Lettres - Maclean's... trois mois plus tard!

Si M. Patriquin, journaliste pour le magazine Maclean's, a voulu susciter un débat sur le fait que le Québec est la province la plus corrompue au Canada en illustrant son titre d'une photo du Bonhomme Carnaval de Québec en page couverture du magazine, il a commis une bourde monumentale en utilisant l'un des symboles de festivités qui incarnent à juste titre la fierté des Québécois et plus particulièrement des citoyens de la ville de Québec. Voilà pour la façade!

Là où le bât blesse davantage, en ce qui me concerne, réside dans le fait que, depuis la parution de cet article, paru dans un magazine anglophone, le sol du Québec s'est mis à trembler sous le poids de révélations de corruptions enfouies dans les antres des corridors politiques québécois, comme si les citoyens québécois s'étaient endormis depuis des siècles au rythme scandé de ces scandales! Il n'en fallait pas davantage pour que l'alarme générale sonnée du haut de la tour d'ivoire des anglophones crée la panique chez nous! Les Québécois se réveillaient brusquement grâce à la diligence de leurs voisins!

Après ce réveil brutal, l'ensemble de la classe politique du Québec est apparue soudainement grugée profondément par la gangrène de la corruption! Et, comme il fallait que nous nous défendions contre cette grave maladie, nous avons fait appel à toute une équipe de spécialistes pour la contrer! Alors, les diagnostics sont apparus, allant des allégations aux corruptions en passant par les collusions. Quelques symptômes ont permis d'identifier certaines causes de la maladie, dont l'origine et la gravité semblent encore aujourd'hui inconnues.

Sans faire preuve de minimalisme, trois mois après la parution de l'article du magazine Maclean's, je me refuse à définir le Québec comme la province la plus corrompue au Canada. Je serais plutôt porté à croire qu'elle souffre, comme tous les régimes politiques démocratiques, des libertés inhérentes conférées à leurs dirigeants dans l'exercice de leurs fonctions. Dans ce contexte, je suis persuadé que le peuple québécois a toute la clairvoyance pour pallier les risques de corruption ou de collusion sans avoir à attendre le signal d'alarme des anglophones pour réagir adéquatement!
  • Claude Laferriere - Inscrit 20 décembre 2010 02 h 27

    Les réseaux...

    Ce n'est pas la corruption qui est ici pire qu'ailleurs. C'est la façon dont elle s'est développée, en réseaux. Elle entraîne dans son sillage, politiciens, professionnels,...des institutions dans leur entièreté. Pensons à Revenu Canada, à la construction, on souligne à l'occasion les contrats informatiques du gouvernement.

    Il y a une marge entre des cas isolés et individuels de corruption et celle érigée en système. Il semble que nous soyons les champions de ce dernier, ce qui expliquerait par ailleurs, la difficulté chronique de certaines catégories de professionels d'obtenir des mandats de l'état ou de joueurs importants de l'économie...les réseaux...toujours les réseaux.

  • Jean Claude Pomerleau - Inscrit 20 décembre 2010 07 h 15

    Tous corrompus ?

    "Après ce réveil brutal, l'ensemble de la classe politique du Québec est apparue soudainement grugée profondément par la gangrène de la corruption!"

    Tous corrompu les politiciens, c'est ce que veut nous faire croire la médiacratie fédéralistes. En fait c'est le PLQ et les forces du statu quo qui sont mis en cause avec ce cancer de la corruption dont les métastases se répandent depuis des années dans l'appareil d'État et ailleurs; et non le PQ, QS et l'ADQ.

    Il ne faut confondre et se tromper de cible, C'est bien ce gouvernement qui est responsable et qu'il faut faire tomber de toute urgence.

  • Rodrigue Tremblay - Inscrit 20 décembre 2010 19 h 24

    Beaucoup de vieilles histoires

    Pensez juste à Ménard et l'enveloppe du maire de Laval! Ca remonte à 14 ans!
    C'est un peu le syndrome Nathalie Simard. Un gros cas, suivi d'un tas de vieux cas refoulés.
    Derrièrement on apprenait qu'une centaine de chefs indiens gagnaient plus que Stephen Harper. Une seule journée dans les nouvelles. Aucun suivi
    Ici,on fait tout un plat pour quelques enveloppes brunes

  • Chryst - Inscrit 27 décembre 2010 11 h 54

    Et si l’article de Maclean’s révélait autre chose ?

    La peur est-elle passée dans le camp du ROC ?

    L’article de la revue Maclean’s dénigrant le Québec, l’emprisonnement des francophones lors du G20, le retour du ni-ni français et du RIN, les déclarations de J Parizeau et de J.J. Charest respectivement sur la tenue d’un 3e référendum et sur la souveraineté; tout cela peut-il être le pur effet du hasard ?

    Michel Thibault ing. f. m. sc.