Aller de l’avant et ne laisser personne derrière

«Les progressistes indépendantistes ont la tâche constante de démontrer que le projet souverainiste du Québec n’est pas un projet ethnique, mais un projet politique inclusif et émancipateur», notent les auteurs.
Photo: Jacques Grenier Le Devoir «Les progressistes indépendantistes ont la tâche constante de démontrer que le projet souverainiste du Québec n’est pas un projet ethnique, mais un projet politique inclusif et émancipateur», notent les auteurs.

Les derniers mois ont été tumultueux dans le mouvement indépendantiste québécois. Il n’est certes pas nouveau que les discussions soient vives entre groupes et partis indépendantistes, mais, récemment, ces débats d’idées se sont trop souvent transformés, de part et d’autre, en affrontements purement partisans. Pour donner le goût du pays à nos concitoyens, nous devons faire mieux.

 

Pourtant, loin d’être périmé, le principe d’autodétermination des peuples est d’une actualité criante. Ainsi, à l’heure où le premier ministre Philippe Couillard, avant d’avoir procédé à une quelconque forme de consultation du peuple québécois, se lance dans une campagne de relations publiques pancanadienne afin de promouvoir la relance de discussions constitutionnelles, notre volonté de faire l’indépendance de façon démocratique doit résonner plus fort que jamais. Plus largement, alors que les accords de libre-échange et les lois de la mondialisation néolibérale corsettent de plus en plus étroitement la souveraineté des États, l’idée selon laquelle les peuples doivent décider démocratiquement de leur destin est d’une pertinence renouvelée. De l’Écosse à la Catalogne, les luttes pour l’autodétermination n’ont donc pas fini d’animer les démocraties.

 

Montée de l’intolérance

 

Or ces mouvements doivent aujourd’hui composer avec l’indéniable montée de l’intolérance. Des deux côtés de l’Atlantique, les personnes racisées et issues de l’immigration sont désignées comme boucs émissaires par des forces politiques démagogues qui, combinant nostalgie nationaliste et mythologie patriotique, s’appuient sur l’insécurité économique et sociale pour créer des divisions entre « vraie » et « fausse » citoyenneté. Le Québec et le Canada n’échappent pas à cette conjoncture : la montée de groupes d’extrême droite qui s’improvisent défenseurs de l’identité nationale, l’attentat à la grande mosquée de Sainte-Foy et la récente augmentation des crimes haineux observée sont autant de signes qui nous rappellent que nous ne sommes pas à l’abri.

 

Ces faits exigent un examen de conscience de la part de toutes les formations politiques, et les forces indépendantistes québécoises ne font pas exception. Elles ont même un devoir d’exemplarité. Plus que jamais, Québec solidaire affirme clairement ses intentions : dans notre volonté de faire du Québec un pays, nous ne laisserons personne derrière. Notre volonté à lutter contre la discrimination et le racisme systémique, présents au Québec comme ailleurs, n’a rien de l’autoflagellation : elle est au contraire un indicateur de notre maturité politique, de notre capacité à prendre la pleine mesure des défis du Québec. D’un point de vue politique, il s’agit de la seule position responsable. D’un point de vue stratégique, cela représente le seul moyen de débloquer le cul-de-sac actuel. Seule une stratégie inclusive et radicalement démocratique pourra, à notre avis, relancer la marche du peuple québécois vers son indépendance, et ce, dans un dialogue égalitaire avec les peuples autochtones.

 

En cette Fête nationale, nous souhaitons rappeler que, quelles que soient nos opinions sur les exigences de laïcité de l’État et de la défense de l’identité politique, linguistique et culturelle du Québec, les progressistes indépendantistes ont la tâche constante de démontrer que le projet souverainiste du Québec n’est pas un projet ethnique, mais un projet politique inclusif et émancipateur, où tous les citoyens sont égaux en libertés, en droits et en responsabilités. Le rejet de toutes politiques tablant sur les ressentiments et les peurs d’autrui doit constituer le socle de notre projet de pays. Allons de l’avant et ne laissons personne derrière.

