ON et QS : un rapprochement improbable

Réponse à Alexandre Leduc, de Québec solidaire

Je tiens à commencer ma lettre en reconnaissant l’évidente bonne volonté qui motive votre désir qu’Option nationale se rapproche de Québec solidaire, voire que les deux partis enfantent un tiers. Or, selon moi, vous rêvez en couleurs (ce qui n’est aucunement interdit, je le reconnais aussi) et ce pour trois grandes raisons.

Premièrement, il y a parmi les militants de votre parti plusieurs personnes qui n’adhèrent pas à la cause indépendantiste. Un sondage Le Devoir- The Gazette réalisé par Léger Marketing et publié le 24 novembre dernier chiffre à 50% l’appui de vos sympathisants à l’indépendance nationale. Sachant que la souveraineté peut facilement occuper le 634ème rang sur une liste de chose à faire, il est réaliste de croire que le pays québécois ne constitue pas la priorité d’une majorité de vos membres. Ces personnes sont libres de penser ce qu’elles veulent, mais vous conviendrez avec moi que s’afficher comme porte-étendard du projet indépendantiste dans une telle conjoncture relève de la fabulation.

À Option nationale, cette aspiration nous motive au quotidien. Elle nourrit notre engagement et nos espoirs quant à l’avenir et nous sert d’argument à tout azimuts pour démontrer le fait que le Québec peut faire beaucoup mieux sur tous les plans avec de simples mesures de prise en main demandant un minimum de courage politique. Elle est charnière de tout le reste. Le reste, oui.

Deuxièmement, votre lettre publiée dans Le Devoir du 6 décembre dernier expose bien, à mon avis, la vision qu’a Québec Solidaire de la souveraineté. Vous y écrivez : «Bien qu’il y ait des différences sur le mode d’accession à l’indépendance entre les deux partis, d’importantes convergences existent : que ce soit sur la gratuité scolaire, Pharma-Québec, le mode de scrutin proportionnel ou encore le refus du privé en santé, la maîtrise de nos ressources naturelles, les deux formations jouent sur la même patinoire.» Vous mettez de l’avant plusieurs valeurs fondamentales de votre parti, parmi lesquelles la souveraineté ne semble figurer que pour faire bonne figure.

Or, «l'indépendance n'est ni à gauche, ni à droite, mais en avant!», comme le disent plusieurs. La liberté dans toute sa simplicité et sa grandeur constitue un enjeu en elle-même. Un enjeu central. De là partent tous les rêves, toutes les idées, toutes les politiques… Imposer un sens à la liberté revient à biaiser le processus d’émancipation. Toute personne animée par ses convictions avant tout autre chose a la légitimité de s’affirmer républicaine et de prendre part au mouvement. Peu importe le sens desdites convictions sur l’échiquier politique. Il faut rassembler tous ces gens sous un même drapeau. Il faut marcher en avant. Pour reprendre votre image, non, les deux formations ne jouent pas sur la même patinoire. QS s’active sur la glace située dans le couloir gauche de l’aréna. ON utilise une patinoire indépendante.

Troisièmement, la plateforme d’Option nationale contient plusieurs éléments visant à assurer la protection de la langue française au Québec dont, notamment, l’application de la loi 101 dans les cégeps. Québec solidaire s’y oppose fermement, comme à d’autres mesures dites plus conservatrices. Beaucoup d’entre nous, dont moi-même, portent en eux la fibre nationaliste. Nos visions quant à la politique d’immigration à adopter diffèrent grandement. J’ouvre une petite parenthèse pour rappeler qu’il existe tout un monde entre le nationalisme et la xénophobie. Vouloir intégrer les immigrants à notre culture ne signifie pas vouloir leur laver le cerveau. Le multiculturalisme favorisant les ghettos ne nous intéresse pas.

Un rapprochement significatif entre Québec solidaire et Option nationale à court ou moyen terme est improbable. Les deux partis ne peuvent se rejoindre puisqu’ils ne reposent pas sur les mêmes bases. ON n’en a qu’une seule et vous savez laquelle.

