que diable ! »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 10h33
    Indépendance .
    « Il semble que la barre a été levée et ce n'est pas pour nous permettre de passer.

    Tout sera tenté contre cette volonté d'indépendance.

    Tout attachement est contraire à l'idée d'indépendance. C'est précisément cela qui nuit encore à notre liberté.

    Le rôle de M. Sarkosy fait partie de la mise à bas de toutes les structures illusoires de nos pensées, S'en détacher semble être une urgence. Elles y passent toutes.

    ......................

    En être conscients, c'est être indépendants.


    Autrement dit : Si ça va mal, c'est que finalement ça va bien !

    Si l'on est conscient que ça va mal, je dirais que ça va plutôt bien.

    .......................

    C'est précisément pour cette raison que l'on arrive pas à situer le début de la RÉVOLUTION TRANQUILLE ( créatif, comme nom)
    Ce n'est pas très coloré, ni entouré de fierté, mais ça été réussi !
    Le Québec s'est libéré de son attachement à ses croyances. Il a vaincu une peur beaucoup plus grande que la simple idée d'indépendance sur papier.

    Une force tranquille qui a été très efficace. Elle n'a pas laissé de date. C'est là, que nous nous sommes inscrits.


    En se détachant, on perçoit sa grandeur.

    La vision à 360 degrés.


    Valdor Lagacé »

  • Claude Gendron
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 10h58
    Une société française en Amérique, M. Sarkosy?
    « Et si les Québécois affirmaient haut et fort qu'ils veulent former une société de langue et de culture françaises en Amérique-du-Nord à majorité anglo-saxonne! Qu'en pensez-vous MM. Sarkosy et Desmarais? Je comprends que les richards québécois pensent d'abord économie et rendement et que, pour eux, langue et culture ne sont que des moyens pour mousser la prospérité, quitte à les sacrifier au besoin. Mais l'identité et la fierté nationale ne sont-elles par source d'une richesse autrement supérieure? »

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 10h59
    Poisson d'avril
    « Il est d'ores et déjà acquis que l'hyper-actif président français voudra marquer ses relations avec le Canada et le Québec sous le signe de beaucoup d'indifférence et de plus encore d'ingérence ! Pour être cohérent avec sa présidence bling-bling, bien entendu ! »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 11h02
    La grandissante insignifiance du Québec
    « "La dignité d'un peuple est fonction de son aptitude à s'indigner." - George Elgozy

    Nous pouvons donc ajouter le génocide politique à la longue liste d'abus que nos maîtres affligent la nation québécoise. L'assassinat économique est bien en cours avec le démantèlement systématique du Québec Inc. de Parizeau. Le génocide culturel est pratiquement consommé avec l'ahurissant niveau d'analphabétisme ambiant et la constante diète de propagande (IEM et Fraser Institut) et de pablum journalistique servit par notre Mindfuck Inc. local (le cartel Québécor /Gesca qui se partagent 98.5% de la presse)

    La victoire des forces obscurantistes (Harpeur/Day) des marchands (Desmarais/Aspen) et du pouvoir économique sauvage (Bush/Cheney) est totale autant aux USA, Canada qu'au Québec...

    Références...

    Économie : Parizeau déplore la fin du Québec inc. http://www.vigile.net/Parizeau-deplore-la-fin-du-Quebec

    Média : Personne n'en parle !
    http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=729

    Culture : Analphabétisme, le problème d'un Québécois sur deux
    http://mechantcontraste.telequebec.tv/entrevue-select.aspx?id=60

    "Depuis 1763, nous n'avons plus d'Histoire, sinon celle, par réfraction, que nos conquérants veulent bien nous laisser vivre, pour nous calmer. Cette tâche leur est d'autant plus facile que nous secrétons nos propres bourreaux. " - Léon Dion (papa de Stéphane / Comme la vie est cruelle ;)

    "L'indépendance, c'est le saut que doit faire le Québec hors de la "survivance" pour entrer dans l'existence normale...Sinon, ce qui nous attend, c'est l'extinction graduelle, avec tous les soubresauts de violence anarchique qui accompagnent l'agonie insensée d'un organisme bâti pour vivre." - René Lévesque

