Le malaise des Juifs progressistes quant au boycottage d’Israël

Le mouvement BDS est manichéen, car il accuse Israël d’être le seul responsable de l’absence de paix dans la région, fait valoir l'auteur.
Photo: Rodger Bosch Agence France-Presse Le mouvement BDS est manichéen, car il accuse Israël d’être le seul responsable de l’absence de paix dans la région, fait valoir l'auteur.

Depuis 2005, le mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre Israël gagne du terrain. Il suffit, pour s’en rendre compte, de voir la popularité de la «semaine contre l’apartheid israélien» dans les campus universitaires, qui se déroule cette année du 6 au 14 mars. Nombreux sont ceux qui appuient ce mouvement de bonne foi, en y voyant un moyen non-violent visant à libérer les Palestiniens de l’occupation israélienne.

 

Mais un mystère demeure: pourquoi la plupart des organisations juives progressistes, qui s’opposent pourtant à la politique du gouvernement israélien, refusent-elles de boycotter Israël ? La réponse est simple. Nous refusons de nous associer à ce mouvement pour deux raisons : 1) son manichéisme 2) le fait qu’il réclame la destruction d’Israël.

 

BDS est manichéen, car il accuse Israël d’être le seul responsable de l’absence de paix dans la région. Pourtant il est indéniable que les attentats du Hamas (qui réclame la destruction d’Israël) ont détruit le camp de la paix israélien qui a lancé le processus de paix avec les Palestiniens dans les années 90. Malheureusement, l’irrédentisme du Hamas a réussi à convaincre les Israéliens qu’un retrait des territoires palestiniens ne leur apporterait pas la paix mais, au contraire, davantage de terrorisme.

 

Pour ce qui est de la destruction d’Israël, même si BDS ne la réclame pas ouvertement, ses revendications sont formulées de façon à ce que cet État ne puisse pas survivre à long terme. Car outre le fait que BDS réclame la fin de l’occupation des territoires palestiniens ainsi que la fin des discriminations contre les Palestiniens d’Israël (appelés autrefois Arabes israéliens), deux revendications légitimes, il réclame également un droit au retour illimité pour tous les réfugiés palestiniens (et leurs descendants) qui ont fui Israël (plusieurs ont aussi été expulsés) pendant la première guerre israélo-arabe de 1947-1949.

 

Or, si Israël venait à accepter cette troisième revendication, cet État cesserait d’exister aussitôt, car les Palestiniens y deviendraient majoritaires. Pour citer nul autre que le leader du mouvement BDS, Omar Barghouti : « Si tous les réfugiés rentraient, il n’y aurait pas une solution à deux États, mais une Palestine à côté d’une autre Palestine. » Cela est illégal en vertu du droit international. Car bien que le droit au retour existe (selon la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU), Israël a également le droit d’exister en tant qu’État juif (selon la résolution 181). C’est justement pour tenter d’en arriver à un juste équilibre entre ces deux droits qui s’opposent, que les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l’ONU (qui ont préséance sur celles de l’Assemblée générale qui n’ont qu’une valeur de recommandation), de même que la Cour internationale de justice, ne parlent pas d’un droit au retour illimité, mais plutôt d’une « solution juste » au problème des réfugiés devant respecter l’existence de tous les pays de la région, y compris Israël.

 

Confédération israélo-palestinienne ?

 

Et, pour concilier le droit au retour et l’existence d’Israël, diverses solutions ont été envisagées. En 2000, l’ancien président américain Bill Clinton avait proposé le retour d’une partie seulement des réfugiés en échange de compensations atteignant les 30 milliards de dollars, soit le montant le plus élevé à n’avoir jamais été alloué à des descendants de réfugiés. Le mouvement « Two States, One Homeland » (deux États, une patrie) a, quant à lui, proposé une idée plus originale encore, soit la création d’une confédération israélo-palestinienne (deux États associés aux frontières ouvertes), permettant aux Palestiniens comme aux Israéliens de vivre des deux côtés de la frontière tout en conservant leur citoyenneté d’origine.