35 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 24 juin 2017 05 h 37

    L'ouverture doit se faire des deux côtés!

    Je suis d'accord avec vous «que les accords de libre-échange et les lois de la mondialisation néolibérale corsètent de plus en plus étroitement la souveraineté des États, l’idée selon laquelle les peuples doivent décider démocratiquement de leur destin est d’une pertinence renouvelée.»
    Par contre, je ne suis pas d'accord qu'il faut s’ouvrir à l'intégrisme et à l'extrémisme religieux. Au contraire, il faut combattre cet endoctrinement religieux qui empêche les adeptes à s'ouvrir à la société dans laquelle ils vivent. On ne veut pas d'une nation dans une nation, ce qu'on a vu naitre en Angleterre à cause du laxisme envers les intégristes et où les Frères musulmans ont trouvé refuge.
    Plusieurs intellectuels de bonne foi, incluant Salman Rushdie, ont écrit récemment dans ce même journal, que l'intégrisme ne conduit pas à l'intégration. L'intégrisme conduit à l'aliénation. La laïcité n'est pas une question identitaire. Il y' a des valeurs universelles dont il faut s'inspirer et y adhérer. L'ouverture doit se faire des deux côtés.

    • Pierre Desautels - Abonné 24 juin 2017 11 h 51

      "Par contre, je ne suis pas d'accord qu'il faut s’ouvrir à l'intégrisme et à l'extrémisme religieux."

      Il n'est pas écrit dans ce texte, ni ailleurs, qu'il faut s'ouvrir à l'intégrisme et à l'extrémisme religieux. Il ne sert à rien d'exagérer, tout de même.

    • Pierre Fortin - Abonné 24 juin 2017 12 h 36

      Madame Alexan,

      Nous n'en serions probablement pas là si, lors de la séparation effective de l'Église et de l'État à la Révolution tranquille, nous avions consigné dans une loi le principe de la laïcité de l'État du Québec.

      La chose aurait été claire pour tout le monde, y compris les nouveaux arrivants qui auraient su à quoi s'en tenir dès le départ et qui n'auraient pas été moins bienvenus pour autant.

      Alors, plutôt que d'attendre des partis politiques qui protègent leur clientèle qu'ils nous " patentent " un arrangement qui ne heurtera personne, chose quasi impossible, pourquoi ne pas demander à la population ce qu'elle en pense et ce qu'elle attend ?

      Monsieur Desautels, vous écrivez « Il n'est pas écrit dans ce texte, ni ailleurs, qu'il faut s'ouvrir à l'intégrisme et à l'extrémisme religieux. Il ne sert à rien d'exagérer, tout de même. » et je suis bien d'accord avec vous sur le fond.

      Mais alors, pourquoi et à qui adresse-t-on ce discours : « En cette Fête nationale, nous souhaitons rappeler que, quelles que soient nos opinions sur les exigences de laïcité de l’État et de la défense de l’identité politique, linguistique et culturelle du Québec, les progressistes indépendantistes ont la tâche constante de démontrer que le projet souverainiste du Québec n’est pas un projet ethnique, mais un projet politique inclusif et émancipateur, où tous les citoyens sont égaux en libertés, en droits et en responsabilités. » ?

      Je doute fort que, dans l'esprit des auteurs, ce ne soient que des paroles sans signification. Professe-ton ainsi une évidence inutile à rappeler ou bien accuse-t-on insidieusement ses adversaires d' " ethnicisme " sans avoir le courage de le dire clairement ?

