S’allier au diable pour battre les libéraux?

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée
Photo: Clément Allard La Presse canadienne Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

Il faut parfois rappeler quelques principes démocratiques pour éviter que le débat ne dérape dans les ornières de la démagogie et de la partisanerie. Depuis l’élection du nouveau chef du Parti québécois, les militants de ce parti se répandent dans l’espace public en répétant leur mantra : « Faut battre les libéraux ! » Ils invitent les autres partis à renoncer à leurs projets et à leur vision de l’avenir du Québec pour voter pour le seul parti qui, à leur avis, peut prendre le pouvoir. Ils semblent avoir la nostalgie du bon vieux temps et vouloir revenir au bipartisme qui assurait l’alternance au pouvoir des bleus et des rouges. En vertu de cette logique, il faut mettre tous ses oeufs dans le même panier et faire confiance à un seul parti qui, dans le passé, a fait de la tergiversation et de la confusion des esprits sa marque de commerce. Avoir des idées et les exprimer n’est pas important à leurs yeux. Il faut renoncer à être authentique, à dire ce que l’on pense, il faut taire ses critiques et devenir hypocrite en votant pour un parti dont on ne partage pas la vision de l’avenir. Comment les électeurs pourront-ils par la suite demander des comptes aux nouveaux dirigeants puisqu’ils auront eux-mêmes abdiqué devant l’exigence de la rigueur et de la cohérence ?

 

La politique est affaire de principe avant d’être affaire de tactique électorale. Les partis existent pour permettre aux électeurs d’exprimer leurs convictions quant à l’avenir de leur société, et les élections servent à établir quelles sont les orientations politiques qui détermineront les politiques publiques. Dans une société moderne comme le Québec, il est normal et sain qu’il y ait une diversité d’opinions qui se manifestent par la diversité des partis et par une pluralité d’offres politiques. Plus les citoyens peuvent s’identifier à des partis qui représentent leurs idées, plus ils seront motivés à participer au débat public. À l’inverse, s’ils ne peuvent s’exprimer et se reconnaître dans les organisations qui prétendent les représenter, ils deviendront cyniques et désintéressés de la vie politique. C’est cette logique que privilégient les péquistes qui estiment que prendre le pouvoir est plus important que de faire la promotion de leurs idées.

 

Contradiction dans le raisonnement

 

Toutefois, ils ne semblent pas conscients de la contradiction qu’implique leur raisonnement. Si battre les libéraux est l’enjeu essentiel de la joute électorale et qu’il faut renoncer à ses convictions pour y arriver, dès lors, quelle sera leur position si un autre parti est mieux placé que le PQ pour battre les libéraux ? Comme l’électorat est très versatile, rien ne garantit que le PQ constituera la solution de rechange aux libéraux dans six mois. Ces mêmes militants seront-ils conséquents et accepteront-ils d’abandonner leur parti et de voter pour la CAQ ? Pourquoi ce qu’ils demandent aux autres ne s’appliquerait-il pas à eux ? Si, comme ils le prêchent aux autres, les principes ne comptent pas en politique et qu’il faut les abandonner en fonction des conjonctures électorales, ils seront alors pris au piège de leur propre logique et devront se rallier à un parti qui ne correspond pas à leur idéologie. On serait étonné qu’ils suivent cette voie. Ils n’en sont pas à un reniement près.

 

Battre les libéraux est un objectif légitime pour tous les partis d’opposition. Ce n’est pas une nouveauté dans l’histoire politique du Québec, et ce sera encore à l’ordre du jour dans les prochaines années. Mais encore faut-il préciser pourquoi on veut déloger ce parti du pouvoir. Et c’est dans les réponses que les divergences se manifestent. Pour les indépendantistes, il s’agit de défaire un parti qui est voué à la défense du fédéralisme canadien et qui utilise son pouvoir provincial pour accroître la dépendance du Québec. La critique des effets négatifs du fédéralisme doit être au centre de l’argumentation, car les libéraux ne sont que des exécuteurs téléguidés par les intérêts du Canada. C’est en fonction de cette logique que les critiques du gouvernement sortant doivent se construire.

 

Battre les libéraux : d’accord, mais pour faire élire non seulement des députés péquistes qui ont une conception provincialiste de la gouverne, mais aussi des députés indépendantistes et progressistes qui utiliseront leur parole pour montrer comment la mauvaise gestion libérale est tributaire de la conception étriquée et subordonnée de la nation québécoise et comment l’indépendance permet de réaliser les aspirations sociales et nationales des Québécois. Il faut battre les libéraux parce qu’ils nous enferment dans le Canada.

