Pour des états généraux de la gauche québécoise

«Nous avons manqué ces dernières années de belles occasions de faire reculer la droite et ses politiques d’austérité, et de mettre en avant un autre projet de société. Je pense à la lutte du Front commun en 2015 [notre photo], alors que nous avions le vent dans les voiles, et à l’échec plus récent d’une alliance électorale entre Québec solidaire et le Parti québécois», écrit l'auteur.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «Nous avons manqué ces dernières années de belles occasions de faire reculer la droite et ses politiques d’austérité, et de mettre en avant un autre projet de société. Je pense à la lutte du Front commun en 2015 [notre photo], alors que nous avions le vent dans les voiles, et à l’échec plus récent d’une alliance électorale entre Québec solidaire et le Parti québécois», écrit l'auteur.

Selon les derniers sondages, moins du tiers des Québécois voteraient à gauche lors des prochaines élections, soit pour le Parti québécois qui penche actuellement à gauche, soit pour Québec solidaire qui penche toujours à gauche. En corollaire, plus des deux tiers des Québécois voteraient à droite, soit pour la Coalition avenir Québec, soit pour le Parti libéral, et reporteraient au pouvoir à l’automne un gouvernement de droite pour les quatre prochaines années, avec ses conséquences désastreuses pour bien des gens, et en particulier pour les plus démunis de notre société.

 

Cela voudrait dire que les deux tiers des Québécois penchent pour une réduction des impôts, une réduction de la taille de l’État et la poursuite de la privatisation de l’État. Cela voudrait aussi dire que les deux tiers des Québécois préfèrent se payer des services privés (en santé, en éducation, etc.), laissant à la classe moyenne inférieure et aux plus démunis des services publics réduits et de moins bonne qualité. Cela voudrait aussi dire que les deux tiers des Québécois désirent qu’on laisse le maximum de latitude à l’entreprise privée et le moins de contraintes possible, avec toutes les conséquences d’un tel choix.

 

Si nous en sommes là, c’est que la propagande de droite assénée depuis des décennies porte ses fruits et que l’individualisme est plus fort que jamais ici comme ailleurs. C’est aussi le constat que la peur de perdre ce que l’on a et le désir d’en avoir toujours plus ont fait leurs ravages. Et c’est aussi malheureusement faire le constat que le message de la gauche ne passe plus. Il est temps de se demander pourquoi.

 

Division déplorable

 

Le message de la gauche ne passe pas parce qu’il n’est pas clair et bien articulé. Le message de la gauche ne passe pas parce que nous avons beaucoup moins de moyens que la droite pour le faire passer. Le message de la gauche ne passe pas parce qu’il est fragmenté, comme notre courant de pensée est plus divisé que jamais en une multitude de groupes et de luttes, et dans un état de division déplorable. Il est temps que l’on se rencontre et que l’on se parle dans le blanc des yeux.

 

Nous avons manqué ces dernières années de belles occasions de faire reculer la droite et ses politiques d’austérité, et de mettre en avant un autre projet de société. Je pense à la lutte du Front commun en 2015, alors que nous avions le vent dans les voiles, et à l’échec plus récent d’une alliance électorale entre Québec solidaire et le Parti québécois. Chaque fois la division a été victorieuse et l’intérêt commun a reculé. On s’ennuie du Printemps érable, où les étudiants, après avoir uni une partie significative de la population derrière eux, ont gagné en 2012 le gel des droits de scolarité et la tenue d’une élection anticipée. Nous avons besoin de nouvelles victoires pour vaincre le désespoir et faire avancer le Québec dans la direction d’une société écologique, égalitaire et libre.

 

C’est pourquoi je propose la tenue d’états généraux de la gauche québécoise où seraient invités, sur une base personnelle et non d’organisations et de partis, tous les Québécois et toutes les Québécoises qui s’identifient à ce courant de pensée. Je nous invite à cette occasion à une discussion franche et amicale pour en arriver si possible à nous unir et à nous donner une vision et un plan de travail communs, pour partir ensuite à la reconquête de nos compatriotes, qui ont peut-être actuellement la tête à droite, mais dont plusieurs ont encore le coeur à gauche. Et ça urge.