    • André Joyal - Abonné 24 juin 2017 21 h 38

      @ Bien d'accord, à nouveau, avec vous Mme Alexan.
      Il faudrait que les nouveaux arrivants qui s'amènent avec leur religion, quelle qu'elle soit, évitent le prosélytisme. Ils peuvent faire le nombre de prières qu'ils veulent et s'imposer tous le sacrifices,mais pas dans l'espace public qui doit être laïc. La religion doit se pratiquer à la maison ou dans des édifices dédiés à cet effet. Aucune religion ne doit imposer sa présence au peuple qui accueille.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 24 juin 2017 22 h 52

      Après une petite introduction, Mme Massé et M.Nadeau-Dubois enchaine avec leur sempiternel '' Montée de l’intolérance ''.

      Ces gens répètent sans cesse ceci, alors que la société québécoise est réputée pour son accueil et sa tolérance.

      À force de dire aux québécois qu'ils sont intolérants, certains vont commencer à le croire et se culpabiliser. Le '' mentez et mentez il en restera toujours quelque chose '' est leur dada favorite.

    • Pierre Desautels - Abonné 25 juin 2017 11 h 16

      @Jean-Guy Mailhot

      Nulle part dans ce texte, il n'est mentionné que les Québécois sont intolérants. Il y a une marge entre parler d'intolérance dans le monde et au Canada et désigner un groupe de citoyens comme étant intolérants. Ne pas faire la différence relève de la mauvaise foi.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 25 juin 2017 15 h 06

      À Pierre Désautels.

      Si c'est un si petit groupe que Mme Massé et M. Nadeau-Dubois voient comme intolérants, pourquoi dans un texte qui veut parler d'indépendance et de fête nationale et qui s'adresse aux québécois, ils en consacrent les deux-tiers pour parler de:

      -''intolérance''

      - ''personnes racisées et issues de l’immigration sont désignées comme boucs émissaires par des forces politiques démagogues qui, combinant nostalgie nationaliste et mythologie patriotique''

      - '' créer des divisions entre « vraie » et « fausse » citoyenneté''

      -'' la montée de groupes d’extrême droite qui s’improvisent défenseurs de l’identité nationale''

      - ''attentat à la grande mosquée de Sainte-Foy ''

      - '' Notre volonté à lutter contre la discrimination et le racisme systémique, présents au Québec comme ailleurs''

      - '' le projet souverainiste du Québec n’est pas un projet ethnique''

      - '' Le rejet de toutes politiques tablant sur les ressentiments et les peurs d’autrui doit constituer le socle de notre projet de pays''

      ---------------------------------------
      Quand tu souhaites bonne fête à quelqu'un et que tu lui nommes tous les travers moraux et éthiques qui l'accablent...TSÉ LÀ ça manque de subtilité.

      Facile se savoir qui est attaqué et qui on veut surprotéger dans ce texte.

    • Pierre Desautels - Abonné 25 juin 2017 19 h 26


      @Pierre Fortin

      "Nous n'en serions probablement pas là si, lors de la séparation effective de l'Église et de l'État à la Révolution tranquille, nous avions consigné dans une loi le principe de la laïcité de l'État du Québec."

      Justement, c'est l'absence de loi qui a contribué au fait que la plupart des communautés religieuses québécoises ont graduellement délaissé le port du voile religieux. Ces communautés l'ont délaissé d'elles-mêmes, sous la pression populaire, bien sûr, mais une loi aurait eu l'effet contraire, comme toutes les lois qui visent une communauté en particulier.

    • Pierre Desautels - Abonné 25 juin 2017 20 h 06

      @Jean-Guy Mailhot

      "Facile se savoir qui est attaqué et qui on veut surprotéger dans ce texte."

      La partisanerie peut parfois aveugler. Les auteurs du texte, n'ont fait que démontrer, dans une partie de leur argumentation, la montée de l'intolérance dans le monde et ici aussi, ce qui est un fait, en passant. Mais, en aucun moment, ils ne portent de jugement sur l'ensemble d'une population. Vos sous-entendus ne peuvent être une base d'arguments solides.

      Vous croyez vraiment que Gabriel Nadeau-Dubois, Manon Massé et Nika Deslauriers pensent que les Québécois sont intolérants? Doutez-vous qu'ils soient des Québécois à part entière?