Raphaëlle Élément
Militante d’Option nationale



53 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 12 décembre 2012 01 h 39

    D'accord, mais...

    Même si je suis un militant de QS, je suis d'accord avec votre conclusion. Pour moi, QS et ON s'adressent à des électeurs différents. Par contre, je trouve certains de vos arguments carrément trompeurs et méprisants.

    «Un sondage Le Devoir- The Gazette réalisé par Léger Marketing et publié le 24 novembre dernier chiffre à 50% l’appui de vos sympathisants à l’indépendance nationale.»

    Faux, ce ne sont pas des sympathisants, mais des gens qui, même s'ils ne sont pas indépendantistes, préféreraient voter pour QS que pour un autre parti. Je vous ferai remarquer que 20 % des gens qui favorisaient ON seraient opposés à l'indépendance selon le même sondage. Devrai-je en conclure que le cinquième des sympathisants d'ON sont fédéralistes? Bien sûr que non!

    «Sachant que la souveraineté peut facilement occuper le 634ème rang sur une liste de chose à faire»

    Ce commentaire est carrément méprisant, indigne d'un débat intelligent. L'indépendance faisait partie des cinq priorités choisies par QS lors de la dernière campagne (http://www.quebecsolidaire.net/propositions/engage ). Je ne suis même pas certain qu'elle faisait partie de celles du PQ. Quant à ON, il semble à la lecture de votre lettre qu'il n'y en a qu'une et que toutes les bellles paroles sur Pharma-Québec et la nationalisation des ressources naturelles ne sont que des fioritures trompeuses adoptées à la va vite, car, pour vous «l'indépendance n'est ni à gauche, ni à droite». Bon, je conçois très bien que touTEs les militantEs de ON n'ont pas nécessairement la même opinion que vous...

    Le reste de votre lettre me convainc tout à fait que nous n'avons pas suffisamment de valeurs communes pour s'associer dans un même parti.

    • Serge-Étienne Parent - Abonné 12 décembre 2012 10 h 48

      Je partage en grande partie cette analyse. Une des plus grandes difficultés de QS, c'est d'être critiqué honorablement. À ce titre, critiquer QS à partir mauvaises informations n'est certainement pas une bonne manière de jeter les bases d'une décision éclairée. QS et ON ont des orientations politiques très similaires, sous réserve qu'une mise à jour des orientations d'ON en "début 2013" (sources non vérifiées) pourrait changer la donne. D'autre part, selon mon humble expérience, les deux partis vont aussi chercher de la sympathie chez une base électorale similaire. Les dissimilarités les plus proéminentes se trouveront, à mon avis, en termes de culture politique et organisationnelle. Et-ce réconciliable? Peut-être. Peut-être pas. Encore faut-il faire l'exercice de mesurer correctement ce qui sépare les deux partis.

    • Michel Camus - Abonné 12 décembre 2012 11 h 32

      On peut dans un débat QS-ON insister sur ce qui nous distingue, on ne devrait pas déformer et la position l'un de l'autre toutefoir, et on devrait surtout voir, étant les deux partis les plus proches l'un de l'autre politiquement, si nous avons suffisamment de points en commun (ou non) pour nous rapprocher (ou non). Ne pas essayer, refuser même de discuter et de lire l'autre, est enfantin, sectaire, auto-destructeur et indigne de gens qui disent vouloir faire de la politique autrement ... (i.e. sans un but exclusiement partisan) !
      J'ai repris le même argument de Mario Jodoin sur la page Facebook d'Option nationale. J'ai ajouté des arguments contre «l'étapisme hiérarchiste» (expression d'Alexandre Leduc) car on ne peut dicter le cours de l'histoire au peuple. J'interpelais directement les militants d'ON en réponse èa la réplique sectaire d'Aussant à la simple ouverture de QS à des discussions avec ON. Aucun membre d'ON n'a répondu. Certains ont montré de l'ouverture par contre, en réponse à Aussant et à Payne. Ce parti (ON) est peut-être encore trop en gestation pour avoir la maturité de chercher à atteindre ses objectifs plutôt que de vouloir s'arroger la pureté des parfaits et justifier ainsi leur isolement entre purs, ennemis de toute influence extrieure et pense intelligente extérieures.
      La vraie position de QS :
      Le programme de gauche de QS et sa lutte pour l'indépendance ne font aucun doute. Mais qu'est-ce que la population du Québec va adopter en premier?
      La population voudra-t-elle l'indépendance sans un programme de gauche, un gouvernement de gauche sans l'indépendance, les deux à la fois, ou ni l'un ni l'autre? QS continuera de lutter pour ces deux dimensions cruciales de son programme mais ne refusera pas de promouvoir des politiques de gauche et de gouverner à gauche, s'il y a lieu, si le peuple n'a pas encore choisi l'indépendance.

