La GPA et les pères gais: rectifions les faits

La vaste majorité des personnes qui ont recours à des mères porteuses sont des couples hétérosexuels.
Photo: iStock La vaste majorité des personnes qui ont recours à des mères porteuses sont des couples hétérosexuels.

Le déclencheur


« Que l’évolution rapide des droits homosexuels, dont il faut par ailleurs se réjouir, donne lieu à une espèce d’impérialisme de la paternité est également troublant. »
— Francine Pelletier, « Bébé Carmen », Le Devoir, 27 avril 2016


Nous avons lu avec consternation l’article de Francine Pelletier concernant l’histoire frustrante du bébé Carmen, fille de deux pères gais qui ont fondé leur famille par la gestation pour autrui (GPA) en Thaïlande. Nous partageons la tristesse exprimée par la chroniqueuse quant à cette enfant ; cependant, nous croyons que Mme Pelletier propage des notions fausses et hétéronormatives offensantes pour la communauté gaie.

 

Premier constat : la chroniqueuse parle de gestation pour autrui comme s’il s’agissait d’un enjeu qui concerne uniquement la communauté gaie. La réalité est tout autre : la vaste majorité des personnes qui ont recours à des mères porteuses sont des couples hétérosexuels. À la base, la gestatrice ne voulait pas garder le bébé parce qu’elle se considérait comme sa mère, mais plutôt parce qu’elle ne voulait pas le laisser dans les mains de deux gais — les parents d’intention dans cette histoire. Était-ce dans l’intérêt de ce pauvre bébé de passer le reste de sa vie avec une femme qui ne l’a pas désiré, qui n’avait aucun lien biologique avec elle et qui portait l’ADN d’un homme gai (identité que la gestatrice déteste) ? Par ailleurs, il faut se demander si toute cette histoire du bébé Carmen aurait été tant médiatisée si les parents d’intention avaient été un couple hétérosexuel.

 

Deuxième constat : Mme Pelletier semble penser que les hommes gais peuvent se tourner vers l’adoption internationale pour combler leurs rêves de fonder une famille. Faux. Parmi les pays admissibles par le Secrétariat de l’adoption internationale du Québec, agence qui gère toutes les adoptions internationales des Québécois, aucun n’accepte les couples de même sexe. Même parmi les quelques agences qui acceptent de travailler avec un candidat célibataire, plusieurs exigent que le candidat signe un document notarié attestant de son hétérosexualité !

 

Troisième constat, et de loin le plus dérangeant : Mme Pelletier mêle allègrement les droits des homosexuels avec la gestation pour autrui : « Que l’évolution rapide des droits homosexuels, dont il faut par ailleurs se réjouir, donne lieu à une espèce d’impérialisme de la paternité est également troublant. Au nom de quel principe un homme, gai de surcroît, peut-il revendiquer son droit d’avoir un enfant avec une femme qui, elle, théoriquement, n’en veut pas ? Car il y a là une autre grande dislocation : celle de l’entente sexuelle et amoureuse à la base de la procréation. »

 

Cela fait par ailleurs des décennies que nous avons cessé de baser la famille au Québec sur une vision essentialiste qui mêle l’entente sexuelle et amoureuse et la procréation. Une vision comme celle-là est préjudiciable à toutes les familles avec parents gais et lesbiens, où la sexualité et l’amour de couple ne sont pas à la base de la procréation. De plus, c’est carrément insultant pour les milliers de familles avec parents hétérosexuels qui ont recours soit à l’adoption, soit à la procréation assistée ou à la gestation pour autrui pour fonder leur famille.

 

Le seul organisme de défense des droits des familles LGBT (lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans) au Québec, la CF-LGBT, conseille à ses membres d’éviter d’aller à l’étranger pour fonder leur famille et explique les périls liés au manque d’encadrement juridique, administratif et éthique de cette pratique à l’extérieur du Canada. Les impacts négatifs peuvent être nombreux et toucher les gestatrices (qui sont souvent dans des situations d’extrême pauvreté et ne peuvent pas donc faire des choix libres), ainsi que les parents d’intention. Mais surtout, cette situation met les enfants de la GPA à risque, remettant en question leur filiation et leur avenir.

