mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 17h59


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Vivre ensemble

Christian Rioux   7 décembre 2007  Politique
Quand quelqu'un frappe à votre porte, vous regardez discrètement par la fenêtre, entre les rideaux, pour voir qui est là. Il y a même des oeilletons faits exprès pour ça. Puis, vous ouvrez à qui vous voulez. Si vous voyez un homme cagoulé portant un étui à violon sous le bras, vous n'ouvrez pas. Vous appelez peut-être même la police.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 04h48
    La force des mots
    « Depuis assez longtemps, je comprends que celui qui fournit le vocabulaire indique un chemin. En adoptant le premier, nous emprunterons nécessairement le second.­.. et dans celui-ci nous verrons facilement d'abord ce que ce que son concepteur a voulu nous montrer. Toutefois, il pourrait arriver que nous apercevions autre chose ou encore que nous voulions voir autre chose. Alors, nous allongerons le chemin initial ou même reviendrons sur nos pas.
    Votre article m'a beaucoup intéressé parce qu'il débouche sur d'autres mots, par exemple sur ceux de paix et de bonheur. Ce ne sont pas des mots composés ou reliés ensemble par un trait d'union. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 05h49
    Et l'âge d'or, et le bel âge...
    « Est-ce que l'on trouve en France ou en Belgique autant qu'ici de Châteaux du bel âge et autant de Clubs de l'âge d'or? »

  • Guy Archambault
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 07h26
    Origine de l'expression " vivre ensemble "
    « Bonjour Monsieur Rioux !

    Pour votre information, et votre culture, voici l'origine principale de l'expression" vivre ensemble ", ou à tout le moins son principal propagateur mondial : une Commission de l'Unesco présidée par Jacques Delors.

    " La Commission internationale sur l'éducation pour le XXIe siècle, présidée par l'ancien président de la Commission européenne M. Jacques Delors, propose ici que, s'appuyant sur les quatre piliers de l'éducation - apprendre è être, apprendre à connaître, apprendre à faire et apprendre à vivre ensemble - toutes les sociétés cherchent à réaliser une utopie nécessaire, dans laquelle ne resterait inexploré aucun des talents qui sont, comme des trésors, enfouis au fond de chaque être humain. "

    Dans les années 90, au plus fort de la construction de l'Europe, cette expression a été très valorisée puisqu'aucune langue commune à tous les pays d'Europe ne pouvait les rassembler dans une même culture. Cette expression a aussi eu la faveur des adeptes
    de la démocratie de participation (vs la démocratie de représentation) et du " small is beautiful " (vs la mondialisation) et de ceux qui favorisaient la déconcentration et la décentralisation des pouvoirs (vs la concentration des pouvoirs).

    Enfin, elle a eu la faveur de ceux qui favorisent l'égalité entre les personnes et la recherche du consensus, recherche créative adaptée au présent pour résoudre les problèmes communs (vs la recherche de héros mythiques et salvateurs et le retour aux anciens codes d'honneur et aux valeurs du passé).

    Guy Archambault »

