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    Il était une fois, au Bistro V, un foie décevant

    12 juillet 2013 |Philippe Mollé | Restaurants
    Le restaurant permet tant la convivialité que le tête à tête amoureux ou les réunions d’affaires et familiales.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le restaurant permet tant la convivialité que le tête à tête amoureux ou les réunions d’affaires et familiales.
    Bistro V
    2208, route Marie-Victorin, local 102, Varennes
    450 985-1421

    Comme je l’ai déjà mentionné, les restaurants à Montréal et dans les alentours ouvrent à la vitesse grand V. V comme dans trop vite, comme dans volonté de bien faire, ou comme le bistro V, de Varennes. En effet, dans ce bistro de la banlieue sud de Montréal, on demeure plein de bonne volonté.


    Pour tout critique qui se respecte, je crois qu’il faut idéalement visiter les restaurants au moins deux fois l’an. Ce qui est difficile étant donné la quantité de restaurants dans la région, sans compter l’ouverture de nombreux autres établissements chaque année.


    Depuis ma dernière visite l’an dernier dans ce petit et sympathique bistro, le décor n’a pas changé. Le restaurant permet tant la convivialité que le tête à tête amoureux ou les réunions d’affaires et familiales. Dans la salle à manger climatisée, la table est bien mise.


    En cette soirée de fin de semaine, le menu, différent de celui lors de ma première visite, met en valeur les artisans du Québec : saucissiers, boulangers et maraîchers de la région sont mis à contribution. La carte offre une large diversité de plats, tant pour les entrées que pour les plats de résistance, et même pour les desserts. Une chose rare dans ce type de restaurant, qui propose en général des desserts achetés ou sans grand intérêt.


    Pour mon invité, lui-même habitué des restaurants et qui juge les professionnels de la cuisine à travers le monde, et moi, le menu ne manquait pas d’intérêt. La crème d’oignons et de pleurotes, avec pancetta et caramel Porto, goûteuse à souhait, était sans reproche et bien présentée.


    Lui ont succédé des escargots accompagnés d’une réduction de crème au pesto, persil frais, avec une finale au bleu de Charlevoix. La réussite des escargots dépend toujours de la sauce ou du beurre qui les accompagne. Celle-ci était riche, mais bien assaisonnée. Le plat, servi avec du bon pain, est assez gras, mais il sort des sentiers battus.


    Alors que le ciel se couvrait de nuages, nous avons découvert une carte des vins des plus intéressantes, offrant un superbe choix de vins d’importation privée à prix raisonnables. Puis arriva l’orage, une pluie diluvienne, tropicale, qui vous tombe sur la tête sans prévenir.


    Cette soirée qui se voulait une fête était dédiée au foie de veau, du veau de lait au goût et à la tendreté uniques. Tel que décrit sur le menu, le morceau était épais, garni d’un gâteau tiède de quinoa avec ses petits légumes, complété d’une sauce barbecue et d’une saucisse absolument parfaite. Mais au fait, pourquoi ajouter une saucisse puisqu’on choisit du foie de veau ? Bien que celle-ci ait été excellente, elle aurait pu constituer un plat à part.


    Le temps était à l’orage… gastronomique. Dès la première bouchée du foie de veau, mon invité et moi savions qu’il y avait un problème. Est-ce la cuisson qui était en cause ? La qualité du foie ? Ou peut-être le produit avait-il été congelé ? Mystère.


    Le foie, bien que mangeable, n’était pas savoureux et n’avait pas la texture qu’on lui connaît. Il était crayeux, pâteux. Nous comprenions alors pourquoi on lui avait ajouté une saucisse. Après avoir avisé le maître D de notre désappointement (lequel s’empressa d’en faire part à la cuisine), nous décidâmes néanmoins de commander des desserts.


    Une jolie et copieuse crème brûlée et chocolat, bien faite, onctueuse et raffinée, dissipa un peu la déception causée par le foie de veau.


    Enfin, le service du bistro V est très professionnel.


     

    Prix payé pour notre repas, avec une bouteille de vin, avant taxes et service : 95 $.

    Plus : un service de qualité dans un décor sympathique.

    Moins : une cuisine irrégulière et parfois critiquable.













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