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    La cantine du général

    27 mars 2009 |Philippe Mollé | Restaurants
    Julie Levasseur-Gagné prépare un croustillant de confit de lapin aux canneberges et son bouquet de verdure.
    Photo: Jacques Grenier Julie Levasseur-Gagné prépare un croustillant de confit de lapin aux canneberges et son bouquet de verdure.
    Le restaurant attenant à l'auberge Bonaparte vient de souffler ses 25 bougies. Un établissement résolument classique qui a occulté les modes tout en conservant un style très français, presque oublié. Côté décor, le restaurant Bonaparte a su préserver les riches boiseries patinées par le temps qui procurent à l'endroit une âme réconfortante depuis 1886.

    Les tables, bien nappées, avec tout le nécessaire requis, acceptent avec bonheur une corbeille de bon pain et du beurre frais qui ne goûte pas le frigo. Tant pour le midi que pour le soir, on offre aux convives une table d'hôte qui propose un des meilleurs rapports qualité-prix par couvert. Le menu comporte un choix d'entrées, de plats principaux et de desserts qui varient entre 19 $ et 22 $.

    Ainsi, on comprend pourquoi, lors de ma visite, le restaurant affichait complet. Une réussite qui témoigne de la qualité du service autant que de celle des plats que l'on y sert.

    Sans réservation, mon invité et moi avons bien failli nous heurter à un mur. Mais on nous a finalement trouvé une table. Le grand choix de la table d'hôte ou de la carte donne à chacun la possibilité de trouver ce qui lui convient. La terrine de gibier que nous avons commandée était sans reproche.

    Disposée dans une assiette avec une garniture de chutney et de cornichons, la terrine était goûteuse et parfaitement assaisonnée. J'aime le steak tartare, surtout quand il est parfait comme celui-ci. Une viande fraîche, bien assaisonnée, moelleuse à souhait, servie avec de vraies frites maison et une mayonnaise qui redonnent vie au tartare.

    Mon invité a eu, comme moi avec le tartare, un malin plaisir à déguster une bavette de veau à la sauce au poivre vert. Tendre, pas du tout filandreuse, bien cuite et servie rosée, la viande, accompagnée de haricots verts et de pommes de terre, nous rappelait que, peu importe la cuisine, quand celle-ci est faite avec talent et composée de bons produits, les consommateurs ne se trompent point.

    Tout comme pour les plats, le restaurant Bonaparte propose des vins abordables, comme un Costières de Nîmes à 7 $ le verre. Ces prix se retrouvent aussi sur une carte des vins bien étoffée qui offre également des vins d'importation privée.

    Comment terminer un bon repas servi rapidement mais sans exagération? Tout simplement avec une excellente mousse au chocolat, confectionnée le jour même et qui rappelle que les choses simples, lorsque bien faites, sont toujours les meilleures.

    Bref, nous avons été ravis de constater que de tels établissements perdurent et que de bons et grands cuisiniers savent parfois être discrets. Durant 25 ans, le petit général a grandi et Bonaparte a beaucoup de chance: sa cantine est sans aucun doute un lieu de rassemblement incontournable pour tous les gourmets.

    - Prix payé pour deux, le midi, avec trois verres de vin, deux tables d'hôte et deux cafés, avant taxes et service: 61 $.

    - Plus: un restaurant bien établi, avec un des meilleurs rapports qualité-prix de Montréal.

    - Moins: dommage, on a oublié le service de l'eau.

    - Restaurant Bonaparte, 443, rue Saint-François-Xavier, Montréal, % 514 844-4368.

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    Les bonnes fourchettes du mois

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    Fourquet Fourchette

    265, rue Saint-Antoine Ouest Montréal % 514 789-6370

    1887, avenue Bourgogne

    Chambly, 450 447-6370

    François Pellerin défend la cuisine québécoise avec ardeur et acharnement. Sans tomber dans le cliché, il propose, à son restaurant de Chambly comme à celui du Palais des congrès, une cuisine maison sans prétention.

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    Le Paris

    1812, rue Sainte-Catherine Ouest Montréal

    514 937-4898

    On a retrouvé ce restaurant mythique qui appartient au patrimoine montréalais depuis longtemps. Filets de hareng, bavette, brandade de morue et îles flottantes savent nous charmer et nous faire apprécier ce bistro indémodable.

    ***

    Miso

    4000, rue Sainte-Catherine Ouest Montréal

    514 908-6476

    Un restaurant japonais qui nous accroche et où on n'est jamais déçu. Outre la soupe miso et les sushis, on y découvre une vraie cuisine japonaise sans excès de zèle et d'artifices, mais avec du poisson frais et de bons produits. Choix de saké et de thés japonais.

    ***

    Auguste

    82, rue Wellington Nord

    Sherbrooke

    819 565-9559

    Danny St-Pierre est, à mes yeux, l'un des meilleurs chefs du Québec. Il le prouve à son restaurant de Sherbrooke avec des spécialités hors du commun. Parmentier de boudin noir, pudding chômeur à l'érable et glace vanille... Des plats qui valent le détour et une escapade gourmande en Estrie.












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