Lettre - L’aide sociale aux États-Unis

C’est une administration très fatiguée que les Américains ont réélue le 6 novembre. Cette victoire n’est pas due aux réalisations d’Obama durant son premier mandat, elle est de fait due essentiellement à une campagne électorale très efficace qui a fait passer Mitt Romney pour un politicien primitif et absolument pro-riches.

Or cette victoire purement électoraliste ne donne surtout pas à Obama le programme économique qui renverrait les Américains au travail. Il doit regarder davantage ce que d’autres présidents ont fait avant lui comme programmes en ce sens, car 47 millions d’Américains bénéficient de food stamps, l’équivalent de notre aide sociale. Ils étaient… 27 millions il y a 4 ans !

7 commentaires
  • ronald tremblay - Inscrit 12 novembre 2012 01 h 06

    Oh la belle interprétation!

    Faut-il lire de telles platitudes comme interprétation de la victoire d'Obama! Obama avait hérité de la pire situation économique au moment de son élection; Il n'a ni plus ni moins que fait des prodiges pour colmater le fiasco financier concocter par Wall Streetet et ses traders.Mitt Romney était une alternative peu souhaitable et source de grande iisécurité tant lui et les Républicains proposaient une vision moribonde de la suite de la politique américaine; les américains ont bien compris que leur choix revenait à l'homme de la situation seul à proposer une Amérique Nouvelle.A 8 ou 9% de sans emploi les USA ont évité la catasstrophe de justesse mais le régime minceur va se poursuivre pour plusieurs décennies compte tenu de la vigueur du modèle asiatique et pacifique.Entretemps ce ne sera que justice de forcer le 1% à financer les programmes sociaux qui assistent la classe moyenne dans sa déchéance.

  • Jonathan Prud'homme - Abonné 12 novembre 2012 07 h 42

    Romney n'a que lui à blâmer

    Sincèrement, l'ironie du 47% des voteurs pour Romney est telle qu'on parlera encore de ses bourdes en campagne électorale dans les cours de sciences politiques dans 20 ans... Quand ce n'était pas des positions floues de politique internationale, c'était un appui à la guerre en Iran et de multiples revirements sur les politiques intérieures des USA. Ajoutez à cela la souche mormone et non traditionnellement protestante du parti républicain et voilà la défaite. Mettre cela seulement sur la campagne d'Obama, qui a dépensé moins que son adversaire, est lui donner une trop grande part du mérite. La campagne d'Obama était moyenne. L'adversaire était douteux.

    Pour ce qui est de l'écart entre les riches et les pauvres qui s'est accentué sous Obama, je vous propose plutôt les politiques de Bush qui ont mené à la crise et à des guerres coûteuses, plutôt que la crise elle-même, gérée "comme on peut" par la jeune administration Obama. Si vous ne voyez pas en quoi le parti républicain stimule l'écart entre les riches et les pauvres, que vous décriez, je vous suggère d'enlever vos oeillères républico-roses.

  • Sylvain Auclair - Abonné 12 novembre 2012 08 h 08

    As-tu dormi toutes ces années?

    Depuis quatre ans, M. Obama essaie de réparer les dégats créés par les politiques mises de l'avant par la droite, justement pour créer de la richesse (en espérant du bout des lèvres que l'emploi suive), et tout menotté par une chambre majoritairement contre lui et qui bloque toutes ses initiatives. Y compris celles proposées par la droite, justement.

  • Gaston Carmichael - Inscrit 12 novembre 2012 08 h 43

    Mémoire courte

    Dans 4 ans, vous vous souviendrai sans doute que du temps du PLQ, il n'y avait pas de corruption. Tout dela est apparu durant le règne du PQ.

    • Sylvain Auclair - Abonné 12 novembre 2012 10 h 10

      Bien sûr! Tout comme la chute économique de la Grèce, qui est apparue durant un gouvernement de gauche... qui a mis au jour les mensonges budgétaires du gouvernement précédent!

  • Daniel Côté - Inscrit 12 novembre 2012 12 h 32

    Pourtant...

    Les nombreux flip-flop de Mitt Romney ainsi que le manque de compassion pour la classe moyenne et pire encore pour les plus pauvres ne l'ont pas aidé.

    Il n'est pas un politicien primitif, seulement qu'il observe le monde de sa tour d'ivoire...