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    Bahamas - Atlantis, le monde perdu de Dubaïhamas

    La mégacité balnéaire de Paradise Island fait le bonheur des petits et des plus grands

    4 août 2012 |Gary Lawrence | Voyage
    Pas moins de 13 piscines et plans d’eau ponctuent Atlantis, comme ici, devant la tour baptisée The Cove.
    Photo: Gary Lawrence Pas moins de 13 piscines et plans d’eau ponctuent Atlantis, comme ici, devant la tour baptisée The Cove.
    Liens utiles : www.atlantis.com et www.kerznermarinefoundation.org
    Consultez également le blogue Voyage de L’actualité, pour plus de photos!
    À un mètre au-dessous de nos frêles carcasses, une masse sombre passe en planant sous l’eau, plus ample que nos envergures réunies. « Blublaiebanta ! », lâche fiston, mâchouillant ses mots autant que son tuba.

    « Beau spécimen de raie manta, en effet ! », dis-je en tirant sur sa veste de flottaison, pour l’écarter de la trajectoire d’un requin zèbre qui vient de se pointer le bout de l’aileron. J’ai beau savoir que le sélacien de deux mètres est inoffensif, qu’il dort 20 heures par jour et qu’il est gavé jusqu’aux ouïes, le dab en moi ne peut s’empêcher d’avoir ce réflexe. Même si je suis dans une sorte d’aquarium sécurisé.


    Depuis une trentaine de minutes, fiston et moi barbotons à la surface de The Dig, un bassin surdimensionné qui forme, avec les lagons du complexe, « le plus grand habitat marin à l’air libre après celui de mère nature ». On peut le croire : pas moins de 20 000 créatures représentant 138 espèces y évoluent, du poisson-scie à la carangue en passant par le requin nourrice et la raie aigle à la robe finement tavelée.


    Quelques heures plus tôt, fiston et moi avions pu admirer cette même faune depuis les larges baies vitrées aménagées à la base du grand réservoir jonché de ruines artificielles. Mais côtoyer et observer la poiscaille nez à branchie, masque au visage et tuba sous narine, n’avait aucune mesure avec les précédentes rencontres des méduses, piranhas et autres murènes scellées sous verre. Quoique l’Atlantis fasse plutôt dans la démesure.


    Colossal domaine de 171 acres s’étendant en bord de mer, ce complexe de villégiature emploie 7500 personnes, compte plus de 2300 chambres, déploie 13 piscines et aires aquatiques ainsi que plusieurs lagons retenant 90 millions de litres d’eau, et il a nécessité des investissements de 2 milliards de dollars au fil des ans.

     

    Entre chic et kitsch


    Si la luxueuse tour d’hébergement de The Cove (splendides chambres) et les condos the The Reef se drapent d’un design chic, sobre et contemporain, les balèzes Royal Towers naviguent entre le kitsch drolatique de Las Vegas et le design aquatique disneylandien de La Petite Sirène, avec moult clins d’oeil au mythe de l’Atlandide : hippocampes géants en guise de cariatides, marlins trônant au sommet des tours, coupoles décorées avec des coquilles grandes comme des baignoires…


    Entre les deux Royal Towers, une sorte de « pont des soupirs » accroché au 17e étage abrite la Bridge Suite, offerte pour la bagatelle de 25 000 $ la nuit - Michael Jackson ne rechignait pas à y séjourner ; Oprah, elle, préfère le chicissime One Only attenant au complexe.


    Par endroits, les univers recréés sont fichtrement bien reconstitués, que ce soit cette pyramide maya où on dévale un tunnel translucide traversant un bassin infesté de requins ; cette rivière artificielle longue d’un mille où on se laisse ballotter entre vagues et rapides ; ou encore la déco du fabuleux labyrinthe souterrain de The Dig, qui évoque l’esthétique rétro-futuriste de 20 000 lieues sous les mers. Le tout étant enrobé dans un gigantisme qui siérait bien à Dubaï - où un autre complexe Atlantis, affilié à celui des Bahamas, a d’ailleurs pignon sur plage.


    Si cette véritable cité balnéaire des plaisirs fait exulter les jeunes (surtout ceux qui mesurent 48 pouces pile poil, pas d’exception, pour accéder aux jeux des grands), les parents disposent eux aussi de leurs joujoux et divertissements : marche au scaphandre avec les requins, plongée sous-marine, luxueux spa Mandara, boîte de nuit, marina, pléthore de restos - dont l’un signé Nobu Matsuhisa et l’autre Jean-Georges Vongerichten - et un casino décoré de pieuvres de verre multitentaculaires, oeuvres du sculpteur Dale Chihuly.


    Outre l’Atlantis Speedway (une piste de course pour voitures téléguidées), la discothèque pour ados (13-17 ans) et les activités du club AKC (3-12 ans), où on peut confier ses rejetons pour une heure ou une journée (s’ils parlent anglais ou espagnol), les résidents en bas âge qui séjournent ici bavent normalement pour les interactions avec les créatures marines présentes sur place.


    Certes, fiston n’a jamais osé faire un câlin à Luna le lion de mer (« Ses moustaches, ça doit piquer ? ») ou embrasser le museau de Tony le dauphin (« Ça va pas, la tête ? »), comme tout le monde. Mais il s’est néanmoins esclaffé comme une baleine quand le premier a brillé par ses éructations et que le second a fait le mort après avoir été fictivement fusillé… avant de revenir à la vie après une très réussie séance mimée de réanimation cardiaque.


    On l’aura compris : les interactions tiennent ici davantage de l’esprit du cirque que de celui de la rencontre intime avec la vie sauvage, sans compter que la moitié du temps est consacrée à poser pour le photographe… qui vend par la suite ses clichés à prix prohibitif, bien entendu.

     

    Note salée


    C’est d’ailleurs là que le bât blesse, au Atlantis. Dans le meilleur des cas (sauf en cas de promotions),] une chambre seule, sans repas et avec avion en sus, se détaille 280 $ - donc 2000 $ par semaine, pour deux personnes. À ce tarif, on accède gratuitement au parc aquatique, mais pour tout le reste, il faut allonger la monnaie, que ce soit pour se procurer un kayak ou un pédalo pour une heure ou pour emprunter masque et tuba. Et à moins de se gaver tous les jours de malbouffe pour éviter une note salée, on doit allègrement casquer pour respecter les objectifs du Guide alimentaire canadien.


    Cela dit, à partir du moment où on est prévenu et qu’on est prêt à délier son gousset, ce grand Las Vegas-by-the-Sea vaut vraiment le détour, pour un séjour en famille. C’est pas moi qui le dis, c’est fiston.


    Info : Atlantis est situé à environ 30 minutes de l’aéroport de Nassau, aux Bahamas. De décembre à mai, Air Canada relie Montréal à Nassau en vol direct ; le reste de l’année, il faut transiter par Toronto, New York ou Miami, selon le transporteur choisi. Compter de 3,5 à 4,5 heures de vol, plus le temps de correspondance s’il y a lieu. À savoir : l’hôtel Comfort Inn propose parfois des forfaits d’hébergement au rabais incluant l’accès au parc aquatique d’Atlantis.


    ***
     

    Gary Lawrence était l’invité d’Atlantis.

    Pas moins de 13 piscines et plans d’eau ponctuent Atlantis, comme ici, devant la tour baptisée The Cove. Plusieurs grandes parois de verre permettent d’observer la faune marine de The Dig, depuis un souterrain.












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