    "Vous êtes pas tannés de mourir bandes de caves ?" »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 11h22
    Le 400e et son lot de petitesses.
    « Lise Beaudouin tire du grand et du très grand. C'est dans son genre et ça lui va comme un gant. Mais, cette fois, elle semble vouloir décharger sur le dos de Nicolas Sarkozy, les frustrations séparatistes et républicaines qu'elle n'ose pas déverser dans les plats de l'indifférence de Pauline Marois, à l'égard d'un référendum précipité, portant sur une sécession truffée, référendum qui, l'a-t-elle mieux compris que quiconque, conduirait l'actuelle hémicrânie politique péquiste, passée du bleu délavé au franc rose, au 4e rang solitaire et au placard de la 3e opposition esseulée, après le bicéphale Québec Solidaire.

    Par ailleurs, à voir aller l'actuel président sauterelle de la France racoleuse, il semble évident que ses excentricités tous azimuts marqueront son passage à la «Niche aux Miroirs» de l'Élysée. Ce petit glorieux acteur semble rechercher les aises des yachts et des domaines de milliardaires, pour y parader ses connivences et y déployer sa jactance plurielle. Il aime être invité, accueilli et adulé par les Démarrais (Chrétien et Charest) du très fédéraliste Québec libéral, ce qui a permis au senior de ce dénominateur peu commun, «Mister Power» lui-même, le «mondial» Paul Démarrais Sr en personne, accompagné de son escorte politique d'occasion, le bleu/blanc/rouge Jean Charest, d'être décoré de la plus haute distinction française, par le royal Sarko 1er en personne, alors que 99% des Français ne connaissent pas le décoré et ne savent surtout pas pourquoi ce Québécois fut intronisé au Club échangiste français des médailles distinctives et des décorations particulières qui s'épinglent aux C.V. et se collent aux autobiographies d'une ploutocratie devenue quétaine et quasi momifiée, aux regards et aux égards des citoyens dits normaux. Si la France ancienne à eu sa joyeuse Pompadour, la France hollywoodienne 2008 a son gai Pompadour, ce très vert Trouvère et grand jongleur qui n'a d'yeux, d'ouies et de soupirs, en ce moment, que pour l'italienne enchanteresse et pompeuse altesse de ses Grandes Traversées.

    Il est peu étonnant que Madame Louise Beaudouin en fasse un plat. Certains en arrivent, malheureusement, à s'agripper à de telles bouées. Mais et mieux encore, le fait qu'elle en profite pour réciter le chapelet de ses accointances françaises et parisiennes, n'étonnera personne.

    En somme, les accointances de Sarkozy lui appartiennent, tout comme celles de Louise Beaudouin lui appartiennent. Par contre, il est tout aussi intempestif qu'inconvenant, de la part de Louise Beaudouin, de vouloir s'en prendre à Sarkozy et de vouloir, de façon si mesquine, vicier la «non ingérence», mais surtout la «non complaisance» très attendue de ce dernier à l'égard d'un Québec beaucoup plus mature que ne l'avait fabulé le perchiste qui était venu s'effoirer sur le juchoir de l'Hôtel de Ville de Montréal... En essayant d'en tisser une perruque d'occasion, comme elle le fait, ça ne l'aidera en rien, à coiffer sa cause séparatiste dont à peu près tout le monde a son raz le bol, Sarkozy et bien d'autres y compris. Au lieu d'utiliser les pages du Quotidien Le Devoir pour faire l'étalage de ses voyages sur le bras des payeurs de taxes québécois ainsi que l'épandage de ses entrées mondaines et de ses sorties politiques d'un passé dont elle s'ennuie, tout en ne ratant aucune occasion de cracher ses venins sur les quotidiens anglophones qui attisent ses hargnes et actionnent les poudres de ses haines viscérales à l'encontre du ROC, la républicaine déçue, à l'instar de son souverain déchu, le Bernard Landry de ses galères séparatistes, devrait plutôt s'autobiographier ou demander à Jean-François Lisée de tremper sa plume dans le petit cruchon réservoir de ses encres noires, pour ce faire. En regard de cette phénoménale boulimie nombriliste qu'entretiennent ces plats autobiographiques, n'est-il pas utile de rappeler que tous ces «épaisses graphies» d'auto béatification et d'auto vénération, croupissent sous les poussières des tablettes, tout comme leurs «sujets/objets» finiront par rejoindre les poussières du cimetière des René Lévesque, des Camille Laurin, des Gérald Godin, des Pierre Bourgeault, des Denis Lazure et de tous les autres, nous tous y compris?