 

Mais BDS rejette toute solution qui ne mettrait pas fin à l’existence d’Israël sous prétexte que les Juifs sont des « colons » et non des « indigènes ». Pour citer encore une fois Omar Barghouti : « Les colons n’ont pas droit à l’autodétermination, peu importe la manière dont on la définit. » Cette affirmation est absurde. Qui oserait dire que le Québec et le Canada n’ont pas le droit d’exister en raison de leurs origines coloniales ?

 

Cela dit, même si cela ne remet pas en cause sa légitimité, l’idée selon laquelle l’État d’Israël serait une colonie européenne est pour le moins subjective. Ce qui est perçu par les Palestiniens comme une « conquête coloniale » correspond pour les Israéliens à un « retour » sur leur terre d’origine. Ce décalage entre ces deux visions n’a rien d’étonnant, car le conflit israélo-palestinien n’est pas un affrontement manichéen entre le bien et le mal. Il s’agit plutôt d’une tragédie grecque (une lutte entre deux légitimités inconciliables). Au tournant du XXe siècle, les Juifs étaient persécutés. Il leur fallait donc absolument récupérer une partie de leur terre d’origine. De plus, si tous les peuples ont droit à l’autodétermination, il est juste pour un peuple sans terre comme l’étaient les Juifs de vouloir récupérer une partie de leur ancienne patrie. Cependant, les Palestiniens ne voyaient pas pourquoi, à juste titre d’ailleurs, ils devraient être les seuls à payer pour l’émancipation nationale du peuple juif. « Antigone a raison, mais Créon n’a pas tort », disait Albert Camus, pour saisir l’essence du tragique qui caractérise tant ce conflit. Le mouvement BDS ferait bien de méditer cela !

  • Nadia Alexan - Abonnée 7 mars 2017 01 h 30

    Le BDS est la seule voie pacifique d'arrêter les transgressions israéliennes!

    L'État d'Israël n'a pas cessé de persécuter les Palestiniens depuis sa naissance. Les résolutions de l'ONU qui condamne l'état d'Israël l'on témoigne. Le gouvernement de Netanyahou n'arrête pas de construire des colonies sur les terres occupées et cela en dépit de la loi internationale qui interdise cette pratique.
    Le BDS est la seule voie pacifique d'arrêter les transgressions israéliennes. D’ailleurs, beaucoup de Juifs de bonne foi travaillent côte à côte avec les Palestiniens pour résoudre cette question épineuse qui a duré assez longtemps. Le gouvernement d'Israël est mieux de se ranger avec les Juifs progressistes qui veulent trouver une solution juste et durable pour les deux peuples.

    • Raymond Labelle - Abonné 7 mars 2017 10 h 43

      Beaucoup d'Israéliens s'opposent à la colonisation de la Cisjordanie, y compris l'auteur de ce texte. Mais ils ne proposent pas de boycotter Israël. Personne ici à date ne nie que cette colonisation manifeste de la mauvaise foi de la part de l'État d'Israël et crée un obstacle à la paix.

      Là où la question devient gênante pour les personnes qui reconnaissent ceci tout en considérant qu'Israël a le droit d'exister, c'est lorsqu'on tombe dans l'instrumentalisation ces failles pour nier le droit d'Israël à l'existence ou commencer à souffler l'idée de cette négation.

      Et comme je le mentionne dans une autre intervention, il y a bien pire en plus massif dans plusieurs endroits par des États contre qui on s'acharne beaucoup moins.

      Je n'ai vu aucun mouvement de boycott en Occident, autre qu'étatique, contre un autre pays qu'Israël, en tout cas d'une ampleur comparable à celle de BDS, alors qu'Israël n'est pas l'État dont les exactions ont le plus d'effet dans le monde. Pourquoi donc?

    • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 7 mars 2017 15 h 27

      @R Labelle
      N'avez-vous donc jamais entendu parler du mouvement massif de boycott de l'Afrique du Sud au temps de l'apartheid qui a fortement contribué à la fin du régime suprémaciste blanc ?

      Piere Leyraud

    • Raymond Labelle - Abonné 8 mars 2017 05 h 32

      À M. Leyraud.

      L'occupation de la Cisjordanie et de Gaza résulte de tensions socio-économico-historico-militaro-politiques complexes où, de façon générale, il me semble moins clair que pour vous qu'un camp est tout bon et que l'autre camp est tout méchant. Bien différent de l'Afrique du Sud.

      Ceci dit, je conviens qu'il est clair que la colonisation des territoires occupés doit cesser (en fait de la Cisjordanie), mais je me méfie des visions trop manichéennes, surtout dans une situation complexe. Israël s'est complètement retiré de Gaza, maintenant dirigée par le Hamas, qui ne m'apparaît pas très sympathique -il s'agit d'un groupe armé dictatorial théocratique.

      J'avoue craindre jouer le rôle d'idiot utile pour des fondamentalistes musulmans de tout acabit et que je me demande si je ne le ferais pas en participant à une campagne de boycott d'Israël.

      D'ailleurs, ce conflit n'est pas tout à fait notre affaire et je cesse immédiatement d'y investir du temps et de l'énergie.

      Nous y sommes mobilisés parce que ses protagonistes manipulent mieux les médias et ont plus de moyens que des gens abandonnés comme les Tibétains et plusieurs Africains par exemple.

  • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 7 mars 2017 07 h 28

    DES OUBLIS BIEN CHOISIS !

    Il est assez étrange de voir dans votre texte le rappel de plusieurs resolutions de l'ONU alors qu'Israël s'en moque complétement et quand ,à la fin de votre texte vous écrivez"« Antigone a raison, mais Créon n’a pas tort », disait Albert Camus, pour saisir l’essence du tragique qui caractérise tant ce conflit. Le mouvement BDS ferait bien de méditer cela !" c'est plutôt tragique d'ignorer à ce point la volonté explicite d'Isarël de s'opposer à tout prix à la création d'un État palestinien.
    Dans votre texte on lit"Or, si Israël venait à accepter cette troisième revendication, cet État cesserait d’exister aussitôt, car les Palestiniens y deviendraient majoritaires." vous oublier de préciser que cela serait vrai si Israël vveut continuer à être un État juif ET démocratique comme il l'est actuellement. C'est à dire démocratique pour les juifs et juif pour les palestiniens.
    Vous rappelez aussi la résolution 181 en oubliant de mentionner que cette résolution indiquait la création simultané d'un État arabe et d'État juif, les deux qualificatifs faisant référence aux populations concernés et non pas à des caractéristiques ethniques. Or quand actuellement Israël parle d'un État juif ce qualificatif indique une politique préférentielle.
    Vous parlez des Juifs progressistes qui éprouvent un certain malaise face à la revendication du droit au retour des palestiniens alors, qu' avec la loi de régularisation des colonies sauvages, c'est encore et toujours l' expulsion des palestiniens qui est à l'ordre du jour.
    Je ne met pas en cause la bonne volonté, les bonnes intentions, les inquiétudes de ces Juifs progressistes mais ce que dit et fait BDS est bien peu de chose face aux politiques de l'État d'Israël qui nient TOUS les droits élémentaires et fondamentaux des palestiniens.

