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    Tourisme Outaouais

    Pays d’attraits uniques

    7 janvier 2017 | Benoît Legault - Collaborateur | Voyage
    Les chalets du parc privé Kenauk sont magnifiques, écologiques, et parfaitement isolés au sein du Bouclier canadien. Pourquoi aller plus loin? La grande nature intacte est ici, proche de Montréal.
    Photo: Kenauk Nature Les chalets du parc privé Kenauk sont magnifiques, écologiques, et parfaitement isolés au sein du Bouclier canadien. Pourquoi aller plus loin? La grande nature intacte est ici, proche de Montréal.

    À l’ouest du Québec, à la fois dans l’ombre et dans la lumière d’Ottawa, l’Outaouais présente des attraits uniques à ceux qui veulent vivre des émotions de voyage fortes mais qui n’ont pas le temps d’aller loin. Dans l’Outaouais, rien n’est pareil. Cette région frontalière, longtemps isolée, a développé un certain art de vivre, différent, mais résolument québécois.


    À partir de Montréal, la grande porte touristique de l’Outaouais, c’est Montebello, avec son château. Perçu comme un lieu mythique, un peu lointain, le Fairmont Château Montebello est pourtant à seulement 75 minutes de route de Montréal. Le site est fantastique, devant la rivière des Outaouais. Le grand bâtiment de bois rond est magique, avec son foyer géant à six facettes. De plus, les installations sportives sont exceptionnelles, car elles remontent aux années 1930. On se baigne, on joue au curling dans de grands bâtiments rétro en bois. Le lieu est tout à fait unique. De plus, le chef du restaurant de l’hôtel était le chef personnel de Stephen Harper quand celui-ci était premier ministre, ce qui est assez spécial aussi.

     

    Les parcs

     

    Le nombre d’activités impressionne. Du ping-pong au traîneau à chiens, en passant par la raquette, et même des excursions en Land Rover dans la réserve écologique Kenauk. Bref, à 130 kilomètres de Montréal, on trouve une sorte de Club Med boréal, procurant une expérience agréable, chargée d’histoire, en pleine nature.

     

    Il est difficile de s’isoler complètement dans la grande nature du Bouclier canadien. L’immense parc privé Kenauk Nature (265 kilomètres carrés et 65 lacs), tout près de Montebello, permet de faire des activités et de louer des chalets luxueux dans des milieux naturels pratiquement vierges, à des prix abordables pour la plupart des gens. C’est le seul grand parc privé au Québec.

    Photo: Parc Oméga Certains chevreuils ont des panaches impressionnants au parc Oméga, où on peut les voir de près. Et c’est en hiver que les fourrures de tous les animaux sont les plus belles et les plus abondantes.

    Les propriétaires de ce parc veulent essentiellement préserver la beauté et la faune des lieux pour les générations futures. Les animaux sont dans un écosystème si grand qu’ils ne ressentent pas de stress — ils sont ici chez eux. Le parc est géré par un biologiste passionné par la nature, Bill Nowell. Nous l’avons suivi dans les sentiers du parc, suivant la trace de coyotes avec le ravissement d’un enfant ; pas de doute, ce parc est entre bonnes mains.

     

    Le parc Oméga, proche de Montebello, est aussi taillé dans le Bouclier canadien, mais sa vocation est la rencontre de visiteurs avec la faune et l’histoire. Un parcours de 17 kilomètres permet de fraterniser en automobile avec des mammifères mythiques. Les animaux plus dangereux, comme les loups et les orignaux, vivent dans des enclos ingénieux qui permettent de les voir vivre et adopter des comportements naturels.

     

    Le directeur technique du parc Oméga, Serge Lussier, a dirigé précédemment le parc Safari africain d’Hemmingford et l’African Lion Safari en Ontario. « Nous créons au parc Oméga un environnement unique où les visiteurs en apprennent beaucoup sur les animaux et l’histoire de notre pays, dans un contexte de respect de l’environnement et des cultures autochtones », explique-t-il.

     

    Un poste de traite et une vieille ferme constituent des centres d’interprétation de la colonisation. La boutique de souvenirs propose de beaux objets de qualité. La jolie petite cafétéria vend des aliments sains. Vraiment, le parc Oméga est un incontournable pour les familles, et c’est ouvert à l’année. « Le moment le plus fort de l’année est la saison des mises bas, au printemps, mais le parc montre un caractère particulier intéressant en toute saison », explique M. Lussier.

     

    Wakefield, l’étonnant village

     

    Autrefois, on accédait au village anglophone de Wakefield par une route sinueuse le long de la rivière Gatineau. Aujourd’hui, l’autoroute 5 permet d’arriver à Wakefield en une vingtaine de minutes depuis Gatineau. Wakefield a plus de commerces touristiques qu’auparavant, mais son caractère anglophone unique n’a pas changé. Au Québec, les anglophones vivent surtout à Montréal, surtout depuis l’exode des années 1970, mais les Anglos de Wakefield semblent parfaitement à l’aise au Québec, tout en conservant un mode de vie campagnard et rustique qui rappelle l’esprit des villages des vallées du Vermont.

    Photo: Benoît Legault Le Black Sheep est un bar de légende à Wakefield, où l’on côtoie une communauté artistique active. Sa salle présente des spectacles inspirés.

