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    Saint-Donat-de-Rimouski

    Mont-Comi, «la» station du Bas-du-Fleuve

    30 janvier 2016 | Gary Lawrence - Collaborateur | Loisirs
    Il n’y a pas que cette avalanche de flocons qui titille les skieurs au Mont-Comi : la montagne y est aussi pour beaucoup.
    Photo: Station Mont-Comi Il n’y a pas que cette avalanche de flocons qui titille les skieurs au Mont-Comi : la montagne y est aussi pour beaucoup.
    Notre journaliste a repris la route cet hiver avec sa tribu pour découvrir des stations de ski où il fait bon dévaler les pentes en famille. Une série qui nous fera glisser jusqu’au printemps.​
     

    Nous sommes en décembre de l’an 1 de l’ère Justin. Toute la Nouvelle-France skiable est occupée par du gazon jauni et des herbes folles séchées. Toute ? Non ! Une poignée de stations de ski résistent encore et toujours à l’envahisseur thermique, à commencer par le parc du Mont-Comi, à Saint-Donat-de-Rimouski.

     

    « Dans le temps des Fêtes, les gens venaient de Sherbrooke et de Saint-Sauveur pour skier chez nous parce qu’ils savaient que l’enneigement était exceptionnel, raconte Denis Roussel, directeur et copropriétaire de la station. Récemment, nous avons même dépanné les gens du mont Castor, à Matane, qui ont tenu leurs compétitions chez nous faute de neige chez eux ! »

     

    Relativement méconnu d’une majorité d’adeptes québécois de la glisse, le parc du Mont-Comi jouit cependant d’une solide notoriété chez les skieurs du Bas-du-Fleuve, du Nouveau-Brunswick et du Maine. Ces derniers prennent même d’assaut jusqu’au parc hôtelier de Rimouski lors des longs congés et des vacances. « Chaque année, on reçoit toujours au moins 10 pieds de neige grâce au microclimat qui prévaut ici : ça attire bien du monde », poursuit le directeur.

     

    Le week-end dernier, n’en déplaise à El Niño et au Blob, cette charmante station du Bas-Saint-Laurent disposait déjà d’un honorable tapis de près de trois mètres de neige accumulée sur ses 30 pistes.

     

    Mais il n’y a pas que cette avalanche de flocons qui titille les skieurs au Mont-Comi : la montagne y est aussi pour beaucoup. D’abord, depuis le plus haut sommet skiable du Bas-Saint-Laurent (575 mètres), les panoramas sont enlevants, qu’on tente d’apercevoir les Chic-Chocs au loin, que l’on compte la dizaine de clochers d’église autour ou qu’on lorgne le Saint-Laurent, là-bas vers le nord.

     

    Ensuite, le tracé de plusieurs pistes mérite largement le coup de carre. Il en va ainsi des superbes sous-bois dessinés de main de maître par feu Réal Boulanger, fondateur de Sutton et maître-sculpteur de pistes. Dans les années 1970, le maire de Rimouski avait retenu ses services pour que la station du Mont-Comi, inaugurée en 1973, ne devienne pas un carrefour d’autoroutes skiables et de boulevards du givre rectilignes et insipides.

     

    Juste assez inclinés pour laisser jouer la gravité, juste assez larges pour accueillir de belles bordées, ces sous-bois féeriques sont un tantinet resserrés afin d’éviter que le vent n’évacue les flocons à mesure qu’ils tombent. Les fervents du télémark, adeptes notoires de terrains gentiment accidentés, adorent venir y faire valser leurs spatules, quand ils ne s’enfoncent pas dans la Death Valley, un sous-bois officieux.

     

    D’autres préfèrent, tous types de glisse confondus, se jeter du haut du Mur, une piste qui porte bien son nom avec ses 35 degrés d’inclinaison et qui est desservie par un tire-fesses débrayable — ça vous tient les cuisses au chaud par temps froid.

     

    Malgré toutes ces caractéristiques alléchantes pour les skieurs chevronnés, le parc du Mont-Comi n’en demeure pas moins une station accessible et essentiellement familiale, avec près de 60 % de pistes de niveau débutant ou intermédiaire. Réparti sur trois versants, le domaine skiable de 306 mètres de dénivelé dispose aussi de deux parcs à neige, dont un avec demi-lune.

     

    La station compte d’autant plus de familles et de débutants que, pendant tout l’hiver, ses quatre pistes-écoles et l’accès à l’arbalète qui les dessert sont gratuits pour tous, les week-ends et durant la semaine de relâche. « Chaque année, la file devant cette remontée est toujours plus longue : de nos jours, les gens sentent davantage le besoin de sortir et de bouger en famille, et les hivers sont de moins en moins rudes », note Denis Roussel.

     

    Mais ce qui fait aussi qu’on revient skier dans cette irréductible station, c’est que l’ambiance y est enjouée, bon enfant et sans chichi, avec un soupçon d’esprit communautaire et familial qui plane en permanence. Bref, comme bien des petites stations régionales, le parc du Mont-Comi n’a même pas à résister encore et toujours à l’envahisseur du ski de masse : c’est dans sa nature même de ne pas s’y prêter. Et à moins que le ciel ne lui tombe sur la tête, il en sera toujours ainsi.

    Il n’y a pas que cette avalanche de flocons qui titille les skieurs au Mont-Comi : la montagne y est aussi pour beaucoup. Pendant tout l’hiver, les quatre pistes-écoles et l’accès à l’arbalète qui les dessert sont gratuits pour tous, les week-ends et durant la semaine de relâche.












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