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    Critique

    Cap sur la Champagnerie à Québec

    24 novembre 2017 | Catherine Ferland à Québec | Restaurants
    La jolie écume dorée du cava Paco Molina donne envie de trinquer tout en découvrant nos entrées.
    Photo: Catherine Ferland La jolie écume dorée du cava Paco Molina donne envie de trinquer tout en découvrant nos entrées.

    J’adore les bulles. Même le midi ? Pourquoi pas ? Après tout, nul besoin d’une occasion spéciale ! C’est en compagnie d’une collègue et amie que je me dirige vers La Champagnerie, le « bar à sabrage » de la Vieille Capitale, située en basse-ville, non loin de la gare du Palais.

     

    Pour célébrer son premier anniversaire, la maison offre gracieusement le premier verre. La jolie écume dorée du cava Paco Molina donne irrésistiblement envie de trinquer tout en découvrant nos entrées, la salade à la vinaigrette au champagne pour moi, le savoureux velouté de carottes pour mon invitée.

     

    « Versez-nous le champagne ! » chante-t-on joyeusement dans l’opérette La chauve-souris de Johann Strauss.

     

    Table en effervescence

     

    La carte du midi est restreinte. Mon amie a élu le tartare de cerf, tandis que je choisis la ballottine de volaille aux poires. Pas de chance, il n’en reste plus. En cuisine, on me propose opportunément un plat végé ou un burger. Je retiens la seconde option et m’en félicite lorsque mon assiette m’est apportée.

     

    Le pain multigrains comporte une généreuse galette de boeuf haché juteux, une part de Rayon d’or de la fromagerie du Littoral, un peu de foie gras… C’est riche, mais les verdures et le confit de canneberges apportent une gentille caution végétale.

     

    La douceur de mon crémant de Bordeaux brut Les Cordeliers s’harmonise très bien avec les fruits cuits et la viande. Je bataille un peu avec les dernières bouchées (difficile de conserver l’intégrité du pain avec une telle garniture !), mais je termine ce burger avec bonheur.

     

    Marie-Ève reçoit une fort belle assiette. Les fins dés de viande rehaussés de condiments sont servis avec des frites rustiques et une pimpante verdurette. Si la cavalcade du cervidé est quelque peu bridée par le cornichon un brin trop affirmé, le plat dans son ensemble est plutôt réussi.

     

    Crème et crémant

     

    Mon crémant, commencé avec le burger, s’achève agréablement sur la crème brûlée aromatisée au Bailey’s. La verrine de caramel salé permet d’alterner les saveurs salées et sucrées. Que voilà une belle excursion gustative.

     

    Le dessert de mon invitée est plus joli encore : figurez-vous un petit dôme de chocolat où se niche une garniture de fruits rouges, environnée de cristaux de sucre, de noisettes et de coulis de caramel.

     

    L’ambiance du midi est plutôt calme, la clientèle étant essentiellement constituée de gens d’affaires. Mais je sais qu’en soirée, La Champagnerie se peuple d’une faune enjouée et festive, notamment pour ses jeudis « perlés ». Voilà qui donne envie d’y retourner.


    Les plus. La possibilité d’essayer de nombreux vins mousseux au verre et de découvrir sa « palette de bulles ». Service sympathique. Honnête bouffe bistro.

    Les moins. Une personne allergique aux fruits de mer aura moins de choix puisqu’une partie importante du menu comporte des crustacés et des coquillages. Rien d’étonnant pour un bar à sabrage, remarquez.

    Coût pour deux en menu midi, nourriture seulement, avant taxes : 54 $.

    Coût total pour deux (incluant alcool, taxes et service) : 77 $.

    Coût estimé pour deux en soirée (incluant alcool, taxes et service) : 110 $.

    Histoire de bulles au Québec Au milieu du XIXe siècle démarrent les liens directs avec les grandes maisons de Champagne comme Ruinart, Moët et Chandon, Veuve Clicquot et Krug. Des mousseux d’un peu partout profitent de cette renommée en étant vendus comme des « champagnes », jusqu’à ce que l’Union européenne y mette bon ordre en créant une appellation réservée en 1970.

    Aujourd’hui, chacun peut trouver son compte dans la diversité de vins à bulles provenant de terroirs et de cépages variés, qu’il s’agisse de cava, de prosecco, de crémant ou de véritable champagne.

    Légende ★ Je regrette de devoir vous en parler
    ★★ Pas mauvais, mais on n’est pas obligés de s’y précipiter
    ★★★ Bonne adresse
    ★★★★ Très bonne adresse
    ★★★★★ Adresse exceptionnelle pour la cuisine, le service et le décor

    $ Le bonheur pour une vingtaine
    $$ Une quarantaine par personne
    $$$ Un billet rouge par personne
    $$$$ Un billet brun par personne
    $$$$$ Le bonheur n’a pas de prix
    La Champagnerie
    ★★★
    802, rue Saint-Joseph Est, Québec, 418 614-9802












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