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    Des Mosaïcultures grandioses avec des plantes d’ici

    Cette œuvre, réalisée par la Ville de Shanghai, en Chine, raconte l’histoire vraie d’une jeune fille qui s’enfonça dans le marais en allant sauver une grue à tête rouge.
    Photo: Lise Gobeille Cette œuvre, réalisée par la Ville de Shanghai, en Chine, raconte l’histoire vraie d’une jeune fille qui s’enfonça dans le marais en allant sauver une grue à tête rouge.
    Mosaïcultures internationales de Montréal (MIM), l’événement horticole de l’année inauguré ce samedi, se poursuivra jusqu’au 29 septembre. Magnifiquement intégrées dans le paysage du Jardin botanique de Montréal, les oeuvres sont grandioses et la programmation, excellente.



    Quelques chiffres. Vingt pays participent à l’événement, parfois représentés par plusieurs villes, et 51 oeuvres composées par 215 pièces y sont exhibées. Quelque 95 % des trois millions de plantes utilisées pour l’événement ont été produites par des Québécois. L’exposition est deux fois plus importante que celle de 2003. Près de 200 personnes ont travaillé corps et âme pendant des semaines afin de réaliser ce spectacle unique.


    Les enjeux environnementaux


    Le thème de la compétition, « Terre d’espérance », s’inspire des enjeux environnementaux actuels, comme les écosystèmes et les espèces menacées, l’homme et la nature, etc. Parmi les oeuvres des participants, celle de la Ville de Shanghai, par exemple, Une histoire vraie, est une composition magnifique tout en finesse et en subtilité : mon coup de coeur. De l’Espagne, on peut voir une salamandre selon Gaudí et de l’Ouganda, plusieurs gorilles en péril. Du Chili, on admire des visages de l’île de Pâques et du Japon, une colombe pour la paix. De la Ville de L’Assomption, on découvre L’eau source de vie et du Nunavut-Cap Dorset, le Nanuk.


    On peut voter pour notre oeuvre préférée au concours Grand Prix du public Qatar Airways. D’un autre côté, MIM réalise plusieurs mosaïcultures impressionnantes qui sont toutes hors concours. La première, L’homme qui plantait des arbres, est inspirée de l’oeuvre de Frédéric Back ; la deuxième, La Terre-Mère, est issue d’une légende amérindienne. La troisième, Les esprits de la forêt, met en scène trois personnages mythiques, Greenman, Cernunnos et Conventina. Et finalement, de l’immense Arbre aux oiseaux se déploient une cinquantaine de volatiles en voie de disparition.


    Programmation spéciale


    La division « Animation » du Jardin botanique a élaboré pour l’occasion une programmation spéciale. Voici découvrir la plante mystère à la Cour des sens.


    Fabrication d’une mosaïculture


    Le nombre de professions et de métiers impliqués dans la fabrication d’une mosaïculture est impressionnant : illustratrice, designer, technicien en dessin, artiste, horticulteur, soudeur, ingénieur, etc. Une fois l’oeuvre dessinée, celle-ci est évaluée par les ingénieurs en structure, puis des dessins techniques sont réalisés. Ensuite, son squelette, qui est une solide structure de métal, est assemblé par les soudeurs. Une fois cette partie terminée, la pièce passe aux mains des horticulteurs.


    Afin de maintenir le centre de la pièce vide, pour une question de légèreté, on la couvre d’une première toile d’ombrière, puis d’une deuxième. L’entre-deux est rempli d’un substrat léger à base de noix de coco, un nouveau type de terreau qui réduit les arrosages car il absorbe plus d’eau. Puis, un système de tubulure de micro-irrigation est installé en surface. Grâce à celui-ci, l’arrosage est très précis et la consommation en eau est réduite.


    Puis, on plante selon un dessin tracé à l’aide de craie ou de corde. Quant au choix des végétaux utilisés, leur nombre a décuplé depuis la première compétition en 2000. S’ajoutent à l’alternanthéra et à la santoline des sélaginelles, du coprosma, des hélichrysums, etc., dont les textures, les formes et les couleurs donnent l’effet désiré.


    On ne peut passer sous silence, ici, la recherche constante de nouveaux végétaux par l’horticulteur Normand Francoeur. Leur introduction a transformé le résultat final de manière spectaculaire en donnant du mouvement et un réalisme fascinant.


    Aussi, soulignons le superbe travail de patine sur le métal des visages, des mains et des rémiges des oiseaux, ainsi que l’utilisation d’yeux plus animés, plus vivants.


    Événement écoresponsable


    Partenaire de l’événement, Éco Entreprise Québec a contribué à le rendre le plus écoresponsable possible. Le pari est gagné car il vient de recevoir la certification du Bureau de normalisation du Québec. Quelques mesures adoptées par MIM : le compostage des plantes à la fin de l’événement, la réutilisation des terres arables et la production locale de la majeure partie des végétaux.

     

    Francis Hallé


    L’éminent botaniste Francis Hallé a présenté une conférence la semaine dernière dans le cadre des Grandes Conférences du Jardin botanique de Montréal. Francis Hallé est un scientifique érudit et engagé qui, depuis des décennies, se fait le porte -parole du monde végétal, en particulier des arbres. Après l’avoir entendu, notre vision de l’arbre s’en trouve bouleversée, il n’y a aucun doute.


    Soulignons seulement quelques faits… Il est maintenant prouvé scientifiquement que les arbres sont sensibles aux marées, qu’ils sont d’excellentes antennes pour prévoir les séismes, que certains d’entre eux communiquent à l’aide de composés organiques volatils et que certaines espèces ont une immortalité potentielle… Tout simplement passionnant : nous y reviendrons.


    ***


    Les potagers de l’Assemblée nationale

    Les Urbainculteurs ont inauguré, le 14 juin dernier, les potagers de l’Assemblée nationale du Québec, leur dernière réalisation. Couvrant 610 mètres carrés, ils sont composés de cinq sections thématiques et de plus de 130 variétés. Des visites commentées auront lieu le 24 juin entre 10 h et 16 h. Toutefois, des visites libres sont possibles grâce aux panneaux d’interprétation. Les Urbainculteurs sont un organisme à but non lucratif voué à la promotion du jardinage et de l’agriculture urbaine.

    Au jardin cette semaine

    • On fertilise et amende nos paniers, nos boîtes à fleurs, le potager et les plates-bandes.
    • Si l’on souhaite contrôler la croissance des pins, on taille leurs nouvelles pousses.
    • On palisse et taille au besoin les plantes grimpantes.Au potager, les tiges de fleurs d’ail qui ont vrillé sont prêtes à être récoltées. 
    • Ayez à l’œil les pucerons. Pour les éliminer, utiliser un jet d’eau puissant et un produit à base de savon ou de pyrèthre.

    Pour la bibliothèque

    100 plantes pour un jardin

    Harmonieusement parfumé toute l’année

    Marabout, coll. « Les nains de jardin »

    2013, 239 pages

    La publication de ce petit guide des plantes odorantes selon les saisons est une très bonne idée. Joli, agréable et pratique, il donne également des conseils de culture. Par contre, comme il provient de la douce France, il faut savoir que certaines plantes ne tolèrent pas nos hivers.

    Cette œuvre, réalisée par la Ville de Shanghai, en Chine, raconte l’histoire vraie d’une jeune fille qui s’enfonça dans le marais en allant sauver une grue à tête rouge.












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