La leçon de Freud

«La légitimité d’Israël passe par son propre respect de la légitimité des nations qui l’entourent et par le renoncement à l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens», écrit Jean-Marie Bioteau.
Photo: Jaafar Ashtiyeh Agence France-Presse «La légitimité d’Israël passe par son propre respect de la légitimité des nations qui l’entourent et par le renoncement à l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens», écrit Jean-Marie Bioteau.

Organisation des Nations unies, 23 décembre 2016, résolution 2334 : adoptée par le Conseil de sécurité. Avec lucidité, le gouvernement américain a décidé de s’abstenir, permettant ainsi l’adoption de la résolution qui dénonce la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés. Il était temps, après des décennies de complaisance à l’égard d’un État qui, depuis sa fondation, bafoue les accords internationaux.

 

Le 26 février 1930, alors qu’on le sollicite pour soutenir la cause sioniste en Palestine, Sigmund Freud, lui-même de culture juive, répond : « Je ne peux éprouver la moindre sympathie pour une piété mal interprétée qui fait d’un morceau de mur d’Hérode une relique nationale et, à cause d’elle, défie les sentiments des habitants du pays. » Quatre-vingt-six ans plus tard, le propos reste d’actualité. Même si l’abjection allemande s’est manifestée depuis, Freud comprenait déjà qu’il n’y a pas de légitimité sans respect de l’autre.

 

Depuis l’assassinat d’Yitzhak Rabin, le 4 novembre 1995 lors d’une manifestation pour la paix sur la place des rois d’Israël à Tel-Aviv, le gouvernement israélien n’a eu de cesse de bafouer les accords d’Oslo. Pourquoi ? La raison est très simple : il n’acceptera jamais la solution à deux États. Depuis la disparition du lauréat du prix Nobel de la paix, les gouvernements israéliens successifs ont fait semblant de vouloir négocier tout en spoliant la moindre velléité de règlement du conflit israélo-palestinien, humiliant chaque jour un peu plus un peuple occupé.

 

Aujourd’hui, il ne s’agit pas de remettre en question l’existence de l’État d’Israël. Au contraire, il faut faire preuve d’une vigilance accrue dans un monde où les fanatiques de tous bords sont légion, et ce, jusqu’au sommet du pouvoir. Cela dit, la légitimité d’Israël passe par son propre respect de la légitimité des nations qui l’entourent et par le renoncement à l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens.

 

« Je concède aussi, avec regret, que le fanatisme peu réaliste de nos compatriotes porte sa part de responsabilité dans la méfiance des Arabes », ajoutait Freud dans cette même lettre, prédisant ainsi, avec une prescience impressionnante, le chaos qui allait naître au Moyen-Orient dans la deuxième partie du XXe siècle. Cette résolution historique, portée par la Nouvelle-Zélande, la Malaisie, le Sénégal et le Venezuela, est particulièrement symbolique, au-delà même de la situation qu’elle considère. Alors que les États-Unis s’apprêtent à assermenter un président ultranationaliste, fantasque, incompétent et malhonnête, alors que la Russie soutient plus que jamais un président également ultranationaliste, mégalomane et cynique, alors que nombre de chefs d’États africains et autres dictateurs moyen-orientaux refusent de céder le pouvoir, alors que les partis ultranationalistes grossissent à travers le monde, alors que des pays comme la Syrie sont instrumentalisés pour servir les desseins de tous les dictateurs de la planète, alors que des milliers de réfugiés disparaissent en mer Méditerranée, alors que les attentats de Paris ou d’ailleurs font la une des journaux, alors que la pollution n’a jamais causé autant de ravages, alors que… il est plus que jamais nécessaire de rappeler aux pays les devoirs qui sont les leurs. Il est temps que l’Organisation des Nations unies affirme son autorité et use d’un pouvoir de coercition à la mesure des exactions qui n’ont de cesse de proliférer à travers le monde.