    • Mathieu Bouchard - Abonné 13 décembre 2012 01 h 55

      @ Serge-Étienne : selon ce que j'ai entendu ce soir, il resterait quatre-vingts jours avant la deuxième assemblée générale nationale d'Option Nationale, mais même Google est pas encore au courant. J'imagine que la réservation d'un local assez grand est pas encore confirmée. Ces mois-ci, ON se concentre plutôt sur les associations de circonscription pour que le plus possible aient eu leur première assemblée générale avant que le programme soit modifié.

  • Gilles Bousquet - Inscrit 12 décembre 2012 03 h 35

    Pas tellement en avant

    Ce qui tient l'ON de M. Aussant en dessous de 2 % est justement sa priorité de placer la simple souveraineté sans association ni partenariat avec le Canada " la séparation du Québec du Canada" son synonyme, en tête de ses priorités, ce que refusent la grande majorité des Québécois dont les objectifs constitutionnels, heureusement ou malheureusement, sont "divisés" comme suit, plus ou moins stables :

    12,5 % de véritables séparatistes qui veulent sortir le Québec du Canada

    27,5 % de souverainistes qui veulent une sorte de véritables confédération canadienne. Un Québec souverain...canadien.

    60 % qui veulent le fédéralisme canadien sans trop de changements.

    Si l'ON veut avancer, faudra qu'il trouve une alternative canadienne à son objectif constitutionnel prioritaire actuel qui est la séparation du Québec du Canada.

    Ça prend une solution constitutionnelle plus rassembleuse, M. Lévesque l'avait compris au référendum de 1980 et Messieurs Parizeau, Bouchard et Dumont à celui de 1995. Faudrait partir de là pour améliorer l'idée.

    • François Ricard - Inscrit 12 décembre 2012 08 h 01

      La solution constitutionnelle existe et est en marche depuis 1867 : l'assimilation.
      Pour le Canada anglais, la question est réglée depuis longtemps. À leurs yeux, il n'y a jamais eu de "deux peuples fondateurs". Il y a un peuple dominant. Un point c'est tout.
      Ce que M. Lévesque a compris après 1980, c'est qu'il n'y aurait jamais dû avoir de référendum. Plutôt l'élection référendaire comme le propsait alors M. Parizeau. Depuis le référendum est un boulet au pied du PQ.
      Nouvelle constitution: un mythe.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 12 décembre 2012 13 h 18

      À Gilles Bousquet,

      «27,5 % de souverainistes qui veulent une sorte de véritables confédération canadienne. Un Québec souverain...canadien.»-Gilles Bousquet


      Vous rêvez en couleurs Monsieur Bousquet,

      Ce n'est pas parce «27,5 %» de souverainistes voudraient une sorte de «véritable confédération canadienne», que le Canada va accepter ça !

      Le Canada est pratiquement irréformable et les l'échecs de l'Entente du Lac Meach et de Charlettown l'ont démontré.

      La seule manière de changer le Canada, c'est d'en sortir.

      Christian Montmarquette
      Montréal

      .

    • Olivier Carrier - Inscrit 13 décembre 2012 18 h 31

      87,43% des fédéralistes inventent des statistiques pour se réconforter parce que le changement leur fait trop peur.

      Vous en voulez des stats bidon? C'est facile, surtout quand on a aucune source!