    Pour aller à la rencontre des résidants de Wakefield, il faut prendre un verre à l’auberge du Mouton noir (le Black Sheep Inn). Avec ses nombreux jeux de fléchettes et ses barbus en chemises en carreaux, le Black Sheep fait vivre une expérience anthropologique fascinante et permet de côtoyer une communauté artistique active, surtout les soirs de spectacles. À voir aussi, bien sûr, le pont couvert Gendron, symbole de l’histoire et de la résilience des gens de Wakefield.

     

    L’hébergement phare de Wakefield, c’est bien sûr son vieux moulin transformé en auberge de charme. Le directeur général du Moulin Wakefield, Pierre Bergeron, a dirigé plusieurs auberges du même type dans le sud de l’Ontario. « Le Québec compte peu de ces auberges situées sur les lieux d’un moulin, au bord du cours d’eau qui le faisait tourner », explique-t-il. Même en Ontario, le Moulin Wakefield serait unique à cause de la force de son cours d’eau et de la qualité de son restaurant, qui se déploie sur deux niveaux devant la cascade. Le menu est composé de classiques sans compromis et de plats innovants qui plaisent aux foodies. Le spa du Moulin Wakefield est extrêmement populaire, et il est vivifiant de s’immerger dans la baignoire à remous extérieure, devant la forêt.

     

    La vie à la frontière

     

    Le Vieux-Hull, centre historique de Gatineau, se présente comme une ville québécoise industrielle de taille moyenne, sympathique et pleine de caractère, à un jet de pierre de la capitale canadienne. L’Outaouais, et le Vieux-Hull en particulier, est aussi un exemple valeureux de fierté francophone durable. Il est résolument québécois, par ses aspects, son mode de vie, ses valeurs. On ne sent que fort peu l’influence anglo-saxonne à Gatineau, à part l’afflux constant d’Ontariens qui, au plus, influence un peu la composition des menus dans les restaurants et les bars.

     

    Pour leur part, les Montréalais ont droit à de bonnes surprises culinaires à Hull. Le bar à vin Soif appartient à Véronique Rivest, dont le nom résonne, car elle a obtenu la 2e position au concours des meilleurs sommeliers du monde en 2013. Mme Rivest est souvent sur place, parlant aux clients, en toute simplicité. Ces derniers, pour leur part, apprécient les prix raisonnables du Soif et ses petits formats permettant d’essayer plusieurs vins.

     

    Autre bonne adresse abordable : le bistro Les Vilains Garçons, qui prépare des classiques français, mais aussi des plats uniques, souvent d’inspiration asiatique, en petites portions à assembler. Là aussi les prix sont surprenants. Les propriétaires de ce restaurant sont de jeunes Français très sympathiques. L’ambiance des Vilains Garçons est très festive.

     

    Le Vieux-Hull, c’est aussi ma chère rue Eddy, coeur d’un quartier pauvre, mais en pleine revitalisation. « Pauvre », mais riche d’histoire et de gens qui vous parleront avec bagout des hauts et des bas de leur vie. Pour bien ressentir l’esprit de la rue Eddy, il faut aller manger au comptoir de La Patate dorée et commander un de leurs hot-dogs ou une de leurs poutines réputés, avant d’écouter les clients et de ne pas hésiter à parler aussi !

     

    La rue Eddy, ce sont aussi des commerces d’une nouvelle génération qui relève le quartier. À voir : Le Local, une boutique pleine de vêtements originaux, tous dessinés ou fabriqués au Canada. Les employés du Local sont passionnés par leur noble marchandise.

    Photo: Claude Émond La microbrasserie des Brasseurs du temps fait revivre un bâtiment historique de Hull, à deux pas du ruisseau de la Brasserie où on peut patiner cet hiver.

    Autre adresse étonnante : Les Brasseurs du temps, une des microbrasseries de référence au Québec, qui a en outre le mérite de faire revivre un bâtiment historique de Hull, à deux pas du ruisseau de la Brasserie où on peut patiner cet hiver. Les Brasseurs du temps, c’est aussi le site d’un véritable musée de la bière, qui présente l’importante facette brassicole de l’histoire méconnue de Hull.

     

    En marge du secteur Hull, on trouve le Hilton Lac-Leamy et son casino. Cet hôtel 5 étoiles est d’une élégance remarquable malgré sa taille. Ses chambres offrent des vues imprenables sur l’Outaouais et Ottawa. La piscine extérieure chauffée est accessible même en janvier ! Le casino et sa belle salle de spectacles font preuve de beaucoup de dynamisme pour attirer des jeunes en plus de la clientèle traditionnelle. Le casino comme tel affiche des virtuosités techniques et artistiques comme on en voit à Las Vegas.

     

    Bref, l’Outaouais est une région étonnante, assez impressionnante en fait, si proche de Montréal qu’on peut y aller et en revenir dans la même journée. Séjourner à Ottawa et aller furtivement dans l’Outaouais, comme le font tant de touristes, ne rend pas justice à cet Outaouais aux attraits uniques où la nature et la ville s’entrelacent à merveille.

     

     

    Pour information : tourismeoutaouais.com ou ☎ 1 800 265-7822, et wakefieldquebec.com


    Benoit Legault a commencé sa carrière de journaliste dans les années 1980 au quotidien Le Droit, dans un bureau (aujourd’hui fermé) situé dans la rue Eddy, devant La Patate dorée.













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