  • Robert Dumont
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 08h39
    C'est extra!
    « Il y a la mondialisation par le portefeuille et celle par la pensée ou plutôt par l'absence de pensée et de culture. On tente de faire disparaître en niant l'existence; une façon perfide de nous faire mourir-ensemble? »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 09h17
    Mille mercis !
    « Cette analyse des néologismes fourre-tour est époustouflante de clarté. Elle m'a rappelé le temps, pas si lointain, où il n'y avait plus d'élèves dans les classes du Québec, seulement des apprenants. Quelle désolation !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 10h50
    Johann Gottlieb vs Ernest...
    « Il est vrai que c'est surtout au XIXème siècle que le concept du « Vivre-ensemble » devient primordial dans l'histoire politique humaine. Il symbolise le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes : les sentiments "nationalistes" ont commencé à émerger avec les grandes conquêtes de Napoléon en Europe. En Allemagne et avant elle, dans la Prusse germanique, pour se rebeller face à la domination napoléonienne, on a évoqué l'unité du peuple allemand. Le texte fondateur pour cette unité est le « Discours à la Nation Allemande » de Fichte, en 1806. C'est la première vision : la vision allemande de la nation. En vrac, la nation est un peuple issu de « la même origine » partageant « la même culture ». La nation, d'après Fichte, a des caractéristiques objectives : culture, race, religion, histoire, langue par exemple. Une « même origine » partageant « la même culture », c'était dans un temps ou le peu de migrations pouvaient souffrir la comparaison avec ce que nous connaissons de nos jours. Le monde est absolument tout autre. Fichte écrirait un tout autre texte s'il se trouvait avec nous. Nous avons aussi la version d'Ernest Renan dans « Qu'est-ce qu'une nation? » en 1882. Pour lui, la nation est un "vouloir-vivre ensemble", i.e. une communauté d'individus qui, quelque soit leur origine culturelle ou ethnique, ont cette envie de faire partie d'une entité. La nation est un vouloir-vivre ensemble. C'est la vision traditionnelle française, et c'est sur ce principe que fonctionne la République Française. Ce « quelque soit leur origine culturelle ou ethnique » de l'Ernest Renan est ontologiquement différent de la « même origine partageant la même culture » de Fichte.
    Renan est plus réaliste que Fichte puisqu' il savait que la France du XIXème siècle était une nation de brassages culturels et ethniques convertie en terre d'accueil. De plus, il faut savoir que l'héritage colonial lui-même interdisait de penser en termes ethniques la question de l'identité nationale. La France tire son identité de l'immigration et le Québec devrait réfléchir avec ses données là aussi. Le "vouloir-vivre ensemble" est basé sur des valeurs partagées : la déclaration des droits de l'homme, la république, la laïcité, entre autres et cela permet d'assurer une continuité de l'identité nationale. Le propos de M. Christian Rioux est un propos nationaliste mine de rien et il est loin des préoccupations contemporaines puisque désormais la question du « Vivre-ensemble » ne peut plus s'appuyer sur la « même origine partageant la même culture » de Fichte à cause d'une RÉALITÉ incontournable, le brassage interplanétaire des races et des cultures internationales. Victor Segalen en parlait déjà avec regret au début du XXième siècle et maintenant, c'est là. Ainsi donc, nous comprenons la pensée partisane de M .Rioux qui est loin d'être une analyse pertinente, objective, puisqu'elle prend pour appui un Fichte mais un Fichte dont on voudrait qu'il dise ce qu'il pourrait ne plus dire s'il se trouvait parmi nous dans nos temps. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi ne dit-on pas qu'un chat est un chat plutôt que d'écrire un article qui n'explique rien mais laisse tout deviner? »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 10h56
    Erreur avec Johann Gottlieb vs Ernest...
    « "ou le peu de migrations pouvaient souffrir la comparaison", il faut lire "ou le peu de migrations NE pouvaient souffrir la comparaison...."
    Mille excuses. »

  • Robert Mayrand
    Abonné
    dimanche 9 décembre 2007 10h27
    Le vivre-ensemble
    « Commentaire intéressant. Ça me rappelle l'usage abusif que l'on fait du pluriel, entre autres, en éducation: des formations, des apprentissages, des argents, etc. ou encore ce mot de doctorant pour un étudiant qui poursuit des études doctorales.
    Les composantes de l'ADN de la pensée ont un nom : ça s'aplle les mèmes très bien définis dans le livre Le Gène égoïste de Dawkins. Bref, le vivre-ensemble est un mème qui se reproduit et s'installe dans la psyché collective pour le meilleur ou pour le pire. »

  • Robert Mayrand
    Abonné
    dimanche 9 décembre 2007 10h38
    Pascal Barette -hogue
    « Je vous suggère le mot ABRAÇO comme on dit en portugais. C'est moins suspect qu'un mot anglais... et dans le hogue je note le suffixe hog qui n'est pas très gentil pour l'interlocuteur qui maîtrise la langue anglaise.
    Sur ce je vous fais um grande abraço! »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
9 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Idées
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009