 

En ce sens, le cas d’Israël est emblématique d’un monde qui part à la dérive et la résolution dont il est l’objet vaut pour tous les États hégémoniques et les dirigeants machiavéliques qui n’ont que faire de l’humanité. Alors que l’être humain n’a jamais été aussi menacé qu’en cette fin d’année 2016, il est difficile de penser que l’année 2017 va mettre un terme à cette autodestruction. Il faudrait être naïf pour le croire. Pour autant, nous serions peut-être bien avisés de ne pas oublier les propos du père de la psychanalyse : « Supporter la vie reste bel et bien le premier devoir de tous les vivants. »

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 30 décembre 2016 03 h 41

    Bref !

    « En ce sens, le cas d’Israël est emblématique d’un monde qui part à la dérive et la résolution dont il est l’objet vaut pour tous les États hégémoniques et les dirigeants machiavéliques qui n’ont que faire de l’humanité. » (Jean-Marie Bilodeau, auteur-réalisateur)

    Possible, mais lorsqu’on observe ses premiers pas, lors de sa renaissance après environ deux mille ans d’exil, en 1948, Israël a dû se défendre devant-derrière la Communauté arabe (A, voir l’histoire) qui, cette dernière, a refusé la résolution 181 de l’ONU en l’attaquant avec des bombes, des larmes et du sang !

    Depuis ce temps, Israël est présent à l’histoire de l’humanité, et ce, tout en respectant son entourage qui, sans cesse, milite pour son éradication, sa disparition de la carte géopolitique actuelle !

    De plus, Israël demeure un exemple à suivre pour tout peuple qui, comme le Québec, désire accéder à l’indépendance et pouvoir l’assumer sans bavure, avec générosité et courtoisie !

    Bref ! - 30 déc 2016 -

    A : https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_de_partage_de_la_Palestine .

    • Hermel Cyr - Abonné 30 décembre 2016 12 h 57

      « deux mille ans d’exil, » … c’est bien vite dit.

      Vous ne faites que reprendre la propagande sioniste M. Blais. Aucun peuple ne peut, aux yeux de l’histoire évoquer un retour d’exil de 2000 ans ! C’est une imposture devant l’histoire voyons. À ce compte, il faudrait reprendre la carte du monde de l’an 70 ? Redonner aux Romains et aux Hans leurs empires ? Reconstituer l’empire des Mayas et trouver les sites occupés par les précolombiens de toutes les Amériques ? Vous voyez bien le ridicule de la chose. De plus, les recherches récentes tendent à prouver qu’une bonne part des Hébreux anciens soient restés en place et sont aujourd’hui des Palestiniens, donc convertis à l’Islam !

      Et si le Québec devait devenir indépendant sur les mêmes bases que l’est devenu l’État d’Israël, c’est-à-dire en spoliant un autre peuple, prenant ses terres, tuant femmes et enfants et en faisant sauter leur maison pour ensuite les confiner dans les terres arides emmurés et guettés nuits et jours par l’armée ; soyez assuré M. Blais que peu de Québécois voudraient d’un pays construit sur des origines aussi malsaines, aussi inhumaines, et que beaucoup d’entre nous nous bâterions bec et ongle pour qu’un tel pays ne voit jamais le jour.

    • Hermel Cyr - Abonné 30 décembre 2016 14 h 01

      ...beaucoup d’entre nous nous battrions becs et ongles pour qu’un tel pays ne voit jamais le jour. (excusez)

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 30 décembre 2016 14 h 54

      M. Fafoin Blais aurait tout intérêt à lire Ilan Pappe, un juif d'Israël qui demeure maintenant en Angleterre, qui a tout refouillé les archives personnelles sionistes à partir de Ben Gourion et de son armée la Haganah à aujourd'hui.

      Sa conclusion: Israël vogue sur des mythes et des mensonges éhontés. Sur une propagande étudiée par des spécialistes de la désinformation.