    Si Madame Louise Beaudouin, «invitée» aux doctes lectorats professoraux de l'Université de Montréal, cherchait visibilité, à l'occasion du 400e anniversaire d'un Québec qu'elle n'a pas réussi à soustraire de la carte canadienne, elle ne pouvait trouver mieux que de planter les dards de ses ergots aiguisés au dos du flamboyant Nicolas Sarkozy, à la veille de sa courte visite à Québec et de son séjour au «Versailles Charlevoisien» du milliardaire Desmarais, à Sagard, entre St-Siméon et Petit-Saguenay, dans le Charlevoix Est, en banlieue de la Capitale des niches historiques, au lieu de passer snifer quelques roses des jardins du Palace de la millionnaire Châtelaine, au Parc Nature Bois-de-l'Île-Bisard, en banlieue de la métropole des nids de poules.

    À vrai dire, le 400e de Québec semble convoquer plus d'humeurs et d'acrimonies que d'humour et de sympathiques ironies. Mais, 2009 et les suivantes donneront au Québec des lucides, mille occasions de s'affirmer et de confirmer, sans complexe, leur carrure et leur stature ainsi que les particularités de leur distinction, cet héritage des battants et des bâtisseurs qui n'ont jamais eu et qui n'auront jamais besoin des béquilles d'un quelconque statut particulier. Ces battants et bâtisseurs qui ne sombrent pas dans les procès du passé pour justifier l'inutile contentieux d'un avenir stérile.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Pierre-Jules Lavigne
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 11h38
    À Sarko: Casse-toi pauvre con
    « Y a rien à ajouter »

  • Jean-Yves BERNARD
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 12h36
    réaction épidermique de M. SARKOSY ?
    « Le Président de la République française prend à charge le bien être des citoyens francais, même ceux situés à l étranger.
    Or il a été informé que les citoyens français, résidant au Québec, font l objet d une ségrégation institutionnelle, dans le secteur public comme dans le secteur privé, d où sa réaction.
    Même si j ai une affection particuliêre pour Madame Louise Beaudouin, les 4 années que je viens de passer au Québec, avec ma famille, ne font que confirmer mes constatations, tant pour moi que pour ma femme que pour ma fille!!!
    Il est donc temps que le représentant de l État francais remettent les pendules à l heure sans pour autant rompre le lien privilégié qui unit la France et le Québec.
    Lorque les québécois reconnaitront les immigrants de France à leur juste valeur, le climat politique retrouvera sa sérénité. Je n en doute pas !
    Je souhaiterais que Madame BEAUDOUIN prenne conscience que, pour les immigrants de France, l accueil sans intégration frise l escroquerie.
    Jean-Yves BERNARD »

  • Dane Kennedy-Tremblay
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 12h50
    Vive Napoléon III !
    « Jean-Pierre Raffarin n'est qu'un renégat. Sarkozy pourrait quant à lui être comparé à un directeur de marketing chez Wall-Mart. Je vous conseille à ce sujet la lecture (dès qu'il paraîtra au québec) de cet essai du candidat à la secretariat du PS:

    MOSCOVICI, Pierre. Le liquidateur. Paris, Hachette, 03/2008, 286 pages. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 13h01
    La France et le Québec
    « Jean-Pierre Raffarin, francophonie, Nicolas Sarkozy, Québec (province), France (pays)

    Le président Sarkozy agit pour lui-même.

    - Le Québec ne sait pas ce qu'il veut; mais Sarkozy sait qu'il veut conserver son aura auprès de Carla, le pouvoir est un pré-requis et ça prend des sous, il sait où les trouver et il prend les moyens pour les avoir.