73 commentaires
  • Jacques Lamarche - Abonné 24 mars 2017 03 h 04

    Une fin parmi d'autres!

    Chacun a de bonnes raisons pour chasser le PLQ. Elles ne manquent pas. Toutefois aucune ne doit empêcher des unions, des fusions, des coalitions, des réconciliations, voire un début de considération entre les partis d'opposition! Sinon tous perdront!

    L'armada libérale est aussi forte que rapide! Elle contrôle l'opinion et peut vite s'adapter à toutes les situations. Elle sait sur quel terrain amener tel ennemi, quelle arme employer pour combattre telle idéologie! Mais contre un opposition unie, elle pourrait connaître des ennuis.

    • Claude Bariteau - Abonné 24 mars 2017 10 h 04

      L'argument du nécessaire renversement du PLQ au provincial incite à penser provincial et, compte tenu de la dispersion du vote, nécessite de miser sur les alliances provinciales.

      Mais des alliances ne se font pas sans visées sur ce qui devra se faire à la suite de ces alliances. Là est l'obligation qui découle d'un choix de renversement du parti au pouvoir, mais aussi de la nécessité de s'entendre avec les autres partis pour la suite des choses après le renversement.

      Sur ce point, il y a peu de points mis en relief, mias plusieurs options allant dans des directions parfois sans liens entre elles. En d'autres termes, prôner une coalition implique de préciser ce qu'entendent faire les coalisés. Ne pas s'y astreindre est une erreur, parce que les électeurs et les électrices ne sauront pas ce que sera la plate-forme qui justifie une élection de renversement.

      C'est élémentaire et c'est sur ça qu'il conviendrait que les partis désireux de chasser le PLQ du pouvoir s'entendent.

      Il y a un point majeur qui pourrait les unir s'ils y pensent un instant , qui est celui de modifier le processus menant à l'adoption des lois à l'Assemblée nationale pour que, dorénavant, les lois soient votées par les députés qui, ensemble, ont reçu un appui majoritaire des électeurs et des électrices.

      Si les partis de l'opposition s'entendaient sur ce point, ils pourraient aussi s'entendre pour prendre le pouvoir et réaliser ce changement qui, au total, ferait que les lois votées concordent avec les choix de la majorité des électeurs et des électrices.

    • Jacques Patenaude - Abonné 24 mars 2017 12 h 40

      On discute beaucoup d’instaurer un vote proportionnel, généralement ce mode de scrutin accouche de gouvernement minoritaires. Nombreux sont ceux qui ont une inquiétude sur la capacité de tels gouvernements produisent des gouvernements fonctionnels. Les parti d'opposition sont d'accord pour instaurer une formule de vote proportionnel. Ils auront là une bonne occasion de démontrer que des gouvernement minoritaires peuvent fonctionner efficacement. Le mode de scrutin actuel permet des gouvernements de coalition. La prochaine élection sera un bon moment pour lever la doute sur les gouvernements qui ne sont pas majoritaire. Le dernier gouvernement du PQ a laissé un gout amer là-dessus tout comme les derniers gouvernements fédéraux et provinciaux. Je veux bien que les partis politique aient des principes, mais si ceux-ci sont rigide au point de démonter qu'ils sont incapable de s’entendre, ils feront la preuve que le vote proportionnel n'est pas une bonne solution. Avoir des principes c'est bien mais les ériger en dogme est le meilleur moyen que rien ne change. Diaboliser tous ceux qui ne pensent pas comme nous ne fera rien avancer. QS et ON en particulier devrait y penser.

    • Benoit Toupin - Abonné 24 mars 2017 15 h 07

      Bien d'accord Monsieur Lamarche.

      Notre système électoral unnominal à un tour et le multipartisme sont aussi compatibles que l'eau et l'huile. Ce foutu système permet au PLQ de rester au pouvoir en récoltant des votes en quantité inférieure au nombre d'électeurs qui ne votent pas. La vrai majorité est celle qui ne vote pas. Et c'est sans compter le vote stratégique qui pousse un nombre d'électeur à voter pour éviter quelqu'un plutôt que par conviction.

