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    Des projets pour transformer l’espace urbain

    Les lauréats du Gala de reconnaissance en environnement et développement durable de Montréal

    Les trois projets lauréats du 11e Gala de reconnaissance en environnement et développement durable ont un volet impliquant des végétaux : plantation d’asclépiades, agriculture urbaine et revalorisation du bois de frêne, signes d’une prise de conscience de leur rôle dans nos villes, du rôle qu’on peut y jouer et de la façon dont ces projets peuvent transformer l’espace urbain.

     

    Organisé par le Conseil régional de l’environnement de Montréal, en collaboration avec la Ville de Montréal, le gala met en avant chaque année des projets inspirants des partenaires du Plan de développement durable de la collectivité.

    Photo: Maison Coup de Pouce de Trois-Rivières David Suzuki participe à une activité de plantation d’asclépiades, seule plante sur laquelle les monarques pondent leurs œufs, à Trois-Rivières dans le cadre de la campagne L’effet papillon de sa fondation.
     

    L’effet papillon

     

    La campagne L’effet papillon, lancée au Québec au printemps dernier par la Fondation David Suzuki, a remporté le projet de l’année dans la catégorie « Organisme à but non lucratif ». Son objectif : inciter les Québécois à prendre part à un grand mouvement de plantation d’asclépiades pour aider à la sauvegarde des monarques.

     

    La population de ce grand papillon atteignait en 2013 un creux historique d’à peine 33,5 millions d’individus, quand la moyenne annuelle des 15 dernières années était de 350 millions. La cause principale de ce déclin ? Une diminution marquée de l’asclépiade, seule plante sur laquelle les monarques pondent leurs oeufs.

     

    Auparavant abondante en Amérique du Nord, elle est maintenant rare parce qu’elle est éradiquée dans les champs par les pesticides et que les espaces naturels ou en friche tendent à disparaître. C’est pourquoi la fondation a lancé cette campagne, et plus la participation sera grande, plus elle sera efficace. Comment participer ? En se procurant des graines ou des plants d’asclépiade commune sur le site de la Fondation.

     

    Pas de terrain ? Pas de problème : plantez-en en pot, au pied d’un arbre de rue, sur un espace vague… Un avertissement, toutefois : cette plante aux belles fleurs roses se reproduit aisément par semence et par rhizome, elle peut donc devenir envahissante. Pour ne pas la maudire plus tard, plantez-la dans un endroit où elle pourra prendre ses aises.

     

    On peut aussi s’engager en signant et en partageant le Manifeste monarque que l’on trouve sur le site davidsuzuki.org. Certains préféreront récolter des graines d’asclépiade dans la nature ; c’est parfait, ce qui compte, c’est de participer. Toutefois, en achetant à la fondation, on soutient une bonne cause et les profits y sont réinvestis. Jusqu’à maintenant, la campagne a permis la distribution de plus de 6500 sachets de semences et de 3500 plantules à travers le Québec !

     

    Dans le même ordre d’idée, la Perennial Plant Association, un organisme américain pour la promotion des vivaces, a nommé l’asclépiade tubéreuse « vivace de l’année ». Une façon indirecte d’encourager sa plantation et la création d’habitats pour les papillons monarques. Participer à L’effet papillon, c’est donc contribuer à un mouvement qui dépasse largement nos frontières.

     

    Comme l’asclépiade commune, l’asclépiade tubéreuse est indigène au Québec et se différencie de la première par ses fleurs orangées éclatantes. Soit dit en passant, l’année dernière, elle colorait les bacs fleuris de l’arrondissement de Rosemont à Montréal. Souhaitons que ce choix soit imité !

    Photo: Université McGill Le Kohlrabi Collective vise à gérer l’augmentation de légumes produits sur les campus et à y développer un réseau de distribution.
     

    Le Fonds pour des projets durables

     

    Le Fonds pour des projets durables (FPD) de l’Université McGill, qui a financé divers projets verts, est lauréat dans la catégorie « Entreprises et institutions ». Il s’agit du plus important fonds universitaire consacré au développement durable en Amérique du Nord. Sa particularité : les étudiants et l’administration contribuent en parts égales au financement, au processus décisionnel et à la mise en oeuvre des projets sélectionnés.

