La multiplication des groupes souverainistes est saine

L'énergie que mettent certains commentateurs à railler la multiplication des mouvements souverainistes me fait penser aux p’tits populaires qui, dans la cour d’école, avaient le micro et décidaient de ce dont les autres allaient rire. Ceux qui se faisaient écoeurer par eux intériorisaient la critique et se sentaient automatiquement cons. Les souverainistes se sentent cons d’être désunis, comme si on avait mis au jour leur plaie la plus puante.


Mais est-ce que les gens de droite sont unis ? Et les fédéralistes ? Est-ce que les pacifistes ou les environnementalistes sont unis dans un seul parti, un seul mouvement ? Passe-t-on notre temps à dire : « Merde, il y a au moins trois partis environnementalistes au Québec en plus de centaines de groupes environnementalistes, c’est ridicule ! » Non. La multiplication des mouvements n’est que le signe d’un foisonnement, d’une bonne santé militante. On ne devrait pas avoir de complexes à vouloir travailler avec d’autres gens pour la réalisation d’un désir précis (celui du pays) sans rechercher à s’entendre sur autre chose. Les souverainistes n’ont aucune difficulté à parler d’une seule voix lorsque l’unique question en jeu est celle de la souveraineté, comme ils l’ont fait pendant la campagne référendaire de 1995. On s’entend sur un seul mot, « oui ». Pas de discussions interminables sur s’il devrait y avoir des bécosses sur les terrains de camping sauvage des parcs nationaux d’un Québec souverain. S’il y a plusieurs mouvements souverainistes, c’est simplement qu’il y a plusieurs « sortes » de Québécois qui sont souverainistes, et c’est une maudite bonne nouvelle.

 

La stratégie


Mais il y a la stratégie. Il nous faudra bien un parti souverainiste majoritaire à l’Assemblée nationale. Comment y arriver avec trois partis qui se font concurrence ? Avec une composante de proportionnelle dans notre mode de scrutin et en militant comme il faut, on pourrait obtenir une majorité d’élus souverainistes à l’Assemblée nationale sans que ces élus aient besoin d’être tous du même parti. Ces élus représenteraient beaucoup mieux les souverainistes de toutes tendances qu’un Parti Québécois dont l’appel de ralliement lancé aux souverainistes se résume à peu près à : « C’est nous les plus gros ! »


Sauf que cette composante de proportionnelle, le « plus gros » n’en veut plus depuis qu’il l’a retirée de son programme en 2011. Donc, soit nous tentons de réunir dans un gros programme toutes sortes de gens qu’une seule idée unit réellement, soit nous fournissons un effort pour mettre au pouvoir un parti qui promet de réaliser cette réforme de la proportionnelle (ON ou QS). Pourquoi pas ? On sait les Québécois capables de grands retournements rapides. Nous sommes comme cet oncle un peu silencieux qui ne se fâche presque jamais lorsqu’on l’écoeure, mais qui explose parfois pour imposer tout à coup le respect dans un grand frette libérateur.

 

Trois gangs différentes


Et puis, il y a une raison pour laquelle trois partis souverainistes existent. Ils rassemblent des gangs différentes, séparées par une question d’identité, de personnalité. C’est de l’« humainerie ». Bon, maintenant, attelez-vous, je vais généraliser. Je sais que c’est très mal. Mais ça me permet d’avancer une hypothèse qui a tout de même du bon sens.