      Alors la belle logique et les beaux principes de Monsieur Monière ne s'appliquent plus... Un brin de sens pratique devient nécessaire si l'on veut que la démocratie prenne un sens et évite un avantage outrancier au PLQ qui dispose d'une clientèle captive, repliée sur soi, nombreuse et motivée à voter; une clientèle qui ne se demande même plus s'il existe un autre choix.

      La réalité exige de trouver une issue le plus rapidement possible afin de changer ce foutu système électoral qui favorise le vote négatif et la division stérilisante du vote. Il ne reste que trois solutions: 1) Vivre avec et se battre les uns contre les autres, espérant des gains de l'un sur l'autre, ou 2) espérer la fusion de partis sur la base de compromis ou 3) faire des alliances stratégiques pour réduire les effets pervers de la division du vote.

      Finalement, à tout considérer, je pense que l'alliance électorale stratégique est l'option qui respecte le mieux les différences de chacun. Il faut bien que quelqu'un prenne l'initiative; et c'est le PQ... Ne compter pas sur moi pour blâmer ceux qui recherchent les alliances. Ils favoriseront une meilleure santé démocratique...

      Il faudrait cependant qu'une des conditions à ces alliances soit que tous les partis s'engagent, une fois élu, à procéder à un changement de système électoral. Une fois mis au rencart, ce vieux système incompatible avec la diversité d'opinion, il sera alors pensable de suivre les beaux principes de Monsieur Monière...

    • Jean Jacques Roy - Abonné 24 mars 2017 21 h 03

      "Finalement, à tout considérer, je pense que l'alliance électorale stratégique est l'option qui respecte le mieux les différences de chacun. Il faut bien que quelqu'un prenne l'initiative; et c'est le PQ... Ne compter pas sur moi pour blâmer ceux qui recherchent les alliances. Ils favoriseront une meilleure santé démocratique..." Benoit Toupin

      Je pense que vous avez raison en parlant qu'il faudrait des ententes.... que vous nommez stratégiques. Pour ma part, je me méfie de ce terme "stratégique" qui a été utilisée au Québec dans un un sens réducteur au vote dans le processus électoral.

      Sans doutes que les résultats d'une campagne électorale se mesurent dans des pourcentages de votes et d'élu.es. Ce qui donne la victoire à UN parti. A priori, chacun des partis luttent pour conserver ou prendre le pouvoir, croyant que son programme est le meilleur et/ou que sa gouvernance sera la plus efficace! Or, dans la situation actuelle, aucun des 3 partis adverses au PLQ, à lui seul pourrait former un gouvernement majoritaire et peut-être pas minoritaire.

      Qui, pour le moment, fait le plus appel publiquement à une "convergence" pour se défaire du PLQ? Le PQ.

      La question qui se pose et que pose très bien Monsieur Monière: sur la base de quelles ententes? ou autour de quel projet? Comprenons que le "mantra" défaire les libéraux ne conduit nulle part si les partis "alliés" n'ont pas d'ententes communes à présenter devant les électeurs et les électrices!

      Si on veut parler de stratégie politique, commençons par parler de contenus communs pour apporter des changements significatifs! Sinon, on va retomber dans le vote du moins pire... qualifié de vote stratégique!

    • Jean Jacques Roy - Abonné 25 mars 2017 10 h 49

      @Jacques Patenaude.

      À première vue on pourrait penser que la représentation proportionnelle ne règlerait pas les problèmes que vous souligner de rigidité, de principes et de dogmatisme! Peut-être.

      Par contre, je crois que ce serait un bienfait "démocratique".

      D'abord, en période électorale si on se place dans l'optique des citoyens et citoyennes qui, en fin de compte, souhaitent avec raison que leurs votes aient un écho à l'AN.

      En deuxième lieu, au parlement, le rapport de force entre les partis avant et durant les prises de décision ne seraient plus les mêmes. Par exemple, est-ce que Barette en santé, Blais concernant la loi 70 et l'ensemble des mesures d'austérité imposées par les libéraux auraient été acceptées, auraient passé au vote? On pourrait me répondre que sur certaines questions la CAQ se serait allié au PLQ minoritaire... Mais sur d'autres, non!

      En fait, les véritables "convergences" ne peuvent se faire qu'au sein de l'Assemblée nationale, là où dans les faits se prennent les décisions et se votent les lois. En ce sens, la représentation proportionnelle des élu.es à l'AN ne peut-être qu'un bienfait démocratique, une saine pression sur le parti au pouvoir afin de légiférer dans le sens voulu par la majorité.