  • Benoît Landry - Abonné 12 décembre 2012 06 h 13

    Le nationalisme d'en avant

    Vous dites :
    "Or, «l'indépendance n'est ni à gauche, ni à droite, mais en avant!»,"

    J'aimerais voir des enemples de ça dans l'histoire de la planète. Toute les indépendances ont été obtenues en donnant une couleur à la constitution aux revendications indépendantistes. Il faut y penser d'avance .Exemple, les USA sont pris avec certains amendements totalement anachronique de nos jours.

    Mais, à ma compréhension, Qs propose des états généraux pour créer une constitution avant d'accéder à l'indépendance.

    Vous feriez confiance à un Lucien Bouchard vous pour créer une constitution "neutre", le peuple québécois est assez mature pour savoir être consulter afin de faire ses choix éclairé et cesser de faire aveuglement confiance à des élites

    • Chris Dupont - Abonné 12 décembre 2012 09 h 33

      La gauche et la droite, c'est relatif. C'est justement l'endroit où une nation décide de placer son propre centre qui la définie. Ensuite s'installe la classique chicane gauche/droite autour de ce même centre. Chicane qui selon est essencielle pour concerver la santé de la société.

      Le centre du Québec est déjà pas mal plus à gauche que le centre du Canada. De là, la source d'une majorité de conflits. Et aussi la création d'un paquet de non sens qui coutent chers à tout le monde.

    • Benoît Landry - Abonné 12 décembre 2012 10 h 38

      @ Mme Dupont. Oui c'est relatif. Les termes de cauche et droite a tellement changé depuis 150 ans, au départ les libéraux et les sociaux -démocrates étaient à gauche avec la couleur rouge face aux bleus monarchistes, aristocratiques , autacrates car la notion de gauche/droite était surtout utilisé pour la question démocratique. Aujourd'hui dans bien des milieux on associe la gauche/droite à de simples questions de gérance économique.
      N'empêche que le programme de Qs ne propose pas que ce soit ce parti qui fabrique la cosntitution, mais Qs propose de faire une assemblée constituante grâce à l'élection de citoyens qui auraient la charge de fabriquer cette constitution. Serait-elle à gauche, à droite ou au centre ????

  • François Ricard - Inscrit 12 décembre 2012 08 h 10

    Un parti indépendantiste

    M. Khadir a affirmé que dans la perspective de Québec solidaire, « c’est l’indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l’indépendance.”
    QS doit faire une solennelle profession de foi souverainiste s’il veut rallier les indépendantistes. Il ne le peut pas car une bonne partie de ses membres, fédéralistes, quitterait QS.
    Il serait plutôt préférable que les indépendantistes de QS se joignent à ON et que QS devienne accrément fédéraliste comme le NPD, son frère.
    Ce supposé rapprochement par QS s'apparente plutôt à du racolage.
    L'ON fait de l'indépendance son but primordial. Pour bien aménager son chez soi, il faut d'abord être chez soi. Être avant d'être de gauche ou de droite.
    Il faut que tous les indépendantistes se retrouvent dans un parti véritablement indépendantiste.

    • Guillaume Girard - Abonné 12 décembre 2012 10 h 24

      C'est vraiment manquer de foi que de dire cela. Amir a plutôt dit que, selon lui, et non selon une position du parti, la souveraineté devait être inclusive sinon elle ne serait pas. Ce qui, en mon sens fait beaucoup de sens.

      Étant militant pour QS, j'ai pu observer que plusieurs anglophones qui n'étaient pas favorable à l'indépendance nationaliste proposée par le PQ et ON, mais très favorable à celle de QS qui vient inclure et donner la voix à chacuns de groupes de la société.

      Le problème reste encore une fois purement et simplement le mode d'accession à l'indépendance.