      Même avant le début officiel de la création d'Israël, les sionistes se sont empressés de nettoyer ethniquement le futur sol israélien par des massacres et explosion de maisons à la dynamite des résidents palestiniens.

      Ces gens ont été entassés dans des camps de réfugiés en Syrie, au Liban, en Jordanie.

      Tout ça juste avant la fin du mandat britannique, ces derniers fermant les yeux.

      Et depuis, les sionistes continuent leur nettoyage ethnique sur les terres palestiniennes ( Cisjordanie ), protégés par le droit de véto des U.S.A. aux Nations-Unies, et par l'aide annuelle militaire américaine de 4 milliards de dollars.

      Et comme le dit si bien M. Hermel Cyr, si nous faisons un Québec indépendant, tout le monde y sera bienvenue. Autant les descendants anglais de la Conquête, autant les juifs que les musulmans.

      Jamais les québécois ne laisseraient prendre le pouvoir à un être ignoble comme Benjamin Nétanyahou, qui a les mains tachées de sang arabes, et qui en demande encore plus.

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 30 décembre 2016 15 h 36

      « À ce compte, il faudrait reprendre la carte du monde de l’an 70 ? » (Hermel Cyr)

      Les peuples qui sont mentionnés dans votre texte, disparus ou n’existant plus, ne peuvent recouvrer ni revendiquer leur terre, alors qu’Israël ayant été mis en exil, notamment par les romains, et toujours vivant et présent à l’histoire, le peut ! Au moment d’être mis en exil de la Palestine (nom d’Israël attribué par la Pax Romana), les « palestiniens » d’alors étaient membres de la Communauté juive plutôt que de l’Islam (apparu au 7ème siècle, de notre ère, en Arabie) qui, ce dernier, n’existait même pas !

      Quant au peuple du Québec, la détermination d’Israël à demeurer en vie, devant-derrière l’adversité, peut comme servir d’exemple honorable et …

      … courtois ! - 30 déc 2016 -

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 30 décembre 2016 19 h 03

      « M. Fafoin Blais aurait tout intérêt à lire Ilan Pappe, un juif d'Israël qui » (Jean-Guy Mailhot)

      Bien sûr que oui, mais il y a ce Yoav (A) qui, professeur d’histoire, s’est constitué être un virulent critique de Ilan ; un historien-auteur qui, enseignant à l’Université de Haïfa, ne fait que respecter l’histoire d’Israël, alors que l’autre semble la mésestimer ou la biaiser !

      Bref ! - 30 déc 2016 -

      A : https://fr.wikipedia.org/wiki/Yoav_Gelber .

    • Pierre Fortin - Abonné 30 décembre 2016 19 h 29

      Monsieur Mailhot, concernant la fin du mandat britannique, on doit se souvenir que les britanniques ont amorcé la fin de leur mandat administratif de la Palestine peu après avoir essuyé le dynamitage de leur centre administratif et militaire, l'hôtel King David de Jérusalem, faisant 91 morts.

      Cette attaque terroriste fut coordonnée par Menahem Begin, un des chefs de l'Irgoun, qui deviendra plus tard premier ministre d'Israël de 1977 à 1983.

      Comment peut-on élire un terroriste comme premier ministre ?

    • Hélène Paulette - Abonnée 30 décembre 2016 20 h 48

      Monsieur Blais,historiquement, ce n'était nullement l'habitude des Romains de forcer des peuples à l'exil. Savez-vous que les Palestiniens sont probablement des juifs convertis à l'Islam?

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 30 décembre 2016 22 h 55

      À M. Piere Fortin.

      Vous avez tout à fait raison à propos de Mehahem Begin, qui devint premier ministre d'Israël par la suite.

      D'ailleurs les historiens et les politicologues considèrent cet atttentat dirigé par Menahem Begin comme le premier attentat terroriste moderne.

