Chère Ophélie,
Je m’adresse à toi parce que tu es la plus âgée de mes enfants. Tu es aussi très engagée et brillante, en plus. À 10 ans, tu es la présidente de ton école. C’est beau de te voir expérimenter la démocratie. Tu as su gagner la confiance de tes « électeurs ». Tu te distingues par ta capacité d’écoute. Je suis tellement fière de toi. J’ai le goût de t’écrire, ce soir, parce que j’ai quelque chose sur le coeur.
Tout ça a commencé il y a près de 40 ans. Je n’étais pas sur les plaines d’Abraham, mais à Deux-Montagnes, à mes premières armes comme enseignant en cinquième secondaire. Je campais avec mes camarades en face des locaux de la commission scolaire, grève illimitée !