    Faut-il s'en étonner? »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mardi 1 avril 2008 13h58
    Sarko 400 ans plus tard
    « ne considère toujours pas ces quelques arpents comme ayant de la valeur.. Le syndrome du petit qui doit imiter les grands pour se grandir. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 14h36
    Est-ce important?
    « Mais qu'est-ce que cela peut bien faire que le président de la France soit favorable ou non, appuie ou non, sanctionne ou non, aime ou non le projet de plus en plus hypothétique et éloigné de souverenaité-séparation-indépendance et que sais-je encore?
    Le Québec a-t-il besoin de l'aval de la France? Le Québec peut-il encore compter sur le soutien de la France? Que nenni! Croyez-moi, la France a bien d'autres chats à fouetter que de s'occuper du Québec, engluée comme elle est dans ses problèmes sociaux, économiques, présidentiels et autres. De toute façon, pourquoi chercher l'appui d'un pays qui sous-titre les films québécois, censés être produits dans la même langue? Mais quelle insulte!
    Il faut se rendre à l'évidence, le Québec, ce n'est pas la France, c'est simplement un bout de terre qui a été peuplé pas des gens venant de la France il y a longtemps de cela et où l'on parle encore français.
    Le Québec fait partie des Amériques, qui sont ses partenaires naturels. C'est sur les Amriques qu'il faut miser.
    Or donc, oublions la France, car elle ne sera pas au rendez-vous!
    Enfin, j'écris un commentaire, mais je pense vraiment que nous sommes à côté de la plaque. Il y a tellement d'autres sujets mille fois plus intéressants et plus urgents que le soutien de la France, foutreva! »

  • réal rodrigue
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 16h57
    Nous devrions pouvoir compter sur la France
    « Dans le bref rappel historique des rapports entre le Québec et la France, Louise Beaudoin souligne l'apport décisif de la mère-patrie en maints dossiers. Il serait ridicule de minimiser l'importance de ces liens privilégiés pour notre émancipation, à moins de tenir pour négligeable notre attachement à la liberté. Que M. Sarko vienne fouter le bordel en prenant le parti des gros bonnets, lesquels, c'est bien connu, n'ont de passion que pour la manière d'accroître leur fortune et de la protéger. L'argent, disait Sartre, n'a pas d'odeur. En tout cas, c'est sûr, elle n'a pas de patrie. Cela se comprend que l'on se range du côté des fédéralistes comme les Desmarais et tous les richards, mais on ne voit comment des gens réellement soucieux du sort de leurs semblables et des impacts négatifs des grandes corporations sur l'environnement, peuvent se déclarer indifférents à la lutte traditionnelle que mène le Québec pour la prise en charge de ses responsabilités. Je peux toujours me consoler en me rappelant le proverbe: asinus asinum frigat !
    Merci Louise...
    Réal Rodrigue, (montagneux@distributel.net) »

  • Guy Dugas
    Inscrit
    mardi 1 avril 2008 16h59
    Ici, ce n'est pas les U.S.A.
    « Le président Sarkozy est extrêmement imbu de sa petite personne, comment peut-il se donner le droit de dire aux Québécois quoi faire?
    Il a été infecté par BUSH et tous ses accolytes qui se donnent le droit de gérer la vie des autres.

    Guy Dugas »

  • Dane Kennedy-Tremblay
    Abonné
    mercredi 2 avril 2008 00h30
    gerry pagé est blême
    « et il travaille pour l'ADQ »

  • Laurent Lemieux
    Inscrit
    mercredi 2 avril 2008 05h48
    Ça pourrait être "bof" mais
    « Le mais, c'est que le changement que Sarko veut apporter si changement il y a, aurait peut être l'avantage de nous faire prendre conscience qu'il serait peut être temps de sortir de notre esprit de colonisé et qu'encore une fois on se fera dire par un étranger d'arrêter d'en parler et d'agir. Et aussi longtemps qu'on remet à plustard LA décision on sera à la remorque d'un étranger pour nous ouvrir des portes s'il le veut bien et si on lui a assez lécher le ..... »

  • Marcelin Gélinas
    Inscrit
    mercredi 2 avril 2008 06h14
    Gerry Pagé - ou de l'homme-logorrhée
    « LOGORRHÉE, subst. fém.

    « Bavardage intarissable et oiseux; besoin irrésistible de parler, observé particulièrement dans les états d'excitation de certaines affections mentales. On a bien nommé " fuite des idées " [énurésie mentale...?] cette diversion perpétuelle du flux psychique, et logorrhée l'écoulement désordonné et entrecoupé des paroles qui l'accompagne » (Emmanuel Mounier, « Traité du caractère », 1946, p. 192). [infos tirés du TLFI]

    Réjouissez-vous, Mister Gerry : comme on le constate à l'instant, vous étiez déjà connu il y a fort longtemps. Et peut-être avant même de naître. De quoi, une fois de plus, nourrir votre narcissisme. Qui n'est pas mince.

