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    De nouveau joueur à constructeur de l’année

    19 mars 2016 | Émilie Corriveau - Collaboratrice | Habitation
    Photo: Knightsbridge
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Le 20 février dernier, soit moins de quatre ans après sa création, la firme montréalaise KnightsBridge remportait le prestigieux prix Domus de l’APCHQ dans la catégorie Constructeur de l’année. Enchanté de cette reconnaissance, M. Charles-Antoine Gosselin, cofondateur de l’entreprise, a accepté de partager avec Le Devoir la recette de son succès. Entretien.


    Cofondée en 2012 par Simon Gervais Boyer, un ingénieur civil aux manifestes talents de gestionnaire, et Charles-Antoine Gosselin, un jeune homme d’affaires ambitieux, la compagnie KnightsBridge se spécialise depuis sa création dans la conception, la construction et la vente de copropriétés écologiques.

     

    « Quand Simon et moi avons cofondé KnightsBridge il y a quatre ans, ce que nous voulions, c’était de bâtir des projets durables. On n’a jamais dérogé à cet objectif-là », évoque d’emblée M. Gosselin.

     

    La tenue de la ligne dure s’est avérée profitable, puisque aujourd’hui, KnightsBridge se positionne non seulement comme un chef de file dans le bâtiment écologique, mais également comme l’un des plus importants constructeurs de projets résidentiels certifiés LEED au Québec.

     

    « Il y a peu de constructeurs qui essaient d’obtenir la certification LEED parce que c’est perçu comme étant très compliqué et très coûteux. Ça ne l’est pas tant que ça, en fait. Une fois qu’on est passé au travers du premier processus d’accréditation, l’expérience rentre et ça se fait ensuite beaucoup plus facilement. Ça vaut la peine de se forcer à l’obtenir, parce qu’il y a vraiment une clientèle qui est sensible à la certification. C’est quelque chose qui nous permet clairement de distinguer nos projets », indique le cofondateur de KnightsBridge.

     

    Viser l’amélioration continue

     

    Il ne faudrait toutefois pas penser que l’entreprise s’efforce d’obtenir des certifications LEED uniquement pour faire bonne figure. Convaincus que le bâtiment durable s’avère la voie de l’avenir, ses fondateurs tâchent plutôt d’améliorer constamment leurs pratiques en la matière.

     

    « Viser l’amélioration continue, c’est super important [pour le succès d’une entreprise], remarque M. Gosselin. Même si nos projets s’écoulent rapidement et que nous n’avons pas de misère à vendre nos unités, nous ne nous assoyons jamais sur notre succès. À mon avis, il y a plusieurs constructeurs qui, une fois qu’ils ont trouvé une recette qui fonctionne, ne font que la répéter dans le temps. De notre côté, nous croyons qu’il est important de toujours améliorer notre produit. »

     

    C’est dans cette optique que l’entreprise tentera d’ailleurs d’obtenir la première certification LEED de catégorie V4 au Canada pour un projet multifamilial. Les modes d’évaluation de cette nouvelle mouture ayant été largement resserrés, le défi s’annonce de taille.

     

    « Les critères de la certification LEED datent de 2009 au Québec ; la formule V4, elle, est récente et très exigeante. Pour l’obtenir, il va vraiment falloir être avant-gardistes et c’est ce que nous allons essayer de faire avec notre projet Géode, qui est situé sur le Plateau-Mont-Royal », indique M. Gosselin.

     

    Unicité, superficie et transparence

     

    D’après l’entrepreneur, la performance énergétique des bâtiments conçus par KnightsBridge et le fait qu’ils soient tous certifiés LEED ne suffisent toutefois pas à expliquer entièrement le succès important que connaît l’entreprise.

     

    Selon M. Gosselin, l’unicité et les superficies habitables de ses projets y sont aussi pour beaucoup : « Nos produits sont uniques ; ce sont des condos d’architectes qui sont rares sur le marché. La superficie moyenne de nos unités est d’un peu plus de 1000 pieds carrés, ce qui n’est pas la norme actuellement à Montréal. C’est certain que ça nous différencie du lot. »

     

    En outre, les processus d’affaires de l’entreprise, largement fondés sur les principes de développent durable, s’avèrent également très porteurs pour KnightsBridge.

     

    « La construction est perçue comme un domaine où les gens sont malhonnêtes, relève M. Gosselin. À mon avis, s’il y a une industrie qui devrait vraiment être transparente, avec toutes les sommes que les gens y investissent, c’est bien celle de la construction ! Chez KnightsBridge, on ne cache rien, que ce soit à nos acheteurs, nos employés, nos créanciers, nos partenaires ou nos sous-traitants. Quand il y a un retard, on le dit, et quand on fait une erreur, on la corrige et on s’assure de ne plus la refaire. Le résultat, c’est que les gens nous font confiance, et ça, c’est vraiment très important ! »

     

    Tenté par l’expérience ?

     

    Très populaires, les unités des différents projets conçus par KnightsBridge s’envolent souvent rapidement. Au moment d’écrire ces lignes, seulement quelques-unes étaient disponibles, mais le promoteur confirme qu’il lancera bientôt un nouveau projet dans le secteur du marché Atwater. Pour connaître tous les détails, le meilleur moyen reste de s’inscrire à l’infolettre de l’entreprise.













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