    Pierre Leyraud

    • Jacques Patenaude - Abonné 7 mars 2017 12 h 57

      "Pourtant il est indéniable que les attentats du Hamas (qui réclame la destruction d’Israël) ont détruit le camp de la paix israélien qui a lancé le processus de paix avec les Palestiniens dans les années 90"
      L'auteur néglige aussi de dire que ce qui a bousillé le processus de paix des années '90 c'est l’assassinat du premier ministre d’Israël par un extrémiste Israélien. Les progressistes juifs pro-Israël seraient mieux de regarder dans leur cour pour voir aussi que cet État ainsi créé serait un État ethnique qui suppose un nettoyage de la population non juive. Il existe une solution pour les Palestiniens: dissoudre leur "État" et reconnaître Israël comme État qui a le contrôle sur l'ensemble de ce territoire. Les Palestiniens en seraient majoritaires et les israéliens n'auraient plus d'autres choix que de confirmer une politique d'appartaid pour avoir un État juif. La solution à deux États est avantageuse pour les Israéliens d'abord, moi il me semble que les juifs progressistes devraient surtout le faire comprendre aux israéliens.

  • Raymond Labelle - Abonné 7 mars 2017 07 h 46

    Il y a bien pire qu’Israël contre qui on ne voit pas de campagne de boycott.

    Pourquoi Israël mérite-t-il davantage de Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) que...

    ...l'Arabie saoudite
    ...la Chine
    ...les Émirats arabes unis
    ...la Turquie
    ...le Soudan
    ...la Syrie

    ...par exemple.

    Aucun de ces pays n'est pire qu'Israël?

    La Chine: appropriation totale du Tibet. Beaucoup plus de Tibétains que de Palestiniens - même pas aucun territoire semi-autonome ou quelque reconnaissance pour les Tibétains, complètement avalés par l'État central. La mauvaise foi réelle d'Israël dans les territoires occupés est de la rigolade comparée à la minorisation des Tibétains dans leur propre ex-pays par voie de colonisation bien plus massive proportionnellement. Sans compter les violations massives des droits de la personne qu'on trouve en Chine en général.

    L'Arabie saoudite. Pas très démocratique. Droits de la personne bafoués. On la soupçonne d’avoir appuyé l’EI. Enfin, manque d'espace ici - ses turpitudes multiples sont connues et documentées.

    La Turquie? Erdogan est un tyran qui s’attaque aux acquis démocratiques de ce pays et est odieux sur la question kurde, d’ailleurs les meilleurs combattants terrestres contre l'EI.

    Et les autres...

    On se pose des questions quand on voit cet acharnement contre Israël seulement quand tellement d'autres sont pires, y compris certains pays qui ne font pas l'objet de boycotts étatiques.

    • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 7 mars 2017 09 h 33

      L'argumentaire de l'antisémitisme comme opposition à la politique d'Israël !

      Puisqu'on ne les boycottent pas tous on devrait en boycotter aucun ! Un argument qui justifie L'inaction complète en pretextant l'inégalité de traitement dans la dénonciation !
      D'ailleurs plus loin quand vous écrivez"On se pose des questions quand on voit cet acharnement contre Israël seulement quand tellement d'autres sont pires, y compris certains pays qui ne font pas l'objet de boycotts étatiques." on retrouve la rethorique gnéralement utiliser pour disqualifier toute attaque contre Israël en la traitant d'antisémite car si vous dénoncez plus Israël qu'un autre pays vous pouvez le faire que parce qu'Israël est un État..juif ! Bien entendu pour boucler la boucle il faut passer sous silence ce que fait réellement l'Etat d'Israël !

    • Pierre Fortin - Abonné 7 mars 2017 09 h 59

      Monsieur Labelle, on ne peut justifier les crimes d'Israël en invoquant ceux de l'Arabie saoudite, de la Chine, des Émirats arabes unis ou ceux de la Turquie, du Soudan et de la Syrie.

      Sur quoi reposerait le droit si les crimes des uns pouvaient effacer ceux des autres?

    • Claude Gélinas - Abonné 7 mars 2017 10 h 33

      Contrairement aux pays mentionnés qui devraient également être boycottés,se pourrait-il qu'Israël remporte la palme du pays ayant le moins respecté les résolutions de l'ONU ? Israël qui impose sa Loi.