    • Michel Camus - Abonné 12 décembre 2012 11 h 12

      Ce que signifiait Khadir si on prend l'ensemble de sa déclaration - plutôt que d'en isoler sectairement et malhonnêtement une phrase hors de son contexte pour le seul plaisir de polémiquer et diviser - c'est que le peuple décidera après que l'Assemblée constituante aura fait la promotion de l'Indépendance et d'un projet de consititution d'un québec indépendant. Le peuple pourrait ne pas choisir l'indépendance...
      Dans ce cas, QS continuerait de promouvoir des politiques progressistes (donc de gauche) pour l'ensemble des Québécois parce que QS veut d'abord le bien-être et le mieux-être du peuple du Québec. Il ne dit pas qu'il ne continuera pas à promouvoir l'indépendance, mais il se peut que les Québécois votent ;a gauche avant de voter l'indépendance. N'acceptez-vous pas la démocratie et le but ultime de l'indépendance qui est le mieux-être du peuple québécois? Réduisez-vous le mieux-être du peuple à un drapeau et un État formellement (constitutionnellement) indépendant ?

    • François Ricard - Inscrit 12 décembre 2012 12 h 30

      MM Girard et Camus, vous confirmez donc que QS n'est pas nécessairement indépendantise. Il ne le deviendra que si une majorité de ses membres l'exige. Ce n"est pas sûr.
      "Réduisez-vous le mieux-être du peuple à un drapeau et un État formellement (constitutionnellement) indépendant ?"
      Votre question est insultante. Les véritables indépendantistes savent que tant que le Québec n'aura pas tous les moyens en main pour prendre ses décisions au seul bénéfice du peuple québécois, il demeurera un état subordonné à un autre qui domine la prise de décision dans une proportion de trois à quatre et qui axe ses décisions aux mieux-être de la majorité et non à celui de la minorité québécoise.

    • François Ricard - Inscrit 12 décembre 2012 12 h 42

      Il y a dix mois, j'étais à la fondation de l'ON.Jamais n'a-t-il été question, alors, et depuis lors, d'être à gauche ou à droite.
      L’ON, dès sa fondation, n’a pas voulu tomber dans ce piège gauche-droite. L’ON reconnaît qu’avant d’être de gauche ou d’être de droite, il faut d’abord être, exister, avoir un pays à soi pour permettre à notre culture de survivre, de vivre, de s’épanouir.
      L’ON propose aussi certaines mesures qui peuvent s’apparenter soit à la gauche soit à la droite.
      Mesures que certains taxeront de gauche: Pharma-Québec, la nationalisation de nos richesses naturelles, la gratuité scolaire,la rémunération des médecins.
      Mesures possiblement associées à la droite: Banque Québec, Exploitation de certaines richesses naturelles en partenariat avec le privé.
      Il faut cesser ces palabres sans fin sur la droite et la gauche.
      S’il n’y avait pas la droite, la gauche ne pourrait exister. Et vice-versa.
      Les deux sont essentielles et symbiotiques.
      Il nous faut un parti qui veut l’indépendance maintenant, qui veut que l’on soit d’abord. Après nous pourrons être de gauche, de droite, du centre.
      Mais nous serons.
      Nous avons besoin d'un pays. Pas d'une chapelle socialiste.

    • Viviane Genest - Inscrite 12 décembre 2012 12 h 44

      Je crois plutot que QS a le pouvoir de rallier une plus grande diversité d'électeurs à la cause souverainiste.

      Ce parti fait la promotion de l'indépendance chez les anglophones de gauches et chez les nouveaux québécois issus de l'immigration.

      QS est le seul parti qui veut faire du Québec un pays pour tous les québécois, pas seulement pour les québécois de souche. Ceux qui n'en sont pas ne sont pas citoyens de seconde classe.

      L'histoire nous a montré qu'il est impossible de faire l'indépendance si on exclus les non francophones du projet.

    • Serge Grenier - Inscrit 13 décembre 2012 07 h 56

      Moi, je suis. Je n'ai pas besoin d'un drapeau pour être. Je suis, un point c'est tout. Je n'ai qu'une chose à dire aux personnes qui attendent que le Québec soit un pays avant d'être : «Get a life!»

      Les «vrais indépendantistes» s'auto-proclament à l'avant-garde de la politique, se croient supérieurs aux autres. Parce qu'ils mettent leur obsession au-dessus de toute autre préoccupation.

