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    Critique resto

    Un repas sous le signe de la Formule 1

    Arrêts au puits en un temps record

    27 octobre 2017 | Catherine Ferland - Collaboratrice à Québec | Restaurants
    Le Portofino se compose d’une enfilade de pièces. La toute dernière salle à manger est décorée d’éléments emblématiques de la course automobile si chère à l’Italie.
    Photo: Renaud Philippe Le Devoir Le Portofino se compose d’une enfilade de pièces. La toute dernière salle à manger est décorée d’éléments emblématiques de la course automobile si chère à l’Italie.

    Avec l’automne revient l’envie d’une nourriture chaleureuse et réconfortante. Une ado qui raffole des mets italiens est donc ravie de m’accompagner au Portofino du Vieux-Québec, au coeur de l’effervescent Quartier latin où se bousculent les touristes. Une belle soirée s’annonce pour nous !

     

    Le restaurant se compose d’une enfilade de pièces. Hasard ou non, une clientèle internationale occupe majoritairement la première section du restaurant, attenante au bar et avec vue sur le crépitant four à bois, tandis que la clientèle québécoise est plutôt regroupée dans la toute dernière salle à manger, décorée d’éléments emblématiques de la course automobile si chère à l’Italie.

     

    Avec appétit

     

    Nous commandons avec appétit. Ma fraîche entrée de bocconcini me convient tout à fait, le fromage ferme alternant avec les tomates, un filet de réduction balsamique et d’huile d’olive agrémentant agréablement le tout et s’accordant très bien à mon verre de bulles rosées. Je me régale.

     

    Les deux fondues parmesan plaisent beaucoup à ma jeune invitée avec leur surface croustillante et leur onctueuse garniture fromagée. Un peu de sauce marinara donne couleur et pep à l’assiette. J’hérite cependant de la garniture de prosciutto, dont la demoiselle ne raffole pas.

     

    Nous discutons gaiement. Or, les murs, poutres et vitrines laissant voir des casques de Formule 1 présentent une surface presque uniformément lisse ayant pour effet d’amplifier le niveau sonore : même si nous ne sommes qu’une quarantaine de convives dans la salle, les conversations et éclats de rire deviennent vite assourdissants.

     

    Cet effet acoustique pourrait aisément être corrigé en plaçant quelques tentures… mais pour l’heure, Évelyne et moi devons hausser le ton pour nous comprendre.

     

    Même accompagnement ?

     

    Pour la suite des choses, la jeune fille a succombé à son plat préféré. Sitôt les entrées terminées et les assiettes retirées, on lui apporte une généreuse portion de lasagne. Nichée dans un plat creux, elle comporte notamment un étage à la florentine, c’est-à-dire un mélange d’épinards, et elle est encore arrosée de sauce tomate.

     

    Si le plat lui plaît, Évelyne le trouve cependant un peu acide. Vérification faite, je dois lui donner raison. L’ensemble est savoureux mais présente une acidité un peu agressante.

     

    Plusieurs bouts de pain seront appelés en renfort pour contrebalancer le tout.

     

    Mon escalope de veau au madère et aux champignons est tendre à souhait. En revanche, l’accompagnement me laisse perplexe : si le nid de spaghettis nappés de sauce tomate est en soi délicieux, il ne m’apparaît pas le compagnon idéal à un plat en sauce brune.

     

    Le bout de brocoli et la petite carotte semblent bien esseulés. S’est-on contenté de servir le même accompagnement pour tous les plats ? M’enfin.

     

    Vitesse grand V

     

    En moins de cinq minutes, on nous apporte la belle part de tarte au citron que nous avons décidé de partager pour terminer l’expédition. Magnifique. La meringue italienne, contrepoint idéal à l’appareil sucré-acidulé de la tarte et aux petits fruits servis à côté, nous plaît beaucoup à toutes les deux.

     

    Quoi, c’est déjà terminé ?

     

    Eh oui, l’expérience a été à l’image de la Formule 1 : c’est avec une redoutable efficacité et à une vitesse déconcertante que les plats se sont succédé sur la table, nous laissant à peine le temps d’anticiper la suite. Je n’ai même pas eu le loisir de finir mon verre de bulles pour commander du rouge avec le plat principal, c’est tout dire.

     

    Selon le contexte et la personnalité des convives, cette célérité sera perçue comme un défaut ou une qualité… Pour ma part, lorsque je m’attends à passer au moins deux heures et demie à table, mais que la séquence complète est conclue en moitié moins de temps, c’est trop précipité. À la course, je préfère la balade !

     

    Les plus. Une équipe de service courtoise et ultra efficace. Entrées et desserts réussis.

     

    Les moins. Ambiance bruyante. Diminuer le tempo permettrait d’accorder plus de soin à la composition et aux accompagnements des plats principaux.

     

    Coût pour deux, nourriture seulement, avant taxes : 90 $.

     

    Coût total pour deux (incluant alcool, taxes et service) : 134 $.

    Légendes ★ Je regrette de devoir vous en parler
    ★★ Pas mauvais, mais on n’est pas obligés de s’y précipiter
    ★★★ Bonne adresse
    ★★★★ Très bonne adresse
    ★★★★★ Adresse exceptionnelle pour la cuisine, le service et le décor

    $ Le bonheur pour une vingtaine
    $$ Une quarantaine par personne
    $$$ Un billet rouge par personne
    $$$$ Un billet brun par personne
    $$$$$ Le bonheur n’a pas de prix

    Le Portofino
    ★★
    54, rue Couillard, Québec ☎ 418 692-8888












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