49 commentaires
  • Jacques Lamarche - Abonné 31 janvier 2018 03 h 06

    La trahison!!

    J'avais espoir que Grabiel Nadeau-Dubois nous change de Hélène David. Quelle déception de l'entendre parler de trahison! L'approche politicienne argneuse, loin de s'apaiser, haussa le ton. Alors, monsieur, retournez les talons et allez à vos membres faire la leçon.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 31 janvier 2018 11 h 30


      "Quelle déception de l'entendre parler de trahison.. " - Jacques Lamarche

      Plus de 50% des Québécois appuyaient cette déclaration de GND selon le sondage Léger publié dans les jours suivants.

      Faut croire qu'un grand nombre ne se sentait pas trahis tant que ça.


      Christian Montmarquette

    • Jean-Serge Baribeau - Abonné 31 janvier 2018 16 h 08

      Bien dit, Jacques Lamarche. Vous avez raison.

      Je vois mal pourquoi il y a un certain Montmarquette qui joue toujours le rôle du Grand Inquisiteur, lorsqu'il y a une réflexion sur la gauche...

      JSB

    • Cyril Dionne - Abonné 31 janvier 2018 18 h 42

      Vous avez entièrement raison M. Lamarche. Notre ancien des écoles privées et qui n'a jamais détenu un vrai emploi dans sa vie, a usurpé sa position en tant qu'indépendantiste. En fait, il ne l'est pas vraiment.

      Maintenant, nos camarades de la gauche solidaire se retrouvent à 9% dans les sondages et retourneront à leur position habituelle, le 7%.

    • Jacques Patenaude - Abonné 31 janvier 2018 20 h 16

      M. montmarquette participeriez-vous à des états généraux tel que le proposent les auteurs?

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 1 février 2018 14 h 17

      M. Dionne, rendez vous compte de ce que vous dites?
      "Une vraie job".
      La démocratie, la citoyenneté, la politique, ce n'est pas une vraie job?
      Faut-il s'étonner que vous êtes résolument contre la gauche? Les seules vraies jobs sont celles qui ont lieu dans sur le marché, notre autorité suprême, notre Dieu contemporain.
      "Travaillez !" disait l'autre. (On comprend qu'il faut arrêter de faire autre chose, même si c'est valable.)

    • Cyril Dionne - Abonné 1 février 2018 17 h 49

      Contrairement à ce que vous pensez, la politique n'est pas une carrière. C'est un privilège accordé par voix populaire. Qu'on aimerait donc limiter à deux mandats maximum, tous les politiciens.

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 1 février 2018 21 h 25

      Personnellement, je fais une très grosse différence entre une job et une carrière.
      L'une peut s'appliquer à des tâches non-rémunérées (ex. élever ses enfants, s'éduquer, s'impliquer citoyennement, etc.)
      Le terme de "job" est suffisament large pour s'appliquer à tout ceci. C'est tout mon point : le ton condescendant de votre remarque sur les "vraies jobs" fait comme si toutes ces tâches ne servaient pas le bien commun.
      L'autre est généralement acceptée que dans la mesure où l'individu reçoit bénéfice (salaire, avancement, avantage sociaux, prestige, etc.)
      Une carrière entendu comme dans le sens péjoratif de "carriériste" ne devrait exister en effet que dans les "vrais jobs" selon vos termes. Sur le marché, il n'y que les intérêts personnels qui comptent, non ?
      De plus, vous sous-entendez que GND est un carriériste. Comme tous les autres? Pourquoi simplement lui ?

  • Nadia Alexan - Abonnée 31 janvier 2018 05 h 41

    Réunir nos forces contre la cupidité mercantile et l'égoïsme.

    Très bien dit, monsieur Yves Chartrand. Je suis entièrement d'accord avec vous. On a besoin de réunir nos forces contre l'invasion de la cupidité mercantile et de l'égoïsme.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 31 janvier 2018 09 h 18

      À Nadia Alexan,

      "On a besoin de réunir nos forces contre l'invasion de la cupidité mercantile.." - Nadia Alexan

      Je suis aussi bien d'accord avec ça.

      - Mais pourquoi tapez-vous sans cesse sur le clou identitaire, qui, semble-t-il divise la gauche au Québec?