    • Pierre Fortin - Abonné 25 juin 2017 20 h 41

      Monsieur Desautels,

      Pour l'avoir vécu, je crois que nous avons pas consigné dans une loi le principe de laïcité de l'État du Québec parce que le principe et l'exercice du libre arbitre étaient enfin reconnus comme un droit naturel dans notre évolution, lors de ces années, et que nous n'en avions pas besoin.

      Je ne prétends pas qu'il nous faut une loi pour contraindre, mais une affirmation de la société que nous sommes et dans laquelle il n'est pas question de retourner aux dictats de quelque idéologie que ce soit. Nous avons déjà rejeté cette voie.

      Dans un sain processus d'immigration et d'intégration, il me semble que le peuple d'accueil a un devoir de tolérance envers les mœurs et usages des nouveaux arrivants — et les expériences antérieures ici ont été un succès — et que ceux-ci ont un devoir d'adaptation à leur nouvelle société. Je ne crois pas qu'on respecte aujourd'hui toutes les conditions qui permettent d'assurer ce délicat équilibre.

      Il y a depuis quelque temps de véritables irritants pour les uns et les autres et nous nous entêtons à regarder ailleurs. Comment voulez-vous que les néo-québécois s'intègrent à nous s'ils ne savent pas qui nous sommes, à qui ils ont à faire ?

      Simple question d'affirmation de soi ! mais, chez nous et à l'encontre de partout ailleurs, ça ne semble pas aller de soi.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 26 juin 2017 08 h 45

      À Pierre Désautels.

      Votre première question: '' Vous croyez vraiment que Gabriel Nadeau-Dubois, Manon Massé et Nika Deslauriers pensent que les Québécois sont intolérants?''

      Je crois vraiment qu'ils pensent qu'un important groupe de québécois est intolérant. Sinon pourquoi reviendraient-ils si souvent sur le sujet?

      Sinon pourquoi leur collègue Françoise David aurait-elle présentée à l'Assemblée nationale en 2015 une motion condamnant l'ISLAMOPHOBIE au Québec. Tous les députés ont évidemment voté pour, ça va de soi pour tout le monde. Qui est contre la vertu.

      Sinon pourquoi en 2016, leur collègue Amir Khadir dépose à l'Assemblée nationale une pétition pour qu'il y ait une commission de consultation sur le racisme SYSTÉMIQUE au Québec.

      Sinon pourquoi la membre du COMITÉ ANTIRACISTE de QS Dalila Awada lors du congrès de Q.S. en mai 2017 a affirmé, sans se faire contredire lors de cette réunion, que:

      '' Le parti politique dirigé par Jean-François Lisée « porte en lui ces deux bêtes » : « le néolibéralisme » et « le RACISME ». « Pour les communautés racisées au Québec, l’ennemi est double », avait-elle déclaré durant le débat ''.
      ( Le Devoir 23 mai 2017 )

      Votre deuxième question: ''Doutez-vous qu'ils soient des Québécois à part entière?''

      Expliquez-moi c'est quoi un québécois qui ne l'est pas à part entière. Pour moi sont québécois à part entière:

      - Manon Massé comme Philippe Couillard, François Legault ou Jean-François Lisée.
      - Jean Charest et Gabriel Nadeau-Dubois.
      - René Lévesque et Pierre-Elliott Trudeau.
      - Djemila Benhabib et Dalila Awada.
      - Et les 8 millions d'autres québécois.

      Vous dites qu'il y a une '' montée de l'intolérance dans le monde et ICI aussi, ce qui est un fait, en passant ''. Croyez-vous qu'il y a autant d'intolérance venant du francophone que des personnes que certains appellent ''les communautés racisées''?

      Qu'est-ce qui provoque une montée de l'intolérance au niveau mondial?

    • Pierre Desautels - Abonné 26 juin 2017 11 h 48

      @Jean-Guy Mailhot.

