Lettres - Rectificatif de l'UdeM

Dans une nouvelle lettre au Devoir, des professeurs de l'Université de Montréal contestent la gestion de leur université. Il importe de rectifier certains faits.

Premièrement, l'UdeM, en vendant le 1420, Mont-Royal, récupérera toutes les sommes qu'elle y a investies en achat et en rénovation et celles qu'elle aurait eues à dépenser en frais de location et installation pour loger les unités qui y sont depuis huit ans. Au total, il s'agit de 35 millions de dollars et non pas de 40 millions.

Deuxièmement, il n'a jamais été question pour l'UdeM de se départir du pavillon de la Faculté de musique et de la salle Claude-Champagne. Le plan directeur des espaces de l'UdeM, finalisé et approuvé par toutes les instances en 2008, envisage, comme un scénario à long terme, l'aménagement de la Faculté de musique sur le futur campus à Outremont. L'UdeM donnera par la suite une nouvelle vocation au pavillon qui abrite actuellement la Faculté de musique.

Troisièmement, le projet à Outremont vise, dans une première phase, la revitalisation d'une ancienne friche industrielle. C'est pour cette raison que les trois ordres de gouvernements investiront ensemble les 120 millions de dollars nécessaires à la restauration du terrain (décontamination, construction de rues, d'égouts, d'aqueduc, etc.). Utiliser ces subventions pour d'autres fins que celles qui ont été convenues n'est tout simplement pas possible.

D'autre part, les investissements requis pour dessiner un nouveau quartier, y compris des rues, des parcs et des logements, ne sont pas du ressort de l'université. Bref, quand on parle des coûts du projet de l'UdeM à Outremont, il faut distinguer les sommes requises pour la restauration du site (120 millions), la construction d'un pavillon de sciences et de services (350 millions) et l'ensemble des investissements publics et privés qui pourront éventuellement y avoir été faits pendant une vingtaine d'années pour construire un nouveau quartier résidentiel et universitaire.

***

Sophie Langlois - Directrice principale, Bureau des communications et des relations publiques de l'Université de Montréal, le 2 mars 2012
3 commentaires
  • camelot - Inscrit 3 mars 2012 13 h 44

    La conclusion reste la même

    L'UDM se comporte en voyou du patrimoine. Elle a volé les religieuses qui ont cédé leur école à la seule condition que l'enseignement s'y poursuive. Et ce sont des milliardaires qui vont y habiter. Un lieu patrimonial, finançé par les élèves et leurs parents. Dégoûtante l'UDM.

  • Roland Berger - Inscrit 3 mars 2012 23 h 40

    Un jupon qui dépasse

    D'abord : « Troisièmement, le projet à Outremont vise, dans une première phase, la revitalisation d'une ancienne friche industrielle. » Ensuite : « D'autre part, les investissements requis pour dessiner un nouveau quartier, y compris des rues, des parcs et des logements, ne sont pas du ressort de l'université. » La prose de Sophie Langlois, directrice principale du Bureau des communications et des relations publiques de l'Université de Montréal n'est pas assez longue pour noyer la contradiction. Calée !
    Roland Berger

  • Francois Laforest - Abonné 4 mars 2012 09 h 19

    La montagne mérite une meilleure médecine monsieur le recteur et compagnie.

    Au sujet de cette participation au saccage du patrimoine, comme le dit votre responsable des communications: "Utiliser ces subventions pour d'autres fins que celles qui ont été convenues n'est tout simplement pas possible." ...mais rien ne vous oblige de dire oui !