La démocratie est respectée

Plus de 95 % des transactions des membres des caisses Desjardins sont effectuées ailleurs qu’au comptoir, notamment aux guichets automatiques.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir Plus de 95 % des transactions des membres des caisses Desjardins sont effectuées ailleurs qu’au comptoir, notamment aux guichets automatiques.

Les propos de M. Houle (Le Devoir, 14 août 2015) méritent précision. Ses accusations à l’égard de l’administration de la caisse de Kildare sont graves, notamment celle voulant qu’il y ait eu déni de démocratie lors de l’assemblée générale annuelle, en avril dernier.

L’assemblée d’une institution financière comme une caisse Desjardins doit être menée de façon rigoureuse. Un président a donc le devoir de s’assurer que tout se déroule conformément à la Loi, notamment pour que tous les membres aient un droit de parole égal et puissent être entendus.

Nous pouvons comprendre que certaines personnes s’opposent à la fermeture d’un centre de service. Elles peuvent exprimer leur point de vue, mais dans le respect de tous les participants et des règles.

Or, quand un groupe d’individus décide de monopoliser une assemblée de caisse, comme à Kildare, la présidente a la responsabilité de maintenir l’ordre pour permettre à tous de pouvoir s’exprimer démocratiquement afin d’assurer la bonne tenue de l’assemblée. Il ne s’agit pas d’un déni de démocratie, bien au contraire.

Une solution de dernier recours

Nos dirigeants voient à ce que les caisses soient gérées de façon saine et prudente dans le respect des exigences réglementaires accrues. Ils s’assurent de répondre aux besoins évolutifs de leurs membres et veillent à l’engagement de la caisse dans son milieu, conformément aux valeurs coopératives qui les animent.

Ils prennent des décisions pour assurer la pérennité de leur coopérative en tenant compte de leur dynamique locale et de l’usage réel que font les membres des centres de service, des guichets, des plateformes en ligne et des services téléphoniques et mobiles.

Nous comprenons qu’une telle décision ne fasse pas toujours l’unanimité, mais à l’heure où plus de 95 % des transactions de nos membres sont effectuées ailleurs qu’au comptoir et où certains centres de service sont de moins en moins utilisés, certaines caisses n’ont d’autre choix que d’opter pour une fermeture, bien qu’il s’agisse toujours d’une solution de dernier recours.

Malgré cela, Desjardins demeure l’institution financière la plus présente au Québec et nos caisses sont encore les seules à avoir pignon sur rue dans plus de 400 villes ou villages.

Il faut s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation de nos 7 millions de membres et clients en continuant de faire évoluer notre réseau et notre offre de service : il y va de l’avenir de Desjardins.

7 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 17 août 2015 04 h 31

    Populaire comme dans...

    Monsieur Desautels, il me semble que dans la réalisation unique et exceptionnelle et démocratie véritable d'Alphonse Desjardins, dans ce qu'il a fait et dans ce qu'il a voulu instituer pour le futur, ce futur qui est devenu aujourd'hui une part importante du présent..., il y avait bien une notion première d'accessibilité à tous en terme géographique ?
    Notion d'accessibilité physique qui commence d'abord par la proximité des lieux pour les opérations bancaires ?
    Cela ne définissant-il pas intrinsèquement ce qu'est une Caisse Populaire ?
    De manière si fondamentale que sans cette spécificité voulue et obligée, il ne s'agit pas, ou il ne s'agit ou plus ?, d'une Caisse Populaire ?
    Populaire comme dans peuple, grand et glorieux bien entendu, mais aussi petit et humble ?
    Non, ou bien je me trompe grandement ???

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 17 août 2015 06 h 20

    Question

    Ces «nouvelles habitudes» que vous dénotez et sur lesquelles vous vous basez, est-ce qu'elles s'installent dans les secteurs que vous fermez ?

    Que la moitié de vos clients «en ville» changent leurs habitudes modifie-t-il ce qui se passe dans les villages ? Prendre une décision «locale» basées sur un échantillonnage «at large» me semble un peu biaisé et corporatif (dans le mauvais sens du terme).

    Opposer l'ordre dans une rencontre contre l'expression des assistants me semble tout autant «corporatif» (dans le même sens). Expliquez-nous je vous prie, comment exprimer, le fait que ces gens se font couper l'herbe sous le pied, calmement afin de ne pas «perturber» votre «zen» ?

    Quand on se sert des «règlements» démocratique pour faire «taire» ceux qui y vivent, je trouve ça encore très «corporatif» (toujours dans le même sens) et n’y perçois aucun respect de votre clientèle. Je ne vous félicite pas, monsieur; votre recherche de calme intérieur ne démontre pas d’ouverture à l’autre. (Coudons, est-ce une maladie contagieuse le manque de respect de l’autre ? De l'Assemblée nationale, à la pharmacie et maintenant à la Caisse, mais c'est une épidémie !)

    PL

  • Mario Labelle - Abonné 17 août 2015 10 h 05

    Un merci...

    À Pierre Lefebvre.

    Vous dites tout haut ce que PLUSIEURS pensent.

    Un gros MERCI.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 17 août 2015 12 h 28

      Je n'ai pourtant l'habitude de ne dire que de que «moi» je pense, tant mieux si d'autre sont d'accord (ce qui n'arrive pas à tous les coups).

      PL

  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 17 août 2015 14 h 56

    Ce n'est pas

    parce que vous croyez avoir raison que vous n'avez pas tort...

    J'aime le lait au chocolat...et vous non...
    Avez-vous tort de ne pas aimer le lait au chocolat...bien sûr que non.
    C'est simplement matière de goût, de choix, de préférence....d'habitude surtout.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 17 août 2015 15 h 26

      Attendez... Je vais essayer de comprendre. Si les gens de la ville ne boivent plus de lait au chocolat, est-ce une raison d'arrêter d'en vendre en campagne ? Ais-je bien compris votre message ?

      PL

  • Marc Davignon - Abonné 17 août 2015 15 h 34

    Sidérale et sidérer

    De tout votre «baratin» (à défendre l'indéfendable), ce paragraphe est la plus belle représentation d'ineptie.

    «Nos dirigeants voient à ce que les caisses soient gérées de façon saine et prudente dans le respect des exigences réglementaires accrues.
    Ils s’assurent de répondre aux besoins évolutifs de leurs membres et veillent à l’engagement de la caisse dans son milieu,
    conformément aux valeurs coopératives qui les animent.»

    Vous vénérez vos dirigeants, comme un chantre.

    Exigences réglementaires accrues. Quoi? Elles croient de façon exponentielle, de jour en jour?

    Répondre à des besoins évolutifs doit être un exercice des plus épuisant, c'est peut-être pour cette raison que les réglement croissent de façons aussi rapidement, ils croissent au rythme de l'évolution des besoins.

    Et la plus belle incipidité est quand vous décrivez comment «La Caisse Populaire» puisse être animé de valeurs coopératives, ce qui veillent à leurs engagement dans «son milieu».

    Plus vide que ça, il y a l'espace, par contre, l'espace contient de la matière noire, ça ce n'est pas rien, votre texte, par contre.