      Par contre, si votre commentaire correspond à un changement de discours, j'applaudis.

      Christian Montmarquette

    • Claude Bariteau - Abonné 31 janvier 2018 09 h 22

      Mme Alexan, je ne partage pas l'approche de M. Chartrand. Voici pourquoi.

      M. Chartrand s'identifie citoyen impliqué dans le quartier centre-sud et appelez à des États généraux de la gauche québécoise.

      Par ailleurs, son propos oppose une droite politique à une gauche politique en interprétant les choix des citoyens et citoyennes du Québec sur la base des moyens entre les mains des forces de droite et de gauche.

      Il y a un autre problème. Les oppositions « gauche-droite » renvoient aux luttes des XIXe et XXe siècles et leur incarnation politique véhiculant des lectures prônant un ordre des propriétaires à celui des ouvriers.

      Depuis, cette dichotomie s’est fissurée avec la présence d'une classe d’intermédiaires, dite « petite bourgeoise » au service pas seulement du
      capital, car plusieurs œuvrent dans les services, ce que Poulantzas a mis en évidence fin 1970.

      La conséquence fut la une mutation rendant plus complexe la lutte des classes, car cette classe fait aussi la promotion de ses intérêts.

      Une des incidences fut la relance de la notion de citoyen et de citoyenne, ferment de la révolution française, mais aussi assise de la démocratie à moins de présumer qu’il s’agit d’un stratagème de la bourgeoisie pour consolider son pouvoir.

      Alors que le capital international cherche à contrer toutes mesures contraires à ses intérêts émanant d’États où la démocratie est présente, il m’apparaît plus approprié de faire appel aux citoyens et citoyennes pour stopper ces dérives.

      Au Québec, votre cadre d’action, il est connu que le PLQ et la CAQ avancent dans le sens contraire des intérêts exprimés par les citoyens et les citoyennes, notamment concernant les coupures dans les services qui les touchent, le « vivre ensemble » mais aussi les valeurs dont ces partis se font les porte-voix.

      Aussi, un débat entre citoyens et citoyennes m’apparaît plus productif que les États généraux d’une gauche qui se cherche.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 31 janvier 2018 09 h 36

      "Une gauche qui se cherche.." - Claude Bariteau

      En quoi la gauche (de QS en tous cas) se cherche-t-elle?

      Ses positions sont à peu près les mêmes de plus de 15 ans si on compte d'UFP.

      J'ajouterais qu'il faudrait informer ladite "classe moyenne petite bourgeoise", qu'elle n'a pas intérêt à soutenir une droite qui gave la classe des plus riches et les entreprises multinationales avec l'argent de leurs taxes et de leurs impôts au détriment de leurs propres services publics.

      Pour ne prendre que cet exemple, je ne crois pas que ça réjouisse beaucoup la classe moyenne de voir 200 milliards par année des l'élites économiques du 1% s'évader dans les paradis fiscaux.

      Car il est clair que le manque à gagner pour l'État se prend directement dans leurs poches.

      Christian Montmarquette

    • Michel Blondin - Abonné 31 janvier 2018 11 h 27

      Je réitère que le peuple québécois a le devoir de se libérer du carcan d’enfermement constitutionnel et de bâtir sa loi des lois, sa propre constitution sur la base de la démocratie citoyenne avant toutes choses.

      Avant de s’attaquer à des inégalités innommables et des exploitations sauvages qui dépassent notre territoire, qui rejoignent les préoccupations de plus en plus planétaires, il faut que les pouvoirs du Québec soient assez fort pour être un joueur actif et efficace pour lui-même et pour la communauté internationale.
      L’axe gauche droite n’est pas l’axe d’approche de s’en sortir comme peuple, mais l’axe du colonialiste/indépendantiste qui est l’axe du pouvoir de la loi des lois.
      Depuis l’option Québec de 1968 de René Lévesque, tant de naïveté nous a éloignés du droit du peuple québécois de décider pour lui-même.