      La représentation proportionnelle ne règlerait pas les injustices sociales et les divisions sociales pas plus que la question nationale! Non. Cependant elle faciliterait que l'expression des divergences et des besoins des minorités aient des échos au sein de l'Assemblée nationale.

  • Yves Côté - Abonné 24 mars 2017 06 h 00

    Bravo !

    Monsieur Monière, bravo !
    Il n'y a que debout que nous marchons.
    Surtout quand politiquement parlant, on a en plus l'idée fixe de marcher droit...

    Vive le Québec debout et libre !

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 24 mars 2017 14 h 32

      Avez-vous vraiment bien lu le texte de Denis Monière?
      Il parle du PQ comme étant un parti de députés provincialistes...?!
      pour ensuite dire qu'il faut élire des députés indépendantistes et progressistes?!...Je veux bien mais...qu'il étaye son argument au sujet de ces derniers ...qui sont-ils d'après lui... et surtout quel est le nom de ce parti? ON ? mais personne n'en entend parler...il faudrait que Jean-Martin Aussant sorte des boules à mites...ça urge! Il faudrait savoir où GND s'en va avec QS ? Qu'arrive-t-il de la politique non partisane de ces deux derniers? (voir leur plaidoyer du 28 septembre de 2016...à RDC)
      Quand je vois Christian Montmarquette se féliciter du texte de Denis Monière...je comprends qu'il y en a plus d'un de perdu dans ce dédale politique. Faudrait-il qu'à 74 ans je me présente comme "cheffe" du Parti Indépendantiste Québécois...point à la ligne? :-)
      Le texte de Monsieur Bariteau est plus éclairant...! et ses idées-arguments sont imparables. Comme il dit... c'est élémentaire!

    • Christian Montmarquette - Inscrit 24 mars 2017 21 h 31

      ÀNicole D. Sévigny,

      "Quand je vois Christian Montmarquette se féliciter du texte de Denis Monière...je comprends qu'il y en a plus d'un de perdu dans ce dédale politique." - Nicole D. Sévigny

      - Expliquez-vous.

      Parce qu'en ce qui me concerne, sont les péquistes que je ne comprends pas de soutenir un PQ prétendument souverainiste et qui n'aura pas eu de référendum au programme durant plus de 28 ans en 2022.

      Christian Montmarquette

    • Raymond Labelle - Abonné 25 mars 2017 11 h 16

      "Si le PQ fait une élection où il garantit un référendum s'il est élu en 2022, ça serait la première fois que le PQ le fait depuis 1995"

      Petite auto-correction - depuis 1994 en fait. Le référendum a eu lieu en 1995, mais les élections de 1994 sont les dernière où le PQ a été élu en annonçant qu'il ferait un référendum pendant son mandat.

      Rappelons-nous aussi que M. Boisclair avait également annoncé pendant la campagne électorale de 2007 que son gouvernement ferait un référendum pendant le mandat qu'il sollicitait si le PQ était élu - mais la PQ n'avait alors pas été élu.

      Pour mémoire, c'était la campagne pour les élections du 26 mars 2007 où le PQ est devenu le deuxième groupe d'opposition après l'ADQ et où le PLQ a été élu minoritaire.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 25 mars 2017 17 h 28

      @CM Voilà qui est nouveau...reprocher au PQ de ne pas avoir de référendum prévu pour...demain! Et hier...où étiez-vous?

      À dénigrer (et je suis polie), sans vergogne, les partisans péquistes de l'indépendance du Québec comme vous le faites trop souvent dans les pages du journal!

      Savez-vous... Que nous sommes, pour la grande majorité de ses membres à la base, près d'une centaine de milliers à réclamer encore et toujours cette liberté, cette indépendance dont aucun des 196 autres Pays dans le monde"libre" ne voudraient se départir... Que votre critique continue nous fait tort...Que vous pourriez "prendre votre mal en patience"...attendre que le Pays soit...ensuite vous déploierez tous vos arguments ...et moi les miens...et que le meilleur gagne.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 25 mars 2017 18 h 35

      "Pourriez "prendre votre mal en patience" - Nicole D. Sévigny

      Avec 45 ans de tergiversations du PQ..

      ..non, merci, j'ai assez donné.

      et je ne suis pas le seul.

  • Hélène Gervais - Abonnée 24 mars 2017 06 h 29

    Eh oui ...