     

    Deux d’entre eux concernent l’agriculture urbaine et un autre, l’effet apaisant des plantes. Le Kohlrabi Collective est le développement d’une collaboration entre le McGill Farmer’s Market, les Macdonald Student-Run Ecological Gardens et l’Organic Campus pour gérer l’augmentation de légumes produits sur les campus et y développer un réseau de distribution. Des légumes frais produits par et pour les étudiants !

     

    Le deuxième projet est la Bellairs Research Institute Greenhouse, c’est-à-dire la construction d’une serre tropicale durable, fort ingénieuse, sur le campus de McGill à la Barbade. Elle est utilisée pour produire des fruits, des légumes et des plantes locales comestibles pour la consommation à l’Institut.

     

    Quant au dernier projet, le McGill Spin Bike Gardens, il est novateur. Il se composera de trois à cinq jardins aménagés avec des vélos silencieux et de nombreuses plantes. Le but : offrir un espace calme et apaisant sur le lieu d’étude pour dépenser de l’énergie et améliorer son état mental et la sensation de bien-être. Une bonne idée.

     

    Depuis sa mise en oeuvre en 2010, le Fonds pour des projets durables (FPD) de l’Université McGill a soutenu 163 projets sur le campus de l’université, pour une somme de 5,5 millions. Ces projets ont permis une amélioration majeure et continue de la performance environnementale, sociale et économique de l’établissement.

    Photo: Arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie Un banc public en frêne dans une ruelle verte de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie
     

    Seconde vie pour les frênes

     

    On a tous été catastrophés de voir à un moment ou un autre de nombreux frênes être abattus dans les rues de Montréal. Conscient de l’impact de cette situation sur les citoyens, l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie a décidé de donner une nouvelle vie au bois de ces arbres.

     

    C’est pour le projet « Donner une seconde vie à nos frênes » que l’arrondissement, avec Bois public, a été nommé lauréat dans la catégorie « Corps publics ». En faisant vos courses dans ce secteur, vous ne pourrez pas manquer le mobilier urbain indiquant la mention « frêne local » dans les parcs et dans la rue.

    Au jardin cette semaine

    Avant que les végétaux ne déploient complètement leur feuillage, il est nettement plus facile de mettre du compost dans le jardin. L’ajout doit se faire régulièrement, question de maintenir un bon apport de matière organique et de nourrir les micro-organismes du sol. Un sol en santé donne des plantes en santé !

     

    Le paillis est aussi plus facile à étendre en ce moment. Trois bonnes raisons pour en mettre : il réduit les arrosages, diminue la présence de plantes indésirables et protège le sol contre l’érosion. Quels paillis choisir ? Ceux à base de conifères acidifient le sol, on devrait donc les utiliser seulement pour les rhododendrons, les bleuets, les bruyères… Malheureusement, ce sont surtout ceux-là qu’on retrouve dans les jardineries.

     

    Je leur préfère le paillis de bois raméal, les paillis de cosses de sarrasin ou de coques de cacao. Ils ont l’avantage d’avoir un effet bénéfique sur la santé du sol ; toutefois, leur durée de vie est plus courte.

     

    Quant aux paillis minéraux, ils ont l’avantage d’être durables… mais ils n’améliorent aucunement la fertilité du sol et retiennent moins l’humidité. Une fois que les premières feuilles des vivaces sont sorties, si ce ne sont pas des plantes à floraison printanière, on peut en profiter pour les diviser ou les déplacer.

     

    Enfin, pour les plantes tropicales, on attend que les nuits soient plus douces avant de les sortir, pour leur éviter un choc.

     

    Planète Jardin

     

    Belle est la première impression qu’on a en ouvrant ce nouveau magazine. Son format est grand, le texte est aéré, la présentation, léchée. Planète Jardin est une réussite au point de vue visuel. Pour l’information, franchement, c’est réussi aussi : claire, rythmée et intéressante. Son contenu est destiné avant tout aux plantes comestibles : légumes, arbres, arbustes fruitiers et fines herbes.

     

    La revue accorde une importance au jardinage urbain et aux jardiniers qui débutent, mais on espère satisfaire aussi l’appétit des passionnés. Un des objectifs de la publication est de diffuser une information juste et parfaitement adaptée au climat québécois. « Les jardiniers ont très peu d’outils pour trouver des réponses à leurs questions. Contrairement à ce qu’on pense, l’information non européenne et en français est assez rare », mentionne la rédactrice en chef, Julie Boudreau, l’instigatrice du projet. Horticultrice et communicatrice, elle oeuvre dans le domaine du magazine depuis plus de 15 ans.













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