      Lq Québec doit se donner les pouvoirs qu’il n’a pas, étant encore sous tutelle des relents de colonialisme qui traînent dans les articles de la constitution des Canadiens anglais.
      Le Québec n’a pas les moyens, les mains attachées dans le dos, de faire la différence pour lui-même dans ce qui compte. Que de vouloir des combats qui sont sur des concepts flous et variables ne peuvent que l’aider à se perdre en parler pour parler.
      Nous n’avons pas besoin, comme société, d’un débat d’idéologie, mais d’action citoyenne de convergence.
      Toutes les écoles de pensée ont des définitions différentes de ses concepts et de leur situ dans l’axe gauche/droite d’une autre époque.
      QS s’enliserait dans les chapelles sans en avoir une seule en tête et dans l’action. Elle est devenue, par ses membres en chapelle, multipartisane et multidirectionnelle. QS doit faire des propositions politiques réelles pour rattraper sa crédibilité sur l’axe de l’indépendance.

    • Claude Bariteau - Abonné 31 janvier 2018 11 h 32

      M. Montmarquette,

      vous signalez vous-mêmes plus bas que QS doit revoir son tir. N'est-ce pas se chercher un peu.

      Par ailleurs, en signalant que la gauche qui se cherche, je ne faisais pas seulement écho à QS, mais aussi au texte publié récemment au Devoir et à des propos tenus par M. Crotnoir dans les pages du Devoir.

      Cela étant, je ne vise pas par mon propos une classe particulière, mais le citoyen et la citoyenne dans une démocratie qui, de l'avis de plusieurs analystes, dont Touraine et Wallerstein, pour ne nommer que ces deux figures de proue, estiment que les luttes d'aujourd'hui et de demai seront celles des citoyens et des citoyennes ppur renforcer l'État de droit et les liens entre ces États.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 31 janvier 2018 12 h 01

      À Claude Bariteau,

      "Vous signalez vous-mêmes plus bas que QS doit revoir son tir. N'est-ce pas se chercher un peu."- Claude Bariteau

      Je reconnais que la nuance peu sembler subtile.

      Je disais ça en ce sens que les la plupart des valeurs et des luttes de la gauche font déjà partie intégrante du programme, des statuts et des luttes de Québec solidaire. Ajuster le tir, n'est donc pas de trouver ces valeurs, mais de réviser ses priorités et son discours en fonction de notions plus économiques déjà existantes dans son programme et dans lesquelles se reconnaitrait peut-être un plus grand nombre.

      Christian Montmarquette

    • Nadia Alexan - Abonnée 31 janvier 2018 17 h 46

      À monsieur Montmarquette: « Mais pourquoi tapez-vous sans cesse sur le clou identitaire, qui semble-t-il, divise la gauche au Québec?
      Ce que vous ne voulez pas comprendre monsieur Montmarquette, c'est que le rejet des valeurs islamistes n'a rien à faire avec «le clou identitaire.» Les musulmans modérés eux-mêmes, venus de tous les pays et de toutes les races se proclament haut et fort contre le fanatisme et le fascisme islamiste, salafiste, qui provient de l'Arabie saoudite et qui veut s'imposer partout dans le monde. Je viens décrire que la Charia a été presque instaurée en Ontario et s'est déjà installée en Angleterre. Voulez-vous comprendre que ce rejet du salafisme n'a rien à faire avec l'identité québécoise?

  • Christian Montmarquette - Inscrit 31 janvier 2018 06 h 20

    Qui embrasse trop..


    1) Je ne suis pas en total désaccord avec cette analyse d'Yves Chartrand, et bien d'accord pour des États généraux de la gauche au Québec. Mais prendre le Parti québécois pour de la gauche, c'est ne pas prendre acte son adhésion systémique au même libéralisme que le Parti libéral ou que la CAQ, et ce, malgré sa récente grande déclaration d'amour au progressisme faite in extrémis le fusil dans le dos et alors qu'il est au bord du précipice, qui, jusqu'à nouvel ordre demeure sans crédibilité.

    2) Un des problèmes de Québec solidaire c'est qu'il en prend trop large et que cela contribue à diluer le message même si ce n'est pas un mal en soi.

    3) Pour régler ce problème, la valeur transversale et la lutte prioritaire que devrait mener tout parti de gauche devraient être l'égalité économique, l’amélioration des conditions sociales et la lutte au libéralisme économique qui fait rage depuis des décennies au Québec et qui est à l’origine même de la création de Québec solidaire.

