Lettre en réplique à Mme Lise Bissonnette

Je tiens à poursuivre la réflexion que Mme Bissonnette a suscitée dans sa lettre ouverte du 30 janvier 2018 concernant l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et le Réseau de l’Université du Québec (UQ).

Mme Bissonnette y aborde de nombreux sujets, mais fondamentalement, elle remet en question l’estime et l’intérêt que les partis, les parlementaires et les gouvernements successifs porteraient au réseau de l’UQ, particulièrement à l’UQAM, et ce, depuis des décennies.

Je tiens à l’exprimer clairement : les universités du réseau de l’UQ ont construit le Québec et sont essentielles pour son avenir, pour la vitalité de ses régions, pour l’accessibilité aux études supérieures et pour la recherche.

Non, il ne doit pas, et ne devrait jamais y avoir, de « fatalisme » quant au destin des universités de l’UQ. Ces universités constituent une pièce maîtresse de l’exceptionnel réseau de toutes les universités au Québec.

J’ose croire que plusieurs de mes prédécesseurs à l’Enseignement supérieur, de quelque horizon politique qu’ils aient été, ne voudraient pas être associés au fatalisme évoqué par Mme Bissonnette. En tout cas, moi, je me dissocie de cette affirmation.

Comme ministre de l’Enseignement supérieur, j’ai supporté et supporte encore plusieurs projets de développement du réseau. J’ai rencontré la direction de l’UQAM et sa présidente, nous avons discuté du projet du pavillon des Arts et de la créativité numérique et de celui du projet de l’ESG au Faubourg Sanguinet. Par ailleurs, j’ai annoncé récemment plusieurs projets, dont la restauration du clocher Saint-Jacques.

Nous travaillons activement avec l’UQAM et avec toutes les universités, qu’elles soient à charte ou constituantes du réseau de l’UQ, afin de les soutenir dans leurs nombreux projets, lesquels sont essentiels pour l’avenir d’un Québec éduqué, critique, novateur et prospère.

Au-delà de tous les enjeux soulevés par Mme Bissonnette, qu’il serait trop long d’aborder ici, je tiens à renouveler mon engagement le plus ferme et le plus authentique, tant envers l’UQAM qu’envers l’ensemble des universités du réseau de l’UQ.

13 commentaires
  • Louis Gaudreau - Abonné 7 février 2018 06 h 31

    Belles paroles...

    Vous ne commentez pas les chiffres avancés par Mme Bissonnette pour le financement des universités...

  • Jean-François Trottier - Abonné 7 février 2018 08 h 07

    Quel aveu d'impuissance!

    Normalement, une ministre qui répond à des affirmations comme celles de Mme Bissnnnette devrait étaler des chiffres, développer des arguments tangibles et relativement vérifiables.

    C'est ce que ferait en tout cas tout gestionnaire un peu sérieux. On ne demande pas à un politicien de comprendre et de tapoter des mains avec compassion, en tout cas rarement.

    Ici,intentions, conversations, slogans bébêtes et expression de beaux sentiments.
    Ah! Il y a tout de même du tangible, la restauration d'un clocher!

    Là Mme Bissonnette parlait d'un climat général avec, en appui, des comparaisons sérieuses. Des critiques pécises pointent dans sa lettre.

    Rappellons que l'époque est à la pluie de millions que le PLQ distribue largement pour faire oublier 3 années de régime forcé. La santé bouge, on parle beaucoup de "renflouer" l'éducation... Par quel miracle Mme David n'arrive-t-elle pas à parler du moindre montant, ou de la politique d'ensemble que son gouvernement a forcément eu le temps de développer au sujet de l'UQAM depuis son accession au pouvoir ?

    En fin de compte elle ne fait que confimer mot pour mot la lettre de Mme Bissonnette.

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 7 février 2018 08 h 19

    J'ai plus confiance en

    Lise Bissonnette qu'en tout le cabinet de Philippe Couillard.
    Que vient faire ici la restauration du clocher St-Jacques ?
    Mme Hélene David nier les faits ne vous mene nulle part.

  • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 7 février 2018 09 h 13

    Le retour du «classisme»...


    Voilà bien la signature du gouvernement libéral actuel, le retour en douceur de la dynamique inégalitaire des classes sociales avec cet énoncé des universités dites «privées», vs les universités publiques, à l’exemple de ce reliquat d’avant la révolution tranquille que sont aujourd’hui les écoles privées versus les écoles publiques!

    De plus, dans cette lettre qui se veut un simple accusé de réception, aucune explication sur les disparités financières pour des projets d’infrastructures que le gouvernement libéral a lui même autorisés en distinguant universités publiques, à petits projets, et universités «privées», à grandes recherches.

    Question de favoriser une classes sociale en particulier?

  • Lucien Cimon - Abonné 7 février 2018 09 h 24

    C'est ce qu'on appelle une réponse de politicaileur: des lieux communs et une supplique pour un acte de foi.
    Quand les efforts d'une ministre et son action se limitent à ça, on est en droit de s'inquiéter de l'avenir comme le fait Madame Bissonnette.