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    Le Concorde, le plus bel «oiseau» du ciel

    28 novembre 2009 |Carolyne Parent | Voyage
    Vous avez toujours rêvé de monter à bord du mythique Concorde? Si jamais vous séjournez à la Barbade ou si vous y faites escale, ne ratez pas alors l'exposition consacrée à l'un des supersoniques qu'exploitait British Airways. Mis à la retraite en 2003, 26 ans après son vol inaugural entre Londres et Bridgetown, il est en montre dans un hangar, à deux pas du terminal des départs de l'aéroport international Grantley Adams.

    La visite débute par une présentation multimédia spectaculaire. Des extraits de films d'archives sont projetés sur la carlingue de l'avion tandis qu'une bande sonore tonitruante nous fait vivre un décollage virtuel. Et puis, bang!, voilà qu'on franchit le mur du son. L'avion à aile delta avalait les 4200 milles aériens séparant l'Angleterre de l'île antillaise en trois heures 45 minutes à Mach 2 (deux fois la vitesse du son). En 2000, le passage coûtait 8000 $US, champagne et caviar compris. Dans les années 1980, cette liaison hivernale a notamment contribué à mettre la Barbade sur l'écran radar du jet-set.

    Munis d'une carte d'embarquement, les visiteurs sont invités à monter à bord de l'appareil, d'une capacité de 100 passagers. Si le Concorde, de conception franco-britannique, a marqué un jalon dans l'histoire de l'aéronautique moderne, son aménagement intérieur surprend: aérodynamisme oblige, la cabine est étroite, l'empattement (l'espace entre les sièges) n'est pas plus grand que celui d'une classe économique d'aujourd'hui et la déco est spartiate. Avec ses multiples cadrans, boutons et manettes, la cabine de pilotage est nettement plus impressionnante. Au sol, on peut d'ailleurs tester ses talents de pilote grâce à des simulateurs de vol.

    Une baisse marquée du nombre de passagers après l'écrasement d'un Concorde d'Air France en 2000, les attentats du 11 septembre 2001 et des coûts d'entretien devenus faramineux ont signé l'arrêt de mort du jet en 2003. Il n'en demeure pas moins qu'il fut le plus bel «oiseau» du ciel, et ce n'est pas le Super Jumbo A380, avec son allure de béluga, qui le détrônera. Small was beautiful.

    Renseignements: www.barbadosconcorde.com












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