Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous
    Chronique

    Des fruits décoratifs pour attirer les oiseaux

    Deux viornes faciles à cultiver et peu sensibles aux maladies et aux insectes

    Lise Gobeille
    23 septembre 2017 |Lise Gobeille | Jardinage | Chroniques

    Le mois de septembre amène son lot de beaux fruits à déguster pour nous, êtres humains, mais aussi pour la faune ailée. Voici deux arbustes qui produisent des baies décoratives colorées et charnues pour attirer les oiseaux dans votre cour afin de pouvoir les observer de plus près. De plus, ils ont de jolies fleurs au printemps, leur feuillage est beau en été, il prend de belles couleurs automnales et leurs fruits persistent l’hiver. Que demander de plus !

     

    Les deux sont des viornes. Ce sont des classiques qui, au cours des années, ont fait leurs preuves. Ils sont faciles à trouver et ont aussi l’avantage d’être peu sensibles aux maladies et aux insectes.

    Photo: Lise Gobeille La viorne trilobée, ou pimbina (à gauche), est un bel arbuste indigène du Québec. Pour sa part, la viorne dentée a des feuilles rondes avec de petites dents, d’où son nom. Elles sont vert pâle au printemps, vert foncé l’été, puis jaunes, et de rouge-pourpre à rouille l’automne.

    Viorne trilobée

     

    La viorne trilobée, ou pimbina, est un bel arbuste indigène du Québec. Le qualificatif « trilobé » lui vient de ses feuilles qui ont trois lobes. Rapidement, elles pourraient ressembler à celles de certains érables. Au cours de l’été, elles sont vertes, mais quand les jours raccourcissent et que les températures fraîches se font sentir, elles prennent des teintes de rouge et de pourpre. Leurs fleurs printanières sont fort jolies et originales.

     

    Ce sont des cymes aplaties portant au centre des fleurs délicates comme de la dentelle, qui sont entourées de fleurs décoratives plus grosses et stériles. Les fruits, de petites baies, sont abondants et d’un rouge brillant, et persistent tout l’hiver. Cet arbuste atteint environ quatre mètres de haut sur trois mètres ; on le qualifie parfois d’arbrisseau.

      

    Le soleil ou la mi-ombre lui convient et il est très rustique. Il se cultive jusqu’en zone 2 ! Du point de vue des sols, la viorne trilobée préfère un loam, mais tolère même un sol pauvre. Bien que rarement utilisés, les fruits légèrement toxiques, crus, peuvent servir à faire des jus, des gelées et des confitures.

     

    Attention, en jardinerie on trouve le cultivar « Compactum » : certes, il a l’avantage d’être compact, mais il produit peu de fleurs et par le fait même peu de fruits. Parfois, il est plus facile de trouver de l’information sur la plante avec son nom latin, Viburnum trilobum. Cette viorne nourrit les bruants, cardinaux rouges, chardonnerets, durbecs, geais bleus, grives, gros-becs, jaseurs, merles, moqueurs, pics et roselins.

     

    Viorne dentée

     

    La viorne dentée a des feuilles rondes avec de petites dents, d’où son nom. Elles sont vert pâle au printemps, vert foncé l’été, puis jaunes, et de rouge-pourpre à rouille l’automne. Ses fleurs blanches et légères en ombelle s’épanouissent au printemps, vers la fin mai. Comme cette espèce dégage un parfum… peu apprécié, pour ne pas dire malodorant, les hybrideurs ont sélectionné des cultivars sans parfum.

    Photo: Lise Gobeille Les fruits de la viorne trilobée sont abondants et d’un rouge brillant. Dans le cas de la viorne dentée, ses fruits, d’un superbe bleu noirâtre, sont couverts d’une couche cireuse, une pruine.

    En voici deux, aux noms inspirés, que vous trouverez en jardinerie : « Autumn Jazz » et « Blue Muffin ». Les fruits, de petites baies d’un superbe bleu noirâtre, sont couverts d’une couche cireuse, une pruine. Ils sont produits en abondance et sont persistants en hiver. Comme la viorne trilobée, la viorne dentée croît aussi bien au soleil qu’à la mi-ombre et pousse dans les mêmes types de sols. Elle est un peu moins haute — deux mètres —, mais aussi large (trois mètres) et un peu moins rustique (zone 3a).

     

    Son nom latin est Viburnum dentatum et il est aussi indigène au Québec. Finalement, cette viorne nourrit les durbecs, gros-becs, merles, moqueurs, roselins et viréos. Les deux espèces sont visitées par les papillons et les insectes pollinisateurs.