 

Vide juridique

 

Au Québec, contrairement au reste du Canada, il y a présentement un vide juridique concernant la GPA. Cette pratique n’est pas illégale, mais les contrats entre gestatrice et parents d’intention — contrats ayant pour but de protéger l’ensemble des parties — ne sont pas légalement reconnus. Nous sommes ravis de voir qu’un comité consultatif au ministère de la Justice et même le Conseil du statut de la femme suggèrent tous les deux de mettre en place une législation pour encadrer ce processus. Nous serions ravis de voir une proposition de réforme du droit familial au Québec, incluant la pratique de la GPA, afin que nos membres, qui vont surtout en Ontario ou en Alberta pour fonder leur famille, puissent bénéficier d’un cadre juridique clair ici au Québec.

 

Oui, la GPA a besoin de balises, Mme Pelletier, mais s’il vous plaît, il faut nuancer vos arguments, qui affectent bon nombre de familles et, surtout, des enfants.

 

 

Réponse de la chroniqueuse


Madame Greenbaum,

 

Je vous félicite d’abord pour votre défense énergétique des droits LGBT. Vous faites un excellent boulot. Toutefois, ma chronique n’insinue pas du tout que la gestation par autrui « concerne uniquement la communauté gaie». Je considère que le phénomène des mères porteuses — pour tout le bonheur qu’il puisse procurer à des personnes voulant désespérément des enfants — est un phénomène dangereux auquel nous avons trop peu réfléchi. Aujourd’hui, chacun veut « son » enfant, comme jadis chacun voulait « sa » maison, « sa » voiture. Il y a un empressement consumériste dans toute cette histoire sans égard aux questions biologiques, éthiques et morales qui, personnellement, m’indispose. Alors que la maternité a toujours été un guet-apens pour les femmes, les enfermant dans des stéréotypes qui n’ont pas encore entièrement disparu, voici qu’on la réduit à sa plus bête expression : celle de porte-valise. Oui, les gais et les lesbiennes ont parfaitement le droit à une vie de famille comme les autres. Mais ce droit-là ne peut impliquer de traiter des femmes, notamment du tiers-monde, comme de la simple marchandise. Or, c’est bien ce qu’on a vu dans le cas de bébé Carmen.

Francine Pelletier
17 commentaires
  • Eric Lessard - Abonné 5 mai 2016 07 h 09

    Merci pour votre lettre

    Pour ma part, la chronique de madame Pelletier m'a beaucoup fait penser à un mouvement conservateur en France qui a du mal à tolérer les gais et lesbiennes, et qui utilise des choses comme la théorie du genre ou la gpa pour attaquer cette communauté et faire croire que la civilisation est en péril.

    Je crois qu'il est important de distinguer la réalité d'une communautée persécutée depuis des siècles d'une part et celle des progrès que la science peut apporter d'autre part.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 5 mai 2016 10 h 16

      Je n'ai pas compris cette chronique de Francine Pelletier comme une attaque envers la communauté LGBT, mais bien comme une critique de la gestation pour autrui. L'utilisation de femmes (souvent pauvres) pour porter un enfant va beaucoup plus loin que la simple utilisation de cette pratique par des homosexuels.

      Dans un article dans l'Autre Journal, Michèle Sirois et Diane Guilbault souligne la marchandisation de la procréation qui bénéficie à des intermédiaires et rarement aux femmes porteuses. Elles affirment:

      «Au Québec, même si la situation des mères porteuses n’est pas aussi dramatique que celle des femmes des pays pauvres, il existe un écart de richesses et de pouvoir entre les femmes susceptibles de devenir mères porteuses et ceux qui les mettent sous contrat, à savoir les parents commanditaires qui font affaire directement avec une mère porteuse ou, situation plus fréquente, les agences bien organisées offrant le service clé en main avec une batterie d’avocats, de financiers et de cliniques de fécondation in vitro.

