QS refuse le scénario catastrophe de la réélection inévitable des libéraux

Québec solidaire a deux nouveaux porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Québec solidaire a deux nouveaux porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé.

Lors de notre congrès chargé, mais galvanisant, les membres de Québec solidaire ont pris des décisions importantes. Le programme de notre parti est maintenant complété, nous avons deux nouveaux porte-parole qui ont le vent dans les voiles, nous avons choisi d’entreprendre des négociations en vue d’une fusion avec Option nationale.

 

Bien sûr, beaucoup d’encre a coulé sur la question brûlante visant certains des pactes électoraux avec le Parti québécois. Les discussions sur cette question ont été intenses, nos membres en ont débattu durant plusieurs mois, à plusieurs occasions, dans différentes instances. C’est donc à l’issue d’une réflexion bien mûre que nous avons choisi d’avoir confiance en nos moyens et d’offrir la chance à tous les Québécois et Québécoises de voter pour Québec solidaire. Nous avons refusé de nous laisser décourager par les scénarios catastrophes et hâtifs qui prophétisent la réélection inévitable du Parti libéral sans pactes électoraux. Nous avons l’ambition de prouver qu’ils ont tort.

 

C’est aussi dans cette optique que nous souhaitons aborder la question de l’indépendance du Québec. C’est donc avec optimisme que nous entrevoyons la suite des travaux avec la société civile et les partis politiques souverainistes, et ce, malgré le tumulte des derniers jours. Nous sommes d’avis qu’il ne fallait pas mélanger la question de pactes électoraux pour 2018 et la question de la mécanique d’accession à l’indépendance. Oui, nous avons fait le choix de présenter des candidates et candidats solidaires dans tous les comtés en 2018. Mais cette décision n’entre pas en contradiction avec la poursuite des travaux sur la feuille de route pour l’indépendance. Nous avons cependant conscience que cette décision a pu décevoir les autres partis à la table du OUI Québec. C’est pourquoi nous jugeons, comme la présidente du OUI Québec, Mme Claudette Carbonneau, qu’une mise sur la glace des discussions est une bonne chose pour le moment.

 

Place à la collaboration

 

Par ailleurs, nous tenons à réaffirmer que nous continuerons à collaborer aux travaux du OUI Québec au moment opportun. La collaboration de différents politiques sur des enjeux qui les rassemblent est tout à fait souhaitable. Nous en sortirons toutes et tous plus forts. C’est d’ailleurs le cas sur la question du mode de scrutin proportionnel pour lequel tous les partis sauf le Parti libéral du Québec se sont entendus grâce à l’initiative du Mouvement démocratie nouvelle.

 

Comme ce fut le cas pour la réforme du mode de scrutin, nous sommes ravis du ralliement du mouvement social et des autres partis derrière notre projet. Dans le cas de l’indépendance, c’est l’assemblée constituante comme mode d’accession au pays qui fait maintenant consensus et c’est une excellente nouvelle. Cette option que nous défendons depuis des années fait du chemin. Nous avons bon espoir que la poursuite des travaux avec le OUI Québec nous permettra de convaincre les autres partis et les mouvements indépendantistes de la société civile que nous gagnons à viser une consultation populaire large, démocratique et rassembleuse pour faire du Québec un pays.

 

C’est avec beaucoup de fierté et d’enthousiasme que nous sommes toutes et tous ressortis de ce grand congrès. Et c’est sans naïveté que nous nous attelons à la tâche colossale qui nous attend : celle de rallier le plus de gens possible à notre projet de pays. Nous ne ménagerons aucun effort pour faire connaître nos positions, notre programme et pour convaincre le Québec que notre ambition de changement est à portée de main. Fort de plus de dix ans sur le terrain politique, nous avons confiance que des centaines de milliers de personnes partagent notre vision d’un Québec indépendant plus juste et plus vert.

