Lettres - Un droit inventé

Aux dires de M. Éric Duhaime, du Réseau Liberté-Québec (RLQ), l'accès à l'école anglaise publique serait un «droit fondamental» dont on priverait les petits Québécois francophones (Télé-Québec, 29 octobre 2010). Nulle part dans le monde on ne trouve un droit fondamental en matière de langue d'enseignement public, à commencer par le Canada. En vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, les écoles primaires et secondaires publiques de langue française des autres provinces n'accueillent que les enfants des minorités francophones.

L'un des objectifs de la droite qui souffle sur le Canada cherche à ratatiner le plus possible l'action de nos gouvernements. Mais pourquoi l'exception des écoles anglaises publiques du Québec quand on n'en a que pour l'entreprise privée? En ce domaine, au lieu de proposer les écoles passerelles aux utilisateurs-payeurs (on est libertaire ou on ne l'est pas), le RLQ invente un «droit fondamental» pour angliciser nos enfants dans les écoles publiques, leur faire tout apprendre en anglais, sauf le français, réduit à une langue seconde!
9 commentaires
  • Roger Sylvain - Inscrit 12 novembre 2010 05 h 09

    Monsieur Paillé vous avez tout faux!

    Tous les canadiens peuvent,s'ils le désirent, envoyer leurs enfants dans l'école de leur choix,qu'elles soient françaises ou anglaises. Rien ne les empêche. Nous sommes un pays bilingue après tout!
    Au Québec ce n'est pas le cas. Ici notre liberté de choisir est nulle.
    Notre choix c'est d'envoyer nos enfants à l'école française ou de déménager dans une autre province qui elle respectera notre droit de choisir.
    Roger Sylvain

  • Dumas Dominique - Inscrit 12 novembre 2010 05 h 19

    Gauche vs droite.

    Nous pouvons voir ici une différence majeure et fondamentale entre la gauche et la droite. La gauche considère que nos libertés fondamentales nous sont accordées (ou retirées) par l'État alors que pour la droite, nos libertés fondamentales nous viennent naturellement par notre statut d'humain.

    Avoir accès à une école publique anglaise, que nous payons, est une chose normale si la demande est assez forte pour qu'il y ait de telles écoles. Vous voulez, monsieur Paillé, parler de public vs privé? D'accord! Mais qu'on baisse drastiquement les impôts afin que je ne finance pas un service que je n'utilise pas en plus de financer celui que j'utilise. C'est le bout que vous semblez oublier. La droite veut en effet le principe utilisateur-payeur. Pendant ce temps, la gauche désire un non-utilisateurs et payeurs tout de même.

    Pour ce qui est de ce qui se passe supposément "partout ailleurs dans le monde", est-ce qu'il y a un autre endroit, aussi étatisé, où l'État brise autant sa promesse de bien instruire les enfants dans les écoles publiques?

  • 54lili - Inscrit 12 novembre 2010 06 h 33

    le populiste Duhaime

    qui surfe sur la vague de mécontentement finira bien par se perdre dans son miroir déformant de la réalité
    quelqu'un qui boude lorsqu'on le contredit comme lorsqu'il a passé à
    "tout le monde en parle", ne mérite pas l'attention que les médias lui accorde
    hier à la radio 95,1, il revenait encore tel Mario Dumont sur le fait que leur perte du rôle de l'opposition en 2008, c'était à cause des médias, un vrai bébé lala, ne serait-ce pas plutôt que l'ADQ voulait exclure durant 10 ans, la question nationale et du manque de fond dans leur programme à droite tous
    quand on surfe sur des vagues, faut s'attendre à prendre des bouillons, c'est ça la réalité

  • Sylvain Auclair - Abonné 12 novembre 2010 09 h 42

    Pauvres Américains...

    qui n'ont même pas le droit aux écoles françaises payées par l'État.

  • Maurice Arbour - Inscrit 12 novembre 2010 10 h 16

    Les âneries de la droite à gogo

    M.Paillé a strictement raison: nulle part dans le monde on ne trouve un droit fondamental en matière de langue d'enseignement public, à commencer par le Canada.Il n'y a que les colonisés d'ici, une espèce qu'on pensait disparue, pour invoquer le libre choix et les libertés fondamentales et tout le tralala lalaire chanté par tout ceux et celles qui n'ont à rien à faire de la langue française.