      C’est, en fait, toute cette série d’intermédiaires qui récolte vraiment la manne alors que ce sont les mères porteuses qui courent tous les risques et devront remettre l’enfant coûte que coûte aux personnes qui l’ont commandé, conformément au contrat. En fait, parlons plutôt « des » enfants d’une mère porteuse ainsi conçus, car c’est plus rentable d’implanter plusieurs embryons, même si c’est plus risqué pour la mère.

      Dans un tel contexte d’échange marchand, peut-on croire ceux et celles qui parlent d’encadrer le recours aux mères porteuses si la mère consent « volontairement » à remettre l’enfant à ses commanditaires ?»

      Il faut faciliter l'adoption pour toutes les personnes, mais la gestion pour autrui est une autre marchandisation du corps des femmes comme la traite et la prostitution.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 5 mai 2016 14 h 04

      À Mme St-Amour :

      Le concept de la ‘marchandisation du corps’ est de philosophie de salon.

      La ‘marchandisation du corps’ existe depuis toujours et n’a rien de répréhensible.

      Le salariat est impossible sans ‘marchandisation du corps’; la réceptionniste loue sa voix, le travailleur manuel loue ses bras, l’ingénieur loue son cerveau. Et tous le font au bénéfice de l’entreprise qui les embauche.

      Ce concept tape-à-l’œil sert de paravent à l’intolérance de ceux qui ne peuvent accepter qu’il soit légitime qu’un couple infertile ait recours à une mère porteuse bénévole pour réaliser leur désir de fonder une famille.

      Dans les milieux bourgeois, on a les moyens de l’adoption internationale. Dans les milieux ouvriers, ce moyen est ruineux. Conséquemment, ceux qui n'ont pas les moyens de l'adoption internationale comptent sur la solidarité humaine. Depuis quand est-ce un péché ?

    • Stéphane Laporte - Abonné 5 mai 2016 15 h 22

      D'accord avec vous monsieur Lessard

    • Raymond Labelle - Abonné 5 mai 2016 15 h 24

      Mme Pelletier s'oppose au recours à la GPA pour quiconque, homosexuel ou pas.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 6 mai 2016 09 h 59

      @M. Martel,

      Je constate que vos positions sur la gestion pour autrui, de même que celles pour la prostitution, vous incite à apporter des arguments irraisonnés et insouciants en comparant la voix d'une réceptionniste, les bras d'un travail manuel et le cerveau d'un ingénieur au ventre d'une femme et « aux orifices » recherchés par les prostitueurs (entre autres).

      Ces arguments conçoivent le corps d'une personne par « morceaux », par « fragments » selon le type d'«achat» désirés. On fait ainsi complètement fi de la totalité d'une pesonne: une personne entière, qui a un corps mais aussi un esprit, une psychologie, de l'affectif, des sentiments, des émotions, des aspirations. Ce genre d'argument mise sur l'«AVOIR» d'une personne plutôt que sur son ÊTRE. Et c'est, entre autres, là que le bât blesse! Et pas qu'un peu.

      Dans la gestion pour autrui, il n'est pas uniquement question de la mère porteuse, mais des enfants qu'on commande « par catalogue »: couleur de peau, sexe, couleur des yeux, etc. L'AVOIR encore une fois. Cela me rappelle le film d'Ève Lamont « Le commerce du sexe » dans lequel un inspecteur disait que les hommes commandaient une prostituée comme on commande une pizza!

      Vos arguments tendent à couper court tout le côté humain, tout le côté sensible de la mère porteuse, de ses enfants. Si immoral est trop fort à vos yeux, parlons tout de même de situation intolérable, injuste et révoltante.

      Après la Suède (toujours avant-gardiste pour les droits des femmes), l'Australie se prépare à interdire la gestion pour autrui. Et j'espère que le Québec (malgré l'avis absurde et antiféminisme d'altruisme du CSF) et le Canada finiront par l'interdire également!