    La dernière phrase exprime tout le reste "Il faut battre les libéraux parce qu’ils nous enferment dans le Canada." Et malheureusement le parti kébécois l'a oublié. Avec l'oubli du référendum, le p.q. devient un parti comme les autres. Maintenant je suis membre de Kébek Solidaire après 47 ans de vote au p.q. je voterai Kébek Solidaire tant et aussi longtemps que ce dernier représentera mes convictions d'Indépendance et de socialisme.

    • Chantale Desjardins - Abonnée 24 mars 2017 10 h 39

      Alors, vous devez voter pour le PQ car depuis sa fondation par René Levesque, il répond à vos convictions d'indépendance et de socialisme.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 24 mars 2017 18 h 38

      Mme Gervais ,le QS prone "pas nécessairement l'indépendance"en sourdine il souhaite la réélection du PLQ toxique.Il vous leurre et beaucoup d'autres .Avec QS c'est l'indépendance dans la semaine des 4 jeudis.Je suis d'accord avec le scrutin proportionnel.

    • André Joyal - Abonné 24 mars 2017 21 h 55

      Mme Grvais: vous prônez le socalisme dans une seule province...Bonne chance!

    • Christian Montmarquette - Inscrit 25 mars 2017 05 h 51

      À Jean-Pierre Grisé,

      "Ils (QS) vous leurre... ,l e QS prone "pas nécessairement l'indépendance" en sourdine.. Avec QS c'est l'indépendance dans la semaine des 4 jeudis." - Jean-Pierre Grisé

      Il faut avoir ne faut pas manquer de contrôle pour dire ça sans rire. Quand ont sait que non seulement QS et ON envisagent de fusionner mais que le PQ n'aura pas eu de référendum au programme durant plus de 28 ans en 2022.

      D'ailleurs, ce ne sera pas nécessairement l'indépendance avec le PQ non plus. Puisqu'en bout de course, ce sont les citioyens et citoyennes du Québec qui en décideront pas voie référendaire et que le PQ a déjà manqué son coup deux fois!

      D'ailleurs, tout ce qu'Amir disait si les péquistes ne tronquaient pas délibérément sa citation pour tenter de le faire mal paraitre avec une honnêteté intellectuelle plus que douteuse..

      C'est que l'Assemblée constituante que propose QS pourrait proposer une souverainté-association comme celle que Lévesque proposait ou une souveraineté-partenariat comme celle que proposait Jacques Parizeau en 1995.

      Franchement pas de quoi fouetter un chat.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Inscrit 25 mars 2017 08 h 35

      À André Joyal,

      " Mme Gervais: vous prônez le socalisme (sic) dans une seule province...Bonne chance!" - André Joyal

      Il n'y a pas si longtemps, les trolls péquistes targuait régulièrement Québec solidaire de communistes...

      Mais voilà aujourd'hui, on les targue de socialistes?

      On avance.

  • Christian Montmarquette - Inscrit 24 mars 2017 06 h 34

    Éloquent exposé


    Quel éloquent exposé sur ce PQ qui ne fait guère plus de politique mais de la joute électorale son premier centre d'intérêt et désormais dépourvu de tout principe n'est plus qu'une simple machine électorale.

    Comme le disait Jacques Parizeau en renonçant a ses deux principes fondateurs, la social-démocratie et l'indépendance, nombre militants de ce partis semblent désormais davantage attachés à leur parti qu'à leur cause.

    Plusieurs signes, dont l'âge moyen de ses membre (61 ans); l'abandon de ses valeurs fondatrices; la frustration de sa base ainsi que la baisse autant de son membrariat que de ses votes, tendent à démontrer que ce parti est sur le déclin.

    Quoi qu'il en soit, s'il reste une once de bon sens et de militantisme dans ce parti et que le Parti québécois désire vraiment sortir les libéraux pour le bien du Québec et le bien de ses citoyens et non en faire une simple tactique électorale. Il faut de toute urgence que le Parti québécois mobilise ses membres et passe de la parole aux actes, en se battant sur le champs avec Québec Solidaire, Option nationale, le Parti vert et la CAQ pour que le scrutin proportionnel soit mis en place, et ce, pour les élections de 2018.

    Le Parti québécois démontrera ainsi que sa volonté de sortir les libéraux dépasse ses simples intérêts partisans et qu'il ne fait pas du changement de mode de scrutin un autrechantage électoral comme il l'a fait avec l'indépendance, sa Charte et d'autres points de programme.