      La séparation du Québec est un enjeu local, mais toute l'humanité fait face à des problèmes globaux. Alors, les «vrais séparatistes» cessez de «péter plus haut que le trou» en suivant comme des moutons des chefs girouette et laissez les «vrais citoyens du monde» faire de la vraie politique d'avant-garde avec un programme démocratiquement adopté et présenté par des porte-paroles, pas par des chefs.

    • Gilbert Talbot - Abonné 13 décembre 2012 23 h 45

      Il faudrait cesser les procès d'intention si on veut vraiment engager des discussions de rapprochement entre les deux partis. QS est souverainiste. Il n'y a pas à en douter. C'est inscrit au coeur de son programme.

    • Gilbert Talbot - Abonné 14 décembre 2012 00 h 04

      On ne peut pas être tout seul de même dans l'univers. C'est la définition de Yahvé de la Bible. «Je suis celui qui est» sans autre attribut. Mais pour les pays et les humains ordinaires, quand on devient adulte, on se définit en fonction d'un projet : un projet de vie pour un individu, un projet de société pour une nation. Et ce projet de société se précise dans une Constitution. C'est ce que veut faire QS. Et pour ce faire, il veut réunir une Assemblée populaire qui s'est appelée historiquement : une «Assemblée constituante». Ce que propose QS n'est pas nouveau. À vrai dire, c'est le processus qu'a suivi la plupart des Nations qui se sont libérées de l'oppression - interne ou externe : elles ont élu des représentants qui se sont réunis pour produire un projet de Constitution, qu'on a ensuite soumis au peuple par référendum. Vous voyez ? Il n'y a pas de contradiction entre vouloir l'indépendance et y arriver par le chemin de la Constituante. À Qs, on ne veut tout simplement pas présupposé ni de l'orientation, ni du résultat qui sera approuvé. Tout ce qu'on dit c'est que nous, nous allons proposé l'indépendance comme moyen pour mieux répondre aux besoins du peuple, mais ce sera le peuple qui va décider librement. Et QS va respecter son choix librement et démocratiquement exprimé.

  • Jean Martinez - Inscrit 12 décembre 2012 08 h 26

    Le véritable objectif de QS

    Québec solidaire a toujours souhaité nuire au Parti québécois. Les fondateurs et dirigeants de QS sont des fédéralistes multiculturalistes de gauche. Ils veulent instrumentaliser Option nationale et la cause de l'indépendance pour nuire encore davantage au Parti québécois et favoriser les Libéraux, comme c'est le cas en ce moment dans plusieurs comtés de Montréal (Laurier-Dorion, Verdun, Saint-Henri-St-Anne, etc.).

    • Marc Blanchard - Inscrit 12 décembre 2012 10 h 07

      Tout à fait.

    • Sylvain Auclair - Abonné 12 décembre 2012 10 h 16

      Et quel est celui de l'ON? Faire élire des caquistes au lieu de péquistes?

    • Guillaume Girard - Abonné 12 décembre 2012 10 h 29

      Premièrement, quelques rectifications :

      1. QS n'a pas de dirigeantEs, veuillez vous informer avec d'affirmer de telles choses.
      2. Si vous parler d'Amir et de Françoise, je vous invite à lire le livre de Françoise, de colère et d'espoir, pour comprendre à quel point l'indépendance est la seule solution pour l'avenir des QuébécoisEs.
      3. C'est vraiment vraiment mais vraiment de la mauvaise foi que d'exprimer que nous voulons favoriser les libéraux.

      Ce que vous semblez être ici est quelqu'un de frustré de voir des opinions contraires aux votres.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 12 décembre 2012 10 h 46

      «Nous taire ? - Jamais plus !»

      «Québec solidaire a toujours souhaité nuire au Parti québécois.»-Jean Martinez

      Monsieur Martinez,

      Ce n'est pas Québec Solidaire qui nuit au PQ, mais le PQ qui nuit au Québec depuis dès années.

      Et à moins d'être complètement sourd et aveugle, tout le monde est actuellement témoin que le PQ trahi ses promesses, trahi son programme et trahi la population. Et ça, c'est quand il ne trahi pas son propre ministre de l'environnement.

      Québec Solidaire n'est tant pas là pour nuire au Parti québécois, que pour informer une population à la fois désinformée, abusée et désabusée.