Le PQ, c’est l’opportunisme. Ce n’est pas pour être pas fine, c’est vraiment ce que je pense. Il y a le moment opportun. Il y a aussi la carrière politique, la meilleure des carottes dans ce monde où on se définit avant tout par le travail. Je ne condamne personne, nous sommes tous sensibles aux carottes. J’ai vécu une nuit d’insomnie le jour où un député du PQ a fait la route Montréal-Québec juste pour me coopter. J’aurais peut-être une job de députée aujourd’hui, moi, artiste qui tire le yâble par la queue et qui n’a pas fini de rembourser ses dettes d’études. Au matin, c’était clair : mes carottes à moi, ce sont davantage la passion, l’authenticité et l’aventure que la carrière. Je veux travailler pour vrai à l’indépendance du Québec parce que, dans mon calcul subjectif, si je vis ce jour-là dans ma vie, je serai riche (un jour comme ça, c’est sûr qu’il figure parmi les 5-6 grandes choses auxquelles on pense en souriant sur notre lit de mort). Quant à QS, je pense qu’il comprend des indépendantistes désabusés de l’opportunisme péquiste qui, si ON avait existé au moment où ils ont rejoint les rangs de QS, auraient choisi ON (mais on ne quitte pas ses amis militants aussi facilement). D’autres « solidaires » sont de vrais amoureux de la justice sociale qui ne voient pas toujours très clairement ce qu’il y a d’intéressant dans l’indépendantisme et sont rebutés par tout discours identitaire (et pourtant, quel plus délicieux rempart contre les ravages du capitalisme que la culture et l’identité ! Mais bon, je me tais).


Tout ça pour dire que les partis attirent des types de gens différents et que ce sont ces différences qui rejaillissent dans le fiel des ostinages interpartisans, autant sur Facebook que dans les hautes sphères politiques, de la même manière que ce sont toujours les 2-3 mêmes différences fondamentales qui sont à l’origine d’à peu près toutes les chicanes d’un couple. Oui, il y a les idées et elles comptent pour beaucoup. Mais il ne faut pas oublier que les humains sont des humains et qu’ils sont loin (oh mon dieu combien loin !) d’être à 100 % rationnels.


Je ne veux décourager personne quant aux possibilités d’union des partis souverainistes. Je suis sûre qu’ils pourraient élaborer des stratégies intelligentes qui représenteraient une situation profitable à tous. Je milite d’ailleurs pour un parti qui est officiellement prêt à collaborer avec tout autre parti qui sera aussi clairement souverainiste que lui. Mais on va s’ostiner entre nous tant qu’on n’aura pas laissé tomber l’idée selon laquelle il faut être une gang monolithique. Nous ne sommes pas une gang monolithique. Ce qu’il faut, c’est que tous les souverainistes soient représentés à l’Assemblée nationale pour que toutes les tendances puissent travailler ensemble sur ce qui les unit vraiment, sans renier le reste de leur personnalité. C’est infiniment plus démocratique. Et pour ça, il faut absolument un mode de scrutin plus proportionnel. Alors si vous êtes souverainiste, mettez donc ça sur votre liste d’épicerie lorsque vous éplucherez les plateformes électorales la prochaine fois.

65 commentaires
  • Christian Montmarquette - Inscrit 18 janvier 2013 03 h 46

    Option nationale : Une succursale du PQ fondée sur le mensonge, le plagiat et la contradiction

    «Si ON avait existé au moment où ils ont rejoint les rangs de QS, auraient choisi ON»- Catherine Dorion

    Cette affirmation est franchement aussi grossière que nombre d'autres affirmations de ce parti fondé sur le mensonge, la contradiction et le plagiat.

    Comme Amir l'a déjà dénoncé dans les journaux, Option nationale, ce parti fondé sur mesure pour nuire à la gauche et incapable de raisonner et d’innover par lui-même, s'est emparé de 90% de la plateforme de Québec Solidaire pour venir le critiquer sur toutes les tribunes par la suite. Quelle aberration!

    Option nationale ce parti au progressisme essentiellement cosmétique, nous révèle sa vraie nature quand il ne cesse de nous répéter qu'il ne veut rien savoir du débat gauche-droite avant l'indépendance; sa grande réflexion politique se résumant à «oui» béat et inarticulé.

    Option nationale croit-elle sérieusement u'il soit possible de convaincre les citoyens en faisant l’économie de tout contenu social et constitutionnel?

    Flanqué d'une vielle stratégie péquiste de droite qui ouvre grand la porte soit à l'échec référendaire, soit au statu quo, Option nationale, tel que le Bloc québécois, ressemble bien plus à une succursale téléguidée par le Parti québécois qu'à un véritable nouveau parti politique.