    Car il est faux de prétendre que les citoyens et les partis d'opposition sont sans pourvoir entre les élections.

    Et la victoire de Manon Massé contre le changement de carte électorale dans Sainte-Marie-Saint-Jacques vient de le démontrer par A+B.

    Christian Montmarquette

    Référence :

    Les partis d’opposition s'allient pour réformer le mode de scrutin au Québec - Le Devoir

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/486566/al

    • Jean-François Trottier - Abonné 24 mars 2017 10 h 21

      M. Montmarquette,
      Vous avez du culot de citer Parizeau à tour de bras dès que vous en avez la chance.

      Je vous laisse à vos tautologie perpétuelles sans le moindre problème, mais ne touchez plus jamais à Parizeau.
      Clairement vous ne connaissez pas le bonhomme et vous devriez pour commencer admettre qu'il a fait le Québec plus que quiconque, dans une droiture qui n'a jamais fléchi. Il a dit très nettement que plus rien ne pouvait encore évoluer sans l'indépendance, quelles que soient les brillantes idées qu'on tente d'imposer avant, ou après ou quand que ce soit.
      Cette position est la mienne et n'est pas une idée fixe puisque je le remets en question régulièrement, mais elle a le défaut de rester la plus solide étant donnée la position où en est le Québec.

      Vous pouvez continuer à avoir raison tant que vous voulez. Votre univers est parfait en soi, je sais.

      Mais voilà Parizeau, lui, s'est sali les mains pour le bien de tous, quelque chose que vos innombrables interventions démontrent que vous n'imaginez même pas. Ceci dit, comme toujours, vous avez raison. Vous avez toujours raison.

      Entre GND qui traite Parizeau de traître et vous qui le citez, disons que je suis bien désespéré de votre groupe de pression.

    • Chantale Desjardins - Abonnée 24 mars 2017 10 h 43

      Le PQ n'a jamais renoncé à l'indépendance et à la social démocratique avec Jean-François Lisée. Il ne fait que retarder l'échéance parce que les libéraux ont viré la province à l'envers et tout en redressant la situation, on parle de souveraineté et de social démocratie.

    • Jean-François Trottier - Abonné 24 mars 2017 10 h 55

      M. Montmarquette, j'oubliais de le dire....

      Le scrutin proportionnel est un miroir aux alouettes tant que le législatif sera mêlé à l'exécutif comme il l'est pour le moment.

      Quel que soit le mode de scrutin, pour le moment nous remettons entre les mains d'une seule personne tous les pouvoirs sur notre vie, sans le moindre droit de regard sur son administration. Le règne de Charest l'a amplement démontré, et le non-règne de Marois aussi, ad reverso.

      En clair la proportiennelle sans séparation des pouvoirs est un grand spectacle, un feu d'artifice bien joli auquel on applaudit pour faire plaisir aux démocrates de foire.
      Faites vos devoirs, retravaillez dans vos assemblées et revenez nous voir avec quelque chose qui tienne au sol.
      La proportionnelle seule, c'est mettre la charrue devant les têtes de mules... dont vous n'êtes pas puisque vous avez raison!

    • Christian Montmarquette - Inscrit 24 mars 2017 11 h 42

      À Chantale Desjardins,

      " Il (Lisée) ne fait que retarder l'échéance " - Chantale Desjardins

      Excusez-moi, Madame Desjardins, mais ignorer que l'étapisme est exactement ce qui tué la lutte pour l'indépendance, c'est fermer les yeux sur moyen de gros morceau.

      Puisque que l'immense majorité du temps le PQ a reporté, trituré, dilué, renié ou mis en veilleuse l'indépendance pour s'occuper essentiellement de politique électorale et provinciale :

      Qu'il s'agisse du « bon gouvernement de 1976»; de «l'étapisme» et de la «mise en veilleuse» des années 80; du «beau risque» fédéraliste de René Lévesque avec Mulroney; de «l'affirmation nationale» de Pierre-Marc Johnson; de l'attentisme des «conditions gagnantes» de Lucien Bouchard; des «1000 jours» d'attente de Bernard Landry; de la «gouvernance souverainiste» de Pauline Marois.; de Pierre Karl Péladeau qui a toujours refusé de nous donner son échéancier référendaire, et aujourd'hui encore, du report référendaire de deux mandats par Jean-François Lisée jusqu'en 2022...