    Bien vous fasse.

    MG

    PS : une « pensée » en simultané pour Mme Loraine « King » (et non Guay, comme l'écrivait Mme Marie-Louise). Qui a bien droit aussi, cette dame patronnesse du Kanada, à son moment de « gloire ». On se fait remarquer comme on peut, quoi... Reste, en dernière analyse, qu'il est bien étonnant de lire les propos violents de ces Québécois (quelle hargne ! quelle haine au détour de chaque phrase !), violence qui, pourtant, cautionne en permanence la crainte de la liberté. Pathétique que tout ceci. Pathétiques que tous ces gens. »

  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    mercredi 2 avril 2008 12h14
    Des Québécois comme Jean Charest les aime...
    « Lafrance, Pau et Lebel : Des Québécois comme Jean Charest les aime...

    Je suis toujours étonnée de constater combien jour après jours (et ce depuis des années !) ces trois « Québécois » -- Michel Lebel (un juriste en retraite qui, à l'instar de son homologue Patrice Garant, désire donner ses dernières heures à son beau Canada), Pierre-Yves Pau et Paul Lafrance (quidams qui consacrent leurs journées à parcourir les forums internet pour cautionner haut et fort tout ce qui est susceptible de subordonner ou d'affaiblir le Québec) -- travaillent avec énergie et enthousiasme, voire acharnement, à mettre le couvercle sur l'État du Québec et sa maturation vers l'âge adulte de la responsabilité et de la Liberté.

    Avec des Québécois comme ça, ce qui nous fait office de premier ministre à l'Assemblée nationale (ainsi que son équipe, y compris les Philippe Couillard, les Line Beauchamp et les Christine St-Pierre, que l'on croyait jusque-là, en dépit de tout, posséder une colonne vertébrale vraiment québécoise) peut dormir sur ses trois oreilles.

    Or si nous sommes un peuple pathétique, la chose se révèle singulièrement édifiante à la lecture de ces Lebel, Pau, Lafrance et autres Loraine King.

    Québécoises, Québécois, comme disait mon défunt père : « On fait dur. Vraiment dur...! » »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 3 avril 2008 12h21
    Auto incinération.
    « Voila que s'excite le releveur des Camps du Séparatisme épurateur du siècle dernier, qui, en dépit du fait que le clan des derniers obsédés et toxicos, fanas et accros de l'épuration de la race québécoise soient en route pour l'incinérateur de notre oubliance, continue l'épandage du fumier de ses ordurières insultes, comme il s'est plu à crotter les opinions de tant de Québécois et de Québécoises. Quand Gélinas Marcelin conduit ainsi les cibles de ses cribles, à l'échafaud de ses déchaînements constricteurs, il cherche à meubler le vide de la boîte crânienne en panne qu'est la sienne. Selon nombre de ses opuscules qui ne véhiculent aucune opinion, à part son idée fixe, sa rétrogradation est constante. Il ne se voue qu'à injurier, qu'à libérer ses haines vicieuses, qu'à cracher ses venins pervers et qu'à diffamer. Monsieur devra faire attention, si ça lui est possible, car ses propos s'apparentent au délire incontinent, à la xénophobie et sentent l'épuration à plein nez. Ce qui s'ajoute au fait que ses invectives s'accoquinent au factum et donnent dans la diffamation.

    Je venais d'écouter la dynamique intelligente des textes du slameur GRAND CORPS MALADE, quand j'ai eu la curiosité de lire les «cons textes» de la dynamite stupidement sulfureuse que prend un vicieux plaisir à allumer un PETIT ESPRIT TRÈS MALADE, que ces propres vocables rattrapent, c'est-à-dire, «STRANGULATEUR, ASPHYXIANT, OBTUS ET VICIEUSEMENT TORDU».

