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    Critique resto

    Dans l’antre de La Bête à Québec

    14 avril 2017 | Catherine Ferland - Collaboratrice à Québec | Restaurants
    La Bête accueille les clients dans un décor inspiré des salons libertins sous le roi Louis XV. Murs sombres, tentures de velours, lustres à pampilles, miroirs et chaises contournées lui confèrent une ambiance chic sans être trop chargée.
    Photo: Renaud Philippe Le Devoir La Bête accueille les clients dans un décor inspiré des salons libertins sous le roi Louis XV. Murs sombres, tentures de velours, lustres à pampilles, miroirs et chaises contournées lui confèrent une ambiance chic sans être trop chargée.

    Après l’hiver qui semblait ne plus vouloir finir, le printemps est enfin là. Vous vous en réjouissez ? Moi aussi ! Et c’est par un beau lundi midi où le soleil nous montre le bout de son nez que je retrouve mon invité pour un rendez-vous gastronomique au restaurant La Bête Steakhouse sur le boulevard Laurier, secteur Sainte-Foy, à Québec.

     

    Avec un nom pareil, difficile de ne pas avoir en tête la réplique culte du film Les douze travaux d’Astérix, lorsque Caius Pupus demande aux protagonistes : « Alors, la Bête, elle était comment ? »« Oh ! Elle était bonne ! » de répondre de suite Obélix, avant d’ajouter « Garçon ! Un digestif ! » Est-ce que le repas que nous prendrons dans l’antre de la Bête s’avérera aussi roboratif ? Nous le saurons sous peu.

     

    Dans les verts pâturages

     

    Ce restaurant, qui a ouvert ses portes en juillet 2009, nous accueille dans un décor inspiré des salons libertins sous le roi Louis XV. Murs sombres, tentures de velours, lustres à pampilles, miroirs et chaises contournées confèrent une ambiance chic sans être trop chargée.

     

    Le serveur affable et courtois nous présente son menu midi. J’opte pour un peu de verdure et une grillade de boeuf, avec un verre de chianti Gabbiano. Mon invité se laisse tenter par la crème de tomates confites, qui sera suivie d’un burger.

     

    Ma salade, dont les bouchées initiales me semblent un peu trop salées, s’avère parfaite au final : les épinards, les radis finement tranchés mais néanmoins croquants, les fèves edamames, les dés de betteraves et de jerky de boeuf créent une harmonie gustative qui s’accorde merveilleusement avec mon vin italien. C’est succulent.

     

    Pendant ce temps, Dave découvre et savoure son potage. Le fumet de la tomate confite plaît autant aux narines que sa douceur agrée le palais. D’une belle couleur orangée, on a l’impression que le soleil est venu y « faire une saucette » tant il semble y être présent !

     

    Dompter la bête

     

    Peu de temps après, on nous apporte nos plats principaux. Mon Boston Prime, une belle pièce de viande de 6 oz vieillie sous vide pendant 45 jours, est servi avec un bouquet de légumes et une sauce bordelaise au prosciutto. Une minimarmite de purée de pommes de terre complète le tout.

     

    La viande est superbe, mais si son goût est impeccable, je dois en revanche lutter pour la trancher, puis la mastiquer longuement. Je l’ai demandée — et obtenue — saignante. Or cette coupe aurait manifestement bénéficié d’une cuisson un brin plus soutenue pour être idéale.

     

    Me trouvant dans un steakhouse, j’aurais aimé qu’on m’oriente à cet effet. Heureusement, j’ai la mandibule pugnace ! Pour le reste de l’assiette, rien à redire. La purée de Yukon Gold est un brin aillée, légère et onctueuse à souhait.

     

    De l’autre côté de la table, les choses se présentent très bien : mon invité se délecte d’un succulent burger de côte de boeuf AAA. La viande effilochée se marie à merveille avec le bacon grillé, les échalotes et champignons Portobelo frits, complétés d’un trait de mayonnaise béarnaise. Des frites de Yukon Gold bien croustillantes sont proposées en accompagnement. La magie opère.

     

    En fait, le charme semble transporter mon homme au coeur de l’été, sur une terrasse, non loin d’un barbecue, en compagnie de nos comparses de l’Ordre de bon temps… L’île du Plaisir, ça vous dit quelque chose ?

     

    N’ayant plus suffisamment d’appétit pour nous « sucrer le bec » avec quelque chose de costaud (je confesse toutefois être tentée par la crème brûlée bleuets et Amarula), nous nous rabattons sur le café gourmand, qui comprend trois mignardises, soit un macaron citronné, un minigâteau meringué et une bouchée de Reine-Elizabeth. Les coulis déposés çà et là animent l’assiette. Café pour lui, thé pour moi, que voilà une façon agréable de conclure ce repas.

     

    En définitive, si vous me demandez : « Alors, La Bête, elle était comment ? », je pourrai vous répondre qu’elle fut certes un brin rétive, mais fort bonne !

     

    Les plus. Un très bon repas, une ambiance agréable, un service courtois. J’envisage d’y retourner pour essayer les grillades de poisson.

     

    Les moins. Au moment de commander, j’aurais voulu que l’on m’avise que la coupe de boeuf choisie était meilleure lorsque plus cuite. J’en suis venue à bout avec beaucoup de détermination.

     

    Coût du repas pour deux, sans alcool, avant taxes : 68 $.

     

    Coût du repas pour deux incluant alcool, taxes et service : 92 $.


    Légendes

    ★ Je regrette de devoir vous en parler
    ★★ Pas mauvais, mais on n’est pas obligés de s’y précipiter
    ★★★ Bonne adresse
    ★★★★ Très bonne adresse
    ★★★★★ Adresse exceptionnelle pour la cuisine, le service et le décor

    $ Le bonheur pour une vingtaine
    $$ Une quarantaine par personne
    $$$ Un billet rouge par personne
    $$$$ Un billet brun par personne
    $$$$$ Le bonheur n’a pas de prix

    La Bête bar-steakhouse
    ★★★
    2875, boulevard Laurier (édifice Delta 3), Québec, ☎ 418 266-1717, $$$ (incluant l’alcool)












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