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    Critique resto

    Bistronomie sur Seine au Paris Grill

    12 mai 2017 | Catherine Ferland - Collaboratrice à Québec | Restaurants
    L’ambiance est agréable au Paris Grill de Québec. La musique, où s’entremêlent la chanson française et les succès québécois, offre un intéressant mélange de genres et d’époques. Voilà qui change agréablement du lounge générique qui sévit trop souvent ailleurs.
    Photo: Francis Vachon Le Devoir L’ambiance est agréable au Paris Grill de Québec. La musique, où s’entremêlent la chanson française et les succès québécois, offre un intéressant mélange de genres et d’époques. Voilà qui change agréablement du lounge générique qui sévit trop souvent ailleurs.

    Les inondations historiques qui affligent plusieurs régions du Québec en ce début de mai m’ont rappelé celles, aussi tristement spectaculaires, qui affectaient Paris environ à la même période l’an dernier. C’est peut-être ce qui m’a soufflé le choix du resto à visiter ce mois-ci.

     

    Bien décidée à introduire un peu de gaieté dans la grisaille, c’est en compagnie de mon amie Caroline que j’entre dans le sympathique endroit où de multiples éléments rappellent la Ville lumière.

     

    L’ambiance est agréable, les sièges sont confortables. La musique ambiante, où s’entremêlent la chanson française et les succès québécois, offre un intéressant mélange de genres et d’époques.

     

    Voilà qui change agréablement du lounge générique qui sévit trop souvent ailleurs.

     

    Nous avons faim : le menu interpelle les pupilles et stimule les papilles ! Pour débuter, mon invitée choisit la soupe du jour, tandis que j’opte pour le crabcake.

     

    Le potage à la courge musquée, d’une appétissante nuance orangée, présente un bel équilibre où le sel rehausse, sans la masquer, la saveur naturellement sucrée de la cucurbitacée. Crémeux à souhait, le tout disparaît en un clin d’oeil.

     

    Les deux croquettes de crustacés me plaisent beaucoup : la saveur délicate et la texture moelleuse du homard et des crevettes sont respectées, bien servies par la panure croustillante, point trop sèche, et par la sauce légère à la crème sure, aux accents de tomate, de basilic et de paprika fumé. Une entrée équilibrée et réussie.

     

    Sur les quais de la Seine

     

    On apporte à Caroline un plat bien réalisé, soit les cannelloni aux deux saumons nappés d’une sauce citronnée. Le plat est escorté d’un verre de chardonnay californien Clos du Bois, une suggestion de la serveuse qui convient très bien à la salinité du saumon.

     

    La cuisson des cannelloni est impeccable et le mélange des saveurs s’avère agréable, mais la salade panachée, peut-être préparée trop à l’avance, trahit un petit manque de fraîcheur.

     

    J’adore le boudin et je m’en prépare rarement à la maison, étant la seule à l’apprécier. Je suis donc ravie de le trouver au menu.

     

    Je m’en délecte à l’avance… et je ne suis pas déçue : les pavés de boudin noir sont délicieux, flanqués de tranches de pomme caramélisées au calvados et d’une fine purée de légumes racines. Quelques légumes complètent et colorent l’assiette.

     

    Le verre de Jours de vigne du Domaine de Cazaban, un rouge bio languedocien IGP Côtes de Lastours, où un brin de merlot et de grenache vient tempérer la syrah, accompagne mon plat avec conviction.

     

    À Paris les pieds dans l’eau

     

    Que c’est bon de prendre le temps de s’arrêter. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, ô lecteur ou lectrice, mais mon quotidien ne comporte pas suffisamment de ces moments accordés à l’amitié, précieux instants dérobés à un agenda chargé.

     

    Je les savoure doublement, à défaut de m’offrir un dessert. Je me contente d’un bon thé vert de David’s Tea.

     

    Mon invitée y va d’un allongé et d’une verrine de chocolat blanc et caramel à la fleur de sel. Crémeuse, jouant sur le contraste sucré-salé et recélant un mini-morceau de gâteau mousse, cette verrine est la formule parfaite pour se sucrer le bec sans regret.

     

    Les plus. À chaque visite, c’est un plaisir renouvelé, tant pour la table que pour l’ambiance animée. Les plats sont bien réalisés et le service est sympathique

     

    Les moins. La carte des vins est étonnamment restreinte pour un resto évoquant la France : on s’attendrait à un hommage à Bacchus plus généreux.

     

    Coût du repas pour deux, sans alcool, avant taxes : 98 $.

     

     

    Légendes

    ★ Je regrette de devoir vous en parler
    ★★ Pas mauvais, mais on n’est pas obligés de s’y précipiter
    ★★★ Bonne adresse
    ★★★★ Très bonne adresse
    ★★★★★ Adresse exceptionnelle pour la cuisine, le service et le décor

    $ Le bonheur pour une vingtaine
    $$ Une quarantaine par personne
    $$$ Un billet rouge par personne
    $$$$ Un billet brun par personne
    $$$$$ Le bonheur n’a pas de prix
    Paris Grill
    ★★★
    2820, boulevard Laurier, Québec, ☎ 418 658-4415, $$$












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