    Si les mots «putasse», «boumasse» et «bonasse» passent des messages précis, il faudra ajouter au dictionnaire des injures séparatistes de Gélinas, le vocable «gélinasse» qui comprendrait très précisément les crottins injurieux qu'épandent les ineptes et sinistres casseurs et auquel épandage se livrent les plus frustrés graffiteurs encore cramponnés aux bécosses républicaines d'un séparatisme qui n'intéresse plus que quelques attardés guérilléros de broussailles, campés dans un Québec très profond et déconnecté de la mouvance internationale. Avec les crottons de ces restes, le Parti Séparatiste n'a jamais eu, n'a pas et n'aura plus jamais besoin d'ennemis. Ça fait déjà longtemps que la majorité des Québécois lucides ont compris que ce pseudo nationalisme de patriotards déviants n'a été, n'est et ne sera rien d'autre que de l'intégrisme, du fanatisme et de l'extrémisme de creux intellos et de verbeux accros.

    J'ai la conviction, comme tant d'autres d'ailleurs, que dans les ruelles des sorties de cet itinérant scribouillard, il ne peut y avoir que les poubelles qui lèvent leurs couvercles, en raison de la nature même de «ses contenus». Mais, comme je ne fréquente surtout pas ces espaces, je lui fait très volontiers mes adieux, veau, vache, cochon, couvée, en souhaitant «que Dieu le bénisse sinon que Diable le charrisse», comme on dit, dans mon coin de pays...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Jolière Gauthier
    Inscrite
    lundi 7 avril 2008 12h34
    Libérez-nous des Libéraux... et
    « ...de Gerry Pagé. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 8 avril 2008 13h12
    Aux clowns et à leurs clones du ....
    « prototype Jolière Gauthier. C'est désolant de lire les papiers que torchonnent les petits suisses de service, aux «bécosses silencieuses» de l'épuration des impurs et des infidèles, où trône leur extrémiste Allah justicier que torchent, en alternance, nombre d'amphitryons résiduels. Quand ce n'est par Jean Dunois, c'est Marcelin Gélinas. Quand ce n'est pas Hélène Pizier, c'est Jolière Gauthier, ces clownesques clones des Pierre Falardeau et des Lise Payette, issus de la toundra felquiste et de la steppe séparatiste dont les Québécois n'ont rien voulu savoir des mousses infectes et des lichens infestés et dont il ne veulent subir ni l'aridité, ni l'infertilité ni les hostilités. Ces malingres bedeaux et converses, fort de quelques castras à capella, parmi leurs accros et fanas, se vouent aux trafiques des cons objets de sacres, célébrés et arrosés, sur l'autel des messes noires de certaines Tribunes Libertines, ces appendices muséaux où l'on conserve jalousement les reliquaire des échecs felquistes et des échouements séparatistes. Vénération du nombril oblige.

    C'est de gaieté de coeur que plus de 80% des lucides québécois dont la stature distinctive n'aura jamais besoin des béquilles ni des échasses du statut particulièrement diminutif des complexés fanas et accros des diktats de l'anarchisme auquel carburent les intégristes séparatistes, leur laissent les tas du crottin de leurs graffitis. Ces clones de la petitesse ne sont que grotesques larves, que malheureux têtards et qu'insignifiantes queues de poêlon.

    Relisez attentivement «Auto incinération», «Une mégère quasi mormone» ou «Monsieur Jean Dunois... ... ... en personne» et tant d'autres textes qui se veulent «vos miroirs». Relisez surtout et très attentivement, si vous en êtes capable, tout ce que vous ont adressé nombre d'auteurs et d'écrituriens nationalistes et/ou souverainistes qui dénoncent votre manque de réflexion, votre manque de modération et votre manque de jugement ; qui déplorent vos foireuses agressivités et l'incontinence de vos injures, sur la place publique; qui vous disent, de mille façons, que vous les gênez et que vous nuisez, par les déferlements de vos inepties, par l'étenderie de vos cafouillis et l'étalage de vos âneries, à la cause qui leur tient à coeur.

