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    125e anniversaire de Dorval

    Dorval souhaite attirer les familles avec son offre sportive et culturelle

    20 mai 2017 | Martine Letarte - Collaboration spéciale | Habitation
    Une portion de Dorval donne sur le lac Saint-Louis et plusieurs activités culturelles se tiennent dans les parcs riverains pendant la belle saison.
    Photo: Cité de Dorval Une portion de Dorval donne sur le lac Saint-Louis et plusieurs activités culturelles se tiennent dans les parcs riverains pendant la belle saison.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Résidant de Dorval pratiquement depuis sa naissance, maire depuis 12 ans et conseiller municipal les 23 années précédentes, Edgar Rouleau connaît la ville comme sa poche. Pour ses beaux côtés comme pour ses défis. Chose certaine, Dorval, qui célèbre cette année son 125e anniversaire, est à des lieues de ce qu’elle était lorsque ses parents sont venus s’y établir à la fin des années 1940, dans la foulée du projet d’aéroport.

     

    Le père d’Edgar Rouleau, qui travaillait à la construction de l’aéroport, avait installé sa famille tout près du chemin de la Côte-de-Liesse. « C’était des fermes dans le secteur à l’époque, il y avait des vaches et tout », affirme le maire de Dorval qui compte maintenant environ 20 000 habitants. Le paysage a changé rapidement. La ville compte aujourd’hui près de 5000 résidences unifamiliales et le maire évalue qu’entre 3500 et 4000 d’entre elles ont été construites dans les années 1950, dans la foulée du développement de l’aéroport.

     

    Séduire les jeunes familles

     

    Il y avait aussi à Dorval à l’époque deux terrains de golf et, lorsqu’ils ont déménagé à L’Île-Bizard, la Ville a racheté l’espace. C’est ce qui a permis de créer le Centre communautaire Sarto-Desnoyers, le terrain de soccer synthétique, le club de tennis, la bibliothèque, l’Arboretum, puis le Complexe aquatique et sportif de Dorval.

     

    « Si le maire John Pratt n’avait pas été si visionnaire dans le temps, on n’aurait jamais tout ça aujourd’hui », souligne Edgar Rouleau, qui a commencé à s’impliquer comme bénévole dans les sports et les associations de sa ville à 21 ans.

    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le maire de Dorval, Edgar Rouleau

    Ces équipements communautaires et sportifs jouent un grand rôle, aux yeux du maire, pour attirer les familles qui ont besoin d’infrastructures pour les activités des enfants. « Le Complexe aquatique et sportif nous a permis d’avoir enfin une piscine intérieure et un gymnase à nous, explique le maire. Il a ouvert ses portes en 2015 et il est toujours très achalandé. Ce fut un très gros projet pour la ville. »

     

    Alors que le soccer connaît une forte augmentation de sa popularité au Québec, Dorval a aussi construit un deuxième terrain de soccer synthétique en partenariat avec l’Académie Sainte-Anne. « Il y a une demande continuelle pour les terrains, affirme le maire. Le synthétique permet d’avoir des saisons plus longues et demande beaucoup moins d’entretien que le naturel. »

     

    Dorval sur le lac

     

    Une portion de Dorval donne sur le lac Saint-Louis et plusieurs activités culturelles se tiennent dans les parcs riverains pendant la belle saison. Cette année par exemple, à l’occasion du 125e anniversaire de Dorval, le 24 juin sera particulièrement festif au parc du Millénaire, avec la présence de Gregory Charles.

     

    Le parc Pine Beach offre pour sa part une foule d’activités en plein air tout l’été : concerts, danse, théâtre, exposition d’oeuvres d’art, ateliers culturels, etc. Des jeux d’eau y ont aussi été construits. « Les fins de semaine, c’est plein de monde et on y trouve beaucoup de gens de Montréal », affirme le maire.

     

    C’est en quelque sorte un retour aux sources pour Dorval qui était, à la fin des années 1800 et au début des années 1900, un lieu de villégiature pour les riches Montréalais. « Les maisons sur le bord de l’eau étaient en fait des chalets où on venait pour se baigner et profiter des belles journées », raconte le maire, comptable professionnel agréé qui a fait sa carrière dans le privé.

     

    Le développement de l’offre culturelle est relativement nouveau à Dorval. L’auditorium de l’école secondaire Dorval-Jean XXIII, avec près de 400 sièges, a été refait récemment. Au début des années 2000, le Musée d’histoire et du patrimoine de Dorval a ouvert ses portes. Il s’est installé dans l’écurie du Forest and Steam Club, construite en 1874 par Alfred S. Brown, magasinier de la compagnie de chemin de fer Grand Tronc et directeur de la Banque de Montréal. L’établissement a justement pour mission de mettre en lumière les personnages et évènements marquants de Dorval. « On est en train de refaire l’exposition permanente et on utilise entre autres de vieilles photos des résidants », indique le maire.

     

    Deux défis majeurs

     

    Dorval a toutefois un grand défi : le manque de services de transport en commun. « On en a aux heures de pointe, mais le reste du temps, on a presque rien, affirme le maire. On n’a pas le choix d’avoir une voiture dans l’ouest de l’île. Il faut améliorer l’offre de transport en commun. » En faveur du Réseau électrique métropolitain (REM), Edgar Rouleau souhaite cependant que ses résidants y aient un meilleur accès. « Les gares sont toutes près de l’autoroute 40. C’est trop loin pour les gens qui habitent près de l’eau à Dorval, Beaconsfield et Pointe-Claire », affirme le maire qui est en discussion actuellement avec la Caisse de dépôt et placement du Québec pour tenter de trouver une solution.

     

    Le maire a aussi un projet qui lui tient à coeur : réussir à amener un promoteur à construire une résidence pour personnes âgées avec services. « Ça manque à Dorval et nous travaillons très fort pour en avoir une », affirme le maire. Comme bien d’autres résidants de Dorval qui y ont passé toute leur vie, Edgar Rouleau, qui a lui-même acheté sa maison en 1969, souhaite continuer d’y vivre. Or, s’il veut vendre sa maison et migrer vers un appartement avec un restaurant dans l’immeuble, des activités organisées et une infirmière en cas de besoin, il doit changer de ville ! « Lorsque nous aurons enfin une résidence avec services à Dorval, les gens comme moi pourront mettre leurs maisons en vente et de jeunes familles les achèteront. Il faut faire tourner la roue ! »













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