      Si tous les partis ont voté pour la motion condamnant l'islamophobie, c'est qu'elle existe vraiment au Québec, même si c'est le fait d'une infime minorité. Le PQ était-il d'accord, ou non? Personne ne les a forcés à voter pour la motion.

      Et quant au PQ, je vous invite à lire les vingt propositions publiées en février, dont : "Axe 3 : Intégrer, c'est lutter fermement contre le racisme et la discrimination". Est-ce que cela impliquait que les Québécois sont racistes?

      Si les Québécois sont capables de débattre de laïcité, parce qu'il existe des problèmes réels, nous sommes aussi capables de parler de racisme, de discrimination, systémiques ou non, sans nous sentir attaqués, à moins d'avoir l'épiderme trop sensible.

    • Pierre Fortin - Abonné 26 juin 2017 14 h 41

      Monsieur Desautels,

      Dans votre réponse à M. Mailhot vous affirmez « Si tous les partis ont voté pour la motion condamnant l'islamophobie, c'est qu'elle existe vraiment au Québec ... »

      Permettez-moi de vous contredire car, si tous les partis ont voté pour cette motion, c'est seulement qu'ils sont convaincus que l'islamophobie existe; ce n'est pas la même chose. Mais une conviction n'est pas une preuve de l'existence d'un phénomène, surtout quand on n'en a jamais fait la démonstration et que cette conviction est accentuée par le fait qu'on en a fait un outil de propagande partisane.

      Bien sûr qu'il y a eu des actes d'agression inacceptables commis contre des musulmans et cela doit cesser, mais tant que nous n'aurons pas un juste portrait de la situation, évitons d'enflammer les esprits en prétendant qu'il s'agit d'une dérive à l'échelle nationale devant faire l'objet d'une motion à l'Assemblée nationale.

      Et dites-moi, que serait-il arrivé à quelqu'un qui aurait refusé de voter cette motion piégée, l'aurait-on accusé de promouvoir l'islamophobie ?

    • Pierre Desautels - Abonné 26 juin 2017 15 h 20


      @Pierre Fortin

      Vous pouvez nier que l'islamophobie existe, c'est votre droit. Mais c'est un phénomène mondial, pas juste québécois. Ce n'était pas une motion piégée et les députés avaient parfaitement le droit de voter contre, sans se faire accuser d'islamophobie. Une motion semblable a été adoptée au fédéral, une minorité de députés a voté contre et non, ils ne se sont pas fait accuser de promouvoir l'slamophobie.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 26 juin 2017 21 h 21

      ''Vous pouvez nier que l'islamophobie existe, c'est votre droit.'' ( Pierre Desautels ).

      M. Fortin n'a jamais dit ça il a bien clairement dit ''que l'islamophobie existe''. Mentez encore il en restera bien quelque chose.

      '' Ce n'était pas une motion piégée et les députés avaient parfaitement le droit de voter contre, sans se faire accuser d'islamophobie''. ( Pierre Désautels ).

      Arrêtez donc monsieur de jouer sur les mots et de véhiculer des faussetés. On sait bien que si quelqu'un avait voté contre la motion de Québec Solidaire il se serait fait traiter d'islamophobe voyons donc.

      De toute façon tous les députés étaient appuyaient la motion dénoncant l'islamophobie comme tous les députés seraient pour une motion pour dire que la tarte aux pommes est bonne.

      ''Une motion semblable a été adoptée au fédéral, une minorité de députés a voté contre et non, ils ne se sont pas fait accuser de promouvoir l'slamophobie''. ( Pierre Desautels ).

      Encore une fausseté. Mentez il en restera bien quelque chose.

      À Ottawa il n'y a aucun parti de gauche pour taper sur le clou de l'islamophobie ni aucun parti d'extrême droite, et pourtant ça a brassé sur une pareille motion. Alors le Québec parlementaire est bien tolérant.

