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    Visavie - Il est possible de trouver la résidence qui vous convient

    Le marché est présentement favorable aux locataires

    12 février 2011 |Claude Lafleur | Habitation
    Le Masterpiece offre des services aux personnes pour qui services et confort vont de pair.<br />
    Photo: Source Masterpiece Le Masterpiece offre des services aux personnes pour qui services et confort vont de pair.
    Vient un temps dans la vie où on doit «casser maison» pour se trouver une résidence pour personnes âgées. On fait alors face à des choix difficiles au moment même où, paradoxalement, on se sent moins enclin à justement faire des choix...

    Heureusement qu'on peut obtenir toute l'aide nécessaire pour trouver la résidence qui nous convient, et ce, gratuitement. «Nous sommes une entreprise en conseils d'hébergement pour personnes âgées, indique François Théorêt, directeur général de Visavie, un centre de référence en habitation. Notre rôle consiste à évaluer les besoins de la personne, puis à lui trouver la résidence qui correspond à ses besoins!»

    Mise sur pied en 1988, Visavie se présente comme le premier centre de référence en habitation au Canada en matière d'hébergement pour les personnes âgées. Elle offre un service personnalisé, explique M. Théorêt. «Nous accompagnons les personnes âgées tout au long de leur recherche d'une résidence», dit-il.

    «Notre façon de fonctionner est simple, poursuit-il. Dans un premier temps, vous nous téléphonez et nous procédons à une première évaluation de vos besoins: dans quel secteur voulez-vous habiter, quel type de résidence désirez-vous, quel est votre niveau d'autonomie et quels sont vos moyens financiers?»

    «S'il y a une adéquation entre vos besoins et votre budget, nous poursuivons la démarche avec une visite à domicile, poursuit-il. Cette visite dure environ une heure et demie, ce qui nous permet de préciser l'ensemble de vos besoins. Cela nous permet aussi d'évaluer votre degré d'autonomie et de voir dans quel environnement vous habitez, afin de vous trouver un environnement similaire. Par la suite, nous repérons de deux à quatre résidences, nous prenons rendez-vous pour vous avec ces résidences et nous vous accompagnons afin de vous aider à faire les bons choix. Au besoin, nous vous assisterons lors de la signature du bail, afin de nous assurer que tout soit conforme...»

    Services gratuits


    Les services offerts par Visavie sont gratuits: «Il n'y a pas de frais cachés où que ce soit!», insiste M. Théorêt. L'entreprise tire son profit au moment de la signature d'un bail, alors qu'elle reçoit du locateur l'équivalent d'un mois de loyer.

    «Nos services sont sans obligations, dit-il. C'est-à-dire que si, au terme de nos démarches, vous ne signez aucun bail, nous ne sommes pas payés! En outre, comme nous faisons affaire avec pratiquement toutes les résidences, celles-ci sont à nos yeux sur un pied d'égalité; notre intérêt, c'est vraiment de trouver le meilleur endroit pour vous.»

    Un marché à l'avantage des retraités

    La clientèle desservie par Visavie avoisine les 80 ans, indique le directeur général, les retraités plus jeunes qui «cassent maison» s'installant généralement eux-mêmes dans un condo. «Nous constatons que les besoins des retraités ont changé ces dernières années, poursuit-il. Ils sont plus exigeants. Ils recherchent plus de luxe, une excellente qualité de services, que ce soit pour la nourriture ou les activités comme telles.»

    Actuellement, le taux d'inoccupation des résidences pour personnes âgées oscille aux environs de 10 %. «C'est un marché présentement favorable aux locataires, mais le boom s'en vient...»

    «Nous observons aisément que les gens de 70 à 75 ans sont aujourd'hui en meilleure santé que ceux d'il y a vingt ans, ajoute M. Théorêt. Ils vivent mieux. Par contre, on a les effets des pertes cognitives — la maladie du siècle — qui se sont développés. Donc, les personnes vivent plus longtemps, souvent en meilleure santé, mais on a l'effet pervers de la maladie d'Alzheimer qui évolue rapidement.»

    Entre donc en ligne de compte la notion des soins comme tels, rapporte M. Théorêt. «Si on n'a pas besoin d'au moins trois heures de soins par jour, on n'a pas accès aux CHSLD publics, dit-il. Dans ce cas, la personne doit se trouver une résidence pour retraités qui dispose d'étages dédiés aux soins.» On voit donc de plus en plus de résidences dans lesquelles on retrouve un ou deux étages de soins pour une clientèle en perte d'autonomie physique ou cognitive.

    Que faire de son parent Alzheimer?

    Toute personne qui a besoin de plus de trois heures de soins par jour a théoriquement accès à un CHSLD (public). Elle a néanmoins un choix: s'en aller résider dans un établissement public ou demeurer dans le réseau privé. Les coûts ne sont évidemment pas les mêmes, indique M. Théorêt. «Il faut savoir, dit-il, qu'il en coûte environ 5000 $ par mois pour héberger et soigner une telle personne. Or, dans un CHSLD, la personne versera elle-même 1700 $ par mois (et les contribuables acquitteront le reste). Dans le secteur privé, c'est la personne qui assume tous les coûts, ceux-ci oscillant entre 3000 et 5000 $ par mois.»

    Une entreprise comme Visavie ne peut en aucun cas aider quelqu'un à se placer dans un CHSLD. «Seuls les intervenants sociaux du réseau de la santé peuvent diriger quelqu'un vers un établissement public», précise-t-il. Par contre, les conseillers et conseillères de Visavie — qui sont des intervenants sociaux, des techniciens en réadaptation, des infirmières, etc. — ont une aptitude à évaluer les besoins de la personne.

    Ces conseillers utilisent une grille d'évaluation qui a été mise au point par des médecins spécialisés en Alzheimer et qui fait correspondre les stades de la maladie à l'âge d'un enfant. «Nous sommes donc capables de dire que la personne est au stade X de la maladie, ce qui correspond à un enfant âgé de... quatre ans, illustre M. Théorêt. Laisseriez-vous donc votre enfant de quatre ans faire ceci ou cela?»

    «Souvent, le simple fait de présenter ce que sont les résidences et de transposer le stade de la maladie d'Alzheimer en âge d'enfant mène vers une première prise de conscience, poursuit-il. Si, comme cela arrive souvent, le parent peut douter de ce que lui dit son fils ou sa fille, ce que dit une tierce personne aide souvent à amorcer la réflexion... Mais, dans tous les cas, la décision demeure du ressort de l'individu et de la famille.»

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    Collaborateur du Devoir












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