      Le travail de Québec Solidaire est donc d'abord de faire œuvre d'éducation politique en diffusant des idées de gauche reconnues à travers le monde et éventuellement prendre le pouvoir. Et cela si ça passe par une critique systématique de «tous» les partis néolibéraux, c'est à dire, le PQ, le Parti libéral et la CAQ que voulez-vous qu'on y fasse?

      Nous taire ?

      Jamais plus !

      Christian Montmarquette
      Québec Solidaire
      Montréal

      .

    • Marc Blanchard - Inscrit 12 décembre 2012 11 h 17

      Verdun, La Prairie, Laurier-Dorion, etc., une quinzaine de circonscriptions ont été perdues en raison de la division du vote entre PQ, QS et ON.

      On peut s'ostiner, c'est ce qui est arrivé, et ce qui arrivera encore.

      Alors, on fait quoi?

      On continue de fesser sur le PQ?

    • Michel Camus - Abonné 12 décembre 2012 11 h 42

      Fadaises gratutes !
      Êtes-vous un péquiste frustré? Il semble... Alors, ON ne favorise-t-il pas les Libéraux de la même façon que QS sur le plan des votes ...?
      Vous êtes tres fort en procès d'intention mais n'avez rien à citer ou ou donner en exemple pour soutenir votre thèse farfelue.
      Commencez par lire le programme de QS et rencontrer les membres de QS.
      Le programme de QS est pour l'indépendance et la souveraineté (1er congrès) ET carrément à gauche, féministe et écologiste (congrès subséquents...).
      Nier cela et que QS a le peremier tendu la main au PQS et à ON lors des dernières élections après l'appel pour l'unité des souverainistes, c'est nier les faits.
      Les faits, ça compte plus que les procès d'intention...

    • Serge Grenier - Inscrit 13 décembre 2012 08 h 16

      JAMAIS je ne voterai pour le Parti québécois.

      JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS. C'est tu clair?

      Jamais je ne vais voter pour un parti qui a accepté la démission de Daniel Breton au lieu de le défendre bec et ongle. Jamais je ne voterai pour un parti qui a donné le feu vert pour la minicentrale de Val Jalbert.

      Jamais, jamais, jamais !

      Dois-je le répéter ?

      Jamais, jamais, jamais...

    • Francis Lévesque - Inscrit 16 décembre 2012 00 h 50

      L'indépendance du Québec ne risque pas d'arriver de si tôt.

      Quand les militants de 3 partis séparatistes critiquent la volonté de la souveraineté des autres partis il y a une impasse. Les trois prennent au sérieux la souveraineté. Ceux qui en doute sont des idiots. On à présentement 3 souverainistes qui critiquent les deux autres de ne pas l'être sufisaments parce qu'ils ont des perspectivent différentes.

      La seule chose qui profitent aux fédéralistes c'est cette querelle. Les trois partis se sont créé pour des raison qui leur semblent légitime et ne cèderont pas leurs valeurs. Nous allons devoir accepter cette réalité, nous avons trois partis souverainistes qui veulent tous la souveraineté.

      Il va falloir que la souveraineté soit fait de façon à ne pas nuir aux valeurs de bases des trois partis.

      L'assemblé constituante pour déterminer, avant le référendum, la constitution est la meilleur solution. Cela permet que ce soit les valeurs québécoises, et non d'une élite, qui soit au fondement des valeurs de bases, de l'identité fondamental de notre nation. Ça permet aussi à enlever la souveraineté d'entre les mains partisanes: ça ne sera ni des péquistes, ni des solidaires, ni des onistes qui porteront la création de notre nation, mais la nation québécoise elle-même. LA seule valeur qui est imposé dans ce processus est la démocratie, et j'ose espérer que peu importe le parti la démocratie soit la base du projet nationnal!

      ----------------------------

      Ceux qui crois que QS à nuit au PQ au élection sachez que le PQ avait, il y a un an, 24% des intentions de vote et QS 9%, aujourd'hui le PQ a 33% et QS 9%, il est ridicul de prétendre que QS ait volé les votes péquistes. (Léger Marketing)