      Cela fera plus de 28 ans! ..que le PQ n'aura pas eu de référendum au programme et aura abandonné la lutte pour l'indépendance pour passer le parti avant le pays, puisqu'il n'a pas besoin de la vendre pour se faire élire.

      Non, Madame Desjardins,

      Le PQ n'est pas indépendantiste. Il ne fait plus, et depuis des décennies, qu'instrumentaliser la question nationale à des fins électorales, comme on agite une carotte pour faire son âne.

      Christian Montmarquette

      «Avec PKP, le référendum attendrait» - Le Devoir 27 septembre 2014

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/419660/ch

      .

    • Raymond Labelle - Abonné 24 mars 2017 15 h 12

      "Entre GND qui traite Parizeau de traître (...)" JF Trottier

      GND a accusé de "trahison" les gouvernements des 30 dernières années.

      On pourrait discuter de l'usage du mot "trahison", qui est indélicat et peu nuancé, j'en conviens, mais je fais seulement remarquer que GND a volontairement épargné M. Parizeau de son accusation.

      Les 30 dernières années, ça veut dire depuis 1997. Or M. Parizeau a quitté la vie politique active en 1995.

    • Raymond Labelle - Abonné 24 mars 2017 15 h 27

      "Le PQ n'a jamais renoncé à l'indépendance et à la social démocratique avec Jean-François Lisée." Chantale Desjardins.

      Si le PQ fait une élection où il garantit un référendum s'il est élu en 2022, ça serait la première fois que le PQ le fait depuis 1995 (sauf celle où M. Boisclair l'avait également proposé, avec le résultat que l'on sait). Je ne comprends pas ceux qui disent que JFL est provincialiste. Il préfère perdre le pouvoir en 2022 plutôt que de ne pas avoir de référendum.

      Il pourrait gagner celles de 2018 - parce qu'il promet de ne pas faire de référendum et que la population n'en veut pas. S'il pouvait redresser le Québec en utilisant bien la puissance du champ de compétence provincial, ça serait tant mieux. Et mal se servir de ce champ de compétence a beaucoup d'effets également. Quoiqu'en disent les souverainistes qui sous-estiment cette puissance pour fins de propagande.

      De plus, JFL semble plus résolu que les PQ de gouvernement sur certaines questions, comme le refus d'Énergie Est ou la promotion (réaliste et efficace) du français.

      Mais, restera à voir si, au pouvoir...

    • Christian Montmarquette - Inscrit 24 mars 2017 18 h 35

      À Jean-François Trottier,

      " Le scrutin proportionnel est un miroir aux alouettes tant que le législatif sera mêlé à l'exécutif comme il l'est pour le moment." - Jean-François Trottier

      Vous nous dites donc qu'en appuyant le scrutin proportionel comme il le fait actuellement, que votre PQ est en train de vous berner vous-même avec un mirroir aux alouettes?

      Pas gentil, gentil, de vous faire ça votre PQ dans dans ce cas.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Inscrit 24 mars 2017 20 h 42

      À Raymond Labelle,

      "GND a accusé de "trahison" les gouvernements des 30 dernières années." - Raymond Labelle

      Merci de remettre une fois de plus les pendules à l'heure avec votre calme et votre pragmatisme habituels.

      En fait, quand on prend acte du dernier sondage Léger Marketing qui mentionne que 50 % des Québécois se disent d’accord avec l’énoncé «Il faut sortir la classe politique qui nous gouverne depuis 30 ans, car elle a trahi le Québec.»* dont 60 % des caquistes et même 56 % des péquistes.

      Je ne croirais pas me tromper de beaucoup en disant que GND n'a pas tant accuser que su traduire un sentiment général au Québec.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      *"Québec solidaire gruge des appuis au Parti québécois" - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/494287/un


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    • André Joyal - Abonné 24 mars 2017 21 h 58

      Se référer à Jacques Parizeau:Hum! Tout le monde sait qu'il était un grand adpete du socialisme...

    • Raymond Labelle - Abonné 24 mars 2017 22 h 58

      "Se référer à Jacques Parizeau:Hum! Tout le monde sait qu'il était un grand adpete du socialisme..." André Joyal.

      M. Parizeau se disait ouvertement favorable à l'école de Keynes. Socialiste, peut-être pas, mais n'ayant pas peur de l'intervention de l'État. Par exemple, il a eu un rôle important à jouer dans la fondation de la Caisse de dépôt et de placement et dans la nationalisation de l'électricité. À des époques où cela était audacieux.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 25 mars 2017 04 h 52

      À André Joyal,

      " Se référer à Jacques Parizeau.. Tout le monde sait qu'il était un grand adepte du socialisme." - André Joyal

      Parizeau n'était peut-être pas un adepte du socialisme, mais c'était un adepte de la Révolution tranquille et du modèle québécois.

