Veut-on des services publics?

Noam Chomsky pose la question : « Comment détruire un service public ? » Et répond : « Commencez par baisser son financement. Il ne fonctionnera plus. Les gens s’énerveront. Ils voudront autre chose. C’est la technique de base pour privatiser un service public. » N’est-ce pas exactement ce qui s’est produit dans les services publics d’éducation et de santé au Québec ? Trois ans d’austérité ont été beaucoup plus fidèles aux colonnes de chiffres que réponses adéquates aux vrais besoins de la société québécoise. L’inacceptable réalité de ce qui se passe dans les services publics nous est présentée dans des témoignages bouleversants de membres du personnel soignant et enseignant. Les services publics sont tellement déficients que le recours au privé apparaît à beaucoup de personnes — qui peuvent se le payer — comme la seule solution. Quant à l’universalité d’accès à ces services, on repassera.

En cette année électorale, les deux partis qui sont en tête des sondages ne le disent pas, mais vont continuer dans cette ligne de disparition des services publics. Ce ne sera peut-être pas la « question de l’urne », mais ça demeure une question que toutes et tous devront se poser : « C’est-y mieux des baisses d’impôt ou le maintien des services publics efficaces ? » La réponse appartient à chacune et à chacun. Mais on peut difficilement avoir les deux.

1 commentaire
  • Gilbert Turp - Abonné 2 février 2018 08 h 10

    La justice fiscale...

    Est la condition sine qua non de la redistribution de la richesse et de la répartition de celle-ci vers les services publics.
    Les paradis fiscaux et autres échappatoires faussent l'équation. En conséquence, les social-démocraties sont menottées.
    Si on veut une gauche, ou simplement un centre-gauche, ou même un simple centre, il faut régler le problème à sa source et fermer les paradis fiscaux.
    On n'en est pas là encore...