    D'ailleurs, cette droite nationaliste cryptée qu'est Option nationale qui, du haut de sa pureté nationaliste, reproche sans cesse à Québec Solidaire de poser des conditions à l'indépendance, en pose déjà elle-même une énorme, en boycottant systématiquement le débat «gauche-droite» sur la question nationale.

    Soyons avertis. Ce n'est pas Québec solidaire qui ne reconnait pas la question nationale. C'est Option nationale qui ne reconnait pas la question sociale.

    Si Option nationale avait vraiment voulu aider sa cause, elle aurait fondé un mouvement pour refaire l'unité des souverainistes et non un parti pour les diviser aux élections.

    Christian Montmarquette
    Montréal

    .

    • Renaud Guénette - Abonné 18 janvier 2013 07 h 13

      Monsieur Montmarquette. Comme d'habitude, vous ne manquer pas d'attaquer Option Nationale. Pourtant, ON comble certaines lacunes de Quebec Solidaire. ON a su faire l'equilibre entre economie et sociale. Pretendre que ON est un parti de droite est ridicule. Il n'est n'y de droite, ni de gauche. Il n'a qu'un objectif, l'independance, dans une optique economique viable et respectueuse du point de vue social.

      (Vous m'excuserez pour le manque d'accents. J'utilise presentement un clavier anglais)

      Renaud Guenette
      Fier militant d'Option Nationale

    • François Ricard - Inscrit 18 janvier 2013 08 h 09

      Encore cette sempiternelle ritournelle "le Québec indépendant sera gauchiste ou il ne sera pas indépendant".
      Un pays n'a pas à être nécessairement ni de gauche ni de droite.
      Mais il doit d'abord "être", exister.
      L'ON vise l'ondépendance. Cela ne l'empêche pas de prôner certaines mesures de gouvernance jugées essentielles: la nationalisation des richesses naturelles (gauche); le Trens-Québec (droite); Pharma-Québec (centre); Banque du Québec (centre); la scolarité gratuite (gauche); un scutin à la proportionnelle ( gauche, centre,droite)
      Et puis toujours cette accusation de plagiat. Comme si QS avait tout inventer, même les boutons à quatre trous.
      Un parti politique est un véhicule qui permet à des citoyens d'unir leurs forces et non une église hors de laquelle il n'y a point de salut. Si un parti ne répond plus à nos attentes, nous pouvons le quitter sans nécessairement encourir quelque opprobre que ce soit. Si un autre parti répond mieux à nos aspirations, il est normal que nous y adhérions.
      Et puis, M. Montmarquette, il vous faut bien avouer qu'une bonne partie de vos membres actuels est fédéraliste. Alors comme l'a si bien dit M. Khadir
      "l' indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l'indépendance".

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 18 janvier 2013 08 h 59

      M.Montmarquette,a votre discours de sous-chef d une secte religieuse,,je prefere de loin celui de Mme Dorion.Il me semble evident qu avec le QS on s eloigne de la reunion des souverainistes donc du pays,de notre pays.Si je comprend bien ,on devra faire sans vous .Et la solidarite? J-P.Grise

    • Marc Blanchard - Inscrit 18 janvier 2013 09 h 35

      Au PQ, on reconnaît la question nationale et la question sociale. On essaie de faire avancer les choses, tant bien que mal.

      Mais, au moins, on ne reste pas cantonné dans sa pureté idéologique, "souverainiste" et/ou "gauchiste".

    • Catherine Dorion - Inscrit 18 janvier 2013 09 h 40

      Cessez donc d'haïr à ce point-là, monsieur Montmarquette. C'est mauvais pour la santé et pour la politique aussi, comme on peut le voir chaque jour à l'Assemblée nationale...

    • Christian Montmarquette - Inscrit 18 janvier 2013 09 h 55

      .