  • Raymond Labelle - Abonné 5 mai 2016 08 h 18

    Vouloir avoir "son" enfant, porteur de "ses" gènes: pur narcissisme.

    Il est clair que l'utilisation de la GPA revient à utiliser l'utérus d'une tiers pour le mettre au service du narcissisme de couples pour qui il est impossible de procréer. Pour que le couple puisse avoir la satisfaction narcissique d'avoir "son" enfant qui porte "ses" gènes. Aucun autre motif de procéder ainsi plutôt que par adoption.

    Incidemment, l’adoption représenterait dans ce cas un amour plus grand, plus gratuit et donc plus noble envers l’enfant : on s’occupe d’un enfant dont d’autres non pas voulu, en acceptant ses limites physiques et en renonçant à la satisfaction purement narcissique que l’enfant soit son descendant biologique, en tout ou en partie.

    Utiliser une mère-porteuse est donc immoral en soi, peu importe qui le fait- ce point de vue n’est donc pas discriminatoire envers les homosexuels qui, d'après moi, devraient avoir accès à l'adoption autant que les autres couples.

    Et le fait que les homosexuels ne puissent pas se reproduire ne résulte pas de pratiques discriminatoires.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 5 mai 2016 14 h 25

      À Raymond Labelle :

      Avant de condamner comme immoral le ‘narcissisme’ de ceux qui ont recours aux mères porteuses, je me demanderais en vertu de quels principes peut-on dire qu’il est bien ou mal qu’une femme prête ou loue son ventre à des parents d’intention ?

      Les femmes devraient être libres de faire ce qu’elles veulent de leur corps.

      Et je crois qu’elles ne se sont pas libérées d’un pape romain pour devoir se soumettre aussitôt aux nouveaux papes et papesses de la morale bourgeoise.

    • Sylvain Auclair - Abonné 5 mai 2016 18 h 10

      Mais que dites-vous du fait qu'on interdise l'adoption internationale aux couples homosexuels?

    • Raymond Labelle - Abonné 5 mai 2016 23 h 36

      "Avant de condamner comme immoral le ‘narcissisme’ de ceux qui ont recours aux mères porteuses, je me demanderais en vertu de quels principes peut-on dire qu’il est bien ou mal qu’une femme prête ou loue son ventre à des parents d’intention ?"

      Je ne me pose pas les questions dans cet ordre. La première question est: pourquoi avoir recours à une GPA? Je crois y avoir déjà répondu.

      Le danger, c'est précisément la marchandisation de l'intime de la personne, dans un rapport de force inégal.

      Il est vrai que l'inégalité des rapports économiques a mené (et mène encore beaucoup) à l'exploitation de la force de travail dans des conditions où le travailleur ne tient pas le bon bout du bâton. Mais ça n'est pas un modèle exemplaire.

      Si on pousse la logique de la liberté contractuelle jusqu'au bout, on pourrait vendre son sang ou ses organes vitaux (dans le fond, c'est la même question). On le fait quand on est mal pris. Je ne suis vraiment pas à l'aise avec ça.

  • Gilbert Turp - Abonné 5 mai 2016 08 h 20

    Morale VS technologie…

    Depuis le feu et la roue, dès qu'on invente une technologie et la met à notre portée, cela fait sauter des barrières morales.
    Ainsi, il a suffit d'une pilule contraceptive pour que la virginité des femmes avant le mariage perde sa portée morale, étant entendu que cette morale était surtout là pour prévenir des grossesses intempestives.
    De même, on peut savoir à l'avance quel sera le sexe d'un enfant à naître - ce qui permet la pratique d'avortements sélectifs - et ceux que cela offense ou trouble n'y peuvent rien.
    Un jour, quelqu'un inventera peut-être des incubateurs utérins artificiels. Si cela se produit, des gens en feront usage.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 5 mai 2016 08 h 47

    Vivre et laisser vivre

    J'ai du respect pour les personnes (comme Mme Pelletier) qui sont animées par des principes moraux. Mais je n'aime pas le totalitarisme des gens qui tentent d'imposer leurs principes moraux à ceux qui ne les partagent pas.