 

Cette confiance réaffirmée en notre parti, nous voulons la partager avec tout le Québec. Nous voulons que la population reprenne possession de ses pouvoirs et de sa démocratie. Nous voulons que, comme nous, les Québécoises et les Québécois puissent sans complexe revendiquer ce qui leur est dû : un système de santé et d’éducation gratuit et de qualité, une économie au service des gens, des conditions de vie et de travail décentes, un environnement sain, une démocratie qui fonctionne. Nous voulons que ceux et celles qui croient en un Québec meilleur se donnent le droit d’y croire et de travailler avec nous à ce qu’il devienne réalité. Nous n’avons pas à avoir honte de nos revendications légitimes, de nos aspirations réalisables, de notre option politique. L’élection d’un gouvernement de gauche au Québec est non seulement souhaitable, mais elle est surtout possible et elle sera profitable pour ses citoyens et citoyennes.

  • Robert Lauzon - Abonné 26 mai 2017 06 h 03

    QS perd sa crédibilé indépendantistes

    Si on en croit le sondage paru cette fin de semaine, Il y aurait chez QS 87% des membres qui souhaitaient une alliance stratégique pour libérer le Québec des destructeurs de Peuple que sont les PLQuistes. Près de 9/10 avaient l'intention de tendre la main pour faire avancer la cause de l'Indépendance grâce à une coalition de tous les partis voués à cette noble cause.

    QS qui pourtant avait déjà formellement accepté l'entente concoctée collectivement sous l'égide du OUI-Québec renie maintenant ses propres mandataires dont un de ses porte-paroles.

    Le consensus est à refaire. Des années de discussions souvent très constructives mises à la poubelle. Cette démarche prometteuse sabotée au ban de la partisanerie aveugle et insensée de QS.

    Le chemin vers l'Indépendance si essentielle à la survivance même du Peuple du Québec est maintenant miné par le tout p'tit nombril d'une très faible minorité d'individus parmi les membres de QS.

    Quoiqu'en disent certains mangeux de micros, QS vient de servir d'escabeau au PLQ de Couillard, ses affres et son pernicieux programme. Bravo belle job. Vous, les mangeux de micro et vos copains, venez de saboter une très belle opportunité de faire avancer le projet de société qui vous était si cher.

    J'étais membre de QS, je ne le serai jamais plus et j'invite tous vos laisser-pour-contre à opter pour un parti qui a une idéologie beaucoup moins étroite que celle de QS

    • Marie-Francine Bienvenue - Abonné 26 mai 2017 08 h 20

      ce 87% est impossible; si vous connaissez QS, vous savez qu'un congrès se prépare 6 mois à l'avance, avec consultation et re-consultation de toutes les assos du Québec et que nous organisons avant chaque congrès iune AGA où TOUS les membres sont invités à dire leur position sur les enjeux du congrès. Où se sondage a-t-il été cherché ces membres de QS qui voulaient tant l'alliance? oui, il y a des comtés qui étaient pout l'alliance, alors je crois que ce sondage n'a été fait que dans ces comtés. Pcq, si il y a quelque chose qu'on possède bien à QS, c'est la démocratie et le respect des membres. Et vous devez savoir aussi que QS est indépendantiste, décision de congrès des membres.

    • Marc Lachance - Abonné 26 mai 2017 09 h 48

      Les médias n'en ont pas parlé mais il est bon de rappeler que les membres de Qs réunis en congrès ont adopté une résolution à l'effet de conclure une alliance avec le Parti vert du Québec, un parti résolument fédéraliste(voir sa page web, onglets démocratie et Question nationale).

    • Christian Montmarquette - Inscrit 26 mai 2017 09 h 52

      À Robert Lauzon,

      "QS perd sa crédibilé indépendantistes" - Robert Lauzon

      1) Vous devriez suivre les conseils de votre chef.. Vous êtes intransigeant et manquez de souplesse pour rien.

      2 ) QS a simplement remis le débat sur Oui-Québec dans un Congrès ultérieur alors qu'il ne s'agissait que d'un texte de travail et que le PQ n'a pas de référendum au programme avant 2022.

