Converger vers le renouveau politique

Amir Khadir s'exprime sous le regard de Manon Massé.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Amir Khadir s'exprime sous le regard de Manon Massé.

Après deux décennies d’aggravation des guerres, de perturbations climatiques et de dictature des marchés, il y a plus de vacarme que jamais dans la furie du monde. Il suffit de prononcer « Trump » pour qu’aux multiples motifs d’indignation s’ajoute maintenant le vertige des menaces. La démocratie, la paix, le climat — tout est en jeu.

 

Dans ce capharnaüm, les ennuis du Québec paraissent bien modestes. Pourtant, les désordres sociaux et économiques qui ont conduit aux bouleversements d’ailleurs sont aussi à l’oeuvre ici, à notre petite échelle.

 

Sous un calme apparent, de profonds malaises affectent notre société. Mais avant de les aborder, une évidence s’impose : le monopole prolongé du pouvoir par le PLQ exerce un blocage qui accentue ces malaises. Rarement avons-nous eu une telle impression d’enlisement dans l’histoire contemporaine du Québec.

 

Nous avons récemment décrit le chantier de réflexion que Québec solidaire a mis en branle pour un renouveau politique, dans le but d’examiner quelles sont les convergences sociales et politiques nécessaires pour sortir du blocage néolibéral.

 

La tâche peut apparaître ardue et les vents contraires, pour reprendre les termes de présentation du livre que vient de publier le mouvement Faut qu’on se parle ! Mais au terme d’une consultation populaire sans précédent, ce collectif de rêveuses et rêveurs pragmatiques pose un regard lucide qui n’obstrue pas l’élan généreux d’espoir qui vient d’en bas.

 

Commençons à réfléchir ensemble, puisqu’on nous invite à marcher pour trouver les chemins d’un véritable renouveau politique.

 

Privilège des riches

 

D’abord, il nous faut constater que le Québec n’est pas épargné par tout ce qui a fait le lit de Trump et de l’extrême droite ailleurs dans le monde. Depuis au moins deux décennies, du « déficit zéro » de Lucien Bouchard à la « rigueur budgétaire » de Philippe Couillard, le pouvoir public a plutôt servi à maintenir les tares de notre système et à en accentuer les injustices pour protéger le privilège des riches.

 

La corruption des élites, la soumission des politiciens aux forces économiques, la mondialisation se manifestent de diverses façons dans notre quotidien. L’État perd de sa souveraineté. L’austérité s’installe à demeure et nos services sont peu à peu démembrés. Les inégalités augmentent et les règles confuses du vivre-ensemble alimentent l’intolérance et le racisme qui prennent aujourd’hui la couleur de l’islamophobie. La quête d’égalité des femmes stagne, l’école publique est malmenée, le français recule et la culture est oubliée par les pouvoirs publics. Notre économie se comporte en climatosceptique et s’enfonce dans l’énergie fossile. Même la démocratie de carte électorale ne vit pas des jours glorieux.

 

Les solutions ne passent pas toujours par la politique. Mais notre société peut difficilement avancer lorsque l’horizon politique est ainsi bloqué. Or, s’il faut écarter le PLQ du pouvoir, comment faire pour que cela produise un renouveau politique ? Le PLQ a été chassé du pouvoir en 2012, mais qui peut sérieusement prétendre qu’un changement véritable s’est produit ? Il est aujourd’hui aisé de s’en rendre compte : un renouveau est illusoire sans rupture avec le néolibéralisme qui a dicté la conduite des cinq gouvernements qui se sont succédé après la démission de Jacques Parizeau.

 

On ne peut donc pas se contenter d’un changement de gouvernement. Il ne peut y avoir de renouveau politique sans changer le système économique. Le transformer assez pour qu’une différence se produise dans la vie des gens, dans le sort de notre société, dans le désir qui peut alors en surgir de se donner un pays.

 

Devant une telle ambition, des stratégies de coulisse et des ententes électorales entre partis politiques ne peuvent constituer une réponse suffisante. L’ambition d’un renouveau politique qui dépasse l’horizon d’une nième gestion de l’austérité, qui débouche sur un projet de société et celui d’un pays, n’est réalisable que si elle est partagée par une vaste convergence des forces sociales progressistes et indépendantistes.

