La raclée des souverainistes

D’une belle apparence, souriante, mesurée dans ses réponses aux questions de Guy A. Lepage et surtout capable de manier la langue française avec élégance et justesse, Geneviève Guilbault, la nouvelle députée de la CAQ dans Louis-Hébert, a ébloui dimanche soir à TLMP. Ancienne libérale, ce qu’elle n’a pas caché, elle a précisé que son choix de la bannière caquiste relevait d’une profonde déception de ce qu’est devenu le Parti libéral sous Philippe Couillard.

 

Si d’autres personnalités de même calibre et pour les mêmes raisons se joignent à la CAQ, il est évident que ce parti pourrait vraisemblablement constituer la solution de rechange au PLQ pour de nombreux Québécois libéraux, y compris pour des souverainistes qui ne croient plus à l’imminence de la souveraineté avec les partis souverainistes actuels. D’autant plus que ceux-ci, à cette récente élection dans Louis-Hébert, n’ont pu recueillir ensemble que 21 % des suffrages (16,26 % pour le PQ et 5,21 % pour QS), et ce, dans une circonscription de la région de Québec qui est au coeur — sinon le coeur — de notre nation.

 

Que conclure ? Selon moi, ces deux partis souverainistes doivent revoir leur modèle d’affaires en constatant d’abord que chacun de son côté, c’est vraisemblablement l’échec qui les attend au prochain rendez-vous électoral d’octobre 2018.

 

Ils doivent, en effet, trouver une voie de convergence rapidement et elle devra être aussi emballante qu’inattendue. Je leur propose celle-ci en deux points : 1) Un référendum en 2020 avec la question suivante : « Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant du Canada si le résultat est au minimum de 55 % pour le Oui ? » 2) Un résultat référendaire entre 50 % et 55 % serait plutôt suivi d’une offre constitutionnelle au Canada, avec échéancier, visant la reconnaissance de la nation québécoise et l’ajout de pouvoirs souverains en matière de langue, de culture et d’immigration. Voilà ! Peut-être peut-on trouver mieux ? Mais il faut chercher !

1 commentaire
  • Éric Alvarez - Abonné 11 octobre 2017 09 h 41

    «Raclée»: oui, mais...

    Le comté de Louis-Hébert a peu à voir dans ses limites actuelles avec le comté qui a déjà élu Paul Bégin (ancien ministre PQ). Ses limites actuelles ressemblent à celles de la circonscription de La Peltrie dans laquelle le PQ avait des difficultés depuis les fusions municipales. On parle ici des anciennes villes de l'ouest de l'agglomération de Québec qui ont le plus voté contre ce projet. C'est certes une «clientèle» à reconquérir dans une optique référendaire, mais ce n'est pas représentatif de toute la ville de Québec.