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    Le Québec est aussi une carte postale

    «Et la cuisine! Ils en salivent déjà.»

    20 octobre 2012 |Normand Thériault | Voyage
    Les Québécois sont fiers de cet héritage qui les ramène aux premiers jours européens de l’Amérique naissante. Et qui les visite se verra suggérer tant les sites naturels que les premiers environnements bâtis. Et qui vient au Québec pour y fréquenter un congrès n’y vient pas que pour ses seuls colloques : il ou elle, comme qui les accompagne, demande aussi à voir et à visiter. Une journée de congrès, comme trois jours de colloque, a aussi un volet touristique que proposent les organisateurs de rencontres, qu’elles soient locales ou internationales.

    En début de ce mois d’octobre, le Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Air Transat de l’École des sciences de la ­gestion de l’UQAM a publié les résultats d’un sondage mené en septembre par la firme Ipsos Marketing, dont les données découlent des réponses données à une question fort simple : quels endroits, attraits ou régions les Québécois recommandent à leurs amis en visite au Québec ?
     
    Du Vieux à l’oratoire

    Et suivriez-vous les recommandations, vous qui venez ici voir ce coin français d’Amérique, que voilà votre parcours imposé : le Vieux-Québec en priorité (selon 63 % des recommandations) et, à Montréal, le Vieux-Port ou les sites des différents festivals (32 %).
     
    Par la suite, la nature et le décor champêtre sont fortement suggérés pour qui veut avoir du Québec le meilleur souvenir. Alors, détours par le rocher Percé, l’île Bonaventure, les parcs nationaux, les lieux des baleines ou de faune et les sites des beaux villages. Il en restera toutefois un peu pour le fjord du Saguenay, les îles de la Madeleine et même l’oratoire Saint-Joseph.
     
    À table !

    Pourtant, ce qui ne recueille que 12 % des suggestions, soit les produits du terroir et les circuits touristiques, est souvent en région, de la part des organisateurs de colloques et de congrès, une obligatoire proposition.
     
    Ainsi, Andrée Courteau, de Tourisme Laval, profite de la première rencontre d’un groupe pour offrir bonne chère : « Le concept de circuit gourmand amène les gens à faire de belles découvertes et à échanger dans un contexte détendu, avant d’amorcer les discussions du congrès qui peuvent être plus sérieuses. »
     
    Et parle-t-elle d’un événement tenu que Carole Guitard, directrice du tourisme d’affaires chez Tourisme Montérégie, rappelle ceci : « On les a d’abord accueillis par un vin et fromages. C’est une formule qui reprend de la popularité depuis qu’on offre des produits du terroir. Nos vignerons étaient évidemment sur place. On a aussi présenté des fromages fabriqués en Montérégie. Comme nos vignerons connaissent nos fromagers, il n’y a eu aucune difficulté à assurer un bon accord vin et fromages. »
     
    Et sommes-nous à Montréal que Michel Bourdon, de Tourisme Montréal, s’il dit que les musées montréalais ont la cote pour qui vient ici en congrès, souligne toutefois que la restauration locale crée des enthousiasmes : « Et la cuisine !, dira-t-il en parlant des demandes reçues. Ils en salivent déjà et veulent expérimenter le plus de restaurants possible. »
     
    Paysages

    Un congrès, ce n’est donc pas que belles paroles et propos savants, ou Power Point et autres projections, c’est aussi la vie du lieu qui reçoit : pourquoi un Américain ou un Européen viendrait-il ici, alors que, en son pays d’origine, il a lieux et places pour tenir rencontres ?
     
    Et un jour des médecins ou des ingénieurs viendront à Montréal, car la ville est reconnue pour son dynamisme en génomique et en aérospatiale. Oui, pour cela, mais aussi pour le paysage : « Les Américains aiment bien le côté européen, nous dira Michel Bourdon, mais ils se sentent sécurisés de retrouver des bannières hôtelières qu’ils reconnaissent. En ce qui concerne le marché international, le mélange des cultures européenne et nord-américaine les fascine. Ils sont subjugués de voir qu’on travaille un peu comme les Nord-Américains, qu’on s’amuse comme les Latins et qu’on peut manger comme les Européens. »
     
    Des congrès, donc. Qui sont aussi des voyages. Et il ne faut pas non plus oublier que souvent un ou une congressiste ne voyage pas seul ou seule : tout organisateur de congrès sait qu’il doit inscrire au programme des activités pour les conjoints.
     
    Alors, à Shawinigan on parlera de La Cité de l’énergie ou du village de Sainte-Flore, comme il sera dit que Tadoussac n’est pas loin de Québec et que Mont-Tremblant est une destination à rejoindre en traversant les Laurentides.
     
    Tout cela pour que, de retour chez elle ou chez lui, la ou le congressiste pourra raconter que de fréquenter un congrès au Québec est ­l’occasion de faire un « beau voyage ».












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