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    La chasse au sapin est ouverte

    Quelques suggestions pour une autocueillette réussie

    De plus en plus de plantations partout à travers le Québec permettent l’autocueillette, même si ce n’est pas la majorité d’entre elles, comme c’est le cas en Ontario.
    Photo: Sapinière Downey De plus en plus de plantations partout à travers le Québec permettent l’autocueillette, même si ce n’est pas la majorité d’entre elles, comme c’est le cas en Ontario.

    Chaque année quand il était enfant, Larry Downey s’enfonçait à pied dans la forêt estrienne avec sa famille un peu avant Noël, à la recherche d’un sapin. « C’était une belle sortie, on s’habillait comme pour aller à la cabane à sucre ! » se souvient-il aujourd’hui.

     

    Son père a commencé à planter des arbres de Noël quelques années plus tard comme passe-temps, jusqu’à ce que sa production devienne assez importante et qu’il fasse de la vente en gros. Larry a ensuite racheté la ferme du paternel, et a continué à vendre des arbres au Québec, mais aussi à en exporter en Nouvelle-Angleterre, sans particulièrement repenser avec nostalgie aux expéditions de son enfance.

     

    C’était jusqu’à ce que sa femmeMarlene lui propose d’ouvrir la Sapinière Downey au public en 2008. Ça s’est avéré une bonne idée : de plus en plus de plantations partout à travers le Québec permettent l’autocueillette, même si ce n’est pas la majorité d’entre elles, comme c’est le cas en Ontario.

     

    Si vous choisissez d’y aller avec cette option, voici quelques conseils à suivre…

     

    Posez des questions

    Photo: Sapinière Downey La Sapinière Downey est située à Hatley, en Estrie, et la plantation Arbres de Noël Hadley est à Lachute.
     

    De nos jours, on ne peut plus simplement s’aventurer dans n’importe quel champ pour aller couper un sauvageon (arbre qui pousse hors plantation) comme cela se faisait auparavant ; il faut aller dans une plantation. L’activité semble peut-être un peu moins romantique, mais elle est certainement plus informative. C’est d’ailleurs en bonne partie parce qu’elle trouvait que les clients ne connaissaient pas bien les diverses essences d’arbres que Marlene Downey souhaitait qu’ils viennent directement dans les champs.

     

    « Dans la plantation, on a installé des pancartes qui décrivent les différentes espèces d’arbres, et notre personnel est toujours disponible pour répondre aux questions, assure M. Downey. Oui, il y a le classique sapin baumier, mais on cultive aussi des essences qui viennent des États-Unis, de la Corée ou du Japon. »

     

    Allez-y en groupe

     

    En plus d’apporter de bonnes bottes, une tuque et des mitaines, n’oubliez pas de bien vous entourer lors de votre expédition à la plantation. Vous ne voudriez quand même pas vous retrouver tout seul à trimballer le sapin, non ? Invitez donc votre famille, vos amis, des voisins… ou toutes ces réponses à la fois ! « Les familles viennent souvent avec les grands-parents, tout le monde se réunit. On a même de grands groupes d’une vingtaine de personnes parfois. Des compagnies peuvent venir fêter Noël chez nous avec leurs clients ou leurs employés… C’est toute une expérience ! » rapporte Richard Hadley, propriétaire de la plantation Arbres de Noël Hadley, qui offre également l’autocueillette.

    On se fait dire par les parents que le temps des Fêtes commence quand ils viennent couper le sapin. C’est important pour nous de perpétuer les traditions, même si elles évoluent de génération en génération.
    Larry Downey

    Dans de nombreuses plantations, le transport sur le terrain se fait en remorque ou en charrette, donc vous pouvez vous épargner la tâche de traîner le sapin à bras sur un kilomètre après l’avoir scié. Quoique si vous insistez, on vous laissera probablement faire !

     

    Les autres activités offertes

     

    Au-delà du plaisir de choisir et de couper son arbre de Noël, plusieurs plantations offrent d’autres activités sur place après la cueillette de l’arbre. À la Sapinerie Downey, il y a notamment un atelier de confection de couronnes de Noël pour les enfants ; chez les Hadley, on confectionne plutôt des ornements pour les arbres. Aux deux endroits, après la balade en forêt, c’est chocolat chaud pour tout le monde !

     

    « Juste de voir notre machine à emballer les arbres, qui a quand même un mécanisme bizarre, ça impressionne les enfants. Et quand il ne fait pas trop froid, ils peuvent passer deux ou trois heures à courir dans le champ pour trouver le sapin parfait », témoigne M. Hadley.

     

    « On se fait dire par les parents que pour eux, l’hiver commence à la première neige, et que le temps des Fêtes commence quand ils viennent couper le sapin. C’est important pour nous de perpétuer les traditions, même si elles évoluent de génération en génération », résume pour sa part M. Downey.

     

    La Sapinière Downey est située à Hatley, en Estrie, et la plantation Arbres de Noël Hadley est à Lachute. Sur le site Mon beau sapin naturel (monbeausapinnaturel.com), on peut trouver l’ensemble des producteurs offrant l’autocueillette au Québec, par région.

    Combien ça coûte ? Le coût d’un sapin dépend habituellement de sa grandeur. En autocueillette, pour un arbre de huit pieds, on peut s’attendre à payer environ 40 $. Dans plusieurs plantations, un forfait avec des activités complémentaires est offert aux familles pour 10 à 20 $ de plus.

    Le naturel, plus écolo ? Choisir un sapin naturel est-il vraiment plus écologique que d’y aller avec un sapin artificiel, que l’on peut conserver plusieurs années ? Les producteurs clament que oui, et selon une étude réalisée par la firme de consultants en développement durable Ellipsos, ils ont plutôt raison.

    Un sapin artificiel est la plupart du temps fabriqué en Chine et envoyé à Montréal en passant par Vancouver. C’est surtout au moment de sa fabrication qu’il a un impact négatif sur l’environnement, et comme les Nord-Américains conservent en moyenne leur sapin pendant six ans, l’impact n’a pas le temps d’être amorti par la durée de conservation. Il faudrait plutôt viser 20 ans avec le même sapin pour que l’arbre artificiel devienne plus écologique.

    La Fondation David-Suzuki recommande donc de choisir un sapin naturel cultivé près de chez soi, et venant d’une ferme qui utilise le moins de pesticides et d’herbicides possible. Pour les sapins artificiels, on peut au moins éviter le PVC et tenter de les garder longtemps.

    Si vous voulez compenser l’empreinte en émission de CO2 de votre acquisition d’arbre de Noël, Ellipsos recommande de faire du covoiturage ou d’aller au travail à vélo entre une et trois semaines par année.












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