      La motion 103 présentée par la députée musulmane Iqra Khalid a fait l'objet de débats acrimonieux à la Chambre des Communes, ses opposants accusant ses partisans de vouloir limiter la liberté d'expression et même de vouloir approuver la charia au Canada.

      Les libéraux et les conservateurs se sont mutuellement accusés de profiter de la montée des préjudices et des crimes haineux à l'endroit des musulmans pour jouer à la « petite politique ».

      Les opposants conservateurs soutenaient que le mot « islamophobie » était trop vague et pouvait inclure toute forme de critique contre l'islam.

      Des tensions ont éclaté samedi sur la place Churchill square à Edmonton où se tenaient des manifestations pro et anti-motion 103. Une personne a été menotté

    • Pierre Fortin - Abonné 26 juin 2017 21 h 26

      Monsieur Desautels, ce n'est pas un question de droit que de croire ou pas que l'islamophobie existe. Il faudrait seulement et minimalement en faire la démonstration plutôt que d'enflammer les esprits pour se donner bonne conscience.

  • Jean Lapointe - Abonné 24 juin 2017 08 h 27

    Encore un sermon.

    «Ces faits exigent un examen de conscience de la part de toutes les formations politiques, et les forces indépendantistes québécoises ne font pas exception. Elles ont même un devoir d’exemplarité.»

    On voit bien que ces gens-là pensent avoir le monopole de la vertu. Et ils se permettent donc sans complexe de donner des leçons de morale à ceux qui ne sont pas de leur avis comme si eux détenaient la vérité

    Y en marre de ces prétentieux qui se pensent toujours plus fins que les autres.

    Un peu plus de modestie de leur part serait éminemment souhaitable mais c'est sans doute trop attendre d'eux. Ils me font penser à nos anciens évêques. Ils font des sermons.

    Misère.

    • Ève Marie Langevin - Abonnée 24 juin 2017 12 h 09

      Et vous monsieur, doit-on supposer que vous ne nous faites pas sermon sur le «sermon» ? Exprimer une opinion donne toujours une impression de sermon...

      Mais je suppose que certaines tournures de phrases où on prend conscience de notre subjectivité, de notre incapacité à voir la vérité entière, avec par exemple des marqueurs d'opinion comme «Je pense que..., j'ai l'impression que...», etc. ou en faisant montre de nos propres doutes... pourrait faciliter la communication ?

    • Jean-François Trottier - Abonné 26 juin 2017 08 h 35

      Mme Langevin,
      les accusations au messager sont des sophismes très utilisés par la gauche rigide. Quand on n'a que des slogans en guise d'arguments, hein...

      Je ne connais pas M. Lapointe, ni son trajet de vie, et c'est tant mieux. Il a une vie privée et se passera très bien de vos attaques pour le moins vaines. Il critique une personne connue lui, et encore met-il des gants dont vous avez oublié l'usage.

      Par contre je connais un peu GND parce qu'il a choisi d'être connu, contrairement à M. Lapointe, et donc s'est mis en position d'être critiqué. Dans son cas, son trajet parle pour lui et, mis à part ses talents d'organisateur hors-pair, pas tellement en sa faveur en ce sens que ce parcours est bef et l'auteur condamnant et tranchant, comme dans exclure et couper. Il est le bon et les autres les méchants, hein...

      On est loin de René Lévesque qui ne s'est jamais gêné pour se critiquer lui-même en public, ni de critiquer son propre parti quand il était en désaccord. Disons, aux antipodes ?
      J'ai nommé Lévesque. J'ai vu Parizeau, Laurin, Payette, Lazure et bien d'autres en faire autant. Le plus jeune de l'époque, Choron, n'était pas en reste, au contraire.
      La "belle" unanimité de QS pue.

      M. Lapointe aussi a des doutes et c'est tout en son honneur.
      Vous, jamais ? Si c'est le cas, vous souffrez d'une grave maladie politique, mais c'est votre affaire, hein. Je ne vous connais pas non plus. Disons que vous êtes en bonne compagnie du point de vue des belles assurances et des "lendemains qui chantent". ioupi.