      Les péquistes s'appliquent à en faire tous un plat pour continuer de nuire au 2e plus gros parti indépendantiste au Québec. Et ceci, alors qu'il ne s'agissait que d'un "texte de travail" auquel le CCN de QS n'avait pas donné son aval. QS a donc choisi de remettre la question dans un Congrès ultérieur, alors que le PQ a repoussé le référendum jusqu'en 2022.

      Mais où étaient donc le drame et l'urgence?

      Sinon que d'essayer celui d'essayer de jouer sans cesse sur la question de la "pureté-souverainiste" pour tenter de décrédibiliser QS sur ses convictions indépendantistes?

      - Mais qui sera donc le champion de la "pureté souveraniste" au Québec!!! ...nous répètent ad nauseam en sous-texte ces péquistes.

      Certainement pas le PQ qui aura retiré le référendum de son programme durant 28 ans en 2022.

      Christian Montmarquette

    • Raymond Labelle - Abonné 26 mai 2017 10 h 03

      Il ne s'agit pas de 87% des membres du PQ, mais de 87% des gens qui avaient l'intention de voter pour QS. Les gens qui pensent voter pour un parti, et les membres de ce parti, c'est deux choses. Seule une petite partie de la population est membre d'un parti politique - c'est vrai pour tous les partis.

      Vous avez ce sondage intégral ici: http://www.leger360.com/admin/upload/publi_pdf/POL


      Par ailleurs,

      87% des électeurs du PQ ET AUSSI 87% des électeurs de QS sont d’avis qu’une alliance électorale PQ/QS est une bonne idée (p. 11).

      « Q6 : Si le Parti Québécois et la Coalition Avenir Québec s’entendaient pour former une alliance électorale, pour quel parti auriez-vous l’intention de voter? Serait-ce pour…? »

      Cette alliance aurait obtenu 46% du vote, avec le PLQ deuxième à 33%. On est ici en terrain majoritaire. (p. 13)

      87% des électeurs du PQ voteraient pour cette alliance.

    • Claude Bariteau - Abonné 26 mai 2017 10 h 18

      Je ne lis pas les positions de QS et les propos de la présidente comme vous.

      L'idée d'une constituante mise de l'avant par QS et reprise par d'autres partis implique au préalable un choix d'avenir entre ses promoteurs. Ce point est incontournable. Sans lui, la constituante devient sans visée précise.

      Les propos de la présidente sur l'indépendance ne réfère pas à la création d'un pays, mais à un programme politique provincial. Là me semble le motif principal du comité de coordination de ne pas avoir approuvé le projet d'entente entre ON, QS, PQ et BQ, mais aussi l'importance donnée à la constitutante comme expression des débats sans préciser l'objet recherché.

      Chez QS, il y a diverses idées d'indépendance. L'une est celle de tous les peuples sans qu'il ne soit fait écho au peuple québécois toutes origines confondues.

      Une autre est celle de l'autodétermination interne, chère aux membres de l'UFP devenus membres de QS. Or cette autodétermination n'a rien à voir avec l'indépendance, qui implique l'autodétermination externe. De fait, penser l'indépendance en autodétermination interne renvoie aux idées de souveraineté-association, aucunement à celles menant à l'autodétermination externe.

      Enfin, il y a chex QS des promoteurs de l'autodétermiantion externe. Par contre, cette approche n'est jamais développée ni définie comme l'objectif recherché.

      Alors, devant une entente entre QS et trois partis (ON, BQ et PQ) menant à l'indépendance, il était difficile pour QS de s'afficher pour l'autodétermination externe. D'où la remise à plus tard de sa décision et, conséquemment, le rejet d'une association avec le PQ pour 2018, car elle l'insérait dans un engrenage l'amenant à se dire en faveur de l'autodétermiantion externe, ce qui risquait de le faire imploser.

      La porte de sortie fut une charge sur le PQ, qui permettait de valoriser leur programme plutôt que se révéler divisé sur l'indépendance, ce qui explique les propos de la présidente.

    • Gilles Théberge - Abonné 26 mai 2017 10 h 18

      Oui nous connaissons bien QS maintenant madame Bienvenue et nous savons maintenant que QS est spécialiste du tête à queue.