      L'attentat qui a inspiré le terrorisme qu'on connait depuis.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 30 décembre 2016 23 h 57

      À M. Fafouin Blais.

      À la fin de 1947, la Palestine compte près de 2 millions d'habitants: 1/3 de juifs et 2/3 d'arabes.

      Trois ans après le terrible holocauste par l'Allemagne contre les juifs, dont les arabes n'ont aucun rapport et c'est loin de chez-eux, la communauté internationale par empathie accorde un territoire aux juifs en palestine, 56% du territoire, rien de moins!!! Connaissez-vous bien des nations qui accepteraient ça?

      Juste un an plus tard ( 1948 ), un nouvel état juif créé artificiellement occupe plutôt 78% du territoire palestinien qui est devenu majoritairement juif, à cause d'un nettoyage ethnique meurtrier fait par les israéliens en moins d'un an.

      Ce nettoyage ethnique a rasé 500 villages palestiniens, de nombreuses villes ont presque entièrement perdu leur population arabe. Ceci a fait que 800 000 Arabes palestiniens se sont retrouvés dans des camps de réfugiés dans d'autres pays.

      Si on se fie à la propragande bien organisée de l'état d'Israël, ceci serait la résultante imprévisible, involontaire, des aléas d'un conflit armé: ''la première guerre israélo-arabe''. C'est un des grands mensonges de la rhétorique et propagande isrélienne.

      En quelques mois, forts de leur supérioté militaire, de leur accord secret avec le roi de la Jordanie, de la passivité complice des soldats britanniques et de l'impéritie ( ignorance ) de l'ONU, les dirigeants du mouvement sioniste ont organisé le ''transfert'' par la violence et l'intimidation, d'une population arabe plutôt pacifique, sans défense, abandonnée de tous.

      C'est ainsi que s'est bâti Israël, arrêtons de nier la vérité. Mais nous avons la possibilité de sauver le peuple palestinien d'un génocide camouflé.

      À nous de nous joindre aux mouvements internationaux de boycott d'Israël, à nous joindre aux dénonciations de John Kerry et Barack Obama ( pourtant pro-israël ).

      Vive la Palestine...enfin libre. Pour l'intant c'est une prison à ciel ouvert.

      ( Réf historique, l'excellent et ju

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 31 décembre 2016 08 h 05

      « Monsieur Blais,historiquement, ce n'était nullement l'habitude des Romains de forcer des peuples à l'exil. » (Hélène Paulette)

      Possible, mais ils l’ont fait avec la Communauté juive d’alors qui, majoritairement, a dû, par la force, s’exiler de son pays (Israël), un pays qui était occupé et qui avait changé de nom (Palestine) sous l’autorité romaine.

      De plus, pendant cet exil et jusqu’à sa renaissance en 1948, Israël, ou la Palestine ?, a été gouverné par plusieurs régimes politico-religieux (d’exemple, les Croisades ... .) qui l’ont envahi, asservi, molesté et bravé par l’épée, le sang et les larmes !

      Bref ! - 31 déc 2016 -

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 31 décembre 2016 12 h 47

      « Trois ans après le terrible holocauste par l'Allemagne contre les juifs, dont les arabes n'ont aucun rapport et c'est loin de chez-eux » (Jean-Guy Mailhot)

      Vraiment ?

      Que fait-on de la rencontre du 28 nov 1941 (A) entre le Mufti de Jérusalem (un des leaders du nationalisme arabe de type palestinien) et Hitler dans laquelle ces deux personnages visaient le même objectif, celui touchant la « solution finale » de la juiverie d’alors ?

      « loin de chez-eux » ou cherche-t-on à …

      … l’escamoter ? - 31 déc 2016 -

      A : https://www.youtube.com/watch?v=PIVKR1FB6ws .

