Disons-le tous: moi aussi

Le mouvement #Moiaussi a pris naissance le 15 octobre dernier. Pas même un mois depuis. Comme une déferlante venue des États-Unis, la marée s’est mise alors à monter de ce côté-ci de la frontière, faisant couler beaucoup d’encre et se noyer des figures connues. On s’étonne. Comment en venir là ? Comment adopter un comportement si odieux envers des personnes, surtout des femmes, mais des hommes aussi, souvent en situation de vulnérabilité ?

 

Là-dessus, de partout, l’histoire a démontré que des victimes d’agression et de harcèlement à caractère sexuel, seules dans la mêlée, risquaient fort de sombrer encore plus bas dans l’échelle du malheur, tant les systèmes en place les jugeaient d’abord et avant tout comme responsables de leur propre drame. Cela, on l’a bien vu à de multiples reprises par le passé, mais dans l’actualité récente particulièrement.

 

Aujourd’hui, le mouvement #Moiaussi permet à plusieurs victimes de dénoncer leurs agresseurs et de partager publiquement leurs histoires, sans peur et sans se couvrir de honte. Il vise à conscientiser la planète. Il est donc fondamental de se prononcer sur l’ampleur du problème et de dire à voix haute, avec tout le monde : moi aussi.

3 commentaires
  • Solange Bolduc - Abonnée 14 novembre 2017 09 h 48

    Égalité homme -femme au secours!

    Au lieu de traiter les Québécois de racistes, si on s'attaquait au vrai problème : l'inégalité entre l'homme et la femme: un héritage lourd de conséquences pour toutes les femmes! N'est-ce pas ce qui les rend si vulnérables devant leur «maître»?

    C'est ce genre de manifestation que j'aurais aimé voir dimanche !

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 14 novembre 2017 11 h 38

      On dit pas «Si le chapeau te fait, mets-le» ?
      «Les québécois», c'est beaucoup de monde.
      Sans doute y compris les québécois de la Meute, qui le mérite ce mot: Racisme. N'ayons pas peur des mots, ils disent simplement ce qu'ils veulent dire et la réalité ne disparaît pas parce qu'on cesse de la nommer.
      Par ailleurs, il y a une parentalité forte entre féminisme, antiracisme et justice sociale.
      C'est généralement ce qu'on appelle le progressisme qui vise l'émancipation de tous et le soutient des oppriméEs, dans chacunes de leur condition.
      Faut-il se rappeler Val d'Or ?
      Voilà un bel exemple de racisme doublé d'un sexisme, les deux fortement ancrées dans les institutions publiques.

  • Marguerite Paradis - Abonnée 14 novembre 2017 16 h 38

    APRÈS LES REVENDICATIONS IDENTITAIRES?

    Il me semble que toutes les principales différences identitaires du « je » (ethnies, âges, genres, langues, classes sociales) sont devenues l'objet de discriminations, voire, d'abus.
    Alors, on fait quoi maintenant?
    Pour moi, il est urgent de renouer avec le « nous » pour enfin vivre-ensemble.
    M.P.