      Nous savons que dans les arcanes de QS, le nuage peut-être, se trouve quelque part l'engagement de QS envers l'indépendance.

      Mais nous savons également que QS n'en parle jamais.

      Jamais, sauf une fois de temps en temps, en période électorale.

      Épisodiquement... Je dirais presque, par inadvertance.

      Histoire sans doute d'attirer les nationaliste de gauche.

      Mais ça, c'est le parti.. C'est ça le parti QS.

      Ce ne sont pas les membres de QS ce ne sont pas les voteurs de QS, ce n'est pas la vérité madame Bienvenue

    • Jean-François Trottier - Abonné 26 mai 2017 12 h 36

      Mme Bienvenue, QS est aussi peu indépendantiste que possible. Il n'en a jamais parlé sauf en officine très privée... de sens commun.

      Toute lutte pour l'indépendance sera mille dois plus ardue que les deux premières tentatives, c'est évident. Ce n'est pas en mettant l'option sur une tablette nommée "assemblée constitutive", qui ne sera jamais capable d'accoucher de la moindre proposition viable, qu'elle débouchera. Autrement dit, vous n'y croyez pas une seconde.

      À vous lire il faudrait que l'on connaisse les instances internes à QS pour en parler. Wow! Entretemps savez-vous seulement que vous vivez au Québec ? C'est à QS de connaître son monde, pas le contraire.
      Hé non, nous ne sommes pas au Vénézuela et Chavez ne vit pas ici.

      Les lourdeurs internes de QS ne font que démontrer sa faiblesse, tant côté idées que pour le reste.

      Sortez un peu de votre tour d'ivoire, là où l'écho de votre voix dit que vous avez raison, et regardez un peu : il existe une minorité, nommée peuple québécois, dont plus personne ne se préoccupe dirait-on.

      Formée de gens pauvres et quelques riches, fortement illettrée, elle a besoin d'abord de relever la tête un peu après s'être fait traiter de raciste, de péquenaude et autres affabilités, dont par certains qui n'y voient que des traîtres depuis 30 ans. En effet, GND a ratissé large! La classe politique, ce n'est pas quelques personnes.

      Pour l'inclusion, on repassera.

      Faut commencer par respecter sa propre société avant de prétendre la représenter. Chez QS, rien n'y paraît. On va même jusqu'à pousser le multiculturalisme! Sans-coeur à ce point, c'est pas beau à voir.

      Si vous voulez vraiment faire avancer quelque chose, sortez vos apparatchiks d'abord, vos infiltrés ensuite, et prenez l'air un peu vous-même.

      Ou bien sabordez-vous. Tant qu'à démissionner de ses responsabilités...

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 26 mai 2017 14 h 11

      @ CB Je viens de découvrir comment QS utilise l'apologie de haute-voltige pour se dédouaner... QS a berné bien des gens ainsi. On aurait dû être plus perspicace. Les copains d'abord, la Patrie ensuite...

    • Cyril Dionne - Abonné 26 mai 2017 17 h 33

      M. Lauzon, Québec solid(t)aire ne vit pas sur la même planète que nous. Il n'y a pas que vous qui va abandonner cette petite chaloupe politique qui vogue à la dérive, mais tous les gens sensés et faisant preuve de bonne volonté. Ce droit inaliénable de pouvoir vivre chez nous en communion sociétale avec les autres semble échapper à ces dogmatiques de l'extrême gauche, gauche salon oblige.

  • Paul de Bellefeuille - Abonné 26 mai 2017 06 h 50

    Que le véritable QS se lève

    Après avoir lu votre texte, il m'apparaît, plus que jamais, qu'il n'y a aucune nécessité de faire l'indépendance, en observant les objectifs que vous poursuivez qui sont selon votre texte:

    "Nous voulons que, comme nous, les Québécoises et les Québécois puissent sans complexe revendiquer ce qui leur est dû : un système de santé et d’éducation gratuit et de qualité, une économie au service des gens, des conditions de vie et de travail décentes, un environnement sain, une démocratie qui fonctionne."