      Pour ma part, sur le sujet précis de QS je n'ai plus aucun doute.
      J'ai lu et relu le programme, lu et relu les déclarations des porte-parole, construit un portrait général de ce non-parti selon mon expérience de (très) vieux social-démocrate, et je condamne carrément.

      Aussi raide que votre propre manque de doute.

  • Jean-François Trottier - Abonné 24 juin 2017 09 h 25

    Ne laisser personne derrière ? Allô!

    ...pour ma part, je tombe sur le mien, de derrière.

    Madame Massé, on vous a demandé de condamner totalement les accusations de racisme entendues lors du débat sur la convergence.
    On ne vous pas même pas demandé de condamner des gens, mais des accusations radicales, extrêmes et maladives. Est-ce exclusion ou jésuitisme de votre part ?

    Que laissez vous derrière vous ?

    Monsieur Nadeau-Dubois, votre entrée fracassante et si bien orchestrée en politique, qui a culminé en accusation de traîtrise envers des gens qui ont GAGNÉ le référendum mais se le sont fait voler, puis qui ont accepté le résultat uniquement pour ne pas mettre le feu aux poudres, vous ne l'avez pas encore ravalée.
    La question vous semblera bizarre, et pourtant ellle sonne aussi bien que vos niaiseries : que faites-vous de votre "derrière" ?

    Vous laissez derrière vous des comportements radicalement stupides, extrêmement anti-inclusifs, et j'ai encore assez de mots tendancieux pour vous mettre les vôtres au visage, au besoin.

    Votre utilisation répététitive et mensongère du mot "inclusion". Lisez votre propre programme et imaginez-le en action, c'est assez pour avoir honte! Tuer l'économie sans la remplacer. C'est ça, cette farce.

    Votre façon de vous ranger derrière le vote tout-puissant de vos membres. Personne ne peut être d'accord sur tout, tout le temps. Êtes-vous des robots ?

    Ou pire, des "porte-parole" ? Cette immense farce a assez duré.

    M. Nadeau-Dubois, vous prétendez vouloir prendre le pouvoir. Alors je suppose que vous savez comment la responsabilité personnelle du politicien est essentielle.

    Le statut de porte-parole est un déni de politique et d'honnêteté. Dénoncez et agissez immédiatement ou bien... restez ce que vous êtes : un génial petit technicien du marketing.

    Alors, les bonnes paroles dont vous beurrez cette lettre, hein... Vous faites du Couillardisme dont je me demande encore jusqu'a quel point il est servile chez vous : beaucoup, ou totalement ?

  • Gilles Théberge - Abonné 24 juin 2017 09 h 43

    Est-ce que vraiment quelqu'un peut être contre ça...?

    Quelqu'un n'aime pas la tarte aux pommes dans la salle?

  • Marc Therrien - Abonné 24 juin 2017 11 h 04

    Et qui nous aime, nous suive


    En ce qui me concerne, vous pouvez me laissez derrière, pas parce que je n’aime pas vos idées, mais plutôt parce que je saisis mal l’intention de ce texte déclamatoire avant d’être déclaratoire.

    S’agit-il d’une ébauche de l’énoncé de mission du futur pays indépendant du Québec Solidaire auquel vous aspirez à nous mener vous-mêmes? Ou s’agit-il d’une leçon et des devoirs sur le progressisme indépendantiste que vous transmettez généreusement au PQ afin qu’il améliore son projet souverainiste pour que vous ayez envie de continuer à vivre dans le Pays Québécois qu’il propose et même, pour que vous puissiez voter « oui » au prochain référendum qu’il pourrait organiser s’il prenait le pouvoir?

    Votre intention est-elle d’aider le PQ à se surpasser avec l’aide de vos apports idéologiques ou plutôt de le supplanter parce que vous jugez qu’il a fait son temps et que le vôtre est maintenant venu?

    Marc Therrien