      En récation au Devoir :

      «Pourtant, ON comble certaines lacunes de Quebec Solidaire. ON a su faire l'equilibre entre economie et sociale. Prétendre que ON est un parti de droite est ridicule. Il n'est n'y de droite, ni de gauche.»-Renaud Guénette

      Québec Solidaire n'a pas de lacunes. Ces prétendues lacunes ont été inventées de toutes pièces par Option nationale pour tenter de justifier sa création, puisqu'il existait «déjà» une alternative progressiste au PQ avec Québec Solidaire.

      En ce sens, il est flagrant de constater qu'Option nationale a été délibérément fondé pour fractionner la gauche donner le champ libre au PQ. Finalement ON agit tout simplement comme fauteur de troubles , n'ayant que peu de chances de développement en ne récoltant principalement que les intégristes de droite nationaliste bien dissimulés sous le vernis d'un progressisme d'apparat purement tactique.

      Et d'autre part, il est faux de dire qu'Option nationale n'est pas un parti de droite. Puisque non seulement Option nationale lutte contre Québec Solidaire, mais qu'en refusant de lutter contre la droite et le néolibéralisme, elle en accepte donc les valeurs et son maintien au pouvoir.

      Avec tous les reculs et les trahisons du PQ, avez-vous entendu ne serait-ce qu'une seule critique du Parti québecois par Option nationale?

      - Poser la question, c'est y répondre.

      Le véritable adversaire d'Option nationale n'est pas le PQ, ce parti-frère avec lequel il est pourtant supposément en rupture. Le véritable adversaire d'Option nationale, c'est Québec Solidaire, qui s'est pourtant formellement engagé à créer une Assemblée constituante dans les 6 mois d'une prise du pouvoir et à investir 50 millions pour maximiser les chances de réussites de faire l’indépendance du Québec.

      Christian Montmarquette
      Montréal

      .

    • Christian Montmarquette - Inscrit 18 janvier 2013 10 h 23


      «Cessez donc d'haïr à ce point-là, monsieur Montmarquette.
      C'est mauvais pour la santé..»-Catherine Dorion

      Il y a une différence entre «haïr» et se faire dire ses quatres vérités.

      - CM

    • Marc Blanchard - Inscrit 18 janvier 2013 10 h 26

      Franchement génial, réjouissant, de voir Montmarquette et Dorion se crêper le chignon sur la pureté idéologique respective de leur groupuscule.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 18 janvier 2013 10 h 32

      Seulement 2 points;
      QS selon son actuel programme changerait le Québec en Cuba du nord, les investisseurs et promoteurs prospèrent fuiraient vers le ROC et le Qc deviendrait de plus en plus riche en pauvres...
      QS rêve en couleur sur des illusions que les Québécois veulent tous la social démocratie extrême et QS s'imagine que c'est le PQ qui les empêche de progresser ; en ignorant que la majorité des Québécois ne fait pas le salaire moyen de 900$/mois alors il en reste pas beaucoup pour générer la prospérité et distribuer la richesse. Et des simulations on démontré clairement que le scrutin proportionnel aurait maintenu le PLQ majorité aux 3 dernières élections alors je propose aux proposeurs de la proportionnel d'examier le mode de scrutin préférentiel comme celui en vigueur en Australie .

    • Christian Montmarquette - Inscrit 18 janvier 2013 10 h 51


      «Et puis, M. Montmarquette, il vous faut bien avouer qu'une bonne partie de vos membres actuels est fédéraliste.»-François Ricard

      Une autre affirmation mensongère d'Option nationale qui n'est pas à son honneur.

      Il n'exsite «AUCUNE» statisque sur le membrship de Québec Solidaire pour étayer une telle déclaration.

      Pour autant que je sache, les seules statisques qui existent sont sur les «électeurs» dont certains seraient effectivement fédéralistes.

      Mais, cela démontre au contraire l'efficacité de Québec Solidaire à promouvoir l'indépendance auprès de gens qui n'en sont pas à prime abord. Alors qu'Option nationale ne semble capable que de prêcher à des convaincus.

