Lettres – Pour des états généraux

Mme Beauchamp,


Une partie de la population est en désaccord profond avec votre approche du financement de l’éducation alors qu’une autre partie vous appuie. En l’absence de consensus et pour débloquer l’impasse entre les étudiants et votre gouvernement, proposez des états généraux sur le financement de l'éducation au Québec en assurant à la population que tout sera sur la table, y compris les options de la gratuité et de la hausse des frais. Ce faisant, vous accepteriez de surseoir, pour le temps des travaux, au dégel des frais de scolarité. Au terme de ce débat public élargi sur les enjeux de fond (et de fonds), votre gouvernement pourrait accepter de reconsidérer sa position si la démonstration était faite que d'autres solutions de financement et d'orientations politiques relative à l'éducation sont souhaitables et viables.

Cette approche vous permettrait une discussion non pas avec trois groupes de pression (étudiants), mais avec toutes les forces vives ayant des intérêts et des solutions par rapport à l'éducation. Notez qu'en raison de la participation citoyenne actuelle, le moment serait des plus favorables pour tenir de tels états généraux.


Jean-Pierre Charest - Consultant en gestion des ressources humaines, le 26 avril 2012

  • jean beauregard - Abonné 27 avril 2012 08 h 49

    Pourquoi pas des états généraux élargis

    Le malaise étudiant est directement relié à la corruption que l'on a retrouvé au Québec. Il faut aussi se rappeler que nous supportons une immense dette en plus. Enfin, nous n'avons toujours pas signé la nouvelle constitution canadienne. Etc et etc.
    Pourquoi pas des Etats généraux sur le rôle de l'état? Il faut repenser le Québec.

    Je suggère des Etats généraux généraux.

  • PIELCHAT - Inscrit 27 avril 2012 08 h 51

    Consensus versus Programme politique

    Monsieur Charest, une société ne peut pas se gérer par consensus et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il y a plusieurs partis politiques qui proposent des programmes différents. Il est impossible de gérer par consensus, très souvent d’ailleurs, ces partis sont élus sans majorité absolue.

    Québec solidaire est le seul parti à accepter le principe de la gratuité pour l’éducation supérieure. Les trois autres partis se sont prononcés pour des augmentations, incluant le PQ, ce qui veut dire qu’au prochaine élection, il y a peu de chance que le parti élu n’impose pas d’augmentations.

    Un parti élu doit prendre des décisions souvent impopulaires comme la Grèce et l’Italie l’ont fait récemment. D’ailleurs, sii ces deux pays n’étaient pas allés de l’avant avec des coupures drastiques, ces pays auraient fait faillite. Lorsqu’un pays fait faillite, ce ne sont jamais les riches qui souffrent le plus mais les plus pauvres et les démunis de la société !

    Pierre Fournier

    • jean beauregard - Abonné 27 avril 2012 09 h 05

      Bonjour M. Fournier, gérer par Consensus c'est plutôt la solution. C'est trop facile de dire qu'une majorité de 51%puisse imposer sa volonté au 49% restant. Entre 0 et 1, il y a une infinité de positions: 0,1 ou 0,2, 0,8 ou 0,9 etc. Donc il existe une position entre les deux extrêmes satisfaisant les deux parties et ce n'est pas toujours nécessairement au milieu. Il s'agit juste de prendre le temps et de faire des contre-offres à l'autre en pensant que l'autre partie a aussi le droit d'exister. Qu'en pensez-vous?

  • Simon Beaudoin - Inscrit 27 avril 2012 09 h 03

    Oui, mais attention à ne pas les rendre avantageux pour une option ou l'autre

    Il me semble évident que le gouvernement ne peut pas persister dans sa voie actuelle, à moins de vouloir d'une grève qui durerait tout l'été. Des états généraux sur l'éducation post-secondaire abordant tous les sujets qui ont été effleurés lors de cette crise seraient l'équivalent d'un médiation à la puissance 1000. Ça permettrait de confronter directement les arguments des uns et des autres, la vision sociétale de chacun.

    Cependant, tant le maintien de la hausse qu'un moratoire sur cette dernière risqueraient de bloquer la situation dans un sens ou dans l'autre. Un moratoire serait vu comme l'abandon de son option par le gouvernement, un maintien de la hausse transformeraient les états généraux réclamés en opération de relation publique dans lesquelles le gouvernement n'aurait rien à perdre.

    Une solution inventive pourrait être de maintenir la hausse, mais de la lier rétroactivement avec ces états généraux. En bref, si on décidait à l'issue de cette consultation de maintenir intégralement la hausse des frais de scolarité, il n'y aurait pas de changement par rapport au plan déjà adopté. Si on décidait de l'annuler, on remboursement 325$ à tous les étudiants ayant payé leur session d'automne. De tels états généraux pourraient donc se tenir dans un cadre dans lequel faire traîner les négociations ou être de mauvaise foi n'amènerait rien à aucun des partisans de l'une ou l'autre des solutions.

  • J Mill - Abonnée 27 avril 2012 09 h 44

    Pétition pour un moratoire et États généraux

    Si vous appuyez la proposition faite par l'auteur de cette lettre, signez la pétition officielle:
    https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-2801/index.html#Conditions