    4) Une des causes de la difficulté d'émergence de Québec solidaire serait donc sa surreprésentation des luttes minoritaires au détriment de la lutte fondamentale pour l'égalité sociale et l'amélioration des conditions de vie; car m’apparait difficile de devenir majoritaire quand on se concentre sur des luttes minoritaires.

    Comme dit l'adage.. Qui embrasse trop, mal étreint.

    D'accord donc pour des États généraux sur la gauche au Québec, sinon pour une saine auto-analyse de l’état des lieux et sur ce qui pourrait contribuer à nous faire avancer.

    Christian Montmarquette

    • Claude Gélinas - Abonné 31 janvier 2018 11 h 09

      Monsieur Montmarquette je vous dirai avec respect que les plus grands ennemis de la gauche c'est la gauche elle-même incapable d'oublier le passé pour faire front commun vers l'avenir.

      Pendant ce temps, la droite ricole et gagne du terrain et la CAQ se dirige allègrement vers la victoire.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 31 janvier 2018 11 h 36

      À Claude Gélinas,

      En ce qui me concerne le PQ n'est pas de gauche pour des raisons que j'ai moulte fois expliquées.

      Pour reprendre cette boutade du chanteur Richard Desjardins..

      Si les péquistes trouvent qu'on divise le vote..

      Y'ont rien qu'à voter pour nous autres.

      Christian Montmarquette

    • Nadia Alexan - Abonnée 31 janvier 2018 17 h 35

      Votre problème, Monsieur Montmarquette, est que vous êtes trop dogmatique. Il faudrait que vous soyez un peu plus flexible. Je vous rappelle que «La politique est l'art du possible.»

    • Jean Jacques Roy - Abonné 1 février 2018 10 h 54

      Adhérer en principe à des États Généraux de « la gauche »? Pourquoi pas? La question qui se pose, après avoir accepté le principe: pour discuter de quoi au juste?

      Ce questionnement est essentiel pour marquer les critères permettant de convoquer et réunir des délégué.es à de tels États généraux. C’est le but ou les buts de tels États Généraux et l’objet des débat qui donneraient du sens à une telle rencontre, et non les étiquettes « gauche » « droite ».

      L’invitation première de Monsieur Chartrand est un appel à l’indigation pour réagir devant l’histoire qui se répète, puisqu’en octobre on risque d’élire de nouveau un gouvernement de « droite »!

      À mon sens, les termes généraux de « gauche » contre « la « droite » pour justifier et encadrer cet appel, risquent de mener nulle part...

      Par contre, (à titre d’exemple) je crois que cet appel prendrait de la force s’il était dirigé aux groupes, aux syndicats et au organisations politiques qui sont aux premières lignes pour la défendre les droits sociaux des citoyens, particulièrement des victimes des politiques et des mesures néolibérales appliquées par les gouvernements de passage depuis de si nombreuses années. Il ne sert à rien d’inviter une gauche « abstraite ». Invitons les organismes qui oeuvrent sur le terrain dans un ordre dispersé. Invitons les syndicats et les mouvements sociaux à se réunir. Donnons la consigne de laisser à la porte les intérêts partisans et « particuliers » afin de se concerter pour une action politique... On jugera par la suite si cette « gauche » du terrain s’entend et s’unit pour une politique de gauche « anti-néolibérale » !

    • Jean Jacques Roy - Abonné 1 février 2018 11 h 04

      Quant même, Madame Alexan!
      Vous êtes certaine que vous-même vous êtes, disons, « flexible »?

      -:)

  • Raynald Blais - Abonné 31 janvier 2018 07 h 12

    Qu'il est difficile ...


    ...de convaincre qu'il est possible de socialiser davantage tout en conservant le capitalisme, régime de l'individualisme par excellence.

  • Sylvain Auclair - Abonné 31 janvier 2018 07 h 16

    Beaucoup de Québécois...

    ...pensent que la CAQ est pour les CPE et contre l'exploitation pétrolière. Comment les détromper, puisque la CAQ (que j'aime appeler CAQÉFL, acroyme de son nom officiel et complet) n'a pas vraiment de programme?