     

    Intervention par intervention, l’arrondissement de Montréal-Nord et ses partenaires transforment le visage du Corridor vert. Le 15 septembre dernier, rue Dijon, une centaine de partenaires communautaires, institutionnels et privés, d’élèves des écoles environnantes et d’employés de l’arrondissement ont pu mesurer le chemin parcouru depuis le lancement du projet à l’hiver 2015.

     

    Bacs construits par des jeunes de l’école Henri-Bourassa et plantés par des élèves et la communauté, magnifique murale de l’artiste international Alejandro « Mono » Gonzalez, projet de piétonnisation de la rue Dijon, densification et renaturalisation graduelle du site, etc.

     

    Le Corridor vert 2016-2020 est un projet novateur. Ces interventions touchent un territoire d’un demi-kilomètre carré sur lequel se trouvent cinq écoles, deux parcs, un aréna, une bibliothèque et une salle de spectacle. Dans un milieu qui en a grandement besoin, il vise, à l’aide d’aménagement et de verdissement, à améliorer la vie des résidants et les encourage à s’approprier les lieux et les équipements.


    En réponse à la question d’une lectrice sur les papillons monarques cette année, Sonia Charest, agente de programmes éducatifs à l’Insectarium, explique que, selon les observations, la population a clairement augmenté.

    Photo: Lise Gobeille Une belle-dame au Jardin botanique de Montréal
     

    Elle fait aussi remarquer qu’il y a beaucoup de confusion chez les citoyens entre le monarque et le belle-dame, un papillon abondant au Québec en ce moment. Comment les différencier ? En bref, le monarque est plus gros et son corps est noir. Ses ailes sont orange, nervurées de noir, et chaque aile porte une bordure noire marquée de points blancs.

     

    Tandis que le belle-dame a des ailes orange tachetées de blanc et de noir et que son corps est brun, plus trapu et très velu. Son vol a la particularité de zigzaguer.

     
    Histoire arboricole de Montréal L’histoire arboricole de Montréal est un spectacle qui rend un hommage aux arbres de la ville, mêlant flore, poèmes récités, chansons originales et poèmes slamés.

    « Les arbres de Montréal sont les seules vedettes qui ne déçoivent pas, dit Bertrand Laverdure, auteur du spectacle. Les êtres humains sont frénétiques et évanescents, tandis que les arbres perdurent et retiennent les ans. Tous les jours, ils sont présents. Ils forment un jardin gratuit, des oasis à pensées, des îlots de lecture. Si les arbres parlaient, que diraient-ils de l’aventure vaillante de colocataires avec les bipèdes de notre espèce ? »

    Retrouvez-le sur scène en compagnie de nombreux complices, le jeudi 28 septembre à 17 h aux jardins Gamelin. Gratuit.

    Au jardin cette semaine La chaleur des derniers temps a permis le mûrissement des tomates, des poivrons et de bien d’autres légumes. On en avait grandement besoin ! Néanmoins, l’envers de la médaille, c’est qu’il n’a pas plu depuis longtemps et que les plantes doivent se gorger d’eau pour bien résister à l’hiver. En particulier les conifères et les arbustes à feuilles persistantes, qui doivent passer à travers cette saison sans pouvoir pomper d’eau du sol.

    Il est encore tôt, c’est vrai, etonadutemps,mais il ne faudrait ni les négliger ni les oublier. Il est également toujours temps de planter arbres, arbustes et vivaces. D’ailleurs, on peut profiter des soldes dans les jardineries. Enfin, ne laissez pas les indésirables monter en graines, car elles coloniseront avec plaisir votre terrain au printemps prochain.

    Dans la bibliothèque Flora
    Les fleurs dans l’Antiquité
    Delphine Lauritzen
    Les Belles Lettres, 2017, 344 pages


    De grands mythes ont pour sujet une fleur. Par exemple, c’est l’amour d’Aphrodite qui fait que les roses sont rouges et que les anémones s’envolent au vent. En outre, elles sont partout. Elles accompagnent les histoires d’amour, les banquets et les mariages et ont mille usages : parfums, remèdes, poisons… En plus d’être présentes pour mille occasions : célébrer les morts, fêter les dieux, divertir les vivants…

    Cet ouvrage présente plus de 100 extraits d’auteurs grecs et latins, en traduction, et explore la symbolique de la fleur sur différents thèmes : le printemps, le mythe, l’amour.












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.