      Israël qui poursuit sans vergogne en terre étrangère le développement des colonies démontrant ainsi par sa provocation et ses humiliations répétitives du peuple palestien son rejet de la proposition de deux États.

      Israël qui au lieu de bâtir des ponts avec son voisin, Natanyayou un émule de Trump, érige des murs.

      Israël qui avec le support de la France a pu développer son arsenal nucléaire ;

      Israël qui avec l'aide financière des États-Unis a une des armées les plus modernes du monde ;

      Israël qui n'a jamais signé le traité de non-prolifération des armes nucléaires et qui refuse à l'Iran de se doter des mêmes moyens de défense.

      Car ce qui est bon pour Israël n'est pas bon pour ses voisins.

      Et vous osez parler d'acharnement !

    • Pierre Robineault - Abonné 7 mars 2017 10 h 39

      Oui d'accord, mais ce n'est tout de même pas une raison pour laisser Israël continuer ses basses manoeuvres! Sans vous en rendre compte, vous êtes peut-être en train de dévoiler votre ... préférence.

    • Hélène Paulette - Abonnée 7 mars 2017 11 h 49

      Mais, monsieur Labelle, c'est qu'Israël se proclame la seule véritable démocratie au Moyen-Orient, ce qui, apparemment, la dispense de se soumettre aux résolutions de l'ONU...

    • Raymond Labelle - Abonné 7 mars 2017 14 h 37

      Comme plusieurs Israéliens et l'auteur du texte ici commenté, je suis d'avis que de permettre la colonisation de la Cisjordanie est une violation de l'esprit et la lettre des accords d'Oslo et que cela crée des obstacles malheureux à la paix.

      Je ne sais pas où qui que ce soit prend que je justifie les erreurs d'Israël. Je n'ai non plus jamais que les crimes des uns justifiaient les crimes des autres.

      Mon intervention dit seulement ceci et rien d'autre: un seul est actuellement boycotté par la société civile de façon importante, Israël - si on est pour n'en boycotter qu'un seul, réfléchissons bien et choisissons celui qui mérite le plus de l'être: le pire, qui n'est pas Israël. Aucune intervention ci-dessus ne répond à cette proposition.

      Il ne sert à rien de m'attribuer des arguments que je n'invoque pas pour ensuite y répondre.

    • Raymond Labelle - Abonné 7 mars 2017 14 h 43

      Un seul pays est boycotté de façon importante par des groupes de la société civile: Israël.

      Je vous pose cette question. Si on est pour boycotter un seul pays, pourquoi ne pas faire un choix rationnel et prendre celui qui est le pire? Et le pire dans ses effets réels, pas par le nombre de résolutions de l'ONU contre lui, qui est une considération légaliste.

      Qu'est-ce qui vous choque tant dans cette idée?

    • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 7 mars 2017 17 h 12

      @ R Labelle
      Votre première tentative pout éviter de faire une action de boycott d'Israël: Y a t il eu déjà un autre pays ayant subi un boycott massif ?
      Je vous ai répondu plus haut l'Afrique du Sud et son régime d'apatheid !
      Votre deuxième tentative : Si on est pour boycotter un seul pays ( Ah oui ? pourquoi un seul ? ) pourquoi ne pas faire un choix rationnel et prendre celui qui est le pire des pires des pires ! Fastoche le choix ! Résultat on ne fait rien ! CQFD
      J'attends avec curiosité votre nouvelle argument!

      Pierre Leyraud

    • Raymond Labelle - Abonné 7 mars 2017 19 h 20

      "Et vous osez parler d'acharnement". Claude Gélinas

      Disons que j'ose affirmer que malgré le très grand nombre d'États auteurs de turpitudes sans nom et faisant beaucoup plus de victimes qu'Israël, Israël est le seul pays qui fait l'objet de campagnes de boycott de façon significative dans la société civile en Occident.