      Un modèle que Québec Solidaire s'applique à défendre et à développer et que les néolibéraux du PQ, du PLQ et de la CAQ s'appliquent désormais à détruire.

      Christian Montmarquette

  • Benoît Landry - Abonné 24 mars 2017 06 h 34

    Vous étiez bien parti...

    mais identifiez que les problèmes au Québec sont avant tout parce que les partis qui nous gouvernent sont fédéralistes, n'est-ce pas un peu réducteur ?
    Le PQ même minoritaire a réussi durant ses 18 mois à ouvrir plus grande la porte au passage des produits pétroliers bitumineux de l'Ouest que les 9 ans de gestion libérale qui l'avait précédé (l'inversion d'Entbridge, le transport par train jusqu'à Sorel, les combustibles de la cimenterie McIness en construction). Alors s'il faut faire preuve de retenue pour favoriser la CAQ pour battre les libéraux, ne faut-il pas faire peuve de retenue également auprès d'un autre parti même souverainiste, qui nous a déjà démontré qu'il peut se foutre des intérêts des québécois ?

    • Jacques Lamarche - Abonné 24 mars 2017 08 h 33

      ¨Se foutre des intérêts des Québécois¨, une expression pleine d'émotions qui enlève aux propos de la considération! Vous aussi, M. Landry, vous étiez bien parti!

      Mais quel gouvernement se fiche des gens? Il peut se tromper, mais jamais aucun n'agit sans penser servir l'intérêt ¨le plus commun¨! Même Trump!

    • Christian Montmarquette - Inscrit 24 mars 2017 10 h 14

      À Jacques Lamarche,

      "Quel gouvernement se fiche des gens?" - Jacques Lamarche

      À mon avis, tous les gouvernements néolibéraux qui gouvernement le Québec depuis 30 ans. Et le moyen de berner les gens est bien simple: Ils nous mentent.

      Et qui plus est, dans le cas du Parti québécois, qui surfé la réputation surfaite de social-démocrate du PQ de René Lévesque qu'il n'est plus depuis belle lurette.

      J'ai l'habitude de joindre une liste des politiques néolibérales appliquée par PQ depuis les années 80' qui vont à l'encontre des intérêts des citoyens aux profits des intérêts des banques et des grandes entreprises pour soutenir mes propos.

      Une liste que je donnerai pas ici, puisque je l'ai déjà donnée à plusieurs reprises.


      Christian Montmarquette

    • Benoît Landry - Abonné 24 mars 2017 10 h 59

      @ M. Lamarche, j'admets que ma finale aurait pu être moins radicale, mais quand on se rappelle qu'en 2012 que le PQ s'est servi de la lutte contre les gaz de schiste pour se faire du capital politique aisni que de rendre public rapidement le contrat secret que les libéraux avait conclu pour Anticosti. Je crois qu'il est légitime de penser que ce parti a berné les québécois en estompant les réelles intentions pétrolières

    • Jacques Lamarche - Abonné 24 mars 2017 15 h 34

      J'apprécie, M. Landry. Tout de même, j'y reviens, tous les gouvernements ne cessent de rêver de popularité, souvent cependant en empruntant des voies qui laissent à désirer ou qui ne peuvent faire plaisir à toutes les sensibilités!

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 24 mars 2017 22 h 39

      Le QS a toujours dit "pas nécessairement l'indépendance" quand on la veut vraiment ,on ne fait pas tout ce qu'il faut pour la réélection du PLQ
      toxique et fossoyeur du QUÉbec,continuez votre leurre,le PLQ rie et vous remercie.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 25 mars 2017 17 h 15

      À Jean-Pierre Grisé ,

      " QS a toujours dit "pas nécessairement l'indépendance" - Jean-Pierre Grisé

      Ce n'est pas Québec Solidaire qui dit ça.

      Ce sont les trolls péquistes.

      Le PQ, en endossant le même dogme de déficit zéro et les mêmes budgets d'austérité, font tout ce qu'il peuvent pour que les politiques-toxiques néolibérales fossoyeuses du Québec restent en place.

      Continuez votre leurre, les néolibéraux sont morts de rire et vous remercient.

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