    Tout cela peut se faire dans notre belle Province. Il n'y a rien là-dedans qui justifie la naissance d'un nouvel État sur notre planète. Le NPD-Québec pourrait très certainement soutenir la poursuite de ces objectifs. Votre Congrès nous aura permis de constater quelle est votre véritable identité. Les masques sont tombés surtout depuis que vous avez mis sur la glace le consensus du 10 avril avec les partenaires du OUI Québec.

    • Pierre Desautels - Abonné 26 mai 2017 13 h 37


      Cela ressemble au PQ, qui propose depuis vingt ans (et même maintenant) une gouvernance provincialiste, en attendant, et qui ne parle pas de souveraineté pendant les campagnes électorales. PKP s'est fait taper sur les doigts quand il l'a fait.

    • Cyril Dionne - Abonné 26 mai 2017 17 h 45

      Le NPD est un parti d'anglophones, par les anglophones et pour les anglophones. D'un Franco-Ontarien qui connaît bien la situation.

  • Pierre Grandchamp - Abonné 26 mai 2017 06 h 51

    Le double langage de QS sur la question constitutionnelle

    45% des gens de QS sont fédéralistes. Source: sondage Léger.

    Il suffit de constater l’accointance entre QS et le NDP aux élections fédérales.

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 26 mai 2017 12 h 12

      Super, donc QS divise le vote fédéraliste...et devient ainsi un allié du PQ.

      Ah, l'incohérence...

    • Cyril Dionne - Abonné 26 mai 2017 17 h 46

      Non, il divise les francophones québécois tout simplement. QS n'est que la 5e colonne du parti libéral du Québec.

  • Christian Nadeau - Abonné 26 mai 2017 07 h 06

    Adieu la proportionnelle

    Les délégués de QS se complaisent dans l'illusion en pensant qu'il modifieront le mode de scrutin avec les libéraux au pouvoir. Le système actuel et la démographie les favorisent. Il n'y avait pas de garantie avecle PQ, mais il y en aura une avec les libéraux. En agissant ainsi, les délégués remettent aux calendres grecs l'expression même des droits de ceux qu'ils prétendent protéger. En matière de transparence (entente de Oui Québec non divulguée) et de démocratie (décision par une minorité de membres), QS ne peut plus désormais prétendre de manière pleine et entière qu'il est différent des autres partis.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 26 mai 2017 09 h 54

      La proportionnelle...

      C'est le PQ qui lui a dit adieu, quand il l'a retiré de son programme en 2011 pour nuire au 2e plus gros partis souverainiste au Québec.

    • Cyril Dionne - Abonné 26 mai 2017 17 h 48

      La proportionnelle ne sera jamais une réalité dans une constitution monarchique tout comme nos solidaires ne seront jamais au pouvoir. C'est la réalité sans licornes et sans anges. L'extrême gauche n'a plus la cote partout dans le monde.

  • Jean-François Trottier - Abonné 26 mai 2017 07 h 14

    L'art du patinage

    Si QS veut convaincre de sa bonne foi, il a de méchantes croûtes à manger!

    D'abord envers l'indépendance (décrite comme "essentielle" dans le programme). Pas un seul mot à ce sujet de la part de ses représentants en plusieurs années! En fait je n'ai jamais entendu un seul porte-parole en parler le moindrement, même pas avant de devenir porte-parole, sauf GND qui est resté dans de telles généralités qu'il aurait été accepté dans la CAQ facilement de ce point de vue. L'indépendance sera extrêmement difficile à atteindre, ce n'est pas en la tablettant dans une assemblée constituante qu'il se passera quelque chose. Conclusion : branchez-vous donc une bonne fois pour toute. Votre fédéralisme larvé dépasse par dessous.

    Ensuite sur la culture : votre "bel esprit inclusif" exclut l'esprit d'initiative (suffit de lire cette farce nommée "programme économique" chez vous), ainsi que, très nettement, la plus importante minorité au Québec : les francophones pourtant "bashés" perpétuellement depuis la rue St-Laurent jusqu'au Pacifique. Vous parlez à peine des autochtones, dont le traitement reste misérable. Pourquoi ? Parce qu'il s'agit d'un dossier fédéral ? En effet, votre fédéralisme larvé dépasse.