    Si je vous adresse publiquement une telle réplique, ce n'est surtout pas en raison d'une quelconque importance que vous semblez rechercher maladivement et que vous souhaiteriez que l'on vous reconnaisse. J'ai voulu que vous et les tits Coqs-Bendey de votre basse cour sachiez ce que tous les ciblés de vos cribles savent déjà, c'est-à-dire que vous êtes des barreaux tordus dans toutes les fenêtres que le Parti Québécois et que tous les «actifs» de la Province de Québec tentent d'ouvrir pour s'oxygéner et qu'à ce déplorable titre, vous ne faites qu'emprisonner tous les droits à la libre opinion ainsi que toutes les libertés d'expression, en plus d'écoeurer tout le monde avec les dégueulasseries dont vous semblez vous plaire à faire autant de gros tas.

    Vive les Québécois libres!

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Jean Leroux
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 20h29
    La Pravda du PQ (Le Devoir) et Beaudoin s'excitent!!
    « Que les séparatistes prennent un grand respire! La France, elle, s'est ouverte sur le monde et n'a plus le goût des aventures séparatistes... pas plus pour le Québec que pour la Corse! Sarkozy dit ce que l'Europe pense! Alors, madame Beaudoin... respirez par le nez et prenez constat que toutes les "astuces" péquistes sont passées et ... dépassées! Vive le Québec libre à l'intérieur d'un beau et grand Canada. »

  • J.m 40
    Inscrit
    dimanche 19 octobre 2008 17h45
    Sarko le magnifique
    « Oui Sarko le magnifique
    Le Géneral de Gaule a eu sa fameuse déclaration du haut de l'hôtel de ville et on nous l'a rappeler et marteler jusqu'a
    l'écoeurement pendant plus de 40 ans.
    Le Président Sarkosy est venu corriger les élucubrations de son prédescesseur et il était temps. Bien sure les souverainistes trouveront les interprétations habituels et
    farfelues mais le chef d'état français savait très bien ce qu'il disait et ce qu'il a dit restera dit. Je doute cependant que les médias repassent le clip a Sarko très souvent comme l'autre clip de 67 et c'est dommage ne serais-ce que pour faire rager tous les allahtolas séparatistes.
    VIVE SARKOSY ET VIVE....... L'UNION DU CANADA »

  • Félix Le Blanc
    Inscrit
    mercredi 27 mai 2009 18h48
    Socialiser les risques et privatiser les profits
    « La droite affairiste néolibérale et/ou ultra libéral n'a pour logique que de « socialiser les risques et privatiser les profits ».

    Ce monde est vide de sens, l'homme est asservi par l'homme encore et toujours. Quand en aurons nous assez?

    Je vois s'abattre sur nous une poignée de bouffons vendu jusqu'à l'os. Sarkosy n'est qu'un de ceux là.
    Un autre de plus, de cette race d'inhumain, qui ne se cache même plus de leurs crimes, qu'ils déguisent de toute part en bien fait.

    Des torrents de couleuvres!

    Nous ne serons libre que lorsque que nous chasserons le poison qu'est la peur de nos coeurs. »

  • Félix Le Blanc
    Inscrit
    vendredi 29 mai 2009 10h14
    Les cultures des peuples du monde sont en périls - Crève Sarco
    « Nous avions adoptés la langue anglaise comme langue seconde, par la force ou par compromission. Nous disions, mais oui! C'est la langue des affaires! L'internationalisation de cette langue au détriment d'autres langues, ne signifie pas qu'elle soit meilleur ou même supérieur.

    Mais voilà, certain et même plusieurs de ceux qui la porte, se crois plus malin, alors que le plus souvent il ne parle que celle-ci. On nous demande d'évacuer notre langue et notre culture au nom d'un nouvel ordre mondiale purement basé sur des valeurs économiques. Tous les requins convergent vers la même proie, pour accomplir un dessin abject. Celui d'imposer la pensé unique; le métissage forcé pour les uns, et l'impérialisme satisfait avec un grand « I » pour les autres.

    Maintenant que le monde est à la mondialisation des marchés, le danger accroit chaque jour, la richesse collective : naturel, économique et culturel est en péril.

    L'hégémonie stérile anglo-saxonne sur les peuples du monde, que l'on juge archaïque et/ou dont on n'ignore tout. Nous en sommes.

    Inutile de rappeler a M. le bouffon de service, que son règne achève. Car il suffit d'une recherche sur Internet pour comprendre l'indignation de la France face à son dessin .

    PS: Bravo monsieur Des marais pour votre pantin. Vos milliards ne peuvent rien pour la paix. »

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