      Tenons-nous en à ce constat objectif - je conviens que le mot "acharnement" a une connotation trop subjective.

    • Raymond Labelle - Abonné 7 mars 2017 21 h 42

      "Si on est pour boycotter un seul pays ( Ah oui ? pourquoi un seul ? )" PL

      Parce qu'Israël est le seul pays boycotté de façon aussi massive par des organismes civils en Occident - on en boycotte de façon effective un seul. Donc, si on en choisit un, pourquoi celui-là plutôt que le pire?

    • Raymond Labelle - Abonné 7 mars 2017 21 h 53

      Je suis contre l'occupation d'Israël de la Cisjordanie et de la bande de Gaza et contre la colonisation de ces territoires.

      Je rappelle quand même que ces territoires ont été occupés suite à une guerre où Israël a été agressé par surprise par cinq ou six pays arabes ayant comme objectif de le rayer purement et simplement de la carte.

    • Raymond Labelle - Abonné 8 mars 2017 05 h 04

      Auto-correction. J'ai confondu la guerre des six-jours (1967) avec la guerre du Yom Kippour (1973), cette dernière étant l'agression surprise destinée à rayer Israël de la carte. C'est suite à la guerre des six-jours que la Cisjordanie et Gaza ont été occupés. Ces territoires, maintenant désignés comme palestiniens, faisaient partie de la Jordanie (Cisjordanie) et de l'Égypte (Gaza) avant la guerre de six-jours.

      C'est bien compliqué ces histoires.

      Guerre de six-jours: https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_Six_Jours

      Guerre du Yom Kippour: https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Kippour

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 7 mars 2017 07 h 48

    On sait tous que "Money talks"

    Or par conséquent en supportant BDS,je crois que c'est une facon de faire réflechir
    les Juifs avec l'aparteid seme la zizanie au Moyen-Orient meme en Israel.
    Comme l'aparteid a disparu en Afrique du Sud,elle doit et va finir par finir comme le disait Mankel,cela a déja trop duré.

  • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 7 mars 2017 08 h 04

    OUBLIS ET DÉSINFORMATION

    Comment pouvez-vous écrire "Mais BDS rejette toute solution qui ne mettrait pas fin à l’existence d’Israël sous prétexte que les Juifs sont des « colons » et non des « indigènes »"alors que c'est entiérement FAUX. Allez voir le site de BDS qui réclame simplement que l'État d'Isarël respecte le droit international et le droit des palestiniens . C'est trop demander ?
    Vous écrivez "il est juste pour un peuple sans terre comme l’étaient les Juifs de vouloir récupérer une partie de leur ancienne patrie." oui mais à condition de ne pas considérer ,dès le début , que comme l'a dit Golda Meir que la Palestine était "une terre sans peuple "! On aimerait aussi que le droit de retour que vos accordez aux juifs vous l'accordiez aussi aux palestiniens !
    Enfin le retour sur "la terre d'origine" n"a pas toujours été une évidence puisque vous savez bien qu'il avait été question de l'Ouganda comme terre d'acceuil et que le choix de la Palestine est dû aussi en grande partie aux liens entre les organisations juives et le gouvernement de la Grande Bretagne qui avait,à l'époque le mandat sur la Palestine.
    Pierre Leyraud

    • Pierre Fortin - Abonné 7 mars 2017 17 h 58

      Cet argument, « il est juste pour un peuple sans terre comme l’étaient les Juifs de vouloir récupérer une partie de leur ancienne patrie. », est précisément celui qui a permis l'ascension du messianisme juif depuis la victoire israélienne de 1967. Celle du genre à se multiplier exponentiellement dans les Territoires occupés depuis ce moment.

      Il faut lire " Comment le peuple juit fut inventé " de Shlomo Sand, historien juif qui étudie les fondements de l'histoire juive, pour découvrir que tout est loin d'être aussi clair que le dit l'expression « [...] leur ancienne patrie. »