    Voua acceptez tel quel le multiculturalisme de Trudeau. C'est beau de racoller des votes mais il y a des limites. Le multiculturalisme ne fonctionne que dans les sociétés ayant une majorité claire qui attire toutes les autres. Ici elle ne fait que créer des ghettos et je sais que vous le savez. Plus sale que ça...

    Côté économie, retirez tout ce qui ressemble à Chavez dans votre programme. Donc, faites table rase. Ce que vous proposez est désespérément stupide et là, je ne suis pas sûr que vous le sachiez.

    Enfin et surtout, votre bonne foi devrait commencer par un tri minimal de vos travailleurs d'élection. Seuls les vrais bénévoles, ceux qui ne reçoivent rien d'une caisse occulte devraient rester. Quelle caisse ? Cherchez un peu...

    • Christian Montmarquette - Inscrit 26 mai 2017 10 h 01

      À Jean-François Trottier,

      " Pas un seul mot à ce sujet de la part de ses représentants en plusieurs années!" - Jean-François Trottier

      C'est complètement ridicule.

      Alors que QS faisait partie de Oui-Québec (et même encore aujourd'hui que je sache) et que tout ce sujet avait déjà été soumis et traité dans un Congrès précédent. Sans quoi, le CCN n'aurait même pas été autorisé à être sur cette table de concertation.

      Il est consternant de voir des péquistes manipuler les tribunes de la sorte et avec autant d'intransigeance pour tenter de nuire au 2e plus gros parti indépendantiste au Québec.

      Quelle est donc le problème M. Trottier?

      QS n'est pas un souverainiste assez "pure" pour vous?

      Ou le PQ se prétendrait-il encore le propriétaire de la question nationale?

      Quelle belle solidarité!

    • Pierre Raymond - Abonné 26 mai 2017 11 h 47

      « D'abord envers l'indépendance (décrite comme "essentielle" dans le programme). Pas un seul mot à ce sujet de la part de ses représentants en plusieurs années! » J.-F. T.

      Je vais me permettre de vous reprendre M. Trottier car j'ai déjà entendu M. Kadir déclarer «...l'indépendance si nécessaire mais pas nécessairement l'indépendance...».

      Pour moi c'est loin d'être suffisant.

    • Jean-François Trottier - Abonné 26 mai 2017 17 h 39

      M. Montmarquette,

      faites donc une seule fois ce qui n'est jamais arrivé : plutôt que de répéter le petit code QS, donnez en long et en large votre opinion selon laquelle l'indépendance est nécessaire.

      Pour ma part je l'ai fait des dizaines de fois. D'autre part, il est évident que M. Khadir n'aurait jamais été élu sans un certain vote fédéraliste, et vous-même clamez depuis des jours que QS a été chercher 7% d'intention de vote chez les libéraux.

      Pour continuer, le simple fait que QS soit en faveur du multicultuiralisme dit jusqu'à quel point il se fout royalement de la minorité linguistique francophone. Tout le monde sait depûis longtemps que la multicultuiralisme pousse les minorités à se flokloriser avant de se noyer dans la majorité.

      Le beau plan de laisser l'indépendance entre les mains d'une assenblé.es contitutive, cerainement un modème d'inefficacité qui dépassera de loin les commissions du gouvernement actuel, dit ce qu'il a à dire.

      QS fait dans le fédéralisme larvé et ment effrontément à tout le monde.

      Tout comme vous, M. Montmarquette, qui couvrez des tonnes et des tonnes de page chaque jour pour ne démontrer que votre faculté de répondre n'importe quoi. Vous faites du mauvais Fournier.

    • Cyril Dionne - Abonné 26 mai 2017 17 h 50

      Les gens de QS ne sont qu'intéressés à avoir des p'tites jobs de députés. C'est pour cela qu'ils ne sortiront jamais du giron du 514 ou bien du métro de Montréal.