Lettre - Armes d’épaule: une décision incompréhensible

Messieurs Stephen Harper et Vic Toews, je prends aujourd’hui l’arme épistolaire pour monter aux barricades de l’indignation. Je suis scandalisé de la décision de votre gouvernement d’en appeler du jugement de la cour d’appel vous obligeant à remettre au Québec les données du registre des armes d’épaule.

En soi, votre décision de faire passer l’arme à gauche au registre est à la fois rétrograde et dangereuse pour les Canadiens. Il est intenable que vous souteniez aussi innocemment, naïvement, ingénument et niaisement que celui-ci ne sert pas, puisque tous les corps policiers du pays se tuent depuis des années à vous répéter le contraire.
 
Mais, surtout, votre acharnement idéologique de droite intégriste à vouloir passer par les armes les données du registre reste totalement incompréhensible. Quel est votre intérêt électoral à faire de ces données une cible à abattre ? Au mieux, votre pugnacité semble être le fruit d’une mesquinerie sectaire et malveillante, au pire, le résultat d’un funeste retour d’ascenseur à un puissant groupe de pression. Car, si votre gouvernement a le mandat légitime de fusiller le registre en raison de vos engagements électoraux, il n’a aucune justification cohérente à offrir pour pilonner les précieuses données obtenues avec l’argent des contribuables, encore moins de torpiller les efforts du Québec à récupérer ces données.
  • Céline A. Massicotte - Inscrite 24 septembre 2012 06 h 37

    Faut-il toujours croire les policiers?

    Les armes d'épaules, qui sont en fait des armes de chasse conventionnelles, ne servent à peu près pas à la commission de crimes, c'est la raison pour laquelle elles sont jugées sans intérêts, d'autant que comme elles ne sont pas enregistrées aux points de vente, contrairement aux armes d'assault ou automatiques, ceux qui possèdent ces armes et vivent dans le genre... à St-glin-glin, doivent aller les faire enregister à leur frais.

    Le policiers affirment aussi que le registre empêche la commission de crimes avec des armes à feu ce qui est pure ineptie. Ce n'est vrai que dans le cas où des policiers s'apprêtent à faire une perquisition, et à deux conditions: qu'ils consultent le registre et deux fois plutôt qu'une, c'est-a-dire... y a-t-il eu changement d'adresse chez le possesseur de ces armes? Cette deuxième condition n'avait pas été respectée par les policiers dans l'affaire Parasiris qui a coûté la vie à un des leurs. Le chat fini toujours par sortir du sac.

    Parasiris avait aussi chez lui 2 ou 3 armes à feu non enregistrées, ce qui montre à quel point le registre, tel qu'il a été conçu, dans la hâte et l'électoralisme par le gouverment Chrétien, relève lui-même de l'ineptie, puisque l'enregistrement des armes "ordinaires" se fait sur une base volontaire.

    Espérons que le Québec qui le rapatrie saura en faire un outil efficace, comme c'est le cas dans le monde, particulièrement aux USA. Le problème des Américains n'est pas les failles de leur registre (puisque toutes les armes sont enregistrées aux points de vente) mais bien l'amandement constitutionnel qui permet à une grande majorité de citoyens de posséder une dix ou vingt armes à feu de toutes natures et aux enfants de commencer à en apprendre le maniement pratiquement la couche aux fesses, et veut veut pas.

    • Sylvain Auclair - Abonné 24 septembre 2012 10 h 05

      Les armes d'épaule comprennent aussi des armes d'assaut de type militaire. C'est étrange, mais c'est vrai.

  • Yvan Lachapelle - Abonné 24 septembre 2012 06 h 50

    Trop compliqué et mal fait

    Tout ce que les policiers ont besoin ,c'est de regarder si tel individu a un permis de possession d'armes.Il ne leur est pas nécessaire de savoir quel calibre et combien il en possède(c'est cette partie du registre qui est très couteuse et compliquée inutilement.
    La meilleure façon de réduire le nombre d'armes d'épaules en circulation au Québec,serait d'éliminer la chasse du cerf de virginie et de l'orignal au moyen d'armes à feu et de les remplacer par des armes blanches, soit l'arc et l'arbalète.Après quelques années,des milliers d'armes à feu disparaitraient des résidences n'étant plus utiles à leur propriétaire.
    Cette politique redonnerait à la chasse ses lettres de noblesse et réduirait énormément le nombre d'armes et d'incidents qui en découlent.Étant moi même chasseur depuis 50 ans,j'applaudirais cette sage amélioration qui rassurererait l'opinion publique et qui ne couterait rien aux québécois.

    • André Chevalier - Abonné 24 septembre 2012 11 h 38

      Ce que sais des chasseurs à l'arc et à l'arbalète, c'est que la plupart d'entre eux s'installent des miradors et appâtent les lieux avec du sel, de la moulée et des carottes au point que les animaux s'apprivoisent et ces soi-disant chasseurs les tuent presque à bout portant en restant bien assis dans leur mirador, ce qui équivaut à de l'abattage. Pour la noblesse de leur activité, on repassera. Beaucoup d'animaux blessés s'échappent et meurent plus tard à la suite d'une infection. Ce qui n'est pas le cas avec la carabine.

      La vraie chasse pourra se pratiquer lorsqu'on interdira l'appâtage et les miradors permanents. Mais, alors l'arme blanche est très peu efficace.

  • - Inscrit 24 septembre 2012 08 h 18

    Tout croire de la police?

    S'il fallait naïvement, innocemment croire tout ce que la police du pays dit, sans preuve réelle, il y aurait bien des innocents en prison... La baisse des crimes commis avec les armes de chasse dépend bien plus des dispositions de la loi sur les armes à feu qui traitent de l'entreposage et du transport sécuritaires des armes à feu, qui ont pris effet un peu avant le registre, que du registre lui-même.

    Mais sur le fond vous avez raison, l'entêtement du gouvernement Harper sur la destruction des données du registre est difficilement compréhensible quand un partenaire dans la fédération, une province, veut les utiliser pour constituer son propre registre, ce qu'elle peut légitimement faire, dans le cadre de ses compétences constitutionnelles. Ils se vantaient d'une bonne gestion des finances publiques mais ils vont jeter des sommes importantes par la fenêtre pour un litige somme toute inutile sur le fond et inutilement coûteux sur la forme.