 

Un appel aux militants

 

Cette attente placée dans les forces sociales n’est pas irréaliste. Le mouvement social forme un courant majoritairement ancré à gauche et souvent traversé par un fort penchant indépendantiste. Surtout, il est animé par des militants aguerris qui sont interpellés par l’avenir du Québec. C’est à eux que nous nous adressons. La dernière expression d’un tel mouvement est bien Faut qu’on se parle, dont la dynamique combative est suffisamment forte pour donner corps à un puissant courant progressiste et indépendantiste capable de dépasser les partis politiques correspondants.

 

Ce n’est pas tout. Contrairement à ce que l’issue globale des élections laisse entendre, une lecture attentive des enquêtes d’opinion sur des enjeux majeurs qui permettent d’établir les orientations fondamentales de notre société (impôts, éducation, santé, services sociaux) donne à croire qu’une forte majorité de notre population partage des valeurs progressistes.

 

Cette tendance lourde est une source inépuisable d’espoir pour quiconque réfléchit à la nécessité de présenter une solution de rechange politique à l’austérité. Un front social large progressiste et souverainiste en vue de 2018 peut sembler ardu à réaliser, mais s’il se réalise suivant l’axe d’un renouveau politique, il trouvera son public.

 

Le peuple québécois n’a pas dit son dernier mot. S’agit-il de la paix à l’autre bout du monde ? Il en descend 200 000 pour faire « Échec à la guerre » à 20 au-dessous de zéro d’un jour de février à Montréal. On lui laisse une saison, il en fait un Printemps érable aux secousses irrévocables. On lui donne une raison, il en fait une tranquille Révolution. Si une vaste convergence de forces sociales lui ouvre un chantier en 2018, pourquoi notre peuple n’en ferait-il pas un véritable renouveau politique ?

34 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 23 février 2017 01 h 10

    La convergence des partis progressistes s'impose!

    Je suis tout à fait d'accord avec vous qu'on doit se débarrasser du néolibéralisme toxique. Mais comment faire la convergence que vous désirez? Il faudrait que les partis progressistes s'unissent pour les prochaines élections à fin de jeter le PLQ dehors!

    • Christian Montmarquette - Inscrit 23 février 2017 08 h 03

      À Nadia Alexan,

      « Le PQ aussi toxique que le PLQ »

      "Il faudrait que les partis progressistes s'unissent pour les prochaines élections à fin de jeter le PLQ dehors!" - Nadia Alexan

      Permettez-moi de vous dire que, connaissant votre bagage politique, je vous croyais plus avisée Mme Alexan.

      Remplacer les néolibéraux rouges du Parti libéral par les néolibéraux bleus du Parti québécois ne nous avancera strictement à rien ou bien peu.

      Le PQ est tout aussi toxique et néolibéral que le Parti libéral et il est plus que temps que les gens le comprennent.

      Puisque depuis les 30 dernières années et même d'avantage..

      PQ = Coupures dans l'aide sociale; déduction des pensions alimentaires aux enfants des prestations d'aide sociale; virage ambulatoire Rochon: désinstitutionnalisation et mise à la rue des malades mentaux sans services et sans suivi; 10 milliards par année de cadeaux aux banques et aux multinationales; 800 millions en cadeaux pour les multinationales minières étrangère en 2013; rejet de Pharma-Québec; augmentations records des tarifs d'électricité; libre-échange néolibéral; dogme du déficit zéro; politiques d'austérité; attaques aux services publics par le retrait de 17,000 employés.es de la fonction publique en santé et en éducation; développement du gaz de schiste à Anticosti; construction d'une centrale électrique à Val-Jalbert; 2 millions de fraudes électorales; système de prête-noms avec SNC-Lavalin; deux arrestations par l'UPAC dont l'attaché politique de Pauline Marois; rejet du scrutin proportionnel en 2011; trahisons d’engagements électoraux: Maintien de la taxe-santé; augmentation des frais de scolarité et coupures dans l’aide sociale entre 2012 et 2014.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

    • Jean Jacques Roy - Abonné 23 février 2017 11 h 47

      Madame Alexan, votre question est bien posée: comment faire la convergence sociale et politique pour se défaire du néolibéralisme toxique?