      En ce qui concerne la déclaration d'Amir, sur laquelle il s'est d'ailleurs rétracté. Il faut savoir qu'avec Option nationale, ce ne sera pas «nécessairement l'indépendance» non plus. Puisque pas plus que Québec Solidaire Option nationale ne peut garantir d'avance un référendum gagnant.

      - CM

    • Gaetane Derome - Abonnée 18 janvier 2013 17 h 18

      Cher Monsieur,
      Il n'y a aucun mouvement souverainiste qui soit de droite..Peut-etre y en t'il moins a gauche que QS mais aucun de droite.
      Et puis ne vaut-il pas mieux etre un peu plus "au centre" en toutes choses...;)
      Ainsi,un peu plus de realisme dans vos commentaires et moins de passion ne feraient pas de tort..
      GDR.

    • Patrick Boulanger - Abonné 20 janvier 2013 08 h 51

      Comment pouvez-vous étiqueter ON de droite tout en affirmant que ce parti politique « s'est emparé de 90% de la plateforme de Québec Solidaire » ? La fait que ON refuse de rentrer « officiellement » dans le débat gauche-droite est peut-être simplement une façon pour lui d'éviter les étiquettes afin de jouer la carte du parti politique rassembleur. Cette façon de faire peut être critiquée et faire mal électoralement à QS, mais cela est une autre question.

    • Hugo Mailhot - Inscrit 20 janvier 2013 13 h 54

      Vous exagérez, inventez et calomniez, monsieur Montmarquette.

      Patrick Boulanger a bien raison: comment ON peut-il être à la fois aux antipodes des positions de QS et s'être "emparé" de 90% de votre plateforme?

      Restons polis et constructifs, que diable. Pensez-vous VRAIMENT que vous allez gagner cette bataille seuls? Comprenenez-moi bien: je me réjouis de voir que chez QS aussi, des gens veulents l'indépendance. Et je serais très heureux que QS, ON et le PQ travaillent de concert. Mais je crois que le positionnement résolument progressiste de QS lui assure de ne jamais toucher la partie du Québec qui vote PLQ et Parti Conservateur. Or ces voix sont nombreuses, et l'ignorer ne règlera pas le problème. En passant, c'est très bien d'aller chercher les voix progressistes. Je n'y vois que du bon, merci pour votre bon travail!

      Par ailleurs, cette fantaisie selon laquelle JMA s'est donné la peine de faire tout ce qu'il fait pour tasser QS et laisser la place au PQ ne tient pas la route. J'en comprends que vous n'avez pas pris la peine d'assister aux conférences de JMA, dans lesquelles il expose clairement et sans malice les raisons de sa démarche. J'ajouterais que si vous avez raison sur d'autres points, nous avons bien peu de chance de le reconnaître, tellement cette idée farfelue décrédibilise votre discours.

      Ce qui m'attriste, c'est que Mme Dorion écrit ici qu'il faut travailler ensemble à la souveraineté, que plusieurs approches sont possibles et qu'il suffirait d'introduire une composante proportionnelle à notre système électoral pour permettre notre action concertée sans exiger de fusion entre partis. Vous êtes manifestement offusqué par la phrase que vous avez citée adns votre premier commentaire, et vous passez complètement à côté de l'idée amenée par le texte. C'est tout juste sous le titre!

      Relisez le texte. Calmez-vous. Travaillons ensemble à faire adopter un mode de scrutin proportionnel. Réalisons la souveraineté.

      Voilà tout ce que j'avais à

    • Patrick Boulanger - Abonné 21 janvier 2013 12 h 01

      Réponse à M. Montmarquette

      « En ce sens, il est flagrant de constater qu'Option nationale a été délibérément fondé pour fractionner la gauche (sic) donner le champ libre au PQ. (M. Montmarquette) » ?

      Pouvez-vous défendre cette idée M. Montmarquette ?