    Mme Pelletier a le droit indéniable de refuser de participer à une GPA. Mais en quoi la GPA des autres la regarde-t-elle ? N'est-ce pas une question privée ?

    • Alexis Richard - Abonné 5 mai 2016 10 h 23

      Il y a une différence entre l'expression écrite et le totalitarisme... Pareillement, il y a peu de points communs entre soutenir une opinion, comme le fait Mme Pelletier, et imposer des principes moraux. Et la vie privée est encore un sujet légitime de débat public, il me semble... Pourquoi devrait-elle éviter d'en parler? Franchement, je ne vous suis pas du tout.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 5 mai 2016 13 h 51

      M. Martel, tout le monde a des principes moraux.

      Et comme disait si bien Éric-Emmanuel Schmitt: «Je n'ai aucune honte à avoir une position «morale»! Comment peut-on vivre dans la vie sans avoir de positions morales?»

      La gestion pour autrui ne peut en aucun cas être une question individuelle, car elle implique toute la société et particulièrement les femmes à qui on demande de fournir des ovules et d'être le réceptacle pendant 9 mois d'un bébé qu'elle donnera par la suite.

      Il est curieux, d'ailleurs de constater, comme dans la prostitution, que dans la GPA ce sont souvent les femmes de couleur qu'on utilise comme porteuse. OU des femmes pauvres!

      La marchandisation du corps est une question de société importante et si ma position peut sembler «morale» pour les individualistes, et bien tant mieux! Mais ce que ces individualistes affirment, c'est que toute autre position que la leur est morale (alors que leur morale est très très élastique jusqu'à satisfaire leurs propes désirs égoïstes - et ici je parle autant d'hommes, de femmes, d'homosexuels ou d'hétérosexuels!)

    • Raymond Labelle - Abonné 5 mai 2016 15 h 37

      Faisons une analogie avec des sujets moins chargés émotivement que la reproduction et l'orientation sexuelle: le don de sang ou le don d'organes.

      Il est interdit de donner son sang contre rémunération (ce qui n'est plus un don, mais devient une vente), car on craindrait alors que des gens plus pauvres ne se saignent pour survivre.

      Faisons une autre analogie: le don d'organes. Un riche pourrait-il demander à un pauvre (par exemple, d'un pays du tiers-monde) de céder son rein moyennant une somme vraiment généreuse? S'agit-il là d'un contrat purement privé? L'ordre public est-il en cause?

      On peut éprouver un certain malaise. C'est ce type de malaise que l'on peut éprouver avec la GPA. C'est plutôt dans ces termes qu'il faut se poser la question. Que les adoptants soient homosexuels ou non n'est d'aucune pertinence pour traiter de cette question. Même si je conviens qu'on l'utilise pour faire du LGTB-bashing mais, comme dirait l'autre, ça a pas rapport.

      Et il faudrait ouvrir l'adoption aux couples homosexuels. Il faut juste s'assurer que les adoptants soient des personnes fiables - peu importe leur orientation sexuelle.

  • Sylvain Auclair - Abonné 5 mai 2016 09 h 37

    Les gais et les lesbiennes...

    Madame Pelletier a écrit: «Oui, les gais et les lesbiennes ont parfaitement le droit à une vie de famille comme les autres. Mais ce droit-là ne peut impliquer de traiter des femmes, notamment du tiers-monde, comme de la simple marchandise. Or, c’est bien ce qu’on a vu dans le cas de bébé Carmen.»

    En quoi cette question concerne-t-elle avant tout les gais et les lesbiennes, alors que la plupart des GPA sont commandées par des couples hétéros, ce que soulignait d'ailleurs Mme Greenbaum? Est-ce moins pire dans leur cas, comme semblait le penser la mère porteuse en question?

    • Stéphane Laporte - Abonné 5 mai 2016 15 h 26

      La question est là. J'ajouterais que ce n'est pas la première fois que madame Pelletier parle, disons "étrangement", des LGBT