      À cette question, Manon Massé et les dirigeants de QS proposent de chercher la "convergence" du côté des mouvements sociaux, d'ouvrir la porte pour en faire une force politique.

      " Cette attente placée dans les forces sociales n’est pas irréaliste. Le mouvement social forme un courant majoritairement ancré à gauche et souvent traversé par un fort penchant indépendantiste. Surtout, il est animé par des militants aguerris qui sont interpellés par l’avenir du Québec."

      Si cet appel est suivi, est-ce que cela conduira à des alliances socio-politiques ou à une forme de Front social et politique des mouvements sociaux? Pour ma part, j'ai toujours pensé que la clef du changement repose dans l'union et la mobilisation des forces sociales...

      Vous dites, pour se défaire du néolibéralisme, il faut que les "partis progressistes" s'unissent pour jeter les libéraux du PLQ dehors. Or, selon ce que j'ai pu comprendre, il y a déjà des rapprochements entre QS, ON et le Parti Vert. Pour ma part, je ne connais pas d'autres partis progressistes au Québec.

      La légende urbaine, basée sur le lointain passé à l'origine du PQ, continue de coller l'étiquette de "progessiste" à ce parti. Sans doutes qu'une couche électorale importante ainsi que et de nombreux militants et de militantes "progessistes" soutiennent le PQ. Mais cela ne quitte pas le fait que depuis de nombreux "mandats" au pouvoir, le PQ a fait parti du "problème" et en appliquant les remèdes toxiques du néolibéralisme.

      À court terme, une question va de plus en plus se poser aux militants et aux militantes des partis politiques et des mouvements sociaux à l'approche des élections. Faut-il se limiter à enlever Couillard et les libéraux du pouvoir pour débloquer la stagnation sociale et politique? QS a donné sa réponse. Que diront les militants et militantes des mouvements so

  • Christian Montmarquette - Inscrit 23 février 2017 06 h 45

    Le véritable ennemi du peuple


    Comme j'ai l'habitude de le dire..

    On ne change pas de pays pour le plaisir de changer de pays.
    Mais dans l'objectif bien légitime d'améliorer son sort.

    Le véritable ennemi du peuple n'est pas le fédéralisme, c'est le capitalisme. Se faire exploiter dans un pays ou dans une province ne changera que la couleur du drapeau.

    Christian Montmarquette

    • Gilbert Turp - Abonné 23 février 2017 08 h 00

      Il ne s'agit pas de changer de pays. Le Québec est déjà mon pays.

      Je veux juste qu'il soit souverain plutôt que soumis à une constitution qu'il n'a pas signée
      Anyway, si on ne sort pas du giron de l'empire anglo-américain, rien ne changera. Rien.
      L'empire ne va pas virer à gauche pour nous faire plaisir.
      Et entretemps, nous allons perdre notre culture. Qui est notre principale et plus intéressante richesse.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 23 février 2017 09 h 50

      Corrigé.

      À Gilbert Turp,

      "Entretemps, nous allons perdre notre culture. Qui est notre principale et plus intéressante richesse." - Gilbert Turp

      1) Je vois mal comment la culture Québécoise qui a traversé plus de 400 ans d'histoire pourrait se perdre - alors qu'elle est aussi forte qu'elle l'est et de renommée internationale?

      2) Avec les néolibéraux du PQ, c'est tout le Québec réel qu'on va perdre entre-temps à force de détruire le modèle québécois et nos services publics, au profit d'un Québec virtuel qui semble avoir toutes les chances ne ne jamais arriver et auquel les Québécois ont déjà répondu deux fois Non.

      Ceux qui aiment vraiment le Québec "ET SURTOUT" le peuple québécois, travailleront à faire avancer le Québec qu'on a au lieu de pleurer sur celui qu'on a pas.

      Le chantage péquiste de l'indépendance d'abord et le progrès social ensuite a assez duré.

      - Assez, c'est assez!

      - Commençons par cesser de nous faire voler et nous traverserons le pont de l'indépendance un fois qu'on y sera arrivé si jamais on y arrive.

      Le PQ est aussi toxique que les libéraux et le Canada pour le peuple.

      Et il est consternant de constater que de prétendus amoureux du Québec ne s'en aperçoivent même pas!

      Christian Montmarquette

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 23 février 2017 10 h 37

      M.Montmarquette, votre négativisme indue est plus toxique que le PLQ.
      De votre blocage dépend notre survie,Pourtant pas difficile a comprendre.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 23 février 2017 11 h 48

      À Gilbert Turp,


      Notre culture, « notre plus intéressante richesse »?

      Si notre culture est si importante, il serait temps de mettre de côté l’idée de la souveraineté et focaliser sur l’éducation de notre population.

      Aucun des deux partis soit le PQ et le PLQ ne met l’énergie et l’argent à cela. Notre richesse ne devrait pas d’être des Québécois, mais d’être des personnes éduquées qui peuvent prendre part activement dans les décisions politiques. Si, tout les péquistes, mettaient l’énergie à revendiquer l’amélioration du sort des Québécois et Québécoises, s’ils pouvaient prouver qu’ils sont capables d’utiliser de façon efficace les ressources présentes avant de crier haut et fort qu’ils attendent au moment du jugement dernier pour bouger ils prouveraient enfin qu’ils sont capables de mener leur projet de pays.

      En attendant que le gros bateau du PQ arrête de nous mener en «Bateau» m’a confiance va plutôt dans un parti tel que Québec Solidaire qui regroupe des membres travaillant déjà à trouver des solutions afin que tout le monde puisse vivre au Québec décemment, en santé et avec la possibilité de s’élever par l’éducation.

      La culture n’appartient pas à un pays, mais au peuple..

      VS/cm

    • Gilbert Turp - Abonné 23 février 2017 11 h 50

      Reste, monsieur Montmarquette, que pendant que Françoise David faisait de beaux discours, c'est Pauline Marois qui mettait sur pied les Centres de la Petite Enfance.
      Inutile de me répondre.
      Que vous me traitiez de « prétendu » amoureux du Québec, de son peuple et de sa culture, m'insulte profondément.
      Adieu

    • Christian Montmarquette - Inscrit 23 février 2017 16 h 39

      À Gilbert Turp,

      "Que vous me traitiez de «prétendu» amoureux du Québec, de son peuple et de sa culture, m'insulte profondément. " - Gilbert Turp

      Ce passage ne s'adressait pas à vous personnellement M. Turp.

      Mais au "Parti québécois" et ses politiques antisociales qui se sont encore attaqués aux plus pauvres et aux plus vulnérables dans leur court mandat de 18 mois entre 2012 et 2014, pendant qu'il gavait de l'autre main les riches, les banques et les entreprises multinationales à raison de 10 milliard par année en cadeaux, réductions de tarifs et subventions de toutes sortes avec les taxes et les impôts des petits travailleurs.

      Christian Montmarquette

  • Patrick Poisson - Abonné 23 février 2017 06 h 52

    Le réveil fut!

    À ce que je sache, jusqu'à maintenant, c'est QS qui a bloqué toute tentative de convergence des forces progressistes. Ce n'est qu'aujourd'hui que vous vous rendez compte de la nécessité d'aller de l'avant? Excellent! Alors, cessez de nous faire perdre notre temps et agissez, si vous y croyez vraiment.

    • Benoît Landry - Abonné 23 février 2017 09 h 57

      Un petit peu d'histoire pour vous. En 2012 quel parti a refuse de s'asseoir avec Qs et ON ? Le PQ

      En 2014 quel parti refusait de s'asseoir avec les autres et se contentaient de dire qu'il y avait de place pour les autres dans son parti ? Le PQ

      Alors vous pouvez continuer de répéter votre mantra que QS divise le vote, mais la réalité historique démontre bien que ce n'est pas le cas. Toutes les personnes qui ont quitté le Parti Québecois depuis plusieurs élections sont loin d'avoir toutes rejointes Québec solidaire. Le PQ a perdu ses élections à cause des choix qu'il a fait, et le PLQ règne parce que la proportionnelle n'a jamais été mise en place par quel parti politique au juste ? Un parti qui l'avait dans son programme durant 4 mandats majoritaires.... avez-vous une petite idée ?

    • Jean-Christophe Leblond - Abonné 23 février 2017 11 h 37

      À la dernière élection, le programme du PQ n'avait rien de progressiste. Il s'apparentait beaucoup plus au programme du PLQ pour ce qui est de l'austérité, de l'ouverture aux projets pétroliers, etc. Avec une charte «des valeurs» en plus.

  • Hélène Lussier - Abonnée 23 février 2017 07 h 53

    C'est clair, pas de covergence PQ-QS pour eux

    "...Devant une telle ambition, des stratégies de coulisse et des ententes électorales entre partis politiques ne peuvent constituer une réponse suffisante...."

    Une telle phrase a le mérite d'être claire et ce message s'adresse aux militants QS qui devront décider

    • Benoît Landry - Abonné 23 février 2017 10 h 07

      C'est clair pour vous, mais sur de mauvaises prémisses.... la masse critique pour vaincre les forces néolibérales, c'est-à-dire le PLQ et la CAQ repose sur les abstentionnistes. Car si vous regardez les statistiques, le nombre d'abstentionnistes est pratiquement le même que les appuis obtenus par le PLQ aux élections de 2014.

      Depuis 20 ans, plus de 50 % des nouvelles personnes qui s'inscrivent sur la liste électorale s'abstiennent d'aller voter. Elles ont l'impression que tous les partis se ressemblent. Alors vous croyez vraiment que le seul parti qui se considère différent, qui considère offrir une alternative va briser cette impression en rejoignant bêtement pour une raison mathématique un des trois partis responsable de ce désabusement ????

  • Christian Montmarquette - Inscrit 23 février 2017 07 h 54

    Pour en finir avec l'indépendance d'abord..


    Le temps de d'abord l'indépendance et les réformes sociales ensuite est bel et bien terminé.

    Pendant près de 50 ans, le PQ à lié l'émancipation sociale du peuple du Québec avec cette idée, qui, au fond, ne faisait que tenir à distance ses désirs de changements et de progrès en rendant le progrès social tributaire de la question nationale. Grave erreur.

    D'ailleurs, grâce à Québec Solidaire, de plus en plus de citoyens et citoyennes s'éveillent et y voient désormais beaucoup plus clair dans cette manipulation abusive, s'impatientent et exigent qu'on passe immédiatement à l'action et qu'on reconnaisse l'urgence de cesser la destruction systématique autant de notre environnement que de nos services publics que la vague néolibérale leur a enfoncé dans la gorge depuis plus de 3 décennies de dogme du déficit zéro et de politiques d'austérité. Il n'est plus question d'attendre après d'éternels reports référendaires pour justifier l'injustifiable.

    À 100 milliards par année de budget au Québec. Cessons d'attendre après l'indépendance pour bouger et finissons-en une fois pour toutes avec ce capitalisme violent et cette dictature économique des gouvernements néolibéraux autant du PQ que du Parti libéral qui jouent à tour de rôles les Robin des bois à l'envers en volant les pauvres pour donner aux riches.

    Christian Montmarquette
    Serge Bruneau
    SB/CM

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 23 février 2017 10 h 49

      Surement qu'avec votre entetement les pauvres continueront d'etre volés et les riches d'etre enrichis.Vous pouvez etre fier de vous.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 24 février 2017 10 h 00

      À Jean-Pierre Grisé,

      "Avec votre entetement les pauvres continueront d'etre volés et les riches d'etre enrichis." -Jean-Pierre Grisé

      Pas un mot sur les coupures scélérates du PQ à l'aide sociale?

      Pas un mot sur le refus du PQ de cesser de déduire les pensions alimentaires des enfants du famélique chèque d'aide sociale?

      Pas un mot sur la désinsexation des prestations d'aide sociale?

      - Qui s'acharne sur les plus pauvres dans cette histoire??

      Certainement pas QS !

      Christian Montmarquette