  • Pierre Fortin - Abonné 30 décembre 2016 10 h 36

    Lettre de Sigmund Freud à Chaim Koffler


    Excellent texte, Monsieur Bioteau, auquel je ne saurais ajouter quoi que ce soit sinon la copie de la lettre de Freud dont vous faites mention et qu'il convient de citer.

    Prof. Dr Freud
    Vienne, 19 Berggasse, 26 février 1930

    Monsieur le docteur,

    Je ne peux pas faire ce que vous souhaitez. Ma réticence à intéresser le public à ma personnalité est insurmontable et les circonstances critiques actuelles ne me semblent pas du tout y inciter. Qui veut influencer le grand nombre doit avoir quelque chose de retentissant et d’enthousiaste à lui dire et cela, mon jugement réservé sur le sionisme ne le permet pas. J’ai assurément les meilleurs sentiments de sympathie pour des efforts librement consentis, je suis fier de notre université de Jérusalem et je me réjouis de la prospérité des établissements de nos colons. Mais, d’un autre côté, je ne crois pas que la Palestine puisse jamais devenir un État juif ni que le monde chrétien, comme le monde islamique, puissent un jour être prêts à confier leurs lieux saints à la garde des Juifs. Il m’aurait semblé plus avisé de fonder une patrie juive sur un sol historiquement non chargé ; certes, je sais que, pour un dessein aussi rationnel, jamais on n’aurait pu susciter l’exaltation des masses ni la coopération des riches. Je concède aussi, avec regret, que le fanatisme peu réaliste de nos compatriotes porte sa part de responsabilité dans l’éveil de la méfiance des Arabes. Je ne peux éprouver la moindre sympathie pour une piété mal interprétée qui fait d’un morceau de mur d’Hérode une relique nationale et, à cause d’elle, défie les sentiments des habitants du pays.

    Jugez vous-même si, avec un point de vue aussi critique, je suis la personne qu’il faut pour jouer le rôle de consolateur d’un peuple ébranlé par un espoir injustifié.

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 30 décembre 2016 10 h 54

    Ce court texte

    résume bien la période que l'on vit hélas! Et avec Trump, Poutine et le pétrole ,je crains qu on ignore les propos de Freud.

  • Marc Therrien - Abonné 30 décembre 2016 11 h 02

    Leçon de dualité

    En cette fin d'année 2016 marquée par la violence destructrice causant la mort de milliers de personnes et à l'aube de 2017 qui n'annonce pas grand chose de mieux, Freud est certes un penseur à visiter de nouveau ne serait-ce que pour mieux comprendre la mise en scène de la pulsion de mort. Parmi les phénomènes qu’il a explicité, il y a la compulsion de répétition qui fait qu’essentiellement, il est difficile pour beaucoup de victimes de traumatismes violents causés par autrui de transcender leur sort pour éviter de devenir à leur tour un bourreau qui traumatisera d’autres victimes. On peut aussi reconsidérer les mécanismes de l’extrême méfiance ou du sentiment de persécution par lesquels la personne qui se sent persécutée a besoin de se protéger de ses propres pulsions agressives et pour s’en défendre, les projette sur autrui dont elle voudra ensuite prendre le contrôle en niant ses caractéristiques qui lui sont propres.

    Marc Therrien

  • Hermel Cyr - Abonné 30 décembre 2016 11 h 42

    Alors que…

    … les jeunes ont de plus en plus besoin de connaitre les pénibles enjeux du monde qui se préparent sous nos yeux, le ministère de l’Éducation du Québec charcute le cours « Monde contemporain », le seul qui a pour objet de les montrer pour mettre à la place des contenus utilitaires pour raffiner les habilités consuméristes des jeunes.

    Et tout le monde reste là, bras ballants à regarder passer le train, à s'enfermer encore comme encore dans cet atavisme des débats sur les questions religieuses : cours sur les religions ou cours de philo?

    Pendant ce temps, le monde tourne sans que nous en ayons conscience. Et il tournera sans nous.