    • Julie Blaquière - Inscrite 21 janvier 2013 12 h 23

      Quel intéressant débat. Pour ma part, mes parents sont morts souverainistes et je suis née souverainiste. Des individus de la trempe de René Lévesque, il y en avait plus d'un mais ils restaient dans l'ombre. Nous ne sommes pas tous nés pour être chef, puis il y avait les "Bleus" et les "Rouges". Quand j'étais petite c'était ça pour moi la politique. Le PQ n'a pas inventé la souveraineté c'est la souveraineté qui a inventé le PQ. Je suis bien d'accord avec l'auteur de cet article pour la multiplication des groupes souverainistes et jusqu'à un certain point c'est normal que leurs plates-formes politiques puissent se recouper. À un moment donnée j'espère qu'il n'y aura que la personnalité d'un(e) leader qui fera pencher la balance, tout le reste étant acquis au peuple. Mais en attendant ce que je pourrais reprocher, en tant que souverainiste, aux "autres" partis souverainistes, même si je fus enchantée de connaître monsieur Aussant et madame David ainsi que leurs idées, c'est de ne pas avoir joint leur force avec celle du PQ pour obtenir un gouvernement souverainiste majoritaire. Que sont 4 ou 8 ans dans l'Histoire. Il va falloir se débattre encore combien de temps dans un fédéralisme qui nous empêche d'avancer vers un gouvernement plus centré sur les besoins des individus qui l'ont élu, tout en étant ouvert sur le monde. Je crois bien que dans l'état actuel des choses j'aurai le temps de mourir avant. Ce n'est pas tout de "faire de la politique" il faut avancer aussi. Pendant qu'on piétine, qu'on s'obstine d'autres gagnent du terrain.

  • France Marcotte - Abonnée 18 janvier 2013 05 h 56

    Rendez-vous aux calendes grecques

    «...il faut absolument un mode de scrutin plus proportionnel.»

    Certainement.

    Et la réalité présente est?

    On fait quoi en attendant de passer du point A au point B, pour convaincre d'éplucher les plateformes électorales plutôt que juste les carottes pour souper?

    Comment on fait pour tricoter avec du réel, cette grosse laine rugueuse mais si obstinément présente?

    • Sylvain Auclair - Abonné 18 janvier 2013 08 h 13

      Tout à fait d'accord. Pour le moment, ce sont les souverainistes canadiens qui rigolent.

    • Catherine Dorion - Inscrit 18 janvier 2013 09 h 42

      Je ne sais pas.
      Mais est-ce que la réponse est plus difficile à trouver que la réponse de l'autre question : "Comment on fait pour que le PQ se remette à vouloir convaincre les Québécois de l'indépendance, et qu'il la fasse?"
      Je ne sais pas.

    • Hubert Rioux - Abonné 18 janvier 2013 10 h 55

      Mademoiselle Dorion,

      À chacune des occasions où un gouvernement majoritaire du PQ a été élu, un référendum sur la souveraineté du Québec a été tenu. Moi, ça me semble assez convainquant. La multiplication des groupes, mais surtout des partis souverainistes est contreproductive et ne fait que retarder l'avènement de la «prochaine fois», comme les dernières élections l'ont clairement démontré, alors que le PQ aurait pu remporter une majorité n'eut été de QS et ON. 1968: RN et RIN se dissoudent et se joignent au PQ. 1976: le PQ remporte une majorité. 1980: le PQ tient un référendum. Mais ça, vous le savez déjà évidemment...Seulement vous n'en avez rien à foutre, car le PQ est devenu unn ramassis de carriéristes et que c'est au tour d'ON après tout ! Les temps changent bon sens ! Eh oui, ils changent, mais pour le mieux ? Un peu moins d'idéalisme et un peu plus de sens politique et tactique ne ferait pas de tort. Mais peut-être ne suis-je qu'un opportuniste...

  • Denis Paquette - Abonné 18 janvier 2013 06 h 22

    Personne n'occupe le meme espace temps

    J'aime votre texte mais il y a une omission importante . Chaque fois que nous parlons d'un collectif, nous avons affaire a des gens de culture, d'aptitudes et d'intelligence différent. En fait si nous somme tous des humains nous occupons des espace temps différents. Quand je vois une horde d'outardes passée, je me dis comment font ils pour décider laquelle doit prendre la tete. Peut etre que si nous avions que l'argent comme motivation ce serait beaucoup plus simple, l'argent se quantifiant relativement facilement, chaque millionnaire c'est parfaitement la place qu'il doit occuper

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 18 janvier 2013 07 h 02

    À mon avis c'est positif en soi mais...

    "Ce qu'il faut, c'est que tous les souverainistes soient représentés à l'assemblée nationale pour que toutes les tendances puissent travailler ensemble sur ce qui les unis, sans renier le reste de leur personnalité". C'est infiniment plus démocratique."

    À mon avis, cette idée d'union dans la désunion qui n'a jamais fonctionné mais fonctionnerait parce qu'on la transporterait à l'assemblée nationale (encore faut-il qu'on y arrive), pour qu'on puisse travailler ensemble, et surtout... croire que cela va ralier la population, relève du rêve. La multiplication des groupes souverainistes est saine, oui, elle démontre la force et la pérénité de l'idée, mais à condition de mener à une forme d'union, de coalition, ce qui ne pourra se faire à l'assemblée nationale, mais avant.

    "Option nationale est un parti prêt à collaborer avec tout parti qui sera aussi clairement indépendantiste que lui": cela est clair, il est LE parti indépendantiste. Oui, mais le parti Québécois est le seul en position de le dire et de le faire. Le problème d'Option nationale à mon avis c'est qu'il n'a jamais pu rallier un seul politicien d'expérience sauf pour les belles paroles: il en va ainsi de Parizeau qui va faire une conférence en mars, lors du congrès, mais ne reviendra pas en politique active à cause de son âge. Mais j'ai hâte de l'entendre, sur Youtube sans doute. Jean-Martin Aussant est un intellectuel brillant, (on peut en dire autant de Bock Côté) mais il n'a pas lui-même l'expérience politique DU POUVOIR...

    J'ai cru longtemps que des états généraux, des vrais, pas cette facécie d'états généraux organisée par le Bloc... pouvait être la solution mais aujourd'hui, je ne sais pas. L'indépendance se fera peut-être par inadvertance.

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 19 janvier 2013 11 h 08

      "La multiplication des groupes souverainistes est saine, oui, elle démontre la force et la pérénité de l'idée, mais à condition de mener à une forme d'union, de coalition, ce qui ne pourra se faire à l'assemblée nationale, mais avant. "

      Je crois madame que cette idée en est une que l'on se fait de part ce que l'on a toujours connu dans le système dans lequel on vit actuellement. Regardez, par exemple, la ligne de parti, qui n'est pas une loi mais une tradition, et qui pourtant est suivie aveuglément . Mais il existe bien des systèmes démocratiques dans lequels il y a multitude de partis et de coalitions post-électorales et qui fonctionnent bien. Ça enlève la carte blanche au parti au pouvoir, qui est un situation déprimante de notre système actuel.

  • Gilles Bousquet - Inscrit 18 janvier 2013 07 h 28

    Ceux qui ont voté CAQ sont fédéralistes...normal

    Les 4 partis "souverainistes" ont obtenu, à la dernière élection générale provinciale, 40 % des vote, ce qui est exactement le pourcentage de Québécois qui se déclarent souverainistes, dans les sondages, dont 67 % veulent quand même rester dans le Canada.

    Ça laisse 60 % des votes fédéralistes, exactement ce qui a été reçu par le PLQ, la CAQ, qui voterait NON à un référendum sur la souveraineté, et les Verts.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 18 janvier 2013 09 h 42

      Ce que vous oubliez, c'est qu'à l'annonce d'un référendum le vote indépendantiste monte en flèche à chaque fois. Quand à proportion du vote lui-même, elle a plus que doublé d'un référendum à l'autre alors...

      Pour ce qui est des sondages auxquels vous faite référence, 67% des indépendantistes qui veulent rester dans le Canada, j'aimerais bien en connaître toutes les facettes, les questions et la marge d'erreur et qui paye pour ces sondages, ou c'est un sondage libre.