«Câline de bine»

Ainsi s’est exprimée Michèle Audette, en réaction à une question de Michel C Auger sur un des aspects des relations entre femmes autochtones et les corps québécois de police.

 

Je ne retiens, ici, que l’exclamation de madame Audette, qui m’a ramenée à la façon orale de réagir aux événements, bons et mauvais, de mon enfance, en ce temps où, Canadienne française, mon usage de la langue française ne me permettait souvent d’exprimer ma pensée, mes sentiments et autre émotions qu’en termes primaires.

 

Bref, je me suis dit, en entendant madame Audette, qu’elle et moi étions mêmement le résultat d’une éducation commune, basée sur notre lutte contre la domination négative du même oppresseur qui, selon l’opinion de lord Durham, amènerait nos peuples « sans histoire et sans culture » à mourir de leur belle mort.

 

« Câline de bine », exclamation couvrant peut-être d’une couche rutilante de révolte permanente et vitale les os blanchis de lord Durham.