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    Les contes gourmands de Perreault à Boucherville

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	Chez Lionel doit son nom au fait qu’il se trouve dans la rue Lionel-Daunais, dans le nouveau et très moderne Boucherville.</div>
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir
    Chez Lionel doit son nom au fait qu’il se trouve dans la rue Lionel-Daunais, dans le nouveau et très moderne Boucherville.

    Chez Lionel
    1052, rue Lionel-Daunais, Boucherville,

    450 906-3886.

    Décidément, avec le Tire-Bouchon, le Petit Tsukiji et maintenant Chez Lionel, le nouveau restaurant de Ian Perreault, on peut dire que ça bouge du côté des restos à Boucherville. Chez Lionel doit son nom au fait qu’il se trouve dans la rue Lionel-Daunais, dans le nouveau et très moderne Boucherville.

    La grande salle, reprise du défunt restaurant La Saulaie, a été redécorée, mais on y admire toujours les grands plafonds d’où pendent lustres et luminaires qui tamisent les soirées gourmandes de Ian Perreault. On a ajouté les cuivres du chef, pour rappeler sans doute que nous sommes dans un restaurant, et un long bar, que dirige Mélanie, la conjointe du chef.


    Bien que l’on ait essayé de rendre plus chaleureux l’espace bétonné à l’extérieur de l’établissement, il reste que la vue offerte de la terrasse, comme c’est souvent le cas pour de nombreux restaurants, est sans grand intérêt. Il faudrait beaucoup plus de verdure pour rendre l’endroit plus agréable.


    Ian Perreault est convaincu de bien des choses, mais surtout de l’importance de servir de la nourriture de qualité permettant à tout le monde d’y trouver son compte. Dans son nouveau restaurant, il prouve qu’il n’est pas nécessaire de servir des truffes, du caviar ou encore du homard pour être un « bon cuisinier », mais qu’il est possible de bien manger le midi pour moins de 20 $.


    Sensible à la qualité des produits, il a installé sur le côté de son restaurant un charmant petit jardin d’herbes pour ses plats. Aussi, même si les plats affichés semblent «simples» a priori, rien n’est ordinaire avec Ian Perreault. Sa cuisine goûte à ce que devrait goûter une cuisine de chef de tous les jours.


    Pourquoi les serveurs ont-ils tous la fâcheuse manie de vous demander si vous voulez du poivre avant même que vous ayez goûté à un plat ? En principe, cela ne devrait pas être nécessaire quand ce sont des chefs de talent qui officient en cuisine. Va pour le poivre. Et le sel, alors ?


    Le potage d’asperges choisi par mon invitée, fin et délicat, rehaussé d’herbes, n’avait besoin d’aucune épice supplémentaire. La salade iceberg, qui n’est pourtant pas ma laitue favorite, est ici très bien préparée. Il faut dire que Perreault est de ceux qui osent, et qui réussissent. Sa demi-salade iceberg, avec ail émulsionné, chips de bacon, morceaux de pomme verte et copeaux de Padano, est un pur régal de fraîcheur. C’est croustillant, bien assaisonné et relevé de façon délicate avec le bacon et le Grana Padano.


    Il faut noter qu’un bon restaurant va servir du bon pain, et c’est le cas ici, où l’on sert celui de L’Amour du pain de Boucherville.


    La salade de chou de Savoie, finement émincée, avec des dés de poivron et des oignons, est servie en garniture pour la brandade de morue frite. C’est le plat que j’ai choisi, qui rappelle une quenelle de brandade directement posée sur le chou. La croquette est croustillante à l’extérieur et tendre au milieu. Le mélange de morue aurait gagné à être un peu mieux assaisonné, mais il est tout de même très bon lorsqu’on y ajoute un peu de jus de citron.


    On a compris Chez Lionel qu’un bon burger peut avoir sa place en gastronomie. Les petits pains burgers proviennent d’un autre excellent boulanger, Arhoma, situé sur la place Valois à Montréal. La viande est bonne, cuite telle que demandée. On ajoute du fromage Oka et, hop, le burger, servi avec de bonnes frites, devient du coup un plat gastronomique.


    En plus de bénéficier d’un grand cellier et de bonnes bières locales, l’établissement affiche des prix pour l’alcool parmi les moins chers sur le marché. Une aubaine qui permet d’apprécier son verre de rosé frappé sur la terrasse !


    Côté desserts, on propose brownies, pain perdu, etc. Nous terminons notre repas avec un bon café, heureux d’avoir retrouvé le Ian Perreault de Montréal à Boucherville.


    Prix payé pour deux personnes le midi, pour deux entrées, deux plats principaux, deux verres de vin et un café, taxes comprises mais avant service : 66,02 $.


    Ouvert sept jours sur sept. Bientôt pour le brunch le dimanche.


    Plus : une cuisine rafraîchissante et très abordable. À goûter particulièrement : le tartare de saumon en rouleau.


    Moins : une terrasse bétonnée qui manque de verdure.


     

    Collaborateur

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	Chez Lionel doit son nom au fait qu’il se trouve dans la rue Lionel-Daunais, dans le nouveau et très moderne Boucherville.</div>
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	Le chef Ian Perreault, aussi propriétaire des restaurants Area, L’Épicier et du traiteur Prêts-à-manger, à Outremont.</div>












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