Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    En solo ou avec un courtier?

    Partir à la chasse de sa première maison

    22 février 2014 | Martine Letarte - Collaboratrice | Habitation
    Photo: Design et illustration: Michel Bernatchez
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.


    QUELQUES OUTILS

    Société canadienne d’hypothèques et de logement, pour l’achat d’une maison étape par étape: cmhc-schl.gc.ca/fr/co/aclo/acmaetet. Chambre des notaires pour les questions et réponses sur le notaire, l’offre d’achat, la copropriété indivise, la co-propriété divise: cnq.org/fr/immobilier.html. Pour magasiner: centris.ca, realtor.ca, duproprio.com, propriodirect.com, lespac.com, kijiji.ca

    L’achat d’une première propriété est une aventure si excitante ! Il y a bien sûr plusieurs étapes à franchir et quelques pièges à éviter pour s’assurer un dénouement heureux. Alors, on part à la chasse au trésor en solo ou en compagnie d’un courtier immobilier ?

     

    Peu importe le guide, il y a d’abord plusieurs questions de base à se poser quant à ses désirs et à sa capacité de payer. Vous aimeriez habiter à Montréal, près d’une station de métro. Un garage. Une terrasse du côté soleil. Un plancher de bois. Deux chambres. Un bureau. Avez-vous vraiment besoin d’autant et, surtout, en avez-vous les moyens ?

     

    Pour éviter de tomber en amour avec une propriété hors de ses moyens, on commence par analyser sa situation financière et on obtient un prêt préautorisé (voir l’encadré en page 4).Ensuite, on valide chacun de ses besoins et, idéalement, on les met en ordre de priorité.

     

    Recevez-vous vraiment si souvent ? Prévoyez-vous avoir un bébé prochainement ?

     

    « Le courtier devrait toujours poser des questions au client pour s’assurer que ses besoins ont été bien ciblés », affirme Claude Charron, courtier immobilier, franchisé RE/MAX.

     

    Il donne l’exemple d’un de ses clients qui désirait une propriété avec un garage.

     

    « Il voulait y travailler le bois, raconte-t-il. Finalement, nous avons trouvé une maison avec une porte au sous-sol, où il a monté son atelier. Ainsi, pour le prix, cette maison lui offrait plus de possibilités qu’un domicile avec un garage. »

     

    Les différentes clés du web

     

    Pour trouver la propriété idéale pour ses besoins, il faut être à l’affût. Dans les sites centris.ca et realtor.ca, on peut avoir accès aux propriétés mises en vente par les courtiers immobiliers des différentes agences.

     

    Les courtiers immobiliers, quant à eux, ont accès au site Matrix, où on trouve les mêmes inscriptions de propriétés, mais avec plus de détails et d’options.

     

    « On peut rechercher des propriétés selon des critères précis et recevoir une alerte lorsqu’il y a une nouvelle inscription de propriété correspondant à ces critères, explique Claude Charron. On a aussi plus d’information. Par exemple, la déclaration du vendeur peut nous apprendre s’il y a eu un dégât d’eau dans la propriété ou un suicide. »

     

    Cet outil a l’avantage d’offrir un coup d’oeil aux propriétés comparables qui ont été vendues récemment dans le secteur, une information très utile pour bien négocier son prix, ajoute M. Charron.

     

    Toutefois, ces sites ne donnent pas accès aux propriétés mises en vente directement par le propriétaire. Pour avoir une vue d’ensemble, il faudra donc diversifier ses recherches.

     

    Les sites tels que ceux de DuProprio et Proprio Direct, où les propriétaires annoncent la vente de leur maison sans l’intermédiaire d’un courtier, proposent des alertes pour faciliter la recherche des acheteurs.

     

    « En plus de sauvegarder sa recherche et de recevoir un courriel chaque fois qu’une nouvelle propriété correspond aux critères, l’acheteur peut aussi s’abonner au compte Twitter du secteur où il cherche une propriété, pour voir chaque nouveauté », explique Jérôme Ringuet, conseiller aux communications et médias sociaux, DuProprio.

     

    « Courtier s’abstenir »

     

    Vous remarquerez que plusieurs annonces de propriétaire demandent aux courtiers de s’abstenir. Est-ce que cela signifie que, si on magasine avec un courtier immobilier, on ne pourra pas tenter d’acheter ces propriétés ?

     

    « Nos clients peuvent effectivement afficher cette mention à leur discrétion, affirme Jérôme Ringuet. La plupart du temps, c’est parce qu’ils ne veulent pas être sollicités par un courtier immobilier qui voudrait obtenir le contrat de vente de la propriété, mais il peut arriver que la personne ne désire pas traiter avec un courtier. »

     

    Les astuces des courtiers et la protection du client

     

    Lorsqu’on achète une propriété, il y a énormément d’éléments à connaître et auxquels il faut penser, et ce, dans plusieurs domaines. Est-on mieux protégé en faisant affaire avec un courtier ?

     

    Les protections offertes peuvent varier d’un courtier à un autre, mais chacun a une assurance professionnelle qui protège l’acheteur en cas d’erreurs ou d’omissions.

     

    « L’erreur classique, c’est le courtier qui dit que le chauffe-eau appartient au vendeur alors qu’il est loué », affirme Robert Nadeau, président et chef de la direction de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ).

     

    Ou encore, le courtier qui n’a pas vérifié le montant des taxes liées à la propriété.

     

    « Dans le cas d’un acte frauduleux commis par un courtier ou un ancien courtier, nous avons aussi un fonds qui protège le public », indique Robert Nadeau.

     

    Claude Charron ajoute qu’un bon courtier aiguillera également son client sur plusieurs éléments.

     

    « On peut parler à l’acheteur de subventions gouvernementales liées à l’achat d’une propriété, ou encore rappeler au futur parent de prévoir dans son budget qu’il ne recevra pas son plein salaire pendant son congé parental, dit-il. On ne se substitue pas à l’inspecteur, mais on peut cerner certains éléments sur lesquels se pencher lors de l’inspection et on connaît les réalités des quartiers dans lesquels on fait affaire, comme la présence d’ocre ferreuse ou de pyrite. De plus, l’acheteur n’est souvent pas la meilleure personne pour négocier, puisqu’il est engagé émotivement. Il faut penser au prix, mais aussi aux conditions, aux inclusions, etc. »

     

    Jérôme Ringuet affirme toutefois que les étapes à suivre sont les mêmes, qu’on fasse affaire avec un courtier immobilier ou pas.

     

    « Pour aider l’acheteur à s’y retrouver, nous donnons de l’information sur chacune des étapes du processus dans notre site, précise-t-il. On peut aussi y télécharger une offre d’achat expliquée qu’a préparée notre équipe de notaires, ainsi que des formulaires d’offre d’achat pour différents types de propriété. Pour rédiger une offre d’achat en ayant l’esprit tranquille, l’acheteur peut consulter un notaire, qui est le spécialiste du droit. »


    Collaboratrice

    ****

    QUI PAIE LE COURTIER IMMOBILIER?

    Si vous collaborez avec un courtier immobilier pour trouver la propriété de vos rêves, il sera rémunéré lorsque vous achèterez votre maison auprès d’un courtier vendeur. Les deux se partageront la commission prévue dans le prix de vente.

    Par contre, il est possible que le courtier vous demande de signer un contrat de courtage-achat fourni par l’OACIQ.

    Ce contrat prévoit la rémunération du courtier par l’acheteur selon un pourcentage du prix d’achat ou un montant forfaitaire.

    « Le courtier s’engage à percevoir toute rétribution qui peut lui être due par une autre agence ou un autre courtier et ce montant sera déduit de la rétribution prévue dans le contrat, explique Robert Nadeau, président et chef de la direction, OACIQ. La rétribution du courtier peut être ajoutée dans le montant du prêt hypothécaire. »

    Il est possible aussi que l’acheteur demande de signer un tel contrat avec un courtier.
    « Par exemple, si le client souhaite que le courtier négocie pour lui une maison vendue par un propriétaire, explique Robert Nadeau. L’acheteur devient ainsi officiellement un client et cela vient avec des obligations supplémentaires pour le courtier, comme la vérification des informations du vendeur. »

    Si, finalement, vous décidez de ne pas acheter, le contrat peut être suspendu ou résilié.
    « Souvent, aucuns frais ne seront facturés, mais il peut arriver que le courtier demande